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ISBN : 2757805266
Éditeur : Points (30/11/-1)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 324 notes)
Résumé :

Seuls depuis la fuite de William, un organiste qui collectionne les conquêtes féminines et les tatouages, Alice et son fils partent pour l'Amérique. L'enfant grandit entre filles à matelots, chastes institutrices et imprésarios douteux. A vingt ans, Jack Burns brille au firmament de Hollywood et collectionne les femmes. Pour autant, rien ne remplace jamais le regard d'un père...
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Critiques, Analyses & Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
carre
24 décembre 2012
★★★★★
★★★★★
Un très gros bouquin en fait ‘il un bon ?
La réponse est clair en ce qui concerne John Irving : oui indiscutablement.
En choisissant le parti de l'autobiographie, pour la trame principale (le schéma du père absent), Irving nous balade une nouvelle fois sur les cordes de l'émotion avec un style narratif incomparable. Cette recherche du créateur, organiste et coureur de jupons (si c'est possible) et son absence douloureuse font une matière romanesque qui tient la route tout du long. Comment se construire ?, avoir ces repères, comment partager sa vie ?, autant de questions qui obsède Jacques Burns. le talent d'Irving est une nouvelle fois au top, et tant pis si certains n'y trouve pas leur compte.
On se vautre dans ces romans comme dans un lit douillet, certain d'y passer de délicieux moments.
Moi, John Irving, il m'embarque à chaque fois et comme pour Boyd, c'est du bonheur. Comme un ciel étoilé d'été sans nuage, je m'en lasse pas.
Alors c'est peut-être pas son meilleur, je ne serai être objectif, mais qu'est-ce que c'est bien.
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Aline1102
16 avril 2011
★★★★★
★★★★★
Alice Stronach, originaire d'Ecosse, tombe folle amoureuse de William Burns, jeune organiste séduisant et séducteur. Alice tombe enceinte, mais William l'abandonne, la laissant accoucher et élever seule leur enfant.
Alice parvient plusieurs fois à retrouver la trace de William et commence par le suivre à Toronto, où elle donnera naissance à Jack. Malheureusement pour elle, quand elle arrive au Canada, William est déjà reparti en Europe.
Il faut dire que l'organiste a, apparemment, des ennuis dans toutes les églises où il joue de l'orgue, puisqu'il en profite pour séduire les jeunes filles de la chorale de la paroisse. Une autre particularité de William est de se faire tatouer des partitions ou notes de musique dans toutes les villes (nombreuses) où il passe. Ca tombe bien: Alice, fille de tatoueur, est elle-même tatoueuse. Elle espère donc retrouver la trace du père en cavale grâce à ses contacts dans les milieux du tatouage.
Une fois que Jack est assez grand pour qu'elle l'emmène avec elle, Alice se lance à la poursuite de William. Elle commence ses recherches dans les ports de la Baltique et de la Mer du Nord. Mais sa tentative ne donne rien; au contraire, Alice se perd de plus en plus en route. Elle décide, après quelques mois, de rentrer à Toronto, où Jack doit intégrer l'établissement scolaire de Sainte-Hilda, école de filles qui décide d'accueillir des garçons pour l'école élémentaire.
Jack se retrouve donc au milieu de ce qu'il qualifie lui-même "d'océan de filles". Parmi celles-ci, certaines ont connu son père. Les paris sont donc lancés parmi ces demoiselles: ce mignon petit garçon va-t-il tourner comme son père?
Emma Oastler est bien décidée à faire de Jack le digne héritier de ce tombeur de William Burns. Elle le prend donc sous son aile et se charge de son éducation sexuelle.

Triste histoire que celle de Jack Burns!
Alice, trop jeune pour avoir un enfant, ne l'élève pas de la meilleure façon possible et le pousse, bien malgré elle, à s'identifier de plus en plus à son père. Cette mère désemparée, en refusant de parler de William à Jack, ne prend pas non plus la meilleure des décisions, puisque cela va l'éloigner de son fils: les années passant, Jack et Alice vont devenir de plus en plus étrangers l'un à l'autre.
Livré à lui-même, Jack va dépendre d'Emma pour tout et notamment pour le défendre face à des situations insoutenables pour un petit garçon (voir l'épisode de Mrs Machado). En un sens, Emma se révèle, malgré son jeune âge, être une meilleure mère qu'Alice...
