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ISBN : 2020363763
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 1976 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Romancier, Garp insère dans le récit tragico-burlesque de sa vie des extraits de son œuvre, mêlant ainsi la réalité à la fiction au sein même de la fiction. Ce procédé, sans être vraiment original, révèle néanmoins que le monde est pour Garp un univers où c'est l'imagin... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 24 septembre 2012

    Luniver
    Jenny ne voit pas d'un très bon oeil la vie qu'on lui prépare : l'envoyer à l'université dans l'espoir qu'elle trouve un bon mari et... et c'est tout. Contre l'avis de ses parents, elle choisit de faire des études d'infirmière, pour le côté pratique du métier. Pendant la guerre, elle se « sert » d'un soldat sur le point de trépasser pour faire un enfant, Garp, qu'elle élèvera seule. Toute sa vie s'organisera autour de celle de Garp : elle acceptera un poste dans une école pour pouvoir y inscrire l'enfant plus tard, elle suivra elle-même les cours pour choisir les plus intéressants plus tard et l'aider dans les matières.
    Quand Garp manifeste son désir d'être écrivain, elle s'attellera aussitôt à écrire son propre livre, basé sur sa vie, « Sexuellement suspecte », qui remportera un grand succès et fera d'elle, un peu contre son gré, une icône du féminisme. Rôle qu'elle assumera en accueillant les femmes qui ont besoin de son aide, même les plus extrémistes comme les Ellenjamesiennes qui se tranchent la langue pour protester contre les violences faites aux femmes.
    Quant à Garp, après une nouvelle prometteuse, c'est un peu la panne sèche. le temps que l'inspiration revienne, il devient homme au foyer, s'occupe du ménage, de la cuisine et des enfants. Son couple traverse quelques orages à cause des infidélités.
    Comme dans tous les livres d'Irving que j'ai ouvert jusqu'à présent, j'ai beaucoup aimé le côté réaliste mêlé de quelques scènes totalement loufoques. Toutefois, même si le livre fourmille de thèmes, j'en attendais un peu plus au vu des commentaires. Peut-être les thèmes abordés (insémination artificielle, mère célibataire, féminisme) ont un peu vieillis et surprennent moins aujourd'hui ? J'ai eu aussi beaucoup de mal avec les romans dans le roman. À part la première nouvelle, j'ai passé tous les écrits de Garp, je n'arrive pas à changer totalement d'univers en cours de route.
    Bonne lecture, mais je n'ai pa s trouvé le chef-d'oeuvre auquel je m'attendais.
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    The World According Garp
    Traduction : Maurice Rambaud
    Qui ne connaît pas « le Monde Selon Garp » de John Irving ? (En tous les cas, moi, je l'ai longtemps ignoré ...)
    Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu et que j'envie, il s'agit d'un roman qui, par son ampleur et la série de « types » qu'il met en scène, évoque irrésistiblement un auteur comme Charles Dickens ou encore Thackeray. Mais, chez Irving, les bons sentiments, quand ils existent, sont toujours menacés par ce que le benjamin de la famille Garp avait l'habitude d'appeler « le Crapaud du Ressac. » C'est le Crapaud de l'Angoisse et aussi celui de la Mort qui, tôt ou tard, vient réclamer son dû.
    Pourtant, on rit et l'on sourit beaucoup chez John Irving qui se fait ici une joie de renvoyer dos à dos tous les extrêmistes, que ceux-ci soient féministes ou machissimes. Sa peinture à la fois aiguë et burlesque des milieux féministes réjouira aussi bien les femmes que les hommes. Les anti-féministes sont, quant à eux, irrécupérables et si dangereux que l'un d'entre eux finit par assassiner la mère de Garp, l'intrépide Jenny Fields, laquelle, après la parution de son ouvrage autobiographique,
    « Sexuellement Suspecte » - beau titre, n'est-ce pas ? - avait été revendiquée comme emblème par le mouvement féministe américain. le sel de la chose, c'est que Jenny ne se sentit jamais féministe dans l'âme. Simplement, elle cherchait à "aider ceux qui en ont besoin."
    Il est révélateur de constater que, si Irving accorde repentance et réhabilitation à la féministe complètement exaltée qui abat ensuite le fils de Jenny, il n'offre en revanche aucun salut à l'assassin de Jenny. Pire : il le fait descendre immédiatement par son propre beau-frère.
    « le Monde selon Garp », c'est aussi, imbriquée dans le roman, la première nouvelle vendue par le héros. Intitulée « La Pension Grillparzer » - Garp et sa mère se trouvaient à Vienne quand elle fut rédigée – elle apparaît comme un condensé de tout ce qui fait le charme et la profondeur du roman : humour, sens de l'absurde, compassion envers autrui, férocité pourtant, hantise de la mort aussi …
    C'est encore la fantastique figure de Roberta Muldoon, ex-Robert Muldoon, ex-ailier des « Eagles » de New-York et qui, s'étant toujours sentie femme au plus profond de lui-même, choisit un jour de franchir le grand pas et de changer de sexe. Je n'en dirai rien d'autre : lisez et vous verrez bien.
    C'est un enchaînement de situations et de personnages accompli avec une rare maîtrise. C'est un moment de grâce absolue dans la littérature du XXème siècle. C'est aussi une analyse précise de l'art d'écrire. Mais là où cela nous change agréablement de bien des sottises lues ici et là, elle est faite en toute humilité par un écrivain qui sait ce dont il parle et qui n'a que dégoût pour le snobisme sous toutes ses formes.
    En bref, "Le Monde Selon Garp" est un grand roman. Lisez-le. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 24 mars 2015

