ISBN : 2757805266
Éditeur : Points


Note moyenne : 3.28/5 (sur 92 notes) Ajouter à mes livres

Seuls depuis la fuite de William, un organiste qui collectionne les conquêtes féminines et les tatouages, Alice et son fils partent pour l'Amérique. L'enfant grandit entre filles à matelots, chastes institutrices et imprésarios douteux. A vingt ans, Jack Burns b... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 16 avril 2011

    Aline1102
    Alice Stronach, originaire d'Ecosse, tombe folle amoureuse de William Burns, jeune organiste séduisant et séducteur. Alice tombe enceinte, mais William l'abandonne, la laissant accoucher et élever seule leur enfant.
    Alice parvient plusieurs fois à retrouver la trace de William et commence par le suivre à Toronto, où elle donnera naissance à Jack. Malheureusement pour elle, quand elle arrive au Canada, William est déjà reparti en Europe.
    Il faut dire que l'organiste a, apparemment, des ennuis dans toutes les églises où il joue de l'orgue, puisqu'il en profite pour séduire les jeunes filles de la chorale de la paroisse. Une autre particularité de William est de se faire tatouer des partitions ou notes de musique dans toutes les villes (nombreuses) où il passe. Ca tombe bien: Alice, fille de tatoueur, est elle-même tatoueuse. Elle espère donc retrouver la trace du père en cavale grâce à ses contacts dans les milieux du tatouage.
    Une fois que Jack est assez grand pour qu'elle l'emmène avec elle, Alice se lance à la poursuite de William. Elle commence ses recherches dans les ports de la Baltique et de la Mer du Nord. Mais sa tentative ne donne rien; au contraire, Alice se perd de plus en plus en route. Elle décide, après quelques mois, de rentrer à Toronto, où Jack doit intégrer l'établissement scolaire de Sainte-Hilda, école de filles qui décide d'accueillir des garçons pour l'école élémentaire.
    Jack se retrouve donc au milieu de ce qu'il qualifie lui-même "d'océan de filles". Parmi celles-ci, certaines ont connu son père. Les paris sont donc lancés parmi ces demoiselles: ce mignon petit garçon va-t-il tourner comme son père?
    Emma Oastler est bien décidée à faire de Jack le digne héritier de ce tombeur de William Burns. Elle le prend donc sous son aile et se charge de son éducation sexuelle.

    Triste histoire que celle de Jack Burns!
    Alice, trop jeune pour avoir un enfant, ne l'élève pas de la meilleure façon possible et le pousse, bien malgré elle, à s'identifier de plus en plus à son père. Cette mère désemparée, en refusant de parler de William à Jack, ne prend pas non plus la meilleure des décisions, puisque cela va l'éloigner de son fils: les années passant, Jack et Alice vont devenir de plus en plus étrangers l'un à l'autre.
    Livré à lui-même, Jack va dépendre d'Emma pour tout et notamment pour le défendre face à des situations insoutenables pour un petit garçon (voir l'épisode de Mrs Machado). En un sens, Emma se révèle, malgré son jeune âge, être une meilleure mère qu'Alice...
    Mais, malgré tous ses efforts, Emma ne peut pas totalement remplacer Alice, qui manquera toujours à Jack. Déjà privé de père, le petit garçon va aussi devoir apprendre à se détacher de sa mère. Adolescent, Jack va avoir du mal à se construire: il est heureux dans une école très stricte, mais devant la quitter pour un autre établissement, il est à nouveau perdu dans sa propre vie.
    Dans ces conditions, une fois adulte, Jack ne sait pas qui il est. Il a aussi des difficultés à s'engager dans des relations sérieuses avec les femmes: il fuit dès qu'elle lui parle mariage et bébé, car il craint d'abandonner son enfant, comme son père l'a fait avec lui. Paradoxalement, cela l'amène à multiplier les conquêtes et donc à ressembler à William.
    Jack devra malheureusement attendre la mort de sa mère pour comprendre son propre passé. le choc sera tellement fort pour lui qu'il devra entamer une thérapie et partir dans son propre voyage dans les ports de la Baltique, pour tenter de reconstruire sa personnalité déchirée en mille morceaux par Alice...
    Très beau récit, émouvant et humoristique, parfois incroyable aussi, Je Te Retrouverai est en partie autobiographique. le père de John Irving a, en effet, quitté sa mère et celle-ci a toujours refusé de parler de lui à son fils.
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    • Livres 3.00/5
    Par isalune, le 23 décembre 2007

