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> Josée Kamoun (Traducteur)

ISBN : 2021012832
Éditeur : Editions du Seuil (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.78/5 (sur 230 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

A Twisted River circulent des histoires… Celles que les bûcherons racontent dans la chaleur du camp, peuplées d’ours et de sensuelles Indiennes. Et celles qu’ils taisent, comme cette nuit glacée qui a vu la fuite de Dominic et de son fils, après le meurtre ac... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nanouxy, le 28 juin 2012

    Nanouxy
    Une très belle découverte malgré des débuts plus que difficile (il vous reste 6 jours pour lire... il me reste 500 pages...je suis laaaaarge !!! ), mais je remercie Babélio et l'opération Masse critique de m'avoir sélectionnée pour ce pavé (700 pages).

    Je remercie aussi, par la même occasion, Hahasiah (mon ange gardien littéraire ;)) qui m'a soutenu dans cette fastidieuse lecture en me conseillant de m'accrocher, m'assurant que je ne serais pas déçue.

    Alors j'me suis accrochée, j'ai tenu, et j'm'en suis sortie !
    Pas comme ce pauv' gamin, Angel, qui a coulé à pic sous les troncs d'arbre et descendu la « twisted river » jusqu'au barrage de la Morte.

    J'm'étais pourtant bien attaché à ce gamin, j'l'avais pris sous mon aile et tout le monde l'appréciait bien. Un italien, toujours souriant et qui ne rechignait pas à la tâche !

    Dans le métier de bûcheron, on peut dire qu'il y a des risques et une fois la journée finie, il ne nous reste pas grand chose à part l'alcool et cogner un peu sur nos femmes. Les femmes ici ne font pas moins de 100 kilos ! C'est une norme ! La mienne s'appelle...je ne sais plus...tout le monde l'appelle « Pack de six », inutile de vous expliquer pourquoi. Beaucoup des femmes travaillent en cuisine avec Dominic, le cuistot italien qui vit avec son fils Daniel, 12 ans, un brave gamin celui-là aussi, j'crois qu'il m'aime bien.

    Il a pas eu de chance le petit, il a perdu sa mère à l'âge de 2 ans, encore à cause de l'alcool et c'est d'ailleurs elle qui a donné son nom au barrage.
    Et puis cette fameuse dernière nuit...Son père lui avait raconté la fois où un ours était entré dans la maison et avait essayé de le manger, alors au milieu de la nuit, il a entendu du bruit dans la chambre de son père, il est allé voir et a cru qu'un ours, à califourchon sur son père, était en train d'essayer de le bouffer. Il a chopé la poele à frire et a frappé de toutes ses forces la tête de la bête...c'était Jane l'indienne, la maitresse de son père. le réel problème est qu'elle était à la colle avec le shérif Carl appelé le cow boy à cause de son colt 45, un homme qui se servait plus de ses poings que de sa bouche pour lui faire des bisous à l'indienne.

    Du coup ils ont filés tous les deux en emportant les papiers d'Angel pour pouvoir prévenir sa mère.

    Daniel avait promis de m'écrire et il l'a fait ! Son père s'est mis à la colle avec Carmella, la mère d'Angel et ils ont tout de suite été accepté par les italiens de Boston. Ils se sont posés pendant un moment et Daniel a trouvé ce qu'il voudrait faire plus tard: écrivain !

    Le passé nous rattrape souvent quand on ne s'y attend plus et Dominic et Daniel devront souvent se déplacer pour échapper à la vengeance du shérif. Une épopée grandiose dans le Nord des Etats-Unis où se mèlent la force de la nature et des êtres humains, plutôt bruts (de pomme) mais si attachants. La vie est faite d'accidents, selon Irving, et c'est ce qui fera toute la trame du roman mais on découvre aussi différentes gastronomies, différentes cultures comme les indiens, les italiens, les asiatiques...Des descriptions interminables pourraient par contre en agacer certains mais je sens encore l'odeur du bois flottant sur la rivière, la cuisine italienne et chinoise, les sentiments forts et sincères. Je ne connaissais pas cet auteur (Houuuu...vous pouvez, vous pouvez...) mais j'avoue avoir été touchée par la force du récit, un peu comme ces grands films aux paysages incroyables, sur fond de grande musique à vous faire vous hérisser les poils sur les bras.

