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Critiques sur L'Hôtel New Hampshire (11)


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    • Livres 4.00/5
    Par TheBee le 11/05/2010


    Un vrai régal !
    Quelle famille originale, qui suit le père de rêve en rêve, qui s'adapte, qui souffre, qui s'amuse. John Berry nous raconte son enfance dans un roman à la fois grave et enjoué. On s'étonne de trouver autant d'humour à offrir quand tout pourrait être blues.

    Ca déménage et on fait partie du voyage, des Etats-Unis à l'Autriche, on accompagne ces enfants ordinaires et extra-ordinaires, ce vieux Freud et ses ours incongrus, ces parents qui n'ont pas peur de prendre des risques. Et les clients des hôtels, qui ne sont pas moins saugrenus !

    Un roman, comme une bouffée d'air frais.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par jwpack le 03/04/2012


    John Irving est un auteur américain né en 1942, il est également scénariste. Dans ses romans, il inclut particulièrement plusieurs sujets récurrents, nous verrons ensemble lesquelles ont été employées dans l'Hotel New Hampshire. La version que j'ai entre les mains est celle du Club Québec Loisirs inc.

    Débutons donc par ces fameux thèmes. Dans ses oeuvres, Irving utilise couramment : La nouvelle Angleterre, les prostituées, la lutte, Vienne, les ours, des accidents létaux, des parents absents, le cinéma et une relation entre un jeune homme et une femme adulte. Selon Wikipédia, l'Hotel New Hampshire serait le seul roman de l'écrivain à incorporer tous ces sujets. Par exemple, « Je te retrouverai », qui est une autre fiction d'Irving, inclus tous ces thèmes également, sauf les ours. C'est pareil pour « Le monde selon garp » qui exclut le septième art. Comme je le disais, L'Hôtel New Hampshire, lui, intègre absolument tout.

    L'histoire m'a captivé, car j'aime les hommes de lettres qui osent. Déjà au résumé et à la couverture on s'attend à quelques choses de différent. L'un des sujets courageux choisis par l'auteur est l'inceste : le narrateur, John qui est le troisième enfant de la famille, est amoureux de sa soeur ainée, Franny. Ça prend de l'audace pour rédiger sur ce thème. Je dois admettre que les premières pages n'ont pas capté mon attention et j'ai dû patienter jusqu'au deuxième chapitre pour vraiment me lancer dans une lecture effrénée. Nous devons nous habituer au style d'écriture : de longues phrases qui doivent parfois être déchiffrées pour bien cerner le sens, mais n'ayez aucune crainte, après quelques feuilles, nous y sommes déjà aisément familiarisés.

    En fait, le récit n'est pas tellement rocambolesque, mais surtout particulier, les personnages également : un père de maisonnée rêveur, une femme compréhensive, des enfants aux caractères et attributs variés (l'un est sourd, un autre homosexuel, une autre est naine, etc); une famille des plus inédites, émettrons-nous. Cette originalité est la plus grande force de l'oeuvre. Que dire de la facilité d'Irving à tuer des personnages de façon complètement subite? Quelques lignes en fin de chapitre suffisent pour défigurer la cellule familiale. Une relecture est nécessaire pour être bien certain de ne rien avoir manqué et ainsi se rendre compte qu'effectivement, il est bel et bien mort. On ne le verra plus, et nous sommes réellement tristes, car nous étions déjà attachés. C'est fort, vraiment fort.

    Semblerait que ce ne soit pas la meilleure oeuvre de l'auteur, m'a-t-on dit. C'est, par contre, assez bon pour que je puisse vouloir me procurer d'autres de ses bouquins. Possiblement tenterais-je le coup avec « Le monde selon garp », son premier roman? Toujours est-il qu'il s'agit ici d'un livre que j'ai apprécié.

    Quels sont les points négatifs? Il y a le premier chapitre que j'ai déprécié, la cause m'échappe, peut-être ses longues phrases m'auraient elles déboussolé? Sinon, on y retrouve quelques composantes trop répétitives comme « Sorrow », le chien de la famille qui décède. L'écrivain nous ramène à cet élément jusqu'à la fin, sans réelle raison, comme une fixation un peu trop poussée qui aurait très bien pu être laissée de côté.

    Mon évaluation se situe à 7 étoiles sur 10. Je vous ferai bientôt la critique de « Le monde selon garp ». J'ai bien envie de découvrir un peu plus cet auteur, et vous? Que pensez-vous de John Irving? Aimez-vous son originalité, son humour, son courage et son style littéraire? Avez-vous vu l'adaptation cinématographie réalisée par Tony Richardson en 1984?