Mais, malgré tous ses efforts, Emma ne peut pas totalement remplacer Alice, qui manquera toujours à Jack. Déjà privé de père, le petit garçon va aussi devoir apprendre à se détacher de sa mère. Adolescent, Jack va avoir du mal à se construire: il est heureux dans une école très stricte, mais devant la quitter pour un autre établissement, il est à nouveau perdu dans sa propre vie.
Dans ces conditions, une fois adulte, Jack ne sait pas qui il est. Il a aussi des difficultés à s'engager dans des relations sérieuses avec les femmes: il fuit dès qu'elle lui parle mariage et bébé, car il craint d'abandonner son enfant, comme son père l'a fait avec lui. Paradoxalement, cela l'amène à multiplier les conquêtes et donc à ressembler à William.
Jack devra malheureusement attendre la mort de sa mère pour comprendre son propre passé. le choc sera tellement fort pour lui qu'il devra entamer une thérapie et partir dans son propre voyage dans les ports de la Baltique, pour tenter de reconstruire sa personnalité déchirée en mille morceaux par Alice...
Très beau récit, émouvant et humoristique, parfois incroyable aussi, Je te retrouverai est en partie autobiographique. le père de John Irving a, en effet, quitté sa mère et celle-ci a toujours refusé de parler de lui à son fils.
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Herve-Lionel
07 mars 2014
★★★★★
★★★★★
N°685– Octobre 2013.
JE TE RETROUVERAIJohn Irving – le seuil
Traduit de l'américain par José Kamoum et Gibert Cohen-Solal.
C'est une histoire à la fois simple et banale et même un peu triste que celle de cette famille monoparentale. Alice Stronach, écossaise, fille d'un tatoueur d'Aberdeen, tombe amoureuse de William Burns. Bien entendu elle tombe enceinte et bien entendu il l'abandonne. Son destin est donc d'élever seul son fils Jack. Ce qui l'est peut-être moins c'est qu'elle décide de poursuivre ce séducteur qui, bien entendu brouille les pistes. Quand elle arrive quelque part croyant le trouver, il est déjà parti et cela dure et le monde est vaste ! de Toronto, il s'embarque pour l'Europe. Ce William n'est pas seulement un séducteur impénitent, il est aussi un talentueux organiste mais qui profite de son passage dans une paroisse pour séduire les jeunes filles de la chorale. Il a aussi pris l'habitude de se faire tatouer des notes de musiques dans toutes les villes où il passe. Autant dire que son corps entier est une véritable partition ! Or, il se trouve qu'Alice à appris de son père, le métier de tatoueur. Elle même est tellement douée dans cet art qu'elle a acquis le surnom de « Fille de la persévérance ». Tatoueuse, elle espère donc retrouver son amant fugueur à la faveur des habitudes de ce dernier.
Tout juste âgé de quatre ans, Jack l'accompagna dans ses recherches. Elle débuta ses investigations par un port de la Baltique puis chercha dans ceux de la mer du Nord mais malheureusement, de chambre d'hôtel en chambre d'hôtel, elle perdit la trace de William. Elle ne lésina pourtant pas sur les recherches, hantant les bars en quête de clients pour ses tatouages, les paroisses et parfois les quartiers chauds pour retrouver la trace du père de son fils . Sa spécialité semble être les fleurs... et les coeurs brisés. Toutes les femmes qui l'avaient connu disaient à Jack combien il ressemblait à son père. Ainsi, même si sa mère ne lui en parlait jamais, l'enfant l'avait toujours à l'esprit. Après une vaine recherche, Alice et son fils reviennent à Toronto où Jack, à cause de son jeune âge, va intégrer une institution réservée aux filles, Saint-Hilda. Ainsi le jeune garçon va-t-il se retrouver « dans cet océan de filles » et bien entendu parmi elles, certaines ont connu son père et elles se demandent si décidément le fils ne va marcher sur les traces de son père. Il n'est pas le seul garçon à Saint-Hilda mais la cohabitation avec des filles surtout plus grandes que lui ne va pas sans problèmes d'autant que l'aspect confessionnel de cet établissement n'arrange rien dans l'esprit de l'enfant. Une pensionnaire plus âgée, Emma Oastler, va donc faire son éducation sexuelle ce qui sera pour lui le prélude à bien d'autres conquêtes féminines surtout chez les femmes plus âgées que lui.
