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Maurice Rambaud (Traducteur)Pierre-Yves Pétillon (Préfacier, etc.)
ISBN : 2020255863
Éditeur : Editions du Seuil (1995)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 882 notes)
Résumé :
Un des ouvrages les plus célèbres de l'auteur du "Monde selon Garp", "L’Hôtel New Hampshire" contient tous les éléments que l'on retrouve habituellement dans son œuvre. En effet, drôle, astucieuse, originale et enthousiasmante est la saga de cette famille peu conventionnelle. Nostalgique et passionnée est la voix de John Berry, le narrateur qui parle sans équivoque du rêve de son père : tenir un hôtel. La famille Berry, les deux parents et leurs cinq enfants, ainsi ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
fredho
fredho30 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
John Berry , la quarantaine, nous raconte l'histoire de sa famille. C'est une famille non conventionnelle composée de Winlows le père irresponsable et rêveur, Mary la mère fantaisiste, Franck le frère ainé homosexuel et passionné de taxidermie, Franny la soeur incestueuse, traumatisée par un viol collectif, Lilly la soeur naine qui a une volonté farouche de vouloir grandir, Egg le petit frère atteint de surdité, Iowa Bob le grand-père haltérophile porté sur la boisson, et pour couronner le tout Earl l'ours qui aime faire du side-car, et Sorrow le labrador qui souffre de flatulence incurable.
Nous suivrons la destinée invraisemblable de cette famille hors du commun sur plusieurs décennies, de la rencontre amoureuse des parents à l'acquisition successive de 3 hôtels New Hampshire sur 2 continents différents. Nous ferons des rencontres improbables avec des personnages secondaires excentriques comme Freud le juif dresseur d'animaux et Susie l'ourse intelligente, mais nous croiserons également le chemin de prostituées extravagantes et de terroristes gauchistes complètement timbrés.
Réservez une chambre à l'hôtel New Hampshire pour y découvrir un univers burlesque, désarmant, dérangé, fantasmagorique, fascinant, drôle mais également réaliste et tragique. Un hôtel occupé par des personnages touchants et atypiques où la normalité n'existe pas et où le paradoxe a toute sa place.
Lire du John Irving c'est partir dans une autre dimension au coeur d'une folie douce et atterrir complètement déboussolé.
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la_fleur_des_mots
la_fleur_des_mots31 janvier 2013
  • Livres 5.00/5
L'Hôtel New Hampshire est le roman de John Irving que j'ai préféré. Il nous offre une épopée familiale un peu loufoque et totalement attachante. Tous les personnages sont atypiques et drôles, loin des standards américains. du New Hampshire à Vienne, on suit le parcours mouvementé des Berry et de leurs cinq enfants. On fera la connaissance de Franck, passionné de taxidermie et homosexuel, Franny, lumineuse et incestueuse, de John, le narrateur, d'Egg, sourd comme un pot et féru de déguisements, de Lilly, trop petite, de Freud, l'ami de la famille, de Suzie et Earl... Ce roman foisonne de situations rocambolesques et de dialogues hilarants. On regrette souvent de ne pas être membre de la tribu Berry.
Un pavé plein de fantaisie que l'on dévore !
Lien : http://bloglavieestbelle.overblog.com/l-hotel-ne..
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ChatDuCheshire
ChatDuCheshire15 juin 2015
  • Livres 5.00/5
C'est mon préféré d'Irving, avec "A moi seul bien des personnages". Celui-ci est lié au célébrissime "Le monde selon Garp" car Garp y écrit une histoire se déroulant à Vienne qui évoque furieusement un épisode de cet "Hôtel New Hampshire". On retrouve également dans ce livre quelques-uns des "ingrédients" récurrents dans les livres d'Irving: la lutte, l'ours et Vienne notamment et parmi d'autres, ceux-ci faisant écho à la vie d'Irving lui-même (la pratique de la lutte, les études à Vienne dans les années 60).
On suit ici l'histoire d'une famille peu ordinaire qui créera successivement trois hôtels "New Hampshire", dont un à Vienne dans les années 50-60 (les deux autres aux Etats-Unis). La motivation du père y est mais le sens de la gestion pas nécessairement. Qu'importe toute la famille suivra l'aventure: père, mère et les cinq enfants sauf qu'une série de drames viendront décimer la tribu en cours de route.
Voici pour la trame. Le ton est toujours à l'humour, parfois absurde, parfois penchant davantage vers la comédie (humaine) burlesque. La peinture de Vienne dans les années 50-60 est extrêmement intéressante (cette ville se remettant encore de la seconde guerre mondiale, qui l'avait très durement affectée) et le côté "famille à l'assaut du monde" me rappelle ce fameux optimisme et esprit d'entreprise, parfois naïf et souvent extrêmement rafraîchissant, que j'ai pu rencontrer chez nombre d'amis étasuniens...
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mamansand72
mamansand7207 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
C'est le premier livre de John Irving que je lis.
