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ISBN : 2020363763
Éditeur : Editions du Seuil (1998)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 2298 notes)
Résumé :
Romancier, Garp insère dans le récit tragico-burlesque de sa vie des extraits de son œuvre, mêlant ainsi la réalité à la fiction au sein même de la fiction. Ce procédé, sans être vraiment original, révèle néanmoins que le monde est pour Garp un univers où c'est l'imagination qui règne. Roman qui mêle allègrement la farce et la tragédie, Le Monde selon Garp montre un univers où les références sont inversées sans tabous: la mère a une virilité d'homme, Robert devient ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (134) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
Luniver24 septembre 2012
  • Livres 3.00/5
Jenny ne voit pas d'un très bon oeil la vie qu'on lui prépare : l'envoyer à l'université dans l'espoir qu'elle trouve un bon mari et... et c'est tout. Contre l'avis de ses parents, elle choisit de faire des études d'infirmière, pour le côté pratique du métier. Pendant la guerre, elle se « sert » d'un soldat sur le point de trépasser pour faire un enfant, Garp, qu'elle élèvera seule. Toute sa vie s'organisera autour de celle de Garp : elle acceptera un poste dans une école pour pouvoir y inscrire l'enfant plus tard, elle suivra elle-même les cours pour choisir les plus intéressants plus tard et l'aider dans les matières.
Quand Garp manifeste son désir d'être écrivain, elle s'attellera aussitôt à écrire son propre livre, basé sur sa vie, « Sexuellement suspecte », qui remportera un grand succès et fera d'elle, un peu contre son gré, une icône du féminisme. Rôle qu'elle assumera en accueillant les femmes qui ont besoin de son aide, même les plus extrémistes comme les Ellenjamesiennes qui se tranchent la langue pour protester contre les violences faites aux femmes.
Quant à Garp, après une nouvelle prometteuse, c'est un peu la panne sèche. le temps que l'inspiration revienne, il devient homme au foyer, s'occupe du ménage, de la cuisine et des enfants. Son couple traverse quelques orages à cause des infidélités.
Comme dans tous les livres d'Irving que j'ai ouvert jusqu'à présent, j'ai beaucoup aimé le côté réaliste mêlé de quelques scènes totalement loufoques. Toutefois, même si le livre fourmille de thèmes, j'en attendais un peu plus au vu des commentaires. Peut-être les thèmes abordés (insémination artificielle, mère célibataire, féminisme) ont un peu vieillis et surprennent moins aujourd'hui ? J'ai eu aussi beaucoup de mal avec les romans dans le roman. À part la première nouvelle, j'ai passé tous les écrits de Garp, je n'arrive pas à changer totalement d'univers en cours de route.
Bonne lecture, mais je n'ai pa s trouvé le chef-d'oeuvre auquel je m'attendais.
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Woland
Woland26 décembre 2007
  • Livres 5.00/5
The World According Garp
Traduction : Maurice Rambaud
Qui ne connaît pas « le Monde Selon Garp » de John Irving ? (En tous les cas, moi, je l'ai longtemps ignoré ...)
Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu et que j'envie, il s'agit d'un roman qui, par son ampleur et la série de « types » qu'il met en scène, évoque irrésistiblement un auteur comme Charles Dickens ou encore Thackeray. Mais, chez Irving, les bons sentiments, quand ils existent, sont toujours menacés par ce que le benjamin de la famille Garp avait l'habitude d'appeler « le Crapaud du Ressac. » C'est le Crapaud de l'Angoisse et aussi celui de la Mort qui, tôt ou tard, vient réclamer son dû.
Pourtant, on rit et l'on sourit beaucoup chez John Irving qui se fait ici une joie de renvoyer dos à dos tous les extrêmistes, que ceux-ci soient féministes ou machissimes. Sa peinture à la fois aiguë et burlesque des milieux féministes réjouira aussi bien les femmes que les hommes. Les anti-féministes sont, quant à eux, irrécupérables et si dangereux que l'un d'entre eux finit par assassiner la mère de Garp, l'intrépide Jenny Fields, laquelle, après la parution de son ouvrage autobiographique,
« Sexuellement Suspecte » - beau titre, n'est-ce pas ? - avait été revendiquée comme emblème par le mouvement féministe américain. le sel de la chose, c'est que Jenny ne se sentit jamais féministe dans l'âme. Simplement, elle cherchait à "aider ceux qui en ont besoin."
