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Critiques sur Dernière nuit à Twisted River (39)


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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57 le 25/01/2012


    John IRVING fait partie de ces auteurs que je suis avec assiduité. Quand il sort un livre, je l'achète sans réfléchir, incapable d'attendre le sortie en poche. Il ne m'a jamais déçue même si j'ai un peu moins aimé Je Te Retrouverai. C'est donc avec délectation que j'ai ouvert son dernier-né: Dernière nuit à twisted river.
    Après un début un peu laborieux, le temps de me mettre dans l'ambiance d'un camp de bûcherons du nord du New Hampshire, et je suis partie avec Dominic Baciagalupo et son fils Danny pour une épopée incroyable qui m'a fait voyager de Twisted river à Boston, en passant par l'Iowa, pour finir au Canada.
    C'est un roman-fleuve, une histoire d'hommes, des pères, des fils, des amis à la vie à la mort, des constables rancuniers. C'est aussi une histoire de femmes particulières, celle qui meurt sous la glace ou à coup de poêle, celle qui tombe du ciel en tenue d'Eve, celle qui milite contre la guerre au Vietnam en offrant son corps. C'est aussi une histoire de l'Amérique, des années 50 au World Trade Center, de la guerre du Vietnam à celle d'Irak.
    Fidèle à ses thèmes de prédilection (la paternité, la perte d'un être cher, le travail d'écrivain et plus anecdotiquement les ours et la lutte), John IRVING nous embarque dans un roman envoûtant, touchant, drôle et terriblement humain.
    Un pavé qu'on ne lâche plus une fois commencé et qu'on referme avec regret.

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par kathy le 09/03/2012


    En 1954, à la suite d'une malencontreuse bévue (attention ! méfiez-vous des poêles à frire ! ) Baciagalupo père et fils doivent fuir la vengeance obstinée de « Cow-Boy », le shérif du comté de Coos. Cavale, de 50 ans, qui va les mener du New-Hampshire au Canada, en passant par Boston et l'Iowa.

    Nous retrouvons les thèmes de prédilections chers à John Irving : les femmes bien plantureuses; les ours, les élans, la cuisine, la boxe; le New-Hampshire (sa région natale) des bûcherons et des draveurs –ouvriers travaillant au flottage du bois-, Boston et sa communauté italienne, l'Iowa universitaire, le Canada ; et puis aussi, le travail d'écrivain; l'amitié –à l'image de personnages baroques tels que Ketchum, Pam Pack de Six et Tombe du Ciel- ; et enfin, l'amour paternel et filial – car J. Irving n'a jamais connu son père biologique.

    En donnant vie à trois générations d'hommes, dans une tragi-comédie -marque de fabrique de l'écrivain américain-, sur fond culinaire; en leur faisant traverser un demi siècle de l'histoire américaine; l'auteur entraîne ses personnages dans une aventure tourmentée mais héroïque, pétillante et savoureuse.

    Quelques longueurs… parfois…, mais un roman qui se lit comme un conte.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par tigrou4145 le 04/04/2012


    Je ne connaissais pas cet auteur et la lecture de ce roman fût une découverte intéressante.
    Bien écrit, ce roman ne se lit toutefois pas forcément très facilement. En effet, les phrases sont parfois très longues et alourdissent le récit. de plus il y a un manque de dynamisme dans ce roman où les quelques rebondissements qui viennent pimenter le récit retombent aussitôt. Il faut d'ailleurs attendre la page 120 avant de voir le premier élément d'action et le point de départ de l'histoire.
    De plus, l'auteur a choisi de faire faire des bonds en avant de plusieurs années à ces personnages puis de revenir en arrière sans pour autant que ce soit vraiment clair ce qui donne l'impression d'une histoire touffue et quelque peu brouillonne.
    Cela étant, il faut s'accrocher car ce roman se révèle au final être une agréable histoire, avec des moments tristes mais aussi des moments beaucoup plus drôles.
    Les personnages sont extrêmement nombreux, tous bien décrits tant dans leur physique que leur caractère. On s'y attache et on a envie de connaître la suite de leurs aventures.
    Daniel, le personnage principal, est particulièrement attachant. On le découvre à 12 ans, jeune garçon naîf qui, à cause d'un mensonge des adultes sur une histoire d'ours, tue l'amie de son père, Jane, en un coup de poêle, en pleine action sexuelle qu'il a prise pour un ours dévorant son papa. On le suit tout au long de sa vie, fuyant mais sans fuir, avec son père la colère du "constable Carl", policier ivrogne et bagarreur qui, lui aussi, entretenait une relation avec Jane. Il découvrira au fur et à mesure, la vérité sur le trio que formaient son père, Ketchum, leur ami protecteur, et sa mère Rosie morte alors qu'il était tout jeune.
    De 1954 aux années 2000, de la guerre du Vietnam aux attentats de septembre 2001, ce roman de plus de 500 pages vous fera passer du rire aux larmes à tour de pages.
    Bref, c'est un roman long à lire mais intéressant quand même. Un auteur que je vais continuer à découvir.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2 le 05/02/2011