    sylvaine
    Le monde selon Garp ! je sors de cette lecture abasourdie même si je me suis inquiétée par moment d'un plaisir de lecture en dents de scie mais au final quel roman magistral !.
    Difficile de résumer un récit aussi foisonnant où se mèlent la vie de notre héros écrivain et les textes qu'il écrit. Elevé par sa mère Jennie Fields, infirmière qui voulait un enfant mais pas de mari, Garp fait ses études à Stering School où sa mère est en charge de l'infirmerie.Etudes terminées, sa mère et lui décident de quitter le campus direction l'Europe. Ils s'installent à Vienne et y restent quelques mois. Jennie Fields a pris la décision de rédiger ses mémoires Une fois publiées , elle deviendra très vite l'égérie du mouvement féministe aux USA
    Quant à Garp toujours très proche de sa mère , marié à la ravissante Hélène, père de famille il écrit . Si sa mère dénonce un monde de concupiscence, lui essaye d'y résister et cherche à éviter à ses enfants tous les obstacles possibles .
    A travers ses écrits Garp aspire à transformer le monde qui l'entoure en un lieu magique , en un monde sûr et sans dangers .
    John Irving nous livre ici un roman d'une richesse exceptionnelle, la cohorte de ses personnages , les différents sujets abordés l'analyse pointue de notre monde environnant et de ses habitants rappellent sans forfanterie les plus grands auteurs du 19 ème .
    merci au club de lecture pour cette découverte.

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    • Livres 3.00/5
    Par Dixie39, le 20 mars 2015

    Dixie39
    Voilà un livre que j'avais hâte de découvrir et mon sentiment après lecture est assez mitigé. Peut être la déception est-elle à la hauteur de l'enthousiasme avec lequel j'ai commencé à lire les premiers chapitres ?
    Tout commence ainsi : Jenny Fields a décidé très jeune, qu'elle ne remplirai pas le contrat tacite qui lie toute femme à sa famille puis à la société : Être épouse et mère et passer sa vie sous la c(r)oupe d'un homme, avec pour seul horizon, des enfants, un foyer... et un mari à combler.
    Ambitieuse ? Révoltée ? En tout cas, bien déterminée à tenir les rênes de sa propre vie !
    Elle veut un enfant, l'obtient d'une façon peu orthodoxe, mais non moins originale (sic), organise sa vie, la planifie pour offrir à cet enfant la meilleure éducation possible.
    S. T. Garp, donc, suis la route que lui a tracée sa mère qui deviendra, contre son gré, une icône du féminisme et passera tout le reste de sa vie à aider celles qui en ont besoin...
    S. T. Garp a décidé qu'il serait écrivain. Soutenu par Jenny, il mettra tout en oeuvre pour réaliser son ambition.
    Je ne rentre pas plus dans le détail, tant ce roman foisonne de personnages, de situations cocasses ou tragiques, faisant échos à de grands mouvements sociaux, idéologiques, émancipateurs de notre monde : notamment l'émergence de l'émancipation des femmes, du féminisme et de la mise en lumière de la transsexualité.
    Alors que dire ? J'ai dévoré certains passages, admiré toute cette galerie de personnages auxquels on s'attache et qui nous embarquent dans les méandres de leurs vies. On aime leurs particularités et on n'a pas vraiment envie de les lâcher. Avec John Irving, aucun personnage n'est secondaire, je trouve. Seule fera la différence les « affinités » du lecteur : Pour moi Roberta, Jenny et Ellen, et pour vous ?
    J'ai aimé découvrir le parcours de Garp, déterminé à se faire une place dans le monde clos et élitiste des écrivains, apprécié cet homme, qui prend en charge ses enfants et reste au foyer pour concilier ses deux obsessions : l'écriture et l'éducation, la protection de ses enfants. Être là pour contrer «le Crapaud du Ressac»...
    On a beau tout planifié, mettre toutes les chances de son côté, la vie nous rappelle que nous n'avons pas toujours toutes les cartes en main, et que nous n'avons pas tous, un bon jeu !
    Alors, qu'est ce qui explique ce sentiment mitigé ?
    J'ai peiné, et c'est peu dire, sur les extraits des oeuvres de Garp, qui coupent notre récit. Et avec mauvaise conscience, car je trouve que ce procédé de la part d'Irving est génial. Nous inclure dans l'évolution de l'écriture de son héros. Parler des oeuvres d'un écrivain, somme toute fictif, et nous les donner à lire...
    Admirative, je suis dans la théorie, mais enlisée dans la lecture, je me suis trouvée.
    Une lecture en dents de scie donc, qui n'a pas généré toute l'euphorie escomptée. Mais une lecture que je ne regrette pas !
    Ah, si j'avais aimé lire les 3 oeuvres de Monsieur Garp, quelle lecture fulgurante cela aurait été, « le Monde selon Garp » de Monsieur Irving ! ! !
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    • Livres 4.00/5
    Par Silena, le 19 juillet 2015

