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ISBN : 2021159655
Éditeur : Editions du Seuil (2014)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 635 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du "Monde selon Garp", "L’Hôtel New Hampshire" contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son œuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu convention... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par la_fleur_des_mots, le 31 janvier 2013

    la_fleur_des_mots
    L'Hôtel New Hampshire est le roman de John Irving que j'ai préféré. Il nous offre une épopée familiale un peu loufoque et totalement attachante. Tous les personnages sont atypiques et drôles, loin des standards américains. du New Hampshire à Vienne, on suit le parcours mouvementé des Berry et de leurs cinq enfants. On fera la connaissance de Franck, passionné de taxidermie et homosexuel, Franny, lumineuse et incestueuse, de John, le narrateur, d'Egg, sourd comme un pot et féru de déguisements, de Lilly, trop petite, de Freud, l'ami de la famille, de Suzie et Earl... Ce roman foisonne de situations rocambolesques et de dialogues hilarants. On regrette souvent de ne pas être membre de la tribu Berry.
    Un pavé plein de fantaisie que l'on dévore !

    Lien : http://bloglavieestbelle.overblog.com/l-hotel-new-hampshire-de-john-..
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    • Livres 4.00/5
    Par mamansand72, le 07 septembre 2014

    mamansand72
    C'est le premier livre de John Irving que je lis.
    Un peu surprise au départ, je me suis finalement laissé emporter par l'histoire, je me suis attachée aux personnages et à leur évolution. J'ai retrouvé dans ce livre un peu de la fantaisie des personnages de Gary dans la promesse de l'aube et j'ai aussi trouvé des similitudes avec l'épopée du « fabuleux destin d'Edgar Mint ».
    Difficile de résumer ce roman : le narrateur est John, troisième enfant d'une fratrie de cinq. Il nous raconte sa famille à partir de la rencontre de ses parents et sur une quarantaine d'années. le père est un doux rêveur, utopiste, qui les embarque dans ses rêves…et il rêve d'ours et d'hôtels : dans le Maine, à Vienne, à New York…Chaque membre de cette famille hors du commun est loufoque à sa façon : Lilly ne peut pas grandir, Egg petit dernier qui attendrit tout le monde par sa grande sensibilité , Franny jeune fille qui cache un cœur tendre derrière ses grands airs et dissimule ses failles, et sa blessure « originelle », le viol qu'elle a subi, Frank, l'aîné, homosexuel et doué pour les affaires, John, amoureux de sa sœur, la mère, seule personne qui semble sensée, le grand père coach sportif à l'esprit assez fermé… Au cours du livre, Egg et sa mère meurent dans un accident aérien alors qu'ils rejoignaient le reste de la famille partie s'installer à Vienne. le reste de la famille s'installe dans un hôtel fréquenté par des prostituées qui deviennent des personnages du roman et un groupe de mystérieux agents terroristes…
    Ce qui m'a surpris dans cette histoire, c'est que l'auteur raconte avec la même intensité des banalités, les détails de la vie quotidienne et les drames traversés par les membres de la tribu ou le contexte historique (antisémitisme, seconde guerre…). Il y a à la fois beaucoup de recul, d'humour et de sensibilité. Les situations invraisemblables sont amenées de telle façon que le lecteur y croit forcément.
    Après quelques doutes au début de l'histoire, déroutée par le style original, un peu « cash », j'ai vite oublié mes réticences et j'ai passé de très bons moments de lecture avec tous les personnages de cette famille vraiment loufoque ! On passe par toutes les émotions au fil des pages. C'est à la fois plein de légèreté et de profondeur, triste et plein d'humour, déjanté et ancré dans la réalité…
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    • Livres 3.00/5
    Par jwpack, le 03 avril 2012