Il est révélateur de constater que, si Irving accorde repentance et réhabilitation à la féministe complètement exaltée qui abat ensuite le fils de Jenny, il n'offre en revanche aucun salut à l'assassin de Jenny. Pire : il le fait descendre immédiatement par son propre beau-frère.
« le Monde selon Garp », c'est aussi, imbriquée dans le roman, la première nouvelle vendue par le héros. Intitulée « La Pension Grillparzer » - Garp et sa mère se trouvaient à Vienne quand elle fut rédigée – elle apparaît comme un condensé de tout ce qui fait le charme et la profondeur du roman : humour, sens de l'absurde, compassion envers autrui, férocité pourtant, hantise de la mort aussi …
C'est encore la fantastique figure de Roberta Muldoon, ex-Robert Muldoon, ex-ailier des « Eagles » de New-York et qui, s'étant toujours sentie femme au plus profond de lui-même, choisit un jour de franchir le grand pas et de changer de sexe. Je n'en dirai rien d'autre : lisez et vous verrez bien.
C'est un enchaînement de situations et de personnages accompli avec une rare maîtrise. C'est un moment de grâce absolue dans la littérature du XXème siècle. C'est aussi une analyse précise de l'art d'écrire. Mais là où cela nous change agréablement de bien des sottises lues ici et là, elle est faite en toute humilité par un écrivain qui sait ce dont il parle et qui n'a que dégoût pour le snobisme sous toutes ses formes.
En bref, "Le Monde Selon Garp" est un grand roman. Lisez-le. ;o)
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sylvaine
sylvaine24 mars 2015
  • Livres 4.00/5
Le monde selon Garp ! je sors de cette lecture abasourdie même si je me suis inquiétée par moment d'un plaisir de lecture en dents de scie mais au final quel roman magistral !.
Difficile de résumer un récit aussi foisonnant où se mèlent la vie de notre héros écrivain et les textes qu'il écrit. Elevé par sa mère Jennie Fields, infirmière qui voulait un enfant mais pas de mari, Garp fait ses études à Stering School où sa mère est en charge de l'infirmerie.Etudes terminées, sa mère et lui décident de quitter le campus direction l'Europe. Ils s'installent à Vienne et y restent quelques mois. Jennie Fields a pris la décision de rédiger ses mémoires Une fois publiées , elle deviendra très vite l'égérie du mouvement féministe aux USA
Quant à Garp toujours très proche de sa mère , marié à la ravissante Hélène, père de famille il écrit . Si sa mère dénonce un monde de concupiscence, lui essaye d'y résister et cherche à éviter à ses enfants tous les obstacles possibles .
A travers ses écrits Garp aspire à transformer le monde qui l'entoure en un lieu magique , en un monde sûr et sans dangers .
John Irving nous livre ici un roman d'une richesse exceptionnelle, la cohorte de ses personnages , les différents sujets abordés l'analyse pointue de notre monde environnant et de ses habitants rappellent sans forfanterie les plus grands auteurs du 19 ème .
merci au club de lecture pour cette découverte.

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Dixie39
Dixie3920 mars 2015
  • Livres 3.00/5
Voilà un livre que j'avais hâte de découvrir et mon sentiment après lecture est assez mitigé. Peut être la déception est-elle à la hauteur de l'enthousiasme avec lequel j'ai commencé à lire les premiers chapitres ?
Tout commence ainsi : Jenny Fields a décidé très jeune, qu'elle ne remplirai pas le contrat tacite qui lie toute femme à sa famille puis à la société : Être épouse et mère et passer sa vie sous la c(r)oupe d'un homme, avec pour seul horizon, des enfants, un foyer... et un mari à combler.
Ambitieuse ? Révoltée ? En tout cas, bien déterminée à tenir les rênes de sa propre vie !
Elle veut un enfant, l'obtient d'une façon peu orthodoxe, mais non moins originale (sic), organise sa vie, la planifie pour offrir à cet enfant la meilleure éducation possible.
S. T. Garp, donc, suis la route que lui a tracée sa mère qui deviendra, contre son gré, une icône du féminisme et passera tout le reste de sa vie à aider celles qui en ont besoin...
