Je vais à nouveau (voir ma critique du Petit Nicolas) m'intéresser ici à la littérature pour enfants avec un cycle on ne peut plus classique, à savoir les huit tomes de
La petite maison dans la prairie. J'imagine que pour la majorité des gens, ce titre renvoie à une série télévisée interminable et multi diffusée des années 80. Certains en revanche, dont je fais partie, ont peut-être eu la chance de découvrir d'abord les livres et de comprendre ainsi toute leur portée.
En effet, même si cette série pleine de bons sentiments est plutôt agréable à regarder, il faut préciser qu'elle ne dépeint qu'un infime pourcentage des ouvrages, laissant de côté tout ce qui contribue justement à l'exaltation du lecteur : l'évocation des grands espaces, du mode de vie nomade, de la vie en quasi autarcie et de l'esprit aventureux qui animait les pionniers du Grand Ouest américain.
Dans la série, la famille Ingalls se sédentarise rapidement et dès lors, tous les personnages secondaires rencontrés (à part la fameuse Nelly Olson !) et les aventures vécues sont inventées de toutes pièces par les scénaristes. de plus, les histoires se terminent presque toujours bien et certaines manquent parfois de vraisemblance.
Rien de tel dans les souvenirs de jeunesse que
Laura Ingalls Wilder a retranscrits. Au fil de la lecture, on se laisse emporter au gré des cahots du chariot bâché dans lequel sa famille se déplace, toujours plus à l'Ouest, son père étant mu par une soif de liberté qui lui rend insupportable la vue de la moindre barrière. Au travers des yeux émerveillés de Laura, on entre de plain-pied au sein d'une famille de pionniers transportant le minimum vital mais quand même capable de tout rebâtir n'importe où, souvent à partir de rien.
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