> Marie-Noëlle Shinkai-Ouvray (Traducteur)

ISBN : 2809700540
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2008)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Dans le Japon du XVIe siècle, les seigneurs se disputent âprement leurs terri¬toires : de bataille en bataille, c’est toujours un nouvel opposant plus dangereux qui se profile à l’horizon, dans un climat de violence où la force, la ruse et le courage ouvrent seuls les c... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 26 mai 2011

    lehane-fan
    Ce livre retrace l'histoire de Yamamoto Kansuke ( je résisterai au vilain jeu de mots..) , guerrier de petite taille ( politiquement correct oblige ! ) , borgne , boiteux , au visage vérolé . A priori , pas de quoi en faire un seigneur de la guerre et pourtant...
    La 4e de couverture était des plus alléchantes , ça allait me changer des Thrillers et bouquins orientés Fantasy dont je me nourris habituellement . Repas terminé , j'ai encore tres faim...
    Ce qui déstabilise tout au long du bouquin , ce sont ces innombrables noms à rallonge qu'il faut tres vite mémoriser afin d'integrer le récit sans etre trop largué . Meme si les principaux personnages se comptent sur les doigts d'une main , d'autres viennent régulierement se greffer à l'histoire me faisant immanquablement froncer les sourcils...Mais qui c'est çui-là déja ? Aaaahhh d'accord...ok...évidemment...
    Deuxieme écueil , le style narratif ! Je ne sais pas si le probleme vient d'une traduction approximative ou si elle colle mot pour mot au phrasé asiatique mais j'avoue avoir eu beaucoup de mal avec bon nombre de tournures de phrases . Demeuré je dois etre...
    L'histoire , par contre , tient la route sans tenir toutes ses promesses ! L'on suit donc Yamamoto Kansuke sur une période de 20 ans . le Japon de l'époque était alors régi par des clans n'ayant de cesse de guerroyer afin d'étendre et leur territoire , et , de fait , leur suprematie . Kansuke se mettra au service du clan Takeda et plus particulierement du seigneur Harunobu ( qui se fera appelé Shingen par la suite..pas simple j'vous dis.. ) , et à qui il vouera , sur pres de deux decennies , une fidélité sans failles . Et c'est parti pour pres de 400 pages d'intrigues courtisanes , de cache-cache entre concubines , de tactiques politiques et guerrieres...mais ou sont passés les combats épiques , promesses de pages tournées les yeux exhorbités , la main tremblante et la bave aux levres? Si le dernier tient véritablement toutes ses promesses car il clot , de fort belle maniere , cette épopée face à Kenshin , l'ennemi héréditaire , le reste n'est que bavardage et remplissage à mes yeux...
    Cependant , les personnages sont fouillés ,dépeints avec justesse...
    Kansuke , guerrier deja vieillissant avant d'integrer le clan Takeda , fin stratege non dénué de sentiments . En effet , il vouera , sans jamais l'avouer , une admiration , confinant à l'amour , à Yubu , concubine au caractere bien trempé de Shingen , en lui assurant protection et soutien tout au long de sa vie . Il veillera également sur leur progéniture illégitime , Katsuyori , heritier en devenir du clan . Shingen apparait , lui , comme un seigneur avisé , jamais repu de conquetes ( qu'elles soient féminines ou sur le champ de batailles ) . Il est touchant de par la confiance aveugle ( vis à vis d'un borgne , ça confine au sadisme... ) dont il fait preuve envers un etre qui , à priori , n'a pas grand chose pour la susciter .
    Autre point positif , l'apprentissage des us et coutumes en vigueur à cette époque . L'auteur est loin d'etre avare en détails permettant ainsi une immersion des plus réalistes : l'heure du tigre : 4 heures du mat'...
    Un livre finalement plutot réussi , non dénué de poésie , mais qui ne mérite pas qu'on se fasse hara-kiri...
    Ce n'est pas avec celui des Takeda que je sabrerai le champagne , un champomy peut-etre...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Skarn-sha, le 24 avril 2011