    Lien : http://www.sergeleonard.net/2011/08/11/lhotel-hampshire-de-john-irvi..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2 le 20/08/2011


    L'Hôtel New Hampshire, c'est tout un symbole : celui de la vie de la famille Berry racontée par John, le rejeton n°3.
    John Berry comme John Irving. John, le narrateur et John, l'auteur
    Deux John et trois hôtels New Hampshire, selon le rêve du père qui cherche sans fin son idéal, du New Hampshire à la Vienne européenne pour finir par revenir en Amérique dans un hôtel miteux du Maine toujours nommé «New Hampshire» car le rêve reste intact, «vissé pour la vie».
    Trois enfants coup sur coup, les bien-portants : Franck, l'homosexuel, Franny, l'éblouissante, «la plus turbulente» et John, le fils du milieu, la figure centrale puis les deux petits derniers, les handicapés : Lilly, la naine et Egg, l'enfant sourd.
    Autour d'eux, les animaux, les ours, les chiens, ceux qui vivent au cœur de la famille, ceux qui sont morts et qu'on empaille, ceux qu'on aime et qui vous le rende au centuple mais à leur manière et puis les serviteurs, les amis, les anciens que l'on perd peu à peu, Iowa Bob, l'aïeul, le coach, l'obsédé de culture physique, Ronda Ray, l'employée à la chambre de repos, l'initiatrice, la prostituée, celle dont le souffle séduit par le canal d'un interphone et qui reste avec les nains du cirque Fritz, et puis les amis de Freud à Urick noyé dans sa baignoire, lui, «un vieux marin maintes fois réchappé de l'abîme».
    Les hôtels, ce sont des cirques à eux tout seuls, des ménageries, les lieux de vie d'une troupe familiale élargie, à des époques diverses.
    le récit englobe l'avant-guerre immédiate, 1939, juste avant la naissance des enfants, les années cinquante et la reconstruction européenne à Vienne, avec ses référence au vrai Freud et la leçon qu'ils en tirent «Attention aux fenêtres ouvertes», puis le retour à New York, Noël 1964 momentanément à l'hôtel Stanhope.
    C'est là que se revivent les drames anciens, viol, inceste, humiliations. Là que les plaies s'ouvrent à nouveau avec la rencontre à Central Park de Chipper Dove, l'ami violeur jamais pardonné sur qui le piège se refermera grâce à Susie, l'amie ourse du moment.
    «Et voici l'épilogue ; l'inévitable épilogue.» le dernier hôtel New Hampshire «Dans un monde où flottent l'amour et le chagrin, il y a une foule d'épilogues. …A L'Hôtel New Hampshire, nous sommes tous rivés pour la vie. Donc nous nous obstinons à rêver. Ainsi inventons-nous nos vies.»

    Inutile de dire que je ne suis pas déçue. Après Garp et son petit monde, Twisted River et sa dernière nuit, nouveau coup de cœur pour cet hôtel New Hampshire en trois versions.


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/08/john-irving-lhotel-new-hampsh..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par GraldineL le 04/10/2011


    Je l'ai lu il y a longtemps mais ce dont je me souviens c'est qu'il faut toujours faire attention aux fenêtres ouvertes... J'en garde le souvenir d'un livre rempli de surprises et de personnages attachants.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par val-m-les-livres le 21/08/2011


    Les deux thèmes principaux sont cependant le viol et comment vivre après un tel drame (Irving le définit comme l'acte le plus violent auquel on puisse on puisse survivre) et l'amour incestueux entre John et sa grande soeur et là, l'auteur y va très fort,fidèle à lui-même mais n'a pas réussi à me choquer. L'homosexualité, à la fois féminine et masculine est aussi abordée.

    On y retrouve bien sûr des ours (ils me manquent quand Irving les délaisse), des prostituées non idéalisées (Irving les critique plusieurs fois), un père absent même s'il est physiquement présent. Les lieux, comme toujours, sont presque des personnages: Vienne, qu'Irving connaît bien pour y avoir vécu, devient aussi vivante que la famille Berry, une famille très attachante. Et comme je l'aime chez Irving, le narrateur ne finit pas avec la femme la plus sexy du roman, loin s'en faut. Par contre, ce revirement inattendu de libido m'a paru un peu léger. Je reprocherais aussi à ce roman de partir parfois dans tous les sens, il y a presque trop de thèmes.



    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2011/08/20/21795827.html#comments

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par demro le 18/04/2011


    Je n'aurai jamais ouvert ce livre si un ami ne me l'avait recommandé. Ce roman fait partie des livres que je dévore. Un ouvrage très coloré, très surprenant : Irving est d'une créativité débordante. On s'attache aux personnages comme à des proches, on se demande à chaque page ce qui va bien encore leur arriver, et on les quitte avec regret quand le livre est terminé...

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par mesnil44 le 06/02/2012


    Encore des personnages étonnants, une entrée en seine très lente mais quel bonheur ensuite!!!

