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> Maurice Rambaud (Traducteur)
> Pierre-Yves Pétillon (Préfacier, etc.)

ISBN : 2020255863
Éditeur : Editions du Seuil (1995)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 608 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du "Monde selon Garp", "L’Hôtel New Hampshire" contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son œuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu convention... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par la_fleur_des_mots, le 31 janvier 2013

    la_fleur_des_mots
    L'Hôtel New Hampshire est le roman de John Irving que j'ai préféré. Il nous offre une épopée familiale un peu loufoque et totalement attachante. Tous les personnages sont atypiques et drôles, loin des standards américains. du New Hampshire à Vienne, on suit le parcours mouvementé des Berry et de leurs cinq enfants. On fera la connaissance de Franck, passionné de taxidermie et homosexuel, Franny, lumineuse et incestueuse, de John, le narrateur, d'Egg, sourd comme un pot et féru de déguisements, de Lilly, trop petite, de Freud, l'ami de la famille, de Suzie et Earl... Ce roman foisonne de situations rocambolesques et de dialogues hilarants. On regrette souvent de ne pas être membre de la tribu Berry.
    Un pavé plein de fantaisie que l'on dévore !

    Lien : http://bloglavieestbelle.overblog.com/l-hotel-new-hampshire-de-john-..
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    • Livres 3.00/5
    Par jwpack, le 03 avril 2012

    jwpack
    John Irving est un auteur américain né en 1942, il est également scénariste. Dans ses romans, il inclut particulièrement plusieurs sujets récurrents, nous verrons ensemble lesquelles ont été employées dans l'Hotel New Hampshire. La version que j'ai entre les mains est celle du Club Québec Loisirs inc.
    Débutons donc par ces fameux thèmes. Dans ses oeuvres, Irving utilise couramment : La nouvelle Angleterre, les prostituées, la lutte, Vienne, les ours, des accidents létaux, des parents absents, le cinéma et une relation entre un jeune homme et une femme adulte. Selon Wikipédia, l'Hotel New Hampshire serait le seul roman de l'écrivain à incorporer tous ces sujets. Par exemple, « Je te retrouverai », qui est une autre fiction d'Irving, inclus tous ces thèmes également, sauf les ours. C'est pareil pour « Le monde selon garp » qui exclut le septième art. Comme je le disais, L'Hôtel New Hampshire, lui, intègre absolument tout.
    L'histoire m'a captivé, car j'aime les hommes de lettres qui osent. Déjà au résumé et à la couverture on s'attend à quelques choses de différent. L'un des sujets courageux choisis par l'auteur est l'inceste : le narrateur, John qui est le troisième enfant de la famille, est amoureux de sa soeur ainée, Franny. Ça prend de l'audace pour rédiger sur ce thème. Je dois admettre que les premières pages n'ont pas capté mon attention et j'ai dû patienter jusqu'au deuxième chapitre pour vraiment me lancer dans une lecture effrénée. Nous devons nous habituer au style d'écriture : de longues phrases qui doivent parfois être déchiffrées pour bien cerner le sens, mais n'ayez aucune crainte, après quelques feuilles, nous y sommes déjà aisément familiarisés.
    En fait, le récit n'est pas tellement rocambolesque, mais surtout particulier, les personnages également : un père de maisonnée rêveur, une femme compréhensive, des enfants aux caractères et attributs variés (l'un est sourd, un autre homosexuel, une autre est naine, etc); une famille des plus inédites, émettrons-nous. Cette originalité est la plus grande force de l'oeuvre. Que dire de la facilité d'Irving à tuer des personnages de façon complètement subite? Quelques lignes en fin de chapitre suffisent pour défigurer la cellule familiale. Une relecture est nécessaire pour être bien certain de ne rien avoir manqué et ainsi se rendre compte qu'effectivement, il est bel et bien mort. On ne le verra plus, et nous sommes réellement tristes, car nous étions déjà attachés. C'est fort, vraiment fort.
    Semblerait que ce ne soit pas la meilleure oeuvre de l'auteur, m'a-t-on dit. C'est, par contre, assez bon pour que je puisse vouloir me procurer d'autres de ses bouquins. Possiblement tenterais-je le coup avec « Le monde selon garp », son premier roman? Toujours est-il qu'il s'agit ici d'un livre que j'ai apprécié.
    Quels sont les points négatifs? Il y a le premier chapitre que j'ai déprécié, la cause m'échappe, peut-être ses longues phrases m'auraient elles déboussolé? Sinon, on y retrouve quelques composantes trop répétitives comme « Sorrow », le chien de la famille qui décède. L'écrivain nous ramène à cet élément jusqu'à la fin, sans réelle raison, comme une fixation un peu trop poussée qui aurait très bien pu être laissée de côté.
    Mon évaluation se situe à 7 étoiles sur 10. Je vous ferai bientôt la critique de « Le monde selon garp ». J'ai bien envie de découvrir un peu plus cet auteur, et vous? Que pensez-vous de John Irving? Aimez-vous son originalité, son humour, son courage et son style littéraire? Avez-vous vu l'adaptation cinématographie réalisée par Tony Richardson en 1984?