    isalune
    Voici un roman où Irving nous livre toutes ses obsessions (qu'on retrouve toujours ou en partie dans ses autres livres) : la lutte, les capitales européennes et leurs quartiers chauds, les prostituées, l'écrivain, le sexe dans tous ses sens (...). Après la lecture, et comme souvent avec Irving mais cette fois plus que toute autre (?récit autobiographique), je me demande s'il écrit pour son public ou pour exorciser son passé, ses démons intérieurs... J'ai beau aimer Irving, et même adorer des livres comme "Une prière pour Owen" ou l'incontournable "Le monde selon Garp", j'ai trouvé ce livre riche et foisonnant oui certes, mais bien trop riche en fait, trop long tout simplement. Est-ce le travail de l'éditeur d'édulcorer un peu?? Pour ma part j'aurais gagné en plaisir s'il avait été réduit ...
    Le personnage central Jack Burns, dont il raconte la vie n'est ni transcendant ni même très sympathique (pas comme le chatoyant Garp par exemple...), et c'est peut-être pour ça aussi que j'ai trouvé ça long.
    Si vous êtes amateur d'Irving, lancez-vous (courage;-)
    Si un Irving vous a déjà rebuté (ce qui est très courant...), alors passez votre chemin ;-)
    Morceaux choisis :
    parlant de Miss Wurtz, la prof de math : "... Et puis elle portait un parfum qui encourageait les garçons du cours élémentaire à se découvrir des difficultés en mathématiques.."
    une phrase superbe de Rilke : "Sie lächelte einmal. Es tat fast weh." (elle m'a souri une fois. Ce fut presque une douleur).
    un adage en latin qui me touche : "Nihil facimus sed it bene facimus" (nous ne faisons rien que nous ne fassions bien).
    isa
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    • Livres 3.00/5
    Par valdemosa38, le 04 décembre 2011

    valdemosa38
    Je suis plutôt fan de John Irving .Aussi qd mon mari m'a offert ce gros pavé de 1000 pages ,j'étais plutôt enthousiaste .Je voyais se dérouler devant moi de longues heures de lecture,au calme , me laissant promener par John à travers une histoire ....
    J'ai lu bcp de John Irving donc forcement qd on a lu bcp de livres d'un écrivain ,on connait davantage ses marottes , ses petites névroses et ses petites fixations et on s'amuse de la façon dont ,dans chaque livre ,il arrive à les remettre sur le tapis .C'est un rapport affecteux avec l'écrivain que l'on tisse ainsi comme avec une bonne copine qui vous parle tout le temps de la crise d'ado du petit dernier ....
    Mais là ...J'ai eu l'impression d'avoir à faire à un vrai catalogue .A part les ours peut être ,j'ai échappé aux ours qui sont récurants chez John Irving mais j'ai eu droit au quatier des protitués déjà utilisé dans un autre bouquin . Fallait il rentabiliser les notes déjà prises pour faire un pareil pavé .Ne pouvait il pas écrire un livre plus modeste ,plus concentré car là ,tout est dilué jusqu'à l'infini ,rabaché ,répété .Bref ,too much ...
    Et pourtant ,le sujet était franchement passionnant ...Comment tromper le souvenir d'un enfant ,comment le manipuler ,lui faire croire que son père était fondamentalement mauvais ,qu'il l'a abandonné alors qu'il n'en était rien ...Au fur et à mesure ,le héros devenu adulte va détricoter l'histoire que sa mère lui a raconté pour essayer de trouver sa propre réalité et pour pouvoir enfin peut être devenir père , se projeter autrement que dans un echec ou une solitude sentimentale .Cet aspect là du roman est très bien écrit , on comprend très bien comment le discours se met en place et du coup on peut s'intérroger sur le roman familial que l'on a au fond de soi . L'arrière grand mère qui a dilapidé la fortune familiale n'était elle pas tout simplement une femme qui se voulait libre dans une société qui ne pouvait l'admettre et qui ne comprenait pas son gout pour les salons littéraires qu'elle organisait ? tout peut être revu , re écouté ,mettons nous dans un autre angle de la pièce et regardons sans juger ...
    Reprenons La Quatrième Main ou La veuve de papier ou Le monde selon garp , l'Hotel New Hampshire ,un bon John Irving et oublions celui ci vite fait ....
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    • Livres 2.00/5
    Par Walktapus, le 05 août 2010