S. T. Garp a décidé qu'il serait écrivain. Soutenu par Jenny, il mettra tout en oeuvre pour réaliser son ambition.
Je ne rentre pas plus dans le détail, tant ce roman foisonne de personnages, de situations cocasses ou tragiques, faisant échos à de grands mouvements sociaux, idéologiques, émancipateurs de notre monde : notamment l'émergence de l'émancipation des femmes, du féminisme et de la mise en lumière de la transsexualité.
Alors que dire ? J'ai dévoré certains passages, admiré toute cette galerie de personnages auxquels on s'attache et qui nous embarquent dans les méandres de leurs vies. On aime leurs particularités et on n'a pas vraiment envie de les lâcher. Avec John Irving, aucun personnage n'est secondaire, je trouve. Seule fera la différence les « affinités » du lecteur : Pour moi Roberta, Jenny et Ellen, et pour vous ?
J'ai aimé découvrir le parcours de Garp, déterminé à se faire une place dans le monde clos et élitiste des écrivains, apprécié cet homme, qui prend en charge ses enfants et reste au foyer pour concilier ses deux obsessions : l'écriture et l'éducation, la protection de ses enfants. Être là pour contrer «le Crapaud du Ressac»...
On a beau tout planifié, mettre toutes les chances de son côté, la vie nous rappelle que nous n'avons pas toujours toutes les cartes en main, et que nous n'avons pas tous, un bon jeu !
Alors, qu'est ce qui explique ce sentiment mitigé ?
J'ai peiné, et c'est peu dire, sur les extraits des oeuvres de Garp, qui coupent notre récit. Et avec mauvaise conscience, car je trouve que ce procédé de la part d'Irving est génial. Nous inclure dans l'évolution de l'écriture de son héros. Parler des oeuvres d'un écrivain, somme toute fictif, et nous les donner à lire...
Admirative, je suis dans la théorie, mais enlisée dans la lecture, je me suis trouvée.
Une lecture en dents de scie donc, qui n'a pas généré toute l'euphorie escomptée. Mais une lecture que je ne regrette pas !
Ah, si j'avais aimé lire les 3 oeuvres de Monsieur Garp, quelle lecture fulgurante cela aurait été, « le Monde selon Garp » de Monsieur Irving ! ! !
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MissSugarTown
MissSugarTown11 mai 2012
  • Livres 5.00/5
John Irving fait partie de ces auteurs talentueux et confirmés chez moi, il a suffi que je lise un seul de ses livres pour que je me décide à lire tous les autres, pourtant je l'avais découvert par simple hasard dans une foire de livres d'occasion il y a un an, honte à moi !
Le monde selon Garp est apparemment son livre le plus connu, celui qui a fait son succès il y a quelques années et qui figure dans plusieurs top 100 des livres qu'il faut absolument lire, cité dans divers classements littéraires, et d'ailleurs plusieurs de ses livres y figurent, c'est pour dire le talent de John Irving !
Le monde selon Garp commence avec une femme, Jenny Fields, qui avait envie d'avoir un enfant, seule. N'ayant jamais ressenti le besoin d'être avec un homme, et ne comprenant pas pourquoi les autres ressentaient cette envie, elle voyait en la quête de plaisir (une notion qu'elle ne connut jamais et n'en éprouva jamais le besoin) ainsi que la concupiscence comme elle aimait bien le répéter, la principale voie qui menait vers la ruine de toute l'humanité ! Ce thème constituera d'ailleurs le noyau de tout le roman. Elle réussit à avoir un enfant, Garp, d'une façon bien singulière que je vous laisserai le soin de découvrir. Jenny Fields, en repensant maintenant au roman, je crois que de toutes mes lectures, aucun personnage ne m'aura autant marquée. Pourtant elle n'était pas si présente que ça sur les 600 pages et quelques, mais je réalise qu'elle était une sorte de référence, pour tous les personnages du livre, leur lien commun en effet...
Ce livre, tout comme le premier livre que j'avais lu de cet auteur nous raconte l'histoire du personnage principal, Garp, depuis les conditions de sa venue au monde jusqu'à sa mort, ce qui nous donne un roman très complet, et très consistant. A la fin de ses livres, j'ai toujours l'impression d'avoir vécu 10 ans ou toute une vie tout au long de ma lecture. Ses livres sont également aussi riches en évènements et en action, qu'en style d'écriture, en analyse psychologique des profils de tous les personnages, en fait ils sont tous principaux et importants pour John Irving, et ça c'est un travail qui demande une grande endurance et une bonne dose de perfectionnisme.