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2011/08/11/lhotel-hampshire-de-john-irvi..
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    • Livres 4.00/5
    Par iarsenea, le 09 septembre 2010

    iarsenea
    Comme le souligne si bien la quatrième de couverture, L'Hôtel New Hampshire raconte les mille et une péripéties de la famille Berry au travers de leur rêve de tenir un hôtel digne de ce nom. Ce désir vient en fait du père, Win, un homme dont les pieds rarement ancrés au sol. Rêveur, celui-ci ne se rend pas toujours compte que ses hôtels ne marchent pas comme ils le devraient ! Heureusement, Win a une femme qui le supporte tout en demeurant objective !
    Les deux parents ne sont pourtant pas les personnages principaux de ce roman étrange et hilarant ! Non, ce sont les enfants qui mènent le bal et qui apportent toute sa couleur à l'histoire.
    On a tout d'abord Frank, l'aîné, solitaire et un peu bizarre, homosexuel et passionné de taxidermie;
    Franny, belle jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche et qui s'attire toutes sortes d'ennuis;
    John, le narrateur, qui semble être le personnage le plus NORMAL de cette histoire en dépit de ses désirs incestueux pour sa soeur et de sa passion exagérée pour la course et l'haltérophilie;
    Lilly, dont on ne tardera pas à découvrir le nanisme et qui consacre toute son énergie à «grandir» (à vous de découvrir ce qu'elle entend par grandir) ;
    Et finalement Egg, le cadet, que l'on a appelé ainsi parce que lorsque Frank a demandé à sa mère comment elle appellerait le petit, elle a répondu qu'elle ne savait pas encore, et qu'il n'était encore qu'un oeuf ! Egg, le benjamin sourd d'oreille, qui ne cesse de dire «quoi ? » à la moindre occasion !
    L'Hôtel New Hampshire déborde aussi de personnages secondaires plus farfelus les uns que les autres :
    Earl, l'ours semi-apprivoisé ainsi appelé à cause de son grondement;
    Sorrow, le labrador aux pets odorants qui sera empaillé, qui causera la mort d'Iowa Bob, et qui flottera indéfinitivement sur les eaux de l'océan Atlantique;
    Iowa Bob ou Coach Bob, l'entraîneur de l'équipe de football de Dairy et grand-père des enfants, qui inculquera sa passion pour l'exercice à son petit-fils John et qui ne manquera pas une occasion de se mettre un p'tit verre dans l'nez;
    Ronda Day, la femme de chambre du premier Hôtel New Hampshire qui n'hésitera pas à initier John aux plaisirs sexuels malgré la différence d'âge;
    Les extravagantes et nombreuses putains du deuxième Hôtel New Hampshire;
    Les nombreux extrémistes tous plus sautés (au sens figuré comme au sens propre) les uns que les autres, aussi hébergés par le deuxième Hôtel New Hampshire;
    Susie, l'ourse intelligente du deuxième Hôtel New Hampshire;
    Freud, le juif éleveur d'animaux et mécanicien aveugle;
    ...
    Et de nombreux autres ! À vous de les découvrir !
    Si je n'ai pas fait de véritable résumé du roman, c'est parce que cela est tout simplement impossible ! L'Hôtel New Hampshire n'est pas une histoire, mais une succession de péripéties et d'anecdotes toutes plus loufoques les unes que les autres !
    J'ai adoré découvrir ce roman de John Irving, le premier que je lis. C'est totalement déjanté, drôle, étrange, absurde et en même temps, si réaliste ! Oui, oui ! J'ai bien dit réaliste !
    J'ai souri, voire éclaté de rire, à de nombreuses reprises durant ma lecture L'Hôtel New Hampshire. J'ai parfois été exaspérée par l'emploi abusif du verbe hurler, même si c'est aussi cette boulimie de hurlements qui m'a tant fait rire.
    Si parfois je grinchais des dents (par exemple, à la mention de l'amour incestueux entre Franny et John), la plupart du temps je bouillais d'impatience de découvrir le prochain événement que John Irving aurait inventé pour ses personnages. Quelle imagination dérangée ! Mais quel plaisir de lecture !
    Il ne fait aucun doute que je vais renouveller l'expérience Irving bientôt !