    Walktapus
    Du pur Irving, avec son style et ses obsessions.
    J'ai trouvé bien des choses sympathiques dans ce livre. le premier voyage en Europe et sa réédition des années plus tard en sont pour moi l'élément le plus fascinant. Mais avec un personnage principal devenant antipathique et des développements de moins en moins intéressants au fur et à mesure qu'on s'achemine vers la fin, j'ai eu du mal à terminer. Trop long.
    A réserver aux inconditionnels d'Irving - dont je ne fais plus partie depuis que j'ai lu ce roman. Si vous souhaitez découvrir cet auteur, lisez plutôt L'oeuvre de Dieu, la part du diable (The Cider House Rules) ou Une prière pour Owen.
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    • Livres 2.00/5
    Par clarinette, le 29 juin 2008

    clarinette
    La première partie est relativement intéressante. Jack a quatre ans il parcourt l'Europe du Nord avec sa mère Alice à la recherche de son père qui les a abandonnés. On y trouve de belles descriptions de villes nordiques telles que Oslo, Helsinki ou Amsterdam. Et comme Alice exerce le métier peu banal de tatoueuse, c'est l'occasion pour John Irving de nous faire découvrir ce milieu un peu marginal sur lequel on sent qu'il a fait des recherches très fouillées comme c'est le cas de tous les sujets qu'il traite. Et le tout du point de vue de l'enfant ce qui donne une saveur particulière au récit.
    De retour aux Etats-Unis, sa mère le met dans une école de filles. Jack est très vite -et très jeune- initié au sexe et marqué à vie par une première expérience traumatisante.
    Devenu adulte, Jack est un acteur très connu plus ou moins abonné aux rôles de travesti. Il découvre que sa mère lui a menti au sujet de son père. Cette partie m'a parue longue et fastidieuse. Sans doute pour donner un peu plus de piquant, John Irving fait croiser à Jack des personnages réels, des stars hollywoodiennes telles que Billy Cristal, Arnold Schwartzenegger ou Pedro Almodovar. Mais j'ai trouvé cela inutile et factice...
    http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-20572077.html
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Citations et extraits

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  • Par petitours, le 19 mars 2010

    A cette époque, le tatouage constituait un souvenir, la marque d'une étape dans le voyage de la vie ; le grand amour, le chagrin d'amour, le port d'attache. Sur l'album de photos du corps, il n'était pas nécessaire que les tatouages soient de bons clichés ; ils pouvaient être assez mauvais sur le plan artistique, esthétique ; mais ils n'étaient pas laids non plus, du moins pas à dessein.
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  • Par Morriszapp, le 11 août 2009

    L'univers du tatouage, qui ne lui faisait nullement peur lorsqu'il avait quatre ans, le terrifiait à présent qu'il en avait vingt. [...] Jadis c'était le monde de la mer qui avait servi de passerelle vers l'étranger, la nouveauté ; mais ce n'était plus vrai. A présent les tatouages naissaient sous l'empire de la drogue ; c'était un charabia psychédélique, une horreur hallucinogène. Les nouveaux tatouages débordaient d'anarchie sexuelle ; ils vouaient un culte à la mort. (p. 353)
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  • Par petitours, le 19 mars 2010

    Selon ma mère, Jack Burns était comédien avant même de monter sur les planches, et pourtant ses plus vifs souvenirs d'enfance le renvoyaient aux moments où il avait ressenti l'urgence de saisir la main maternelle.
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  • Par deb, le 31 mai 2011

    Le regard qu'elle lui jeta ! Il n'avait pas compris sur le moment ce qu'elle entendait par "devenir des étrangers l'un pour l'autre". A présent il comprenait. Elle était en train de le regarder comme un parfait étranger :
    -Des ennuis, tu n'en auras que trop tôt, se borna-t-elle à dire.
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  • Par csapin, le 22 mars 2011

    Même si l'empire du soir, je le sais

    S'est volatilisé

    Si son sable de mes doigts a glissé

    Si je reste là, aveugle encore qu'éveillé

    Ma lassitude me stupéfie

    Je suis sur le sol comme cloué

    Plus personne à aller trouver

    Dans cette antique rue déserte

    Bien trop morte pour rêver.

    Ah tu fais semblant comme une femme, oui c'est vrai

    Tu fais l'amour comme une femme, oui c'est vrai

    Et puis tu souffres comme une femme

    Mais tu te brises comme une petite fille.

    Just like a woman - Bob Dylan
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Dernière nuit à Twisted River de John Irving Marque Page 03-02-2011








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