    jwpack
    John Irving est un auteur américain né en 1942, il est également scénariste. Dans ses romans, il inclut particulièrement plusieurs sujets récurrents, nous verrons ensemble lesquelles ont été employées dans l'Hotel New Hampshire. La version que j'ai entre les mains est celle du Club Québec Loisirs inc.
    Débutons donc par ces fameux thèmes. Dans ses oeuvres, Irving utilise couramment : La nouvelle Angleterre, les prostituées, la lutte, Vienne, les ours, des accidents létaux, des parents absents, le cinéma et une relation entre un jeune homme et une femme adulte. Selon Wikipédia, l'Hotel New Hampshire serait le seul roman de l'écrivain à incorporer tous ces sujets. Par exemple, « Je te retrouverai », qui est une autre fiction d'Irving, inclus tous ces thèmes également, sauf les ours. C'est pareil pour « Le monde selon garp » qui exclut le septième art. Comme je le disais, L'Hôtel New Hampshire, lui, intègre absolument tout.
    L'histoire m'a captivé, car j'aime les hommes de lettres qui osent. Déjà au résumé et à la couverture on s'attend à quelques choses de différent. L'un des sujets courageux choisis par l'auteur est l'inceste : le narrateur, John qui est le troisième enfant de la famille, est amoureux de sa soeur ainée, Franny. Ça prend de l'audace pour rédiger sur ce thème. Je dois admettre que les premières pages n'ont pas capté mon attention et j'ai dû patienter jusqu'au deuxième chapitre pour vraiment me lancer dans une lecture effrénée. Nous devons nous habituer au style d'écriture : de longues phrases qui doivent parfois être déchiffrées pour bien cerner le sens, mais n'ayez aucune crainte, après quelques feuilles, nous y sommes déjà aisément familiarisés.
    En fait, le récit n'est pas tellement rocambolesque, mais surtout particulier, les personnages également : un père de maisonnée rêveur, une femme compréhensive, des enfants aux caractères et attributs variés (l'un est sourd, un autre homosexuel, une autre est naine, etc); une famille des plus inédites, émettrons-nous. Cette originalité est la plus grande force de l'oeuvre. Que dire de la facilité d'Irving à tuer des personnages de façon complètement subite? Quelques lignes en fin de chapitre suffisent pour défigurer la cellule familiale. Une relecture est nécessaire pour être bien certain de ne rien avoir manqué et ainsi se rendre compte qu'effectivement, il est bel et bien mort. On ne le verra plus, et nous sommes réellement tristes, car nous étions déjà attachés. C'est fort, vraiment fort.
    Semblerait que ce ne soit pas la meilleure oeuvre de l'auteur, m'a-t-on dit. C'est, par contre, assez bon pour que je puisse vouloir me procurer d'autres de ses bouquins. Possiblement tenterais-je le coup avec « Le monde selon garp », son premier roman? Toujours est-il qu'il s'agit ici d'un livre que j'ai apprécié.
    Quels sont les points négatifs? Il y a le premier chapitre que j'ai déprécié, la cause m'échappe, peut-être ses longues phrases m'auraient elles déboussolé? Sinon, on y retrouve quelques composantes trop répétitives comme « Sorrow », le chien de la famille qui décède. L'écrivain nous ramène à cet élément jusqu'à la fin, sans réelle raison, comme une fixation un peu trop poussée qui aurait très bien pu être laissée de côté.
    Mon évaluation se situe à 7 étoiles sur 10. Je vous ferai bientôt la critique de « Le monde selon garp ». J'ai bien envie de découvrir un peu plus cet auteur, et vous? Que pensez-vous de John Irving? Aimez-vous son originalité, son humour, son courage et son style littéraire? Avez-vous vu l'adaptation cinématographie réalisée par Tony Richardson en 1984?

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2011/08/11/lhotel-hampshire-de-john-irvi..
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    • Livres 4.00/5
    Par iarsenea, le 09 septembre 2010

