"Figurez-vous un homme qui s'apprête à vivre un événement éclair, la perte de sa main gauche, bien avant d'avoir la quarantaine." Pour une chaîne de télévision surnommée Calamitel, il est journaliste : un métier qui... > voir plus
Voici l'histoire incroyable de Patrick Wallingford, journaliste victime de son charme ravageur auprès de la gente féminine.
Au cours d'un reportage, Patrick se fait dévorer la main gauche par un lion. Cet accident ne passe pas inaperçu auprès de deux personnages. D'abord le docteur Zajac, chirurgien de la main, ensuite mrs Doris Clausen qui a obtenu de son mari la promesse qu'en cas de mort soudaine, ce dernier ferait don de sa main gauche à Patrick Wallingford... Et voilà comment cette formidable histoire débute... Dévoiler la suite serait inopportun car tous les évènements ultérieurs se doivent d'être découverts par le lecteur.
Ce roman nous offre des personnages d'une grande banalité mais toutefois très hauts en couleurs comme dans "Le monde selon Garp". Outre les personnages, Irving nous offre un portrait dévastateur du journalisme. Un portrait qui ravive les interrogations sur les côtés rapaces du journalisme, et ce qu'il s'agisse du journalisme "de poubelle" ou de celui de l' investigation dite "bien fondée". Entre parenthèses, ma lecture de ce roman s'achève aujourd'hui, le 13 janvier 2010, jour du tremblement de terre à Haïti et curieusement les images qui ont été montrées au journal télévisé ont suscité chez moi un profond dégoût.
Bonne lecture.
Patrick Wallingford, journaliste se fait dévorer la main par un lion lors d'un reportage pour une chaine New -Yorkaise. L'accident filmé passe en boucle sur les télévisions et Wallingford devient un héros.
Il décide de se mettre sur une liste en attente de greffe. John Irving pour ce roman nous propose une galerie de personnages à la fois déjantés et drôles (médecin anorexique, baby-sitter barrée, coiffeuse idem etc... Ce mélange tragi-comique fait tout le sel du roman, l'on rit et on s'émeut de ces portraits ou l'on se demande si leur place ne serait pas dans un hôpital psychiatrique. Une comédie humaine, une nouvelle fois emballante par un maitre de la narration.
Excellent.
Un livre qui commence sur une belle promesse car il explore à la fois les thèmes de la médiatisation et du voyeurisme télévisuel, mais également celui plus improbable de l'intégrité de la personnalité et du rapport aux autres après une greffe de la main. Alerte et plein d'humour au début, ce roman s'enlise au fil des chapitres dans une histoire banale et peu crédible. La vie intime d'un chirurgien (celui qui greffe la fameuse main) est développée à l'intérieur du roman comme une sorte de sous-histoire sans rien apporter au récit principal. Je n'ai pas pris un grand plaisir de lecture avec ce bouquin. Oubliable.
Les bons livres et les bons films, contrairement à l'actualité ou ce qui passe pour tel, [ ] s'inscrivent dans la gamme des émotions où on se trouve lorsqu'on les lit ou qu'on les voit. Le goût d'autrui pour un film ou pour un livre a quelque chose d'unique.