    Skarn-sha

    En 1543, pendant l'époque Sengoku, les grands seigneurs féodaux étaient constamment en guerre, divisant le pays en d'incessantes batailles.
    Le daimyo (seigneur féodal) Takeda Shingen combattait les clans Suwa et Nagao.
    Il engagea, à la suite d'une agression, le bushi (guerrier) Yamamoto Kansuke, qui malgré son âge très avancé, brillait par sa volonté et son intelligence hors du commun.
    Yamamoto Kansuke, un personnage beaucoup moins connu et moins emblématique que le célèbre Miyamoto Mushashi, était petit, presque un nain (dans le sens tolkienien du terme), boiteux, ne voyant presque plus d'un œil et affreusement laid, mais c'était surtout un génie de l'art de la guerre.
    Génial stratège, il était sans pitié envers tout ce qui pouvait se dresser entre lui et ce rêve et il tirait les ficelles dans l'ombre, sans retirer aucune gloire, la rejetant sur son seigneur.
    Maniant avec autant d'adresse la plume que l'épée, il se vit confier par son seigneur la charge de stratège dans sa guerre d'expansion territoriale et, de victoire en victoire, se retrouva face au puissant Kenshin, du clan Tagao.

    Mais, en plus de ses adversaires des autres clans, Kasuke eut aussi fort à faire pour gérer les nombreuses conquêtes féminines de son maitre, lui dont le physique repoussant le condamne au célibat.

    Malgré cela, ou même peut être justement grâce à cela, Kansuke ne vécu que pour son rêve : réunir le japon sous la bannière des Takeda dont la devise est «fûrinkazan» :
    - Fu, rapide comme le vent,
    - Rin, silencieux comme la forêt,
    - Ka, dévorant comme le feu,
    - Zan, impassible comme la montagne.
    Malheureusement, il mourut sur le champ de bataille sans avoir vu son rêve se concrétiser.

    Ce livre nous relate un passage célèbre de l'histoire japonaise, celui de l'affrontement entre Shingen Takeda et Kenshin Uesugi, qui se sont rencontrés cinq fois sur le champ de bataille de Kawanakajima sans que ni l'un ni l'autre n'obtienne de victoire complète.

    L'auteur ne nous dévoile que des passages clés, mettant en valeur la progression de Kansuke et l'expansion territoriale des Takeda, et sautant souvent de grandes périodes pour nous livrer un récit couvrant une dizaine d'années.
    Lire la suite :
    Ce livre est captivant car on suit avec intérêt le personnage historique de Kansuke, qui pour satisfaire son désir de reconnaissance (au lieu d'intenter un procès envers Dame Nature pour préjudice moral), se dévouera corps et âme à l'accomplissement de ce qu'il croit être juste.
    Ce dévouement est certes louable et majestueux, mais, personnellement, je trouve qu'il est un peu agaçant à la longue.
    Kansuke, ne vie véritablement sa vie que par procuration à travers son seigneur, tant pour l'élévation et le pouvoir, à travers l'unification du Japon, que pour la vie affective (il voue en effet un amour chaste et pur envers Dame Yubu).
    Le style, simple et efficace, fait un peu penser aux Ukiyo-e (exemple d'ukiyo-e ci contre représentant Kansuke), tant il va directement à l'essentiel sans superflu, et nous peint trait par trait un Kansuke profondément humain, qui grâce à sa seule volonté, va entrer dans la légende.