    Quinze jours que je suis dans ce livre. Quinze jours de pur plaisir, de douceur, de joie, d'admiration, de connivence, d'exaltation même, bref du bonheur à l'état pur. Ça fait du bien..
    C'est vrai : je suis une inconditionnelle de John Irving, je le reconnais, depuis ce jour béni de ma première lecture du «Monde selon Garp». Je ne vois plus ses défauts ou plutôt je suis toute prête à les lui pardonner mais autant ses derniers romans m'avaient semblé un peu moins bien , autant celui-ci trône au sommet avec les plus grands et je m'apprête à entamer une seconde lecture
    Bien sûr, il faut du temps à lui consacrer. Ce n'est pas une petite plaquette d'une centaine de pages comme on nous en sert trop souvent, interchangeable et très vite oubliée. Il s'agit ici d' un vrai gros roman de plus de 500 pages, un livre pour lectrices insatiables, pour celles qui lisent à tout va, n'importe où, n'importe quand.
    C'est un roman fleuve, une histoire de pères et de fils qui se déroule sur trois générations, en Amérique du nord-est, des années cinquante à nos jours.. On y explore, au gré des époques et des chapitres, le monde des rudes bûcherons-flotteurs de bois du New Hampshire, celui des restaurateurs-cuisiniers des villes de Boston et de Toronto, sans oublier celui de l'écrivain aux prises avec la réalité et l'imagination dans sa propre création.


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/02/derniere-nuit-twisted-river-d..

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par lacazavent le 06/05/2012


    Un livre qui m'aura donner du fil à retordre ! Je l'ai commencé, mis de côté, repris, remis de côté, et puis j'ai retroussé mes manches.
    J'ai eu énormément de mal à entrer dans ce livre, j'ai trouvé le début extrêmement lent, presque trop long. Pour une course poursuite à travers les États-Unis ce n' était pas très haletant, le ressort de la fuite m'a semblé n'être qu 'un prétexte, je l' ai d'ailleurs trouvé assez peu crédible.
    Heureusement que les personnages haut en couleur et terriblement attachant ont relevé le tout. S' il m'a fallu en lire un bon quart avant de me laisser prendre au jeu, j'ai dévoré les pages suivantes prise par le fouillis de situation toute un brin cocasse.
    La fin est plus sage, les situations rocambolesque cédant peu à peu la place à une réflexion sur les relations entre la vie et l'œuvre d' un écrivain.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par fichetoux le 22/03/2011


    ...Derniere nuit à twisted river...oui, j'avais un avis mais n'arrivais pas à trouver les termes pour l'exprimer...et puis, ce fut l'évidence ( ou la facilité)en un mot, enfin deux: plaisir gastronomique!

