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ISBN : 275783732X
Éditeur : Points (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.79/5 (sur 380 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

A Twisted River circulent des histoires… Celles que les bûcherons racontent dans la chaleur du camp, peuplées d’ours et de sensuelles Indiennes. Et celles qu’ils taisent, comme cette nuit glacée qui a vu la fuite de Dominic et de son fils, après le meurtre ac... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 janvier 2012

    sandrine57
    John IRVING fait partie de ces auteurs que je suis avec assiduité. Quand il sort un livre, je l'achète sans réfléchir, incapable d'attendre le sortie en poche. Il ne m'a jamais déçue même si j'ai un peu moins aimé Je te retrouverai. C'est donc avec délectation que j'ai ouvert son dernier-né: Dernière nuit à Twisted river.
    Après un début un peu laborieux, le temps de me mettre dans l'ambiance d'un camp de bûcherons du nord du New Hampshire, je suis partie avec Dominic Baciagalupo et son fils Danny pour une épopée incroyable qui m'a fait voyager de Twisted river à Boston, en passant par l'Iowa, pour finir au Canada.
    C'est un roman-fleuve, une histoire d'hommes, des pères, des fils, des amis à la vie à la mort, des constables rancuniers. C'est aussi une histoire de femmes particulières, celle qui meurt sous la glace ou à coup de poêle, celle qui tombe du ciel en tenue d'Eve, celle qui milite contre la guerre au Vietnam en offrant son corps. C'est aussi une histoire de l'Amérique, des années 50 au World Trade Center, de la guerre du Vietnam à celle d'Irak.
    Fidèle à ses thèmes de prédilection (la paternité, la perte d'un être cher, le travail d'écrivain et plus anecdotiquement les ours et la lutte), John IRVING nous embarque dans un roman envoûtant, touchant, drôle et terriblement humain.
    Un pavé qu'on ne lâche plus une fois commencé et qu'on referme avec regret.
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    • Livres 4.00/5
    Par steppe, le 25 juillet 2012

    steppe
    Encore un de ces auteurs que l'on se promet de découvrir un jour ou l'autre. La promesse rêvée d'un beau moment de lecture.
    Oui, il traînait dans mon pense-bête depuis un moment. Quelques adaptations cinéma qui m'avaient mis la puce à l'oreille.
    Bref, j'y allais pleine d'espérances et elles ne furent pas déçue.
    Le début du roman m'a un peu déroutée comme d'autres apparemment,
    ennuyée même peut-être.
    Mais où donc voulait-il en venir avec ce début d'histoire qui paraissait s'éterniser tout en semant imperceptiblement les germes d'une intrigue solide ? Bizarrement cette sensation de naviguer sans cesse entre anodin et essentiel perdure tout au long du roman mais contribue largement à notre intérêt. Notre double intérêt même... Celui, curieux, de la résolution de l'histoire et celui, ému, pour les personnages.
    John Irving nous charrie de là à ici en passant par ailleurs, il nous bringuebale d'une région à l'autre. Et il utilise les différents horizons traversés comme des catalyseurs d'émotions, les témoins de drames ou de joies à la hauteur des lieux. Et il en fait un tout.
    Une base... Un roc...
    Il nous charrie d'un destin à l'autre....
    Et il n'oublie pas de le faire avec humour. le sourire vient constamment
    désamorcer une émotion naissante, lui laissant le temps de grandir pour mieux nous submerger par la suite...
    Les personnages sont truculents, forts, faibles, pitoyables ou merveilleux... Et je vais me permettre une comparaison qui va sans doute paraître un peu osée à certains. Mais, oui, moi j'ai vu du Steinbeck dans ce Ketchum si vrai de vrai, ce héros si authentique. Et je me suis régalée de cette peinture aux nombreux visages d'une Amérique à la fois merveilleuse et consternante...
    Je me dois un mot sur cette cuisine omniprésente. L'énumération récurrente des spécialités culinaires dont Dominic, notre généreux cuisinier, nous nourrit durant tout le roman m'a plus d'une fois fait venir l'eau à la bouche.
    Bref, j'ai adoré...
    Un livre qui fait du bien.
    Qui sait émouvoir et ragaillardir...
    Une histoire piquante.
    Une belle écriture, fluide. Ce qui ne gâche rien.
    Et un de plus dans AAL (Auteurs à Lire)!!!