Un peu surprise au départ, je me suis finalement laissé emporter par l'histoire, je me suis attachée aux personnages et à leur évolution. J'ai retrouvé dans ce livre un peu de la fantaisie des personnages de Gary dans la promesse de l'aube et j'ai aussi trouvé des similitudes avec l'épopée du « fabuleux destin d'Edgar Mint ».
Difficile de résumer ce roman : le narrateur est John, troisième enfant d'une fratrie de cinq. Il nous raconte sa famille à partir de la rencontre de ses parents et sur une quarantaine d'années. le père est un doux rêveur, utopiste, qui les embarque dans ses rêves…et il rêve d'ours et d'hôtels : dans le Maine, à Vienne, à New York…Chaque membre de cette famille hors du commun est loufoque à sa façon : Lilly ne peut pas grandir, Egg petit dernier qui attendrit tout le monde par sa grande sensibilité , Franny jeune fille qui cache un coeur tendre derrière ses grands airs et dissimule ses failles, et sa blessure « originelle », le viol qu'elle a subi, Frank, l'aîné, homosexuel et doué pour les affaires, John, amoureux de sa soeur, la mère, seule personne qui semble sensée, le grand père coach sportif à l'esprit assez fermé… Au cours du livre, Egg et sa mère meurent dans un accident aérien alors qu'ils rejoignaient le reste de la famille partie s'installer à Vienne. le reste de la famille s'installe dans un hôtel fréquenté par des prostituées qui deviennent des personnages du roman et un groupe de mystérieux agents terroristes…
Ce qui m'a surpris dans cette histoire, c'est que l'auteur raconte avec la même intensité des banalités, les détails de la vie quotidienne et les drames traversés par les membres de la tribu ou le contexte historique (antisémitisme, seconde guerre…). Il y a à la fois beaucoup de recul, d'humour et de sensibilité. Les situations invraisemblables sont amenées de telle façon que le lecteur y croit forcément.
Après quelques doutes au début de l'histoire, déroutée par le style original, un peu « cash », j'ai vite oublié mes réticences et j'ai passé de très bons moments de lecture avec tous les personnages de cette famille vraiment loufoque ! On passe par toutes les émotions au fil des pages. C'est à la fois plein de légèreté et de profondeur, triste et plein d'humour, déjanté et ancré dans la réalité…
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jwpack
jwpack03 avril 2012
  • Livres 3.00/5
John Irving est un auteur américain né en 1942, il est également scénariste. Dans ses romans, il inclut particulièrement plusieurs sujets récurrents, nous verrons ensemble lesquelles ont été employées dans l'Hotel New Hampshire. La version que j'ai entre les mains est celle du Club Québec Loisirs inc.
Débutons donc par ces fameux thèmes. Dans ses oeuvres, Irving utilise couramment : La nouvelle Angleterre, les prostituées, la lutte, Vienne, les ours, des accidents létaux, des parents absents, le cinéma et une relation entre un jeune homme et une femme adulte. Selon Wikipédia, l'Hotel New Hampshire serait le seul roman de l'écrivain à incorporer tous ces sujets. Par exemple, « Je te retrouverai », qui est une autre fiction d'Irving, inclus tous ces thèmes également, sauf les ours. C'est pareil pour « le monde selon Garp » qui exclut le septième art. Comme je le disais, l'Hôtel New Hampshire, lui, intègre absolument tout.
L'histoire m'a captivé, car j'aime les hommes de lettres qui osent. Déjà au résumé et à la couverture on s'attend à quelques choses de différent. L'un des sujets courageux choisis par l'auteur est l'inceste : le narrateur, John qui est le troisième enfant de la famille, est amoureux de sa soeur ainée, Franny. Ça prend de l'audace pour rédiger sur ce thème. Je dois admettre que les premières pages n'ont pas capté mon attention et j'ai dû patienter jusqu'au deuxième chapitre pour vraiment me lancer dans une lecture effrénée. Nous devons nous habituer au style d'écriture : de longues phrases qui doivent parfois être déchiffrées pour bien cerner le sens, mais n'ayez aucune crainte, après quelques feuilles, nous y sommes déjà aisément familiarisés.
En fait, le récit n'est pas tellement rocambolesque, mais surtout particulier, les personnages également : un père de maisonnée rêveur, une femme compréhensive, des enfants aux caractères et attributs variés (l'un est sourd, un autre homosexuel, une autre est naine, etc); une famille des plus inédites, émettrons-nous. Cette originalité est la plus grande force de l'oeuvre. Que dire de la facilité d'Irving à tuer des personnages de façon complètement subite? Quelques lignes en fin de chapitre suffisent pour défigurer la cellule familiale. Une relecture est nécessaire pour être bien certain de ne rien avoir manqué et ainsi se rendre compte qu'effectivement, il est bel et bien mort. On ne le verra plus, et nous sommes réellement tristes, car nous étions déjà attachés. C'est fort, vraiment fort.