    « Dernière nuit à Twisted River » ne sera pas mon dernier livre de John Irving.

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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 janvier 2012

    sandrine57
    John IRVING fait partie de ces auteurs que je suis avec assiduité. Quand il sort un livre, je l'achète sans réfléchir, incapable d'attendre le sortie en poche. Il ne m'a jamais déçue même si j'ai un peu moins aimé Je Te Retrouverai. C'est donc avec délectation que j'ai ouvert son dernier-né: Dernière nuit à twisted river.
    Après un début un peu laborieux, le temps de me mettre dans l'ambiance d'un camp de bûcherons du nord du New Hampshire, et je suis partie avec Dominic Baciagalupo et son fils Danny pour une épopée incroyable qui m'a fait voyager de Twisted river à Boston, en passant par l'Iowa, pour finir au Canada.
    C'est un roman-fleuve, une histoire d'hommes, des pères, des fils, des amis à la vie à la mort, des constables rancuniers. C'est aussi une histoire de femmes particulières, celle qui meurt sous la glace ou à coup de poêle, celle qui tombe du ciel en tenue d'Eve, celle qui milite contre la guerre au Vietnam en offrant son corps. C'est aussi une histoire de l'Amérique, des années 50 au World Trade Center, de la guerre du Vietnam à celle d'Irak.
    Fidèle à ses thèmes de prédilection (la paternité, la perte d'un être cher, le travail d'écrivain et plus anecdotiquement les ours et la lutte), John IRVING nous embarque dans un roman envoûtant, touchant, drôle et terriblement humain.
    Un pavé qu'on ne lâche plus une fois commencé et qu'on referme avec regret.
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    • Livres 4.00/5
    Par steppe, le 25 juillet 2012

    steppe
    Encore un de ces auteurs que l'on se promet de découvrir un jour ou l'autre. La promesse rêvée d'un beau moment de lecture.
    Oui, il traînait dans mon pense-bête depuis un moment. Quelques adaptations cinéma qui m'avaient mis la puce à l'oreille.
    Bref, j'y allais pleine d'espérances et elles ne furent pas déçue.
    Le début du roman m'a un peu déroutée comme d'autres apparemment,
    ennuyée même peut-être.
    Mais où donc voulait-il en venir avec ce début d'histoire qui paraissait s'éterniser tout en semant imperceptiblement les germes d'une intrigue solide ? Bizarrement cette sensation de naviguer sans cesse entre anodin et essentiel perdure tout au long du roman mais contribue largement à notre intérêt. Notre double intérêt même... Celui, curieux, de la résolution de l'histoire et celui, ému, pour les personnages.
    John Irving nous charrie de là à ici en passant par ailleurs, il nous bringuebale d'une région à l'autre. Et il utilise les différents horizons traversés comme des catalyseurs d'émotions, les témoins de drames ou de joies à la hauteur des lieux. Et il en fait un tout.
    Une base... Un roc...
    Il nous charrie d'un destin à l'autre....
    Et il n'oublie pas de le faire avec humour. le sourire vient constamment
    désamorcer une émotion naissante, lui laissant le temps de grandir pour mieux nous submerger par la suite...
    Les personnages sont truculents, forts, faibles, pitoyables ou merveilleux... Et je vais me permettre une comparaison qui va sans doute paraître un peu osée à certains. Mais, oui, moi j'ai vu du Steinbeck dans ce Ketchum si vrai de vrai, ce héros si authentique. Et je me suis régalée de cette peinture aux nombreux visages d'une Amérique à la fois merveilleuse et consternante...
    Je me dois un mot sur cette cuisine omniprésente. L'énumération récurrente des spécialités culinaires dont Dominic, notre généreux cuisinier, nous nourrit durant tout le roman m'a plus d'une fois fait venir l'eau à la bouche.
    Bref, j'ai adoré...
    Un livre qui fait du bien.
    Qui sait émouvoir et ragaillardir...
    Une histoire piquante.
    Une belle écriture, fluide. Ce qui ne gâche rien.
    Et un de plus dans AAL (Auteurs à Lire)!!!