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    • Livres 4.00/5
    Par fichetoux, le 22 mars 2011

    fichetoux
    ...Derniere nuit à twisted river...oui, j'avais un avis mais n'arrivais pas à trouver les termes pour l'exprimer...et puis, ce fut l'évidence ( ou la facilité)en un mot, enfin deux: plaisir gastronomique!
    il y a des bouquins que je dévore de facon boulimique et que je lis au finish, d'autres qui me plaisent bien mais qui sont plutôt malbouffe ( beh oui, on peut aussi aimer le fast food lol)
    et puis, il y a derniere nuit à twisted river..
    .
    Ce livre, je l'ai dégusté, je l'ai savouré, je me suis octroyé des plages de lecture rien que pour lui; pas à la va vite, preferant attendre un jour de plus mais dans de bonnes conditions pour replonger dans cette histoire toute "Irvingienne", je me suis même fait le plaisir, alors qu'il ne restait qu'un seul chapitre, de le postposer au lendemain pour mieux apprecier ce le final!...pour un compulsif c'est pas mal avouez le
    j'ai ri,été attendri,ému, bref un plaisir énorme
    un livre ami, qui se découvre, se laisse déflorer, une aventure dans l'espace et le temps, une chronique douce amere d'une famille ordinaire au destin extraordinaire( pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, je ne citerai que la poelle à frire et ses conséquences)Des personnages hauts en couleur mais qui je pense, sont des personnes que nous pouvons croiser tout les jours, car au fond, nous avons tous nos destins fait de joies, de peines et quelque part, nous sommes d'une facon au d'une autre, tous et toutes haut(e)s en couleur
    voila, depuis mes longs voyages en lecture, mon premier trip gastronomique!
    enjoy
    PS:Je me demande pouquoi je ne lui ai mis que 4 étoiles...peut etre que depuis que je suis sur babelio, mon sens critique se bonifie...qui sait...mais de vous à moi, officieusement il mérite ses 5 étoiles
    allez bonne lecture à vous
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    • Livres 5.00/5
    Par souann, le 17 février 2013

    souann
    Ce matin, à l'aube, une tasse de café à la main, je me plais à parcourir des yeux les rayons de ma bibliothèque. Soudain, un rayon de soleil perce à travers la fenêtre et se pose sur l'étagère des John Irving. Hier la libraire m'a dit que je devrais encore patienter jusqu'en avril pour lire la traduction française de son nouveau roman. Je l'espère du niveau du dernier.
    J'avais acheté Derniere nuit à Twisted river dés sa sortie en janvier 2011. Je savais pourtant que je ne pourrai m'y plonger avant l'été, occupée que j'étais alors par des ouvrages sur les finances de l'union européenne et le droit communautaire. Et pas question de lire en dilettante. Un Irving doit se déguster d'une traite. C'est la règle sine qua non.
    Un Irving doit se lire avec les yeux grands ouverts, l'esprit prêt à tous les voyages, une capacité d'imagination sans faille, l'âme d'un enfant et celui d'un adulte à qui on ne l'a fait pas. Il faut être prêt à rire comme à pleurer, rire vraiment, pleurer vraiment. Il faut être généreux, il faut aimer être amoureux, il faut savoir s'émouvoir comme être en colère.
    Dernière nuit à Twisted River est impossible à resumer, sauf à commettre une trahison. C'est une épopée qui concentre tous les thèmes chers à Irving : la paternité, le métier d'ecrivain, l'amour, ses mystères, ses impossibilités, ses miracles, la fatalité de la mort, sa cruauté, sa violence, la sexualité…. C'est un univers de personnages burlesques, de situations cocasses. C'est un monde où se définit l'être humain, le bonheur de la vie comme son absurdité.
    Dernière nuit à Twisted River est un grand Irving !
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    • Livres 4.00/5
    Par edwige31, le 02 octobre 2012