Alice était bien jeune pour avoir un enfant qu'elle n'a peut-être pas désiré. Elle s'y prend d'ailleurs très mal pour l'élever puisqu'elle ne lui parle jamais de son père et ainsi l'éloigne de ce dernier qu'inconsciemment il cherche à connaître et à imiter et ce d'autant plus que toutes les femmes qui ont connu son géniteur s'ingénient à leur trouver des point communs. Ce faisant et sans qu'elle le veuille, les relations mère-fils se dégradent. Elles ne s'amélioreront pas avec le temps et la mort d'Alice viendra mettre fin à ce dialogue manqué. Jack va donc s'attacher à Emma qui va se révéler être une meilleure mère qu'Alice mais ne pourra cependant pas la remplacer. Leurs relations qui ont duré dix années seront des plus ambiguës, entre érotisme amoureux et protection maternelle puisque Emma n'a jamais été véritablement sa maîtresse. La mort d'Emma sera ressentie par Jack comme un vide immense. Pourtant, elle fait ce qu'elle peut pour le défendre devant l'adversité, l'épisode de Mrs Marchado est significatif et si cette dernière l'initie effectivement aux joies de l'amour elle n'en abuse pas moins de lui. Ainsi, privé de père, Jack va-t-il se détacher peu à peu de sa mère qui, par ailleurs, a une vie sexuelle très libre. Il est un peu perdu dans cette famille atypique aussi bien regrette-t-il de quitter Saint-Hilda quand sa mère le décide. Il sera envoyé dans une école pour garçons dans le Maine où il trouve enfin sa place.
Devenu adulte, il a le plus grand mal à envisager une relation durable avec une femme, le mariage et la paternité sont deux mots qui ne font pas partie de son vocabulaire, en ce sens qu'il craint de ressembler à ce père qui l'a abandonné. Pourtant la gent féminine l'apprécie particulièrement. C'est peut-être pour cela qu'il multiplie les conquêtes féminines et donc ressemble de plus en plus à William. Alice a bien fait ce qu'elle pouvait pour l'élever dignement mais ses efforts n'ont pas été couronnés de succès. Pour autant, les recherches personnelles de Jack lui permettent de faire la part des choses sur son père autant que sur sa mère. Pour autant, cette vie mouvementée l'oblige à entamer une psychothérapie pour tenter de se reconstruire ; Féru de théâtre, il deviendra quand même un star d'Hollywood, avec Oscar à la clé, mais dans les rôles de travestis uniquement ce qui est sans doute la conséquence de son manque de repères aussi bien maternel que paternel.
La quête de Jack finit par être récompensée, il retrouve son père et aussi sa demi-soeur qu'il ne connaissait pas.
L'aspect autobiographique de ce roman, le onzième de John Irving n'est pas contestable. l'auteur est né hors mariage et sa mère a toujours refusé de lui parler de son père ce qui a provoqué chez lui un traumatisme que l'écriture lui a sans doute permis d'exorciser. Il ne retrouvera cet homme qu'après la mort de ce dernier alors que lui-même était âgé d'une soixantaine d'années.
L'auteur est sans doute un spécialiste du tatouage puisque, tout au long de ce texte, il donne des détails techniques sur cet art et sur ceux qui y ont recours. Il n'oublie pas non plus la lutte dont il a été un ardent pratiquant non plus d'ailleurs que de l'érotisme. Irving a de l'imagination, fait volontiers dans le détail parfois inutile, a la plume facile, évoque beaucoup de personnages furtifs et pratique beaucoup (trop) les rebondissements dans ce texte. Cela donne un roman de près de neuf cents pages parfois assez indigeste et à mon sens trop long, que j'ai eu bien du mal à suivre et dans l'univers duquel j'ai eu beaucoup de difficultés à entrer. Je ne suis pas très sûr de vouloir en lire un autre.