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/09/lhotel-new-hampshire.h..
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    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2, le 20 août 2011

    liratouva2
    L'Hôtel New Hampshire, c'est tout un symbole : celui de la vie de la famille Berry racontée par John, le rejeton n°3.
    John Berry comme John Irving. John, le narrateur et John, l'auteur
    Deux John et trois hôtels New Hampshire, selon le rêve du père qui cherche sans fin son idéal, du New Hampshire à la Vienne européenne pour finir par revenir en Amérique dans un hôtel miteux du Maine toujours nommé «New Hampshire» car le rêve reste intact, «vissé pour la vie».
    Trois enfants coup sur coup, les bien-portants : Franck, l'homosexuel, Franny, l'éblouissante, «la plus turbulente» et John, le fils du milieu, la figure centrale puis les deux petits derniers, les handicapés : Lilly, la naine et Egg, l'enfant sourd.
    Autour d'eux, les animaux, les ours, les chiens, ceux qui vivent au cœur de la famille, ceux qui sont morts et qu'on empaille, ceux qu'on aime et qui vous le rende au centuple mais à leur manière et puis les serviteurs, les amis, les anciens que l'on perd peu à peu, Iowa Bob, l'aïeul, le coach, l'obsédé de culture physique, Ronda Ray, l'employée à la chambre de repos, l'initiatrice, la prostituée, celle dont le souffle séduit par le canal d'un interphone et qui reste avec les nains du cirque Fritz, et puis les amis de Freud à Urick noyé dans sa baignoire, lui, «un vieux marin maintes fois réchappé de l'abîme».
    Les hôtels, ce sont des cirques à eux tout seuls, des ménageries, les lieux de vie d'une troupe familiale élargie, à des époques diverses.
    le récit englobe l'avant-guerre immédiate, 1939, juste avant la naissance des enfants, les années cinquante et la reconstruction européenne à Vienne, avec ses référence au vrai Freud et la leçon qu'ils en tirent «Attention aux fenêtres ouvertes», puis le retour à New York, Noël 1964 momentanément à l'hôtel Stanhope.
    C'est là que se revivent les drames anciens, viol, inceste, humiliations. Là que les plaies s'ouvrent à nouveau avec la rencontre à Central Park de Chipper Dove, l'ami violeur jamais pardonné sur qui le piège se refermera grâce à Susie, l'amie ourse du moment.
    «Et voici l'épilogue ; l'inévitable épilogue.» le dernier hôtel New Hampshire «Dans un monde où flottent l'amour et le chagrin, il y a une foule d'épilogues. …A L'Hôtel New Hampshire, nous sommes tous rivés pour la vie. Donc nous nous obstinons à rêver. Ainsi inventons-nous nos vies.»
    Inutile de dire que je ne suis pas déçue. Après Garp et son petit monde, Twisted River et sa dernière nuit, nouveau coup de cœur pour cet hôtel New Hampshire en trois versions.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/08/john-irving-lhotel-new-hampsh..
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    • Livres 4.00/5
    Par TheBee, le 11 mai 2010