    il y a des bouquins que je dévore de facon boulimique et que je lis au finish, d'autres qui me plaisent bien mais qui sont plutôt malbouffe ( beh oui, on peut aussi aimer le fast food lol)

    et puis, il y a derniere nuit à twisted river..
    .
    Ce livre, je l'ai dégusté, je l'ai savouré, je me suis octroyé des plages de lecture rien que pour lui; pas à la va vite, preferant attendre un jour de plus mais dans de bonnes conditions pour replonger dans cette histoire toute "Irvingienne", je me suis même fait le plaisir, alors qu'il ne restait qu'un seul chapitre, de le postposer au lendemain pour mieux apprecier ce le final!...pour un compulsif c'est pas mal avouez le
    j'ai ri,été attendri,ému, bref un plaisir énorme

    un livre ami, qui se découvre, se laisse déflorer, une aventure dans l'espace et le temps, une chronique douce amere d'une famille ordinaire au destin extraordinaire( pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, je ne citerai que la poelle à frire et ses conséquences)Des personnages hauts en couleur mais qui je pense, sont des personnes que nous pouvons croiser tout les jours, car au fond, nous avons tous nos destins fait de joies, de peines et quelque part, nous sommes d'une facon au d'une autre, tous et toutes haut(e)s en couleur

    voila, depuis mes longs voyages en lecture, mon premier trip gastronomique!
    enjoy

    PS:Je me demande pouquoi je ne lui ai mis que 4 étoiles...peut etre que depuis que je suis sur babelio, mon sens critique se bonifie...qui sait...mais de vous à moi, officieusement il mérite ses 5 étoiles

    allez bonne lecture à vous

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par litolff le 04/06/2011


    C'est la première fois que je lis un roman de John Irving, à part, il y a longtemps, une tentative avortée (faute de temps, d'intérêt...) du Monde selon Garp. Et je dois avouer que je me suis forcée à continuer car j'ai senti plusieurs fois l'ennui me gagner au cours de sa lecture (pardon aux inconditionnels).
    Et pourtant, c'est un roman qui ne laisse pas indifférent, loin de là ! J'ai aimé beaucoup de choses dans ce livre foisonnant, à commencer par l'histoire de cette course poursuite dans le Nord-Est des Etats-Unis, cette histoire d'hommes, de pères, de destin inéluctable... Et puis il y a la nature, la neige et les ours, les femmes qui se battent comme un homme, les bûcherons qui abattent les ours, des personnages hauts en couleur et hors du commun... Une l'histoire d'hommes qui aiment leur fils et qui ont peur pour lui, une réflexion sur le métier de romancier, et ce pendant 50 ans d'histoire américaine, de la guerre du vietnam à l'attentat du World Trade Center.
    Mais j'ai été souvent rebutée par le procédé littéraire qui consiste à situer un évènement et à raconter à rebrousse-poil se qui s'est passé avant, également par la multitude de détails concernant les restaurants, les menus, les serveuses, la famille italienne.... bref, c'est une lecture qui n'a pas été fluide, c'est le moins qu'on puisse dire et qui me laisse une impression assez mitigée : une belle histoire dont la construction m'a gênée...

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Cath36 le 18/03/2011


    L'américain moyen, comme si vous l'étiez ! ce roman est riche de petits détails qui font qu'on se sent presque indiscret à lire la vie de personnages qui la transforment en fiction en devenant écrivains à leur tour. Irving s'amuse d'un bout à l'autre à emboîter deux histoires et à mêler l'invention à sa propre fiction. Quel écrivain ! Si Hemingway rêvait l'homme, Irving, lui le décrit dans sa réalité : là où l'homme selon Hemingway luttait pour vivre (contre la nature, contre les évènements, contre lui-même) comme le torero dans l'arène, et finalement perdait, l'homme selon Irving, pur produit de la société américaine moderne, essaie de s'adapter pour survivre. Là où le héros d'Hemingway affronte la vie jusqu'à (ou pour) s'affronter lui-même, le héros d' Irving fuit et se fuit par la même occasion. Au bout du compte la réalité nous rattrapant, le résultat sera le même, et personne ne sortira vainqueur, ni indemne de ce combat avec la vie. Reste le sens des amitiés fortes, et la croyance en un amour qui, en dépit des échecs et des désillusions qui tentent de le détruire, peut se transformer en un compagnonnage aussi fort que durable, tout au moins autant que le permet la vie.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2 le 05/02/2011