En plus de la concupiscence, le second thème principal aussi dans ce livre est le côté très protecteur de Garp. Garp est un père un peu paranoïaque, qui a tout le temps trop peur pour ses enfants et sa femme, et s'imagine toujours le pire dès que l'un d'eux n'est plus dans son champ de vision. Il pensera plusieurs fois que le monde est rempli de dangers futiles et rêvera de pouvoir s'isoler totalement avec sa famille de ce monde plein de dangers...
Parmi les choses qui ont fait que j'ai été très impliquée dans ma lecture est le fait que Garp est un écrivain, et j'adore lire les livres dont le personnage principal est écrivain ! Bonus dans l'histoire, sa mère aussi a écrit un livre à succès qui déclenchera un grand mouvement féministe et deviendra elle-même une icône du féminisme, et la femme de Garp ainsi que sa mère d'ailleurs encore une fois, sont de grandes lectrices et passent leur temps à bouquiner.
Ce livre traite donc de féminisme, de violence, de sexe, de libération de la femme... et de plein d'autres sujets. On y retrouve aussi la lutte, qui est un sport très pratiqué par John Irving, il y était consacré avant de se lancer dans sa carrière d'écrivain, on y retrouve alors ici et là des évènements inspirés de sa propre vie, mais ce livre n'est pas une autobiographie. D'ailleurs John Irving déteste lorsqu'on lui pose cette question : est-ce que ce livre est une autobiographie ? Ou bien quelle est la part du vrai et du faux comparé à votre vraie vie ? Pour lui c'est une question qui n'a pas lieu d'être et qui l'ennuie, à ces gens-la il leur répond que le travail d'un romancier c'est avant tout d'imaginer, et qu'évidemment tout ce qu'on peut écrire est inspiré et influencé à des degrés différents de nos propres vies, et qu'un romancier réécris sa vie en l'imaginant encore meilleure, ou différemment...
En bref, c'était une très bonne lecture, très intéressante, j'en attendais pas moins de cet auteur.
Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2012/05/..
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Citations & extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
YukoYuko24 mai 2016
Même Charlotte possède une vision des choses, songeait-il ; il était bien placé pour savoir que sa mère en possédait une. Garp n’avait aucune sagesse comparable à l’absolue clarté du monde selon Jenny Fields. Mais, il le savait, ce n’était qu’une question de temps pour qu’il parvienne à son tour à imaginer un monde bien à lui – avec un peu d’aide de la part du monde réel. Le monde réel ne tarderait pas à coopérer.
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YukoYuko24 mai 2016
Dans le monde selon Garp, une soirée pouvait fort bien être d’une gaieté folle et le lendemain matin lourd de menaces.
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YukoYuko24 mai 2016
Garp lui expliqua ce que l’on éprouvait à commencer un roman.
-C’est comme d’essayer de ramener les morts à la vie, dit-il. Non, non, ce n’est pas exact, c’est plutôt comme d’essayer de maintenir tout le monde en vie – à jamais. Même ceux qui sont destinés à mourir à la fin. Ce sont ceux-là qu’il importe le plus de maintenir en vie.
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aud-gllsaud-glls16 mai 2016
Ses dépressions, abondamment commentées dans son dossier médical, paraissaient se produire en même temps que ses érections. En ces occasions, il agrippait sa pauvre quéquette hypertrophiée entre ses mains gantées de gaze, et fondait en larmes. Il pleurait parce que le contact de la gaze était moins agréable que le souvenir éphémère qu'il gardait de ses mains, et aussi parce qu'il ne pouvait rien toucher sans avoir mal. P33
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aud-gllsaud-glls16 mai 2016
Tous deux faisaient du droit à Cambridge, de l'autre côté du fleuve. L'un étudiait le droit, et l'autre enseignait le droit dans la même faculté.
"Tous les deux, écrivit Garp, soutenaient l'opinion que si la pratique du droit est vulgaire, l'étude en est sublime."
P17
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Retrouvez le roman Avenue des mystères de John Irving sur Fnac.com : http://livre.fnac.com/a9540669/John-Irving-Avenue-des-mysteres
L'univers de l'auteur sur Fnac.com : http://www4.fnac.com/John-Irving/ia23333
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