    edwige31
    Ce livre est mon premier de John Irving et je comprends maintenant l'engouement pour cet auteur.
    Je n'en raconterais pas plus sur l'intrigue car la quatrième couverture est suffisamment détaillée : il serait dommage de dénaturer la subtilité de ce roman par des révélations maladroites.
    Que dire qui n'a pas été dit?
    Je vais commencer par ce qui m'a posé problème et je finirais par les multiples points positifs.
    La longueur du roman (prés de 700 pages) n'est pas une difficulté en soi pour moi : Dernière nuit à Twisted River couvre des dizaines d'années, presque toute une vie, il y a donc peu de temps mort. Certains passages notamment de description de lieux sont un peu longues, mais ce n'est pas cela qui réduit la vitalité de l'intrigue.
    Ce qui m'a posé vraiment des difficultés, ce sont les allers retours dans la chronologie des événements : c'est parfois déstabilisant et il m'est arrivé de revenir en arrière pour bien comprendre le période où se situe la narration. A contrario, le déroulement non linéaire de l'intrigue apporte vraiment à la beauté de l'écriture : le lecteur ressent vraiment les liens qui existent entre les événements passés, le suspens est distillé avec brio ce qui nous pousse à continuer la lecture. C'est vraiment trés accrocheur et il faut reconnaitre un vrai talent à John Irving pour cela.
    J'ai vraiment été époustouflé par la qualité de l'écriture. Tout est décrit avec des mots subtils, incroyablement réalistes : c'est une ode à la nature de l'Amérique du sud sans nier l'impact de la modernisation et les conditions de vie précaires, voire primaires des draveurs. Les personnages sont très nombreux, mais avec une personnalité profonde, toujours en clair-obscurs. Aucun n'est superflu mais enrichissent le parcours de vie de Dominic et de Danny, comme chacun peut en rencontrer dans une vie. Ketchum, le draveur solitaire, est une vraie figure : son vocabulaire, sa solitude choisie, son rôle de protecteur en font vraiment une personnalité unique, trés attachante.
    Enfin, ce livre est une réflexion sur le travail de l'écrivain : en quoi les événements de la vie nourrissent l'inspiration de l'auteur ? S'en sers-t-il pour créer une œuvre ou pour exorciser ses propres démons ? John Irving ne livre pas de réponses mais dresse un portrait tout en nuance d'un écrivain. J'ai vraiment découvert avec plaisir ce livre et cela ne sera pas mon dernier roman de John Irving.

    Lien : http://toshoedwige.blogspot.fr/p/autres.html
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 05 juillet 2012
    Dans ce roman-fleuve, l'un de ses meilleurs, l'auteur du Monde selon Garp fait preuve d'un bel humour, fruit de l'enchevêtrement du grave et du loufoque, de l'atrocité de meurtres atténuée par l'incongruité des situations et la gouaille des personnages.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Incongrue, le 23 octobre 2014

    elle devait être heureuse en ménage avec son nouveau compagnon, car il n'y a guère que le bonheur pour vous rendre aussi ennuyeux.

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  • Par Incongrue, le 23 octobre 2014

    - Je n'ai aucun droit d'être heureux (...)
    - Tout le monde a le droit d'être un peu heureux, connard, lui répondit-elle.

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  • Par Incongrue, le 23 octobre 2014

    Ceux qui s'étaient habitués à le piquer au vif, l'aiguillonner, découvraient toujours avec indignation qu'il avait tenu registre de tout.

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  • Par Incongrue, le 23 octobre 2014

    Les conservateurs sont une espèce éteinte, conclut Tombe du Ciel, même s'ils sont les derniers à ne pas le savoir.

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  • Par Aproposdelivres, le 10 octobre 2014

    Le jeune Canadien - quinze ans, tout au plus - avait eu un instant d'hésitation fatal. Il avait cessé de danser sur le bois flotté du bassin, au-dessus du méandre, et en un clin d’œil il avait glissé sous l'eau corps et biens sans qu'on ait pu saisir sa main tendue. L'un des bûcherons, adulte celui-là, avait tenté de l'attraper par les cheveux, qu'il portait longs. A peine le sauveteur en puissance avait-il plongé la main à l'aveuglette dans l'eau trouble et dense, un vrai bouillon de culture avec ses plaques d'écorce à la dérive, que deux troncs s'étaient heurtés violemment sur son bras, lui brisant le poignet. Le tapis mouvant des grumes s'était déjà refermé sur le jeune Canadien ; on n'avait même pas vu resurgir de l'eau brune une de ses mains, une de ses bottes cloutées.
    Quand les grumes se télescopaient, sitôt qu'on avait débâclé la bûche centrale, il fallait se déplacer prestement sans relâche ; si les conducteurs du train s'immobilisaient, ne serait-ce qu'une seconde ou deux, ils basculaient dans le torrent. L'écrasement guette parfois les draveurs avant même la noyade, quoique celle-ci soit chez eux plus fréquente.
    Depuis la berge, où le cuisinier et son fils de douze ans entendaient les imprécations du blessé, on avait compris tout de suite que ce n'était pas lui qui avait besoin d'assistance, car il avait libéré son bras et repris l'équilibre sur les troncs flottants. Sans s'occuper de lui, ses camarades avançaient à petits pas rapides sur le train, criant le nom du disparu, poussant inlassablement les troncs devant eux du bout de leur perche, surtout préoccupés de rallier la berge au plus vite, mais le fils du cuisinier ne perdait pas espoir qu'ils dégagent un espace assez grand pour permettre au jeune Canadien de refaire surface. Pourtant, les intervalles entre les troncs se raréfiaient. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le garçon qui s'était présenté sous le nom d'Angel Pope, de Toronto, avait disparu.
    - C'est Angel, tu crois ? demanda le fils à son père.
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