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par JLM56 le 01/02/2012


    Un grand IRVING a l'accueil de L'Hôtel New Hampshire
    Une narration qui vous prend jusqu'à la fin de livre

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par iarsenea le 09/09/2010


    Comme le souligne si bien la quatrième de couverture, L'Hôtel New Hampshire raconte les mille et une péripéties de la famille Berry au travers de leur rêve de tenir un hôtel digne de ce nom. Ce désir vient en fait du père, Win, un homme dont les pieds rarement ancrés au sol. Rêveur, celui-ci ne se rend pas toujours compte que ses hôtels ne marchent pas comme ils le devraient ! Heureusement, Win a une femme qui le supporte tout en demeurant objective !
    Les deux parents ne sont pourtant pas les personnages principaux de ce roman étrange et hilarant ! Non, ce sont les enfants qui mènent le bal et qui apportent toute sa couleur à l'histoire.
    On a tout d'abord Frank, l'aîné, solitaire et un peu bizarre, homosexuel et passionné de taxidermie;
    Franny, belle jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche et qui s'attire toutes sortes d'ennuis;
    John, le narrateur, qui semble être le personnage le plus NORMAL de cette histoire en dépit de ses désirs incestueux pour sa soeur et de sa passion exagérée pour la course et l'haltérophilie;
    Lilly, dont on ne tardera pas à découvrir le nanisme et qui consacre toute son énergie à «grandir» (à vous de découvrir ce qu'elle entend par grandir) ;
    Et finalement Egg, le cadet, que l'on a appelé ainsi parce que lorsque Frank a demandé à sa mère comment elle appellerait le petit, elle a répondu qu'elle ne savait pas encore, et qu'il n'était encore qu'un oeuf ! Egg, le benjamin sourd d'oreille, qui ne cesse de dire «quoi ? » à la moindre occasion !
    L'Hôtel New Hampshire déborde aussi de personnages secondaires plus farfelus les uns que les autres :
    Earl, l'ours semi-apprivoisé ainsi appelé à cause de son grondement;
    Sorrow, le labrador aux pets odorants qui sera empaillé, qui causera la mort d'Iowa Bob, et qui flottera indéfinitivement sur les eaux de l'océan Atlantique;
    Iowa Bob ou Coach Bob, l'entraîneur de l'équipe de football de Dairy et grand-père des enfants, qui inculquera sa passion pour l'exercice à son petit-fils John et qui ne manquera pas une occasion de se mettre un p'tit verre dans l'nez;
    Ronda Day, la femme de chambre du premier Hôtel New Hampshire qui n'hésitera pas à initier John aux plaisirs sexuels malgré la différence d'âge;
    Les extravagantes et nombreuses putains du deuxième Hôtel New Hampshire;
    Les nombreux extrémistes tous plus sautés (au sens figuré comme au sens propre) les uns que les autres, aussi hébergés par le deuxième Hôtel New Hampshire;
    Susie, l'ourse intelligente du deuxième Hôtel New Hampshire;
    Freud, le juif éleveur d'animaux et mécanicien aveugle;
    ...
    Et de nombreux autres ! À vous de les découvrir !

    Si je n'ai pas fait de véritable résumé du roman, c'est parce que cela est tout simplement impossible ! L'Hôtel New Hampshire n'est pas une histoire, mais une succession de péripéties et d'anecdotes toutes plus loufoques les unes que les autres !
    J'ai adoré découvrir ce roman de John Irving, le premier que je lis. C'est totalement déjanté, drôle, étrange, absurde et en même temps, si réaliste ! Oui, oui ! J'ai bien dit réaliste !
    J'ai souri, voire éclaté de rire, à de nombreuses reprises durant ma lecture L'Hôtel New Hampshire. J'ai parfois été exaspérée par l'emploi abusif du verbe hurler, même si c'est aussi cette boulimie de hurlements qui m'a tant fait rire.
    Si parfois je grinchais des dents (par exemple, à la mention de l'amour incestueux entre Franny et John), la plupart du temps je bouillais d'impatience de découvrir le prochain événement que John Irving aurait inventé pour ses personnages. Quelle imagination dérangée ! Mais quel plaisir de lecture !
    Il ne fait aucun doute que je vais renouveller l'expérience Irving bientôt !


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/09/lhotel-new-hampshire.h..

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par vilvirt le 08/09/2010


    Sitôt refermé, sitôt commenté ! En un mot : loufoque. John Irving, que je découvre pour la première fois grâce à ce roman, nous conte l'histoire d'une famille américaine peu ordinaire - les Berry - où l'humour, les rêves, la fraternité et l'optimiste malgré les épreuves jaillissent à chaque page.

    L'histoire, racontée par John, le troisième enfant de la famille, débute par la rencontre de ses parents en 1939, leur parcours mouvementé entre études, petits boulot, maternités, et voyages d'un bout à l'autre du pays, et se poursuit avec son adolescence parmi ses frères et soeurs dont les personnalités assez peu ordinaires entraînent péripéties, situations délirantes et dialogues désopilants.

    La suite ici :


    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2010/09/lhotel-new-hampshire.html

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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