© Hervé GAUTIER - Octobre 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Chaplum
12 septembre 2012
★★★★★
★★★★★
Qui, mieux que mon cher John Irving pouvait m'accompagner lors de mon périple sur la côte Est ? Personne bien sûr ! En plus, avec les mille pages qui composent Je te retrouverai, je ne risquais pas de tomber en panne de lecture. Surtout que Just kids, également pris dans ma valise, m'a été tout de suite emprunté par mon mari ! Et mon choix fut évidemment judicieux, puisque ce roman a été un fidèle compagnon pendant ces quinze jours. Je le retrouvais avec grand bonheur le soir à l'hôtel, le quittais à regret le matin et il m'a fait passer les heures de train entre les différentes grandes villes américaines à une vitesse incroyable, sans parler de l'avion. Merci John, encore une fois, de m'avoir fait passer un aussi merveilleux moment en compagnie de tes personnages et de ton univers qui me manquent déjà, une fois la dernière page tournée !
Vous l'avez compris, cette chronique va souffrir d'une subjectivité monstrueuse que j'assume entièrement ! Oui, John Irving est mon écrivain préféré parmi tous et il vient encore une fois de me charmer !
John Irving poursuit l'exploitation de son histoire personnelle au travers des thèmes qui lui sont chers tout en réussissant à se renouveler dans chaque roman.
Fille d'un tatoueur célèbre d'Aberdeen, Alice est la maman d'un petit Jack qu'elle a eu avec William Burns, un organiste surdoué. Mais celui-ci l'a abandonnée et Alice ne l'a pas supporté. Elle décide donc de partir à sa recherche à travers l'Europe, en passant par tous les endroits où elle sait qu'il a joué de l'orgue mais aussi qu'il s'est fait tatouer. Car William a succombé à la folie de ceux qui, après un premier tatouage, ne peuvent plus s'arrêter. Et le père d'Alice lui a tatoué sa première note de musique. Tout en lui décrivant un homme immoral qui séduit les jeunes femmes, Alice emmène Jack à la poursuite de son père de Copenhague à Amsterdam, jusqu'au jour où elle décide de rentrer à Toronto et d'inscrire Jack à Sainte Hilda, une école pour filles, qui va accueillir des garçons pour la première année de son histoire. C'est ainsi que Jack grandira au milieu d'un univers féminin avant d'être envoyé dans une école américaine pour garçons. Tous ces apprentissages le feront grandir et devenir un homme, une star de Hollywood même, mais peut-on oublier un père ?
Comme dans la plupart des autres romans de John Irving, on retrouve cette absence du père, que l'écrivain a lui-même vécu. Mais cette fois, il s'agit d'une véritable recherche de la part du narrateur, Jack et d'un hommage du romancier à la figure paternelle. La construction complexe et longue du récit agit en quelque sorte en miroir, de telle manière que le début et la fin se renvoie, mais de manière déformée. le lecteur suit les pensées du petit garçon, sans se douter que ses souvenirs sont inexacts et manipulés par les adultes. Bien entendu, ce thème central se dilue dans d'autres et John Irving, fidèle à lui-même, raconte la vie de Jack en détail. Ainsi, le jeune homme va-t-il passer par une brève carrière de lutteur avant de devenir acteur de théâtre et de cinéma. Emma, son amie, colocataire, sorte de soeur, sera une célèbre romancière. de nombreux scénarios, livres, films sont décrits et commentés. Beaucoup d'anecdotes de leur vie sont narrées. Je sais que certains lecteurs reprochent à John Irving de faire des longueurs, de trop détailler, que cela en est ennuyant. Mais c'est justement ce que j'aime chez l'auteur. Je voudrais que cela ne s'arrête jamais. J'adore tellement l'univers et les personnages qu'il crée qu'il n'y a jamais trop de pages pour moi.
Ici aussi, comme souvent, chaque protagoniste est un peu fou, haut en couleurs : une mère tatoueuse qui ne veut pas parler à son fils de son père ; un père organiste tatoué sur tout le corps, des tatoueurs complètement barrés, des institutrices un peu folles dingues dans des vêtements rétros qui tombent dans les pommes dès que les élèves deviennent difficiles, une jeune fille qui racontent des horreurs aux enfants à l'heure de la sieste, une romancière frigide, des prostituées maternelles… et j'en passe. Et tout ces personnages s'articulent dans un scénario loufoque mais plausible.