    iarsenea
    Comme le souligne si bien la quatrième de couverture, L'Hôtel New Hampshire raconte les mille et une péripéties de la famille Berry au travers de leur rêve de tenir un hôtel digne de ce nom. Ce désir vient en fait du père, Win, un homme dont les pieds rarement ancrés au sol. Rêveur, celui-ci ne se rend pas toujours compte que ses hôtels ne marchent pas comme ils le devraient ! Heureusement, Win a une femme qui le supporte tout en demeurant objective !
    Les deux parents ne sont pourtant pas les personnages principaux de ce roman étrange et hilarant ! Non, ce sont les enfants qui mènent le bal et qui apportent toute sa couleur à l'histoire.
    On a tout d'abord Frank, l'aîné, solitaire et un peu bizarre, homosexuel et passionné de taxidermie;
    Franny, belle jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche et qui s'attire toutes sortes d'ennuis;
    John, le narrateur, qui semble être le personnage le plus NORMAL de cette histoire en dépit de ses désirs incestueux pour sa soeur et de sa passion exagérée pour la course et l'haltérophilie;
    Lilly, dont on ne tardera pas à découvrir le nanisme et qui consacre toute son énergie à «grandir» (à vous de découvrir ce qu'elle entend par grandir) ;
    Et finalement Egg, le cadet, que l'on a appelé ainsi parce que lorsque Frank a demandé à sa mère comment elle appellerait le petit, elle a répondu qu'elle ne savait pas encore, et qu'il n'était encore qu'un oeuf ! Egg, le benjamin sourd d'oreille, qui ne cesse de dire «quoi ? » à la moindre occasion !
    L'Hôtel New Hampshire déborde aussi de personnages secondaires plus farfelus les uns que les autres :
    Earl, l'ours semi-apprivoisé ainsi appelé à cause de son grondement;
    Sorrow, le labrador aux pets odorants qui sera empaillé, qui causera la mort d'Iowa Bob, et qui flottera indéfinitivement sur les eaux de l'océan Atlantique;
    Iowa Bob ou Coach Bob, l'entraîneur de l'équipe de football de Dairy et grand-père des enfants, qui inculquera sa passion pour l'exercice à son petit-fils John et qui ne manquera pas une occasion de se mettre un p'tit verre dans l'nez;
    Ronda Day, la femme de chambre du premier Hôtel New Hampshire qui n'hésitera pas à initier John aux plaisirs sexuels malgré la différence d'âge;
    Les extravagantes et nombreuses putains du deuxième Hôtel New Hampshire;
    Les nombreux extrémistes tous plus sautés (au sens figuré comme au sens propre) les uns que les autres, aussi hébergés par le deuxième Hôtel New Hampshire;
    Susie, l'ourse intelligente du deuxième Hôtel New Hampshire;
    Freud, le juif éleveur d'animaux et mécanicien aveugle;
    ...
    Et de nombreux autres ! À vous de les découvrir !
    Si je n'ai pas fait de véritable résumé du roman, c'est parce que cela est tout simplement impossible ! L'Hôtel New Hampshire n'est pas une histoire, mais une succession de péripéties et d'anecdotes toutes plus loufoques les unes que les autres !
    J'ai adoré découvrir ce roman de John Irving, le premier que je lis. C'est totalement déjanté, drôle, étrange, absurde et en même temps, si réaliste ! Oui, oui ! J'ai bien dit réaliste !
    J'ai souri, voire éclaté de rire, à de nombreuses reprises durant ma lecture L'Hôtel New Hampshire. J'ai parfois été exaspérée par l'emploi abusif du verbe hurler, même si c'est aussi cette boulimie de hurlements qui m'a tant fait rire.
    Si parfois je grinchais des dents (par exemple, à la mention de l'amour incestueux entre Franny et John), la plupart du temps je bouillais d'impatience de découvrir le prochain événement que John Irving aurait inventé pour ses personnages. Quelle imagination dérangée ! Mais quel plaisir de lecture !
    Il ne fait aucun doute que je vais renouveller l'expérience Irving bientôt !


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/09/lhotel-new-hampshire.h..
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    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2, le 20 août 2011

    liratouva2
    L'Hôtel New Hampshire, c'est tout un symbole : celui de la vie de la famille Berry racontée par John, le rejeton n°3.
    John Berry comme John Irving. John, le narrateur et John, l'auteur
    Deux John et trois hôtels New Hampshire, selon le rêve du père qui cherche sans fin son idéal, du New Hampshire à la Vienne européenne pour finir par revenir en Amérique dans un hôtel miteux du Maine toujours nommé «New Hampshire» car le rêve reste intact, «vissé pour la vie».
    Trois enfants coup sur coup, les bien-portants : Franck, l'homosexuel, Franny, l'éblouissante, «la plus turbulente» et John, le fils du milieu, la figure centrale puis les deux petits derniers, les handicapés : Lilly, la naine et Egg, l'enfant sourd.
    Autour d'eux, les animaux, les ours, les chiens, ceux qui vivent au cœur de la famille, ceux qui sont morts et qu'on empaille, ceux qu'on aime et qui vous le rende au centuple mais à leur manière et puis les serviteurs, les amis, les anciens que l'on perd peu à peu, Iowa Bob, l'aïeul, le coach, l'obsédé de culture physique, Ronda Ray, l'employée à la chambre de repos, l'initiatrice, la prostituée, celle dont le souffle séduit par le canal d'un interphone et qui reste avec les nains du cirque Fritz, et puis les amis de Freud à Urick noyé dans sa baignoire, lui, «un vieux marin maintes fois réchappé de l'abîme».
    Les hôtels, ce sont des cirques à eux tout seuls, des ménageries, les lieux de vie d'une troupe familiale élargie, à des époques diverses.
    le récit englobe l'avant-guerre immédiate, 1939, juste avant la naissance des enfants, les années cinquante et la reconstruction européenne à Vienne, avec ses référence au vrai Freud et la leçon qu'ils en tirent «Attention aux fenêtres ouvertes», puis le retour à New York, Noël 1964 momentanément à l'hôtel Stanhope.
    C'est là que se revivent les drames anciens, viol, inceste, humiliations. Là que les plaies s'ouvrent à nouveau avec la rencontre à Central Park de Chipper Dove, l'ami violeur jamais pardonné sur qui le piège se refermera grâce à Susie, l'amie ourse du moment.
    «Et voici l'épilogue ; l'inévitable épilogue.» le dernier hôtel New Hampshire «Dans un monde où flottent l'amour et le chagrin, il y a une foule d'épilogues. …A L'Hôtel New Hampshire, nous sommes tous rivés pour la vie. Donc nous nous obstinons à rêver. Ainsi inventons-nous nos vies.»
    Inutile de dire que je ne suis pas déçue. Après Garp et son petit monde, Twisted River et sa dernière nuit, nouveau coup de cœur pour cet hôtel New Hampshire en trois versions.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/08/john-irving-lhotel-new-hampsh..
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Citations et extraits