Semblerait que ce ne soit pas la meilleure oeuvre de l'auteur, m'a-t-on dit. C'est, par contre, assez bon pour que je puisse vouloir me procurer d'autres de ses bouquins. Possiblement tenterais-je le coup avec « le Monde selon Garp », son premier roman? Toujours est-il qu'il s'agit ici d'un livre que j'ai apprécié.
Quels sont les points négatifs? Il y a le premier chapitre que j'ai déprécié, la cause m'échappe, peut-être ses longues phrases m'auraient elles déboussolé? Sinon, on y retrouve quelques composantes trop répétitives comme « Sorrow », le chien de la famille qui décède. L'écrivain nous ramène à cet élément jusqu'à la fin, sans réelle raison, comme une fixation un peu trop poussée qui aurait très bien pu être laissée de côté.
Mon évaluation se situe à 7 étoiles sur 10. Je vous ferai bientôt la critique de « le Monde selon Garp ». J'ai bien envie de découvrir un peu plus cet auteur, et vous? Que pensez-vous de John Irving? Aimez-vous son originalité, son humour, son courage et son style littéraire? Avez-vous vu l'adaptation cinématographie réalisée par Tony Richardson en 1984?
Lien : http://www.sergeleonard.net/2011/08/11/lhotel-ha..
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Citations & extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
fredhofredho19 janvier 2016
[...] notre père avait accompagné Sorrow chez le vétérinaire, pour faire piquer le vieux chien.
[...] Franck n'avait aucune affection pour Sorrow, pourtant sa sentence parut l'attrister.
- Je sais bien qu'il pue, dit Franck, mais ce n'est tout de même pas une maladie rédhibitoire.
- Dans un hôtel, si, fit papa. Le chien souffre d'une flatulence incurable.
- De plus, il est vieux, dit maman.
- Quand vous deviendrez vieux, vous aussi, dis-je, l'idée ne nous viendra pas de vous faire piquer.
- Et moi alors? demanda Iowa Bob(le grand-père), je suppose que je suis le prochain sur la liste. Faudra que je surveille mes pets, sinon, en route pour l'hospice.
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gaiagaia26 juillet 2014
Viennent d'abord Mary Bates et Win Berry, Freud et son idiot d'ours nommé soit State O'Maine, soit Earl. Puis viens la petite famille au complète: la minuscule Lily et ses mains qui ne tiennent pas en place, toujours essayant de grandir; il y a Egg, mignon comme tout, comme on peu si bien l'imaginer, avec son Sorrow qu'il aime tant; on a John, impossible de ne pas s'en attacher, narrateur et haltérophile de qualité; Franny et son caractère si borné et si attachant, qu'on imagine si belle qu'on en est jalouse; Franck, qui, malgré son attitude bizarre et ses goûts prononcé pour les déguisements, les uniformes et les hommes a des tonnes de qualités.

On rencontre Susie l'ourse, Iowa Bob - ou Coach Bob - les putains du deuxième hôtel New Hampshire, les violeurs de Dairy, Junior Jones, Ernest le pornographe, Old Billig l'extrémiste et tant d'autres qu'on ne sait plus qui nous apprécions ou détestons le plus.

Les trois Hôtels New Hampshire nous charmerons autant que le font si biens ses propriétaires.
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fredhofredho26 janvier 2016
[...] - Y a qu'à le violer! dit Frank.
- Et qui s'en chargerait ? demanda Lilly.
- Moi - pour la cause, dit Susie. Mais, même avec moi, je crois que ça lui plairait. Les hommes sont tordus à ce point. Même quand ils vous détestent à mort, leurs bites continuent de vous aimer.
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fredhofredho18 janvier 2016
- Tous mes vêtements sont trop grands pour vous, dit mon père à Freud quand il fut habillé de pied en cap.
- Je n'ai pas fini de grandir, dit Freud, qui, à l'époque devait avoir 40 ans passés. Si j'avais eu des habits à ma taille, je serai devenu plus grand.
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iarseneaiarsenea09 septembre 2010
Le troisième pétait sans arrêt, mais ce trait désagréable était le seul qui le rapprochât de Sorrow ; c'était lui aussi un berger allemand, un mâle cette fois, et papa avait exigé de l'appeler Fred. Fred était également le nom du factorum du troisième Hôtel New Hampshire- un pêcheur de homards en retraite baptisé Fred, sourd comme un pot. Chaque fois que papa hélait un de ses chiens, n'importe lequel- Sacher ou Schlagobers-, Fred le factorum s'écriait « Quoi ?» même quand il travaillait à l'autre bout de l'hôtel. Cette manie plongeait papa dans une telle irritation (et, implicitement, nous rappelait Egg de façon si poignante) que papa menaçait toujours d'appeler son prochain chien Fred.
-Puisque de toute façon ce vieil idiot de Fred répondra chaque fois que j'appellerai le chien, le nom n'a aucune importance ! lançait papa. Seigneur Dieu, s'il doit s'obstiner à répondre « Quoi ?», autant que ce soit à l'appel de son nom.
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