Je n'ai qu'un seul petit bémol, sur la fin, mais qu'est-ce que 50 pages sur 1000 ? le personnage de William, le père de Jack, ne m'a pas plu. J'aurais préféré qu'il soit différent mais bon, en y réfléchissant, il est totalement … irving…nesque !
Un coup de coeur et je ne sais pas quoi vous dire de plus !
Lien : http://www.chaplum.com/je-te..
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isalune
23 décembre 2007
★★★★★
★★★★★
Voici un roman où Irving nous livre toutes ses obsessions (qu'on retrouve toujours ou en partie dans ses autres livres) : la lutte, les capitales européennes et leurs quartiers chauds, les prostituées, l'écrivain, le sexe dans tous ses sens (...). Après la lecture, et comme souvent avec Irving mais cette fois plus que toute autre (?récit autobiographique), je me demande s'il écrit pour son public ou pour exorciser son passé, ses démons intérieurs... J'ai beau aimer Irving, et même adorer des livres comme "Une prière pour Owen" ou l'incontournable "Le Monde selon Garp", j'ai trouvé ce livre riche et foisonnant oui certes, mais bien trop riche en fait, trop long tout simplement. Est-ce le travail de l'éditeur d'édulcorer un peu?? Pour ma part j'aurais gagné en plaisir s'il avait été réduit ...
Le personnage central Jack Burns, dont il raconte la vie n'est ni transcendant ni même très sympathique (pas comme le chatoyant Garp par exemple...), et c'est peut-être pour ça aussi que j'ai trouvé ça long.
Si vous êtes amateur d'Irving, lancez-vous (courage;-)
Si un Irving vous a déjà rebuté (ce qui est très courant...), alors passez votre chemin ;-)
Morceaux choisis :
parlant de Miss Wurtz, la prof de math : "... Et puis elle portait un parfum qui encourageait les garçons du cours élémentaire à se découvrir des difficultés en mathématiques.."
une phrase superbe de Rilke : "Sie lächelte einmal. Es tat fast weh." (elle m'a souri une fois. Ce fut presque une douleur).
un adage en latin qui me touche : "Nihil facimus sed it bene facimus" (nous ne faisons rien que nous ne fassions bien).
isa
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
petitourspetitours19 mars 2010
A cette époque, le tatouage constituait un souvenir, la marque d'une étape dans le voyage de la vie ; le grand amour, le chagrin d'amour, le port d'attache. Sur l'album de photos du corps, il n'était pas nécessaire que les tatouages soient de bons clichés ; ils pouvaient être assez mauvais sur le plan artistique, esthétique ; mais ils n'étaient pas laids non plus, du moins pas à dessein.
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goodgarngoodgarn01 mai 2012
Mais Hollywood n'appartient à personne. C'est un trophée étincelant qui passe de main en main. Hollywood ne cesse de vous échapper. Il n'y a qu'une seule nuit où on puisse posséder la ville: celle où on gagne l'Oscar. Mais vient ensuite la nuit d'après, et la nuit suivante. Et alors, en un clin d'oeil, Hollywood n'est plus votre ville et elle ne le sera plus jamais- à moins que vous ne gagniez un autre Oscar, et puis un autre encore.
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MorriszappMorriszapp11 août 2009
L'univers du tatouage, qui ne lui faisait nullement peur lorsqu'il avait quatre ans, le terrifiait à présent qu'il en avait vingt. [...] Jadis c'était le monde de la mer qui avait servi de passerelle vers l'étranger, la nouveauté ; mais ce n'était plus vrai. A présent les tatouages naissaient sous l'empire de la drogue ; c'était un charabia psychédélique, une horreur hallucinogène. Les nouveaux tatouages débordaient d'anarchie sexuelle ; ils vouaient un culte à la mort. (p. 353)
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petitourspetitours19 mars 2010
Selon ma mère, Jack Burns était comédien avant même de monter sur les planches, et pourtant ses plus vifs souvenirs d'enfance le renvoyaient aux moments où il avait ressenti l'urgence de saisir la main maternelle.
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goodgarngoodgarn28 avril 2012
La plupart de nos souvenirs mentent,comme les photos des cartes postales.La neige,intacte et immaculée;les bougies de Noël,auxfenêtres des maisons où le mal qu'on fait aux enfants est invisible et ignoré.
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