    TheBee
    Un vrai régal !
    Quelle famille originale, qui suit le père de rêve en rêve, qui s'adapte, qui souffre, qui s'amuse. John Berry nous raconte son enfance dans un roman à la fois grave et enjoué. On s'étonne de trouver autant d'humour à offrir quand tout pourrait être blues.
    Ca déménage et on fait partie du voyage, des Etats-Unis à l'Autriche, on accompagne ces enfants ordinaires et extra-ordinaires, ce vieux Freud et ses ours incongrus, ces parents qui n'ont pas peur de prendre des risques. Et les clients des hôtels, qui ne sont pas moins saugrenus !
    Un roman, comme une bouffée d'air frais.
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 09 septembre 2010

    Le troisième pétait sans arrêt, mais ce trait désagréable était le seul qui le rapprochât de Sorrow ; c'était lui aussi un berger allemand, un mâle cette fois, et papa avait exigé de l'appeler Fred. Fred était également le nom du factorum du troisième Hôtel New Hampshire- un pêcheur de homards en retraite baptisé Fred, sourd comme un pot. Chaque fois que papa hélait un de ses chiens, n'importe lequel- Sacher ou Schlagobers-, Fred le factorum s'écriait « Quoi ?» même quand il travaillait à l'autre bout de l'hôtel. Cette manie plongeait papa dans une telle irritation (et, implicitement, nous rappelait Egg de façon si poignante) que papa menaçait toujours d'appeler son prochain chien Fred.
    -Puisque de toute façon ce vieil idiot de Fred répondra chaque fois que j'appellerai le chien, le nom n'a aucune importance ! lançait papa. Seigneur Dieu, s'il doit s'obstiner à répondre « Quoi ?», autant que ce soit à l'appel de son nom.
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  • Par Spilett, le 17 février 2011

    - Un orgasme ? dit la femme dont le mari, d'un geste automatique, plaqua ses mains sur les oreilles de sa fille.
    - Mon Dieu, répèta souvent Franny par la suite. Ils se fichaient éperdument que leur fille soit témoin d'un crime, mais ils refusaient de la laisser entendre parler d'un orgasme. Y a pas à dire, ils sont bizarres, les américains.

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  • Par iarsenea, le 06 septembre 2010

    Toute la première moitié de sa vie, on a quinze ans. Et puis, un jour, on accroche ses vingt ans, et le lendemain c'est déjà fini. Et la trentaine défile comme un week-end passé en galante compagnie. Et avant de s'en rendre compte, on recommence à rêver de ses quinze ans.

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  • Par liratouva2, le 20 août 2011

    Et voici l’épilogue ; l’inévitable épilogue.» Le dernier hôtel New Hampshire «Dans un monde où flottent l’amour et le chagrin, il y a une foule d’épilogues. …A l’hôtel New Hampshire, nous sommes tous rivés pour la vie. Donc nous nous obstinons à rêver. Ainsi inventons-nous nos vies

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  • Par ELINNA, le 11 janvier 2013

    Ce ne sera pas si terrible, me rassura-t-il. Nous autres humains sommes extraordinaires - quand il s'agit de nous adapter. Si nous n'étions pas capable de nous endurcir, à partir de nos défaites et de nos deuils, de nos désirs inassouvis et de nos frustrations, alors jamais nous ne pourrions nous endurcir assez, tu ne crois pas ? D'où pourrions-nous tirer notre force ?

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