    Silena
    "Le monde selon Garp " est le premier livre de l'auteur que je lis. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Ce fut une véritable révélation.
    Il est très difficile de mettre en mots ce que nous ressentons et tout ce qui nous passe par la tête au fil de la lecture. Une envie nous pousse à ne pas nous arrêter et de continuer encore et encore à partager la vie de Garp. C'est un défilé d'une vie d'homme, entière, brute avec ses contradictions et ses vérités. Que de rebondissements.
    Et quel concentré d'émotions ! Des rires, des pleurs.
    Ce roman est peuplé d'êtres atypiques en marge : Jenny l'indépendante, Roberta le transsexuel attachant, Garp (bien sûr) écrivain et père de famille... et plein d'autres à découvrir.
    Ce livre bouleverse par son originalité en mélangeant des situations comique et tragique. C'est une réflexion sur l'Homme, l'écriture, l'amour, l'Amérique
    Je le conseille fortement. Nous n'en ressortons pas indifférent voire même inchangé.
    Et comme le dit John Irving " Dans le monde de Garp nous sommes tous des incurables"
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Citations et extraits

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  • Par Luniver, le 22 septembre 2012

    Dans le code de l'éthique universitaire, la « turpitude morale » figure en bonne place parmi les motifs de révocation, en l'occurence, pourtant, la chose ne fut jamais évoquée. Les coucheries entre les professeurs et les étudiants ne suscitaient pas en général de réactions trop sévères. Sous le manteau, si le prétexte pouvait être utilisé pour refuser à un enseignant sa titularisation, il était rare que ce même prétexte fût utilisé pour révoquer un titulaire. Helen avait peut-être estimé que trancher les trois quarts d'un pénis d'étudiant constituait un délit assez grave pour un enseignant. Coucher avec ses étudiants était une pratiquer assez banale, bien que nullement encouragée ; il existait de pires moyens de les juger et de les préparer à la vie active. Mais les amputer de leurs organes génitaux était se montrer un peu sévère, même dans le cas de mauvais étudiants, et sans doute Helen éprouva-t-elle le besoin de se châtier.
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  • Par dflasse, le 07 janvier 2009

    Un faible gazouillis filtre des rares postes de télé encore branchés sur The Late Show et la lueur bleu-gris des écrans palpite aux fenêtres de certaines maisons. Pour Garp, cette lueur est pareille à un cancer, insidieuse et engourdissante. elle endort le monde entier. Qui sait si la télévision ne provoque pas le cancer, se dit Garp; mais son irritation est en fait une irritation d’écrivain; il sait que partout où luit la télévision, veille quelqu’un qui ne lit pas.
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  • Par Luniver, le 20 septembre 2012

    « Une partie de l'adolescence, écrivit-il à Helen, réside dans ce sentiment qu'il n'existe nulle part personne qui vous ressemble assez pour pouvoir vous comprendre. » Garp ajoutait qu'à son avis Vienne exacerbait en lui ce sentiment « dans la mesure où à Vienne, il n'existe vraiment personne qui me ressemble »

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  • Par genou, le 28 avril 2013

    Si l'on fait attention, écrivit Garp, à condition d'utiliser de bons ingrédients, et de prendre son temps, il est en général facile de réussir de l'excellente cuisine. Quelquefois, c'est la seule chose positive qui puisse racheter une journée désastreuse : ce que l'on prépare à manger. Pour ce qui est d'écrire, ai-je constaté, on peut fort bien disposer de tous les bons ingrédients, ne ménager ni son temps ni sa peine, et n'aboutir à rien. C'est tout aussi vrai de l'amour. La cuisine, en conséquence, peut conserver à qui ne ménage pas sa peine la santé de l'esprit.
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  • Par Aproposdelivres, le 10 octobre 2014

    Jenny avait vingt-deux ans. Elle avait plaqué l'université peu après avoir commencé ses études, puis était entrée dans une école d'infirmières, où elle avait terminé à la tête de sa classe. Elle était heureuse d'être infirmière. C'était une jeune femme à l'allure athlétique et aux joues perpétuellement enluminées ; elle avait des cheveux noirs et lustrés, et ce que sa mère appelait une démarche virile (elle balançait les bras en marchant) ; sa croupe et ses hanches étaient si fermes et si sveltes que, de dos, elle ressemblait à un jeune garçon. Jenny estimait, pour sa part, qu'elle avait les seins trop gros ; son buste provocant lui donnait, selon elle, l'air d'une fille "facile et vulgaire".
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