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    • Livres 4.00/5
    Par fichetoux, le 22 mars 2011

    fichetoux
    ...Derniere nuit à twisted river...oui, j'avais un avis mais n'arrivais pas à trouver les termes pour l'exprimer...et puis, ce fut l'évidence ( ou la facilité)en un mot, enfin deux: plaisir gastronomique!
    il y a des bouquins que je dévore de facon boulimique et que je lis au finish, d'autres qui me plaisent bien mais qui sont plutôt malbouffe ( beh oui, on peut aussi aimer le fast food lol)
    et puis, il y a derniere nuit à twisted river..
    .
    Ce livre, je l'ai dégusté, je l'ai savouré, je me suis octroyé des plages de lecture rien que pour lui; pas à la va vite, preferant attendre un jour de plus mais dans de bonnes conditions pour replonger dans cette histoire toute "Irvingienne", je me suis même fait le plaisir, alors qu'il ne restait qu'un seul chapitre, de le postposer au lendemain pour mieux apprecier ce le final!...pour un compulsif c'est pas mal avouez le
    j'ai ri,été attendri,ému, bref un plaisir énorme
    un livre ami, qui se découvre, se laisse déflorer, une aventure dans l'espace et le temps, une chronique douce amere d'une famille ordinaire au destin extraordinaire( pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, je ne citerai que la poelle à frire et ses conséquences)Des personnages hauts en couleur mais qui je pense, sont des personnes que nous pouvons croiser tout les jours, car au fond, nous avons tous nos destins fait de joies, de peines et quelque part, nous sommes d'une facon au d'une autre, tous et toutes haut(e)s en couleur
    voila, depuis mes longs voyages en lecture, mon premier trip gastronomique!
    enjoy
    PS:Je me demande pouquoi je ne lui ai mis que 4 étoiles...peut etre que depuis que je suis sur babelio, mon sens critique se bonifie...qui sait...mais de vous à moi, officieusement il mérite ses 5 étoiles
    allez bonne lecture à vous
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    • Livres 4.00/5
    Par edwige31, le 02 octobre 2012

    edwige31
    Ce livre est mon premier de John Irving et je comprends maintenant l'engouement pour cet auteur.
    Je n'en raconterais pas plus sur l'intrigue car la quatrième couverture est suffisamment détaillée : il serait dommage de dénaturer la subtilité de ce roman par des révélations maladroites.
    Que dire qui n'a pas été dit?
    Je vais commencer par ce qui m'a posé problème et je finirais par les multiples points positifs.
    La longueur du roman (prés de 700 pages) n'est pas une difficulté en soi pour moi : Dernière nuit à Twisted River couvre des dizaines d'années, presque toute une vie, il y a donc peu de temps mort. Certains passages notamment de description de lieux sont un peu longues, mais ce n'est pas cela qui réduit la vitalité de l'intrigue.
    Ce qui m'a posé vraiment des difficultés, ce sont les allers retours dans la chronologie des événements : c'est parfois déstabilisant et il m'est arrivé de revenir en arrière pour bien comprendre le période où se situe la narration. A contrario, le déroulement non linéaire de l'intrigue apporte vraiment à la beauté de l'écriture : le lecteur ressent vraiment les liens qui existent entre les événements passés, le suspens est distillé avec brio ce qui nous pousse à continuer la lecture. C'est vraiment trés accrocheur et il faut reconnaitre un vrai talent à John Irving pour cela.
    J'ai vraiment été époustouflé par la qualité de l'écriture. Tout est décrit avec des mots subtils, incroyablement réalistes : c'est une ode à la nature de l'Amérique du sud sans nier l'impact de la modernisation et les conditions de vie précaires, voire primaires des draveurs. Les personnages sont très nombreux, mais avec une personnalité profonde, toujours en clair-obscurs. Aucun n'est superflu mais enrichissent le parcours de vie de Dominic et de Danny, comme chacun peut en rencontrer dans une vie. Ketchum, le draveur solitaire, est une vraie figure : son vocabulaire, sa solitude choisie, son rôle de protecteur en font vraiment une personnalité unique, trés attachante.
    Enfin, ce livre est une réflexion sur le travail de l'écrivain : en quoi les événements de la vie nourrissent l'inspiration de l'auteur ? S'en sers-t-il pour créer une œuvre ou pour exorciser ses propres démons ? John Irving ne livre pas de réponses mais dresse un portrait tout en nuance d'un écrivain. J'ai vraiment découvert avec plaisir ce livre et cela ne sera pas mon dernier roman de John Irving.

    Lien : http://toshoedwige.blogspot.fr/p/autres.html
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 05 juillet 2012
    Dans ce roman-fleuve, l'un de ses meilleurs, l'auteur du Monde selon Garp fait preuve d'un bel humour, fruit de l'enchevêtrement du grave et du loufoque, de l'atrocité de meurtres atténuée par l'incongruité des situations et la gouaille des personnages.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par val-m-les-livres, le 18 février 2011

    Eh ben, quand il se déclare un écrivain dans une famille, si tu veux mon avis, avait dit Ketchum, c'est un coup dur et voilà tout. Nous ,on se fâche quand il nous met dans ses livres, on se fâche quand il nous y met pas, on lui reproche de ne pas écrire sur lui-même, sur ce qu'il est vraiment quoi. Et par dessus le marché de faire de son ex-femme un personnage bien plus chouette qu'en réalité.

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  • Par kathy, le 04 mars 2012

    A la vue de l'ours, la mère de Danny avait poussé un hurlement. Du coup, la bête s'était dressée sur ses pattes de derrière en la regardant de travers. Dominic avait bu pas mal; sur le coup, il ne vit pas qu'il s'agissait d'un ours, mais crut qu'un bûcheron hirsute autant qu'éméché était venu violer sa ravissante épouse.
    Sur la cuisinière se trouvait la sauteuse de vingt centimètres de diamètre dans laquelle il venait de faire cuire les champignons. Il la saisit encore chaude, et en asséna un coup sur le large mufle de l'ours, entre ses yeux rapprochés. L'animal retomba à quatre pattes et s'enfuit sans demander son reste, déchirant au passage la moustiquaire. (...)
    A l'usage de son fils, il ajoutait généralement :
    - C'est parce que je l'ai pris pour un homme, je n'aurais jamais eu l'idée de frapper un ours avec une poêle en fonte.
    - Et qu'est-ce que tu aurais fait si tu avais vu que c'était un ours ? demandait Danny.
    - J'aurais essayé de le raisonner, mais dans ces situations, tu ne raisonnes pas un homme.
    Sur la nature précise de la situation en question, Dan en était réduit à des conjectures. Est-ce que le cuisinier avait cru protéger sa femme d'un homme dangereux?
    Quant à la sauteuse en fonte, elle s'était acquis une place de choix dans la maison.
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  • Par Nanouxy, le 18 juin 2012

    Au printemps, on avait retrouvé une oreille humaine gelée sur l'îlot de l'étang, dont les arbres avaient été roussis par l'explosion. Par la suite, racontait Ketchum, un type s'en servait comme appât pour pêcher dans la glace, au réservoir de Pontook.

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  • Par patrick75, le 12 avril 2013

    -" Vers le milieu des années soixante, la vie avait tant donné à l'Amérique que nous étions en quelques sortes ivres de tous les possibles. Les choses allaient si vite que nous en étions dépossédés avant même de les avoir définies. Ceux d'entre nous pour qui le changement était un tel enjeu, ceux qui lui dédièrent leur vie, furent sans doute ceux qui se leurrèrent le plus."

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  • Par myrtille81, le 21 juillet 2012

    Mais Danny avait passé la douane avec le bocal sans s'attirer la moindre question. A présent, assis dans son lit, il l'avait ouvert pour en sentir le contenu. Comme il en connaissait la nature, il n'en aurait pas saupoudré son steak, mais tout de même le mélange fleurait bon les herbes et les aromates, il en avait même l'aspect plutôt que celui de cendres humaines. Quoi de plus approprié pour les cendres d'un cuisinier que de faire halte dans un bocal à épices de chez Amos, New-York ?
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