    Danny, le narrateur, l' écrivain, l'un des trois personnages principaux, ne me quitte plus : je vis avec lui, jour et nuit, je suis ce Fils unique et adoré de Dominic Baciagalupo, devenu Tony Angel , son cuisinier de père, célibataire , boiteux et chétif mais sympathique, attirant et doué dont Rosie, la femme et la mère de Danny, est morte très jeune, noyée dans la Twisted River qui donne le titre au roman. Après une soirée bien arrosée, elle s'amusait dans l'eau avec son jeune époux et l'ami intime de celui-ci , le fameux Ketchum, le troisième héros du récit, bûcheron, chasseur, homme indomptable et par-dessus le marché le récent amant de la jeune femme. A cause de leur ivresse ils n'ont pas réussi à la sauver. De ce premier drame découle tout le reste que je ne peux pas raconter tant la suite est intense, fouillée, mouvementée...
    Je me rends compte qu'à vouloir résumer ce livre, je le trahirai forcément et ce serait vite décourageant.
    Je retiendrai qu'à la suite de ce premier drame Danny sera élevé par des femmes -servantes, nourrices, amies ou maîtresses du père, des femmes fortes, dévouées, adorées du jeune garçon mais qu'il en tuera une par inadvertance en la confondant avec un ours à l'attaque de son père. le shérif du coin dont cette femme est devenue l'amie les poursuivra toute leur vie de sa vengeance. Ils seront obligés de fuir immédiatement cette Dernière nuit à twisted river et c'est cette fuite perpétuelle et cette poursuite menaçante pendant plus d'un demi siècle que raconte le récit, jusqu'à cette dernière tragédie inéluctable mais très belle et cette phrase terminale qui renvoie directement à la toute première du roman et qui consacre la victoire de l'art sur la réalité, autre grand thème du roman. L'écriture douloureuse, victorieuse et enfin apaisante et apaisée!
    C'est un roman fleuve, une histoire de pères et de fils qui se déroule sur trois générations, en Amérique du nord-est, des années cinquante à nos jours.. On y explore, au gré des époques et des chapitres, le monde des rudes bûcherons-flotteurs de bois du New Hampshire, celui des restaurateurs-cuisiniers des villes de Boston et de Toronto, sans oublier celui de l'écrivain aux prises avec la réalité et l'imagination dans sa propre création.
    Quinze jours que je suis dans ce livre. Quinze jours de pur plaisir, de douceur, de joie, d'admiration, de connivence, d'exaltation même, bref du bonheur à l'état pur. Ça fait du bien..
    C'est vrai : je suis une inconditionnelle de John Irving, je le reconnais, depuis ce jour béni de ma première lecture du «Monde selon Garp». Je ne vois plus ses défauts ou plutôt je suis toute prête à les lui pardonner mais autant ses derniers romans m'avaient semblé un peu moins bien , autant celui-ci trône au sommet avec les plus grands et je m'apprête à entamer une seconde lecture
    Bien sûr, il faut du temps à lui consacrer. Ce n'est pas une petite plaquette d'une centaine de pages comme on nous en sert trop souvent, interchangeable et très vite oubliée. Il s'agit ici d' un vrai gros roman de plus de 500 pages, un livre pour lectrices insatiables, pour celles qui lisent à tout va, n'importe où, n'importe quand.



    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/02/derniere-nuit-twisted-river-d..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par carre le 05/12/2011


    Le dernier roman de John Irving est de nouveau un vrai plaisir de lecture. de puis Le monde selon Garp, jusqu'à ce Dernière nuit à twisted river font de John Irving l'un des grands auteurs américains actuels.L'histoire du narrateur Danny de son père Dominic et de l'extravagant Ketchum des années cinquante à notre époque nous emmène du côté des petites gens, Irving n'a pas son pareil pour nous embarqué dans ces histoires qui nous ravissent constamment ou nous émeuvent. Son écriture est toujours aussi juste et limpide et il s'est nous saisir dès les premières lignes vers des romans fleuves pour notre plus grande joie. Entre douleur et douceur, la vie qui passe et qui vaut la peine d'être vécue.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)






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