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  • Par mamansand72, le 07 septembre 2014

    Donc, nous nous obstinons à rêver. Ainsi inventons-nous nos vies. Nous nous donnons une sainte pour mère, nous faisons de notre père un héros ; et notre frère aîné, notre sœur aînée - eux aussi deviennent nos héros. Nous inventons ce que nous aimons et ce que nous redoutons. Il y a toujours un petit frère perdu, et vaillant - et une petite sœur perdue, elle aussi. Nous rêvons, rêvons sans cesse : le meilleur des hôtels, la famille idéale ; une vie de vacances. Et nos rêves nous échappent, avec presque autant de force que nous les imaginons.
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  • Par mamansand72, le 07 septembre 2014

    Avant même qu’elle aborde le sujet avec Franny, je devinai l’importance désespérée qu’avait pour cette femme son malheur intime, et comment - dans son esprit - la seule réaction crédible à l’événement du viol était la sienne. Que quelqu’un ait pu réagir différemment à une agression analogue signifiait simplement à ses yeux qu’il ne pouvait s’agir d’une agression du même ordre.
    - Les gens sont ainsi, aurait dit Iowa Bob. Ils ont besoin de parer leurs pires expériences d’une valeur universelle. En un sens, cela les réconforte.
    Et qui peut les blâmer ? Discuter avec des gens de ce genre est exaspérant et ne sert à rien ; victimes d’une expérience qui a nié leur humanité, ils s’obstinent à dénier aux autres un autre genre d’humanité, ils s’obstinent à dénier aux autres un autre genre d’humanité, à savoir l’authentique diversité de l’espèce humaine - qui va de pair avec son uniformité. Dommage pour cette femme.
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  • Par mamansand72, le 07 septembre 2014

    - Tu comprends, expliquait souvent Franny, bien des années plus tard, nous ne sommes pas des excentriques, nous ne sommes pas des phénomènes. Les uns pour les autres, disait Franny, nous sommes d’une banalité navrante.
    Et elle avait raison : les uns pour les autres, nous étions normaux et gentils comme du bon pain, tout simplement une famille. Dans une famille, même les outrances ont du sens ; ce sont toujours des outrances logiques, rien de plus.

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  • Par mamansand72, le 07 septembre 2014

    Là, dans le noir, où rien ne vient jamais bloquer l’imagination, mon père sentit que le nom de
    son futur hôtel, de notre futur hôtel, lui venait soudain.
    « Comment que vous allez l’appeler ? demanda le vieux flic.
    - L’hôtel New Hampshire, dit mon père.
    - Merde alors, fit Howard Tuck.
    « Merde alors », aurait peut-être en effet été plus approprié, mais le sort en était jeté : ce serait l’Hôtel New Hampshire.
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  • Par mamansand72, le 07 septembre 2014

    Mon père, après tout, était un capitaliste. Qui d’autre aurait jamais pu rêver d’un hôtel idéal ? Qui, sinon un capitaliste, et un partisan du système établi, aurait eu envie de vivre dans un hôtel, de gérer une chose qui n’était pas rentable, de vendre un produit qui en fait n’était rien d’autre que du sommeil - non du travail -, un produit qui était, sinon du plaisir, du moins du repos ?

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