    Lien : http://lombredeskarnsha.blogspot.com/2011/04/le-sabre-des-takeda.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman d'Inoue Yasushi, traduit par Marie-Noëlle Shinkai-Ouvray.
    Au 17° siècle, les seigneurs japonais vivent de conquêtes et de batailles pour étendre leurs territoires respectifs. La ruse et la stratégie sont au coeur de ces conflits où la violence et le courage poussent les hommes à des exploits extraordinaires. Une figure se détache, celle de Yamamoto Kansuké, un général borgne et boiteux marqué de nombreuses cicatrices. Cet homme est le stratège du clan Takeda. Son génie en fait l'arme secrète de la maison Takeda. Il nourrit un rêve, celui de l'unité du Japon. D'alliances en batailles, il met en oeuvre son plan, pour la gloire de son maître et de la concubine de celui-ci, la belle princesse Yubu.
    Pfiou! Que de souffle et d'endurance il faut pour venir à bout de ce livre! Les longueurs qui s'accumulent sont à peine rattrapées par les pages d'intense action. Et il manque un index pour les termes exotiques! Tout le monde n'est pas diplômé de culture nippone! Cela dit, le roman est une belle fresque, et le personnage de Kansuke est bien décrit.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par major1fr, le 27 septembre 2010

    major1fr
    Une fois n'est pas coutume, adressons un reproche aux éditions Picquier, qui ont fait le choix louable de publier cette œuvre inédite : La couverture, qui montre au premier plan une armure de kendo moderne, très largement postérieure aux faits contés dans le récit, avec en toile de fond une bannière sur laquelle on se serait plu à voir flotter les idéogrammes qui font le titre original du roman et sa pierre angulaire, n'est pas du meilleur goût. le lecteur serait cependant bien mal avisé de s'arrêter à cet écart, tant « Le Sabre des Takeda » subjugue par son aura tout à la fois épique et intimiste. le jeune auteur Inoué, alors tout juste couronné par le prix Akutagawa que lui a valu son somptueux « Fusil de Chasse », relève ainsi avec panache le défi de la geste historique, genre dans lequel il excellera par la suite. Âge tendre et quête de gloire donc, puisque le rêve de Yamamoto Kansuke fut aussi... celui du romancier.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Patilou, le 27 juillet 2010

    Patilou
    Le style va à l'essentiel, les rares moments de descrition font penser à des haikus. On en apprend beaucoup et le personnage de Kansuke est très intéressant. Cependant les stratégies et les combats sont énumérés et peu décrits ce qui donne l'impression de survoler le texte.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par MarcBibliotheca, le 15 janvier 2009

    Nul ne connaissait les antécédents du rônin aux alentours de la trentaine répondant au nom d’Aoki Taizen. Cela faisait un an que l’homme avait échoué dans la ville massée autour du château de Sunpu où Imagawa Yoshimoto avait sa résidence, mais hors le fait qu’il avait été le vassal des Hôjô, avant que son manque de conduite ne le poussât à quelque bévue de taille qui le priva de son seigneur, personne n’en savait davantage sur son compte.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Skarn-sha, le 21 avril 2011

    Et Kansuke vit.
    C'était le spectacle le plus effroyable au monde, comme il en voyait pour la première fois de son vivant. Des groupes de centaines, non, de milliers de cavaliers, formant trois rubans qui sillonnaient la plaine de bout en bout, étaient là à se ruer vers Hachimanbara où se tenait Shingen et Kansuke ! Kansuke retint inconsciemment son souffle. Frappé devant cette merveille qu'était l'attaque ennemie, il aurait presque voulu rester là à contempler.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (4)

Videos de Yasushi Inoué

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Yasushi Inoué

Le fusil de chasse de Yasushi Inoué au Livre de Poche .
A bout de forces, trop fatiguée pour bouger le petit doigt je laissai machinalement mon regard s'attacher à ton reflet sur la vitre. Tu avais fini de frotter le canon et tu remontais la culasse, que tu avais également nettoyée. Alors tu levas et abaissas plusieurs fois le fusil en épaulant à chaque fois. Mais peu après le fusil ne bougea plus. Tu l'appuyas fermement contre ton épaule et tu visas, en fermant un oeil. Je me rendis compte que le canon était manifestement dirigé vers mon dos.Yasushi InouéLe fusil de chasse, ou les multiples facettes d'une impossible passion. Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d'adultère. A l'arrivée, l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Sabre des Takeda par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz