> Josée Kamoun (Traducteur)
> Michel Gresset (Préfacier, etc.)

ISBN : 2020246279
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 3.32/5 (sur 47 notes) Ajouter à mes livres
Elles sont sept, ces nouvelles réunies pour la première fois en un volume, contrepoint à une œuvre romanesque foisonnante. Pour sa plus grande joie, le lecteur y retrouvera ce qu'il connaît : la satire du conformisme, l'imagination débridée, le goût du burlesque, les ta... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 03 juin 2008

    Lune
    Je l'avoue, je n'ai jamais lu John Irving dont j'entendais beaucoup parler et à propos duquel je lisais maints commentaires enthousiastes. J'ai commencé par un livre un peu à part puisqu'il s'agit de nouvelles, sept en tout. Toutes ne m'ont pas charmée mais toutes m'ont intéressée. La première qui donne son titre au recueil est étrange, désarçonnante avec ses quelques phrases qui soudain suspendent la lecture. La suivante "Un énergumène passe à table", par le biais d'une parabole, répercute la douleur de la différence. La troisième "L'espace intérieur" m'a beaucoup plu, les lieux, les personnages se mettaient à vivre et contentaient les "lecteurs-voyeurs" que nous sommes. A regret, l'histoire s'arrêta, limitée par le genre (même sensation pour "Un royaume de lassitude", la cinquième). Elles renferment une telle force de vie, une telle présence qu'on en sort frustré et plein de questions. La quatrième "Dans un Etat proche de l'Iowa, ou l'itinéraire qui mène à l'état de grâce" nous conte une fugue partagée entre un homme et sa voiture : miracle de l'écriture, même en passant par des phases d'étonnement, on y croit et on se prend à être désolé de ce qui lui arrive. On se promène d'états américains en états américains, on attrappe des noms qui sont au fond de nous, on voyage de motel en motel, des images de films montent à nos yeux, les grands espaces éblouissent. Les deux dernières sont autobiographiques. L'avant-dernière nous montre la naissance de l'écrivain, les fondements de la fiction/réalité. La dernière "Mon dîner à la Maison-Blanche" nous fait faire connaissance avec un John Irving démocrate, un Clinton porteur d'espoirs, un Bush!!! (le père)"dégueulis" (anecdote amusante et répugnante, mais chut! à vous de lire!), un Reagan dont on se souvient que l'Europe, moqueuse, regardait ce cow-boy sorti tout droit d'un western de série B, en se demandant dans quel mauvais feuilleton donnait l'Amérique; bref, rien que ce dernier écrit vaut le détour.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par SebastienFritsch, le 25 avril 2012

    SebastienFritsch
    Ouvrir un livre de John Irving c'est entrer dans une plaisante contradiction. On retrouve une voix connue (je n'ose dire une voix amie, mais c'est presque ça) et, dans le même temps, il faut se préparer à être surpris.
    La voix (que l'on pourra appeler le style ou encore le talent ou encore le génie) de John Irving est bien là. Pourtant, toutes les nouvelles qui composent ce recueil ne sont pas toutes de la même trempe. Certaines sentent même un peu le fond de tiroir (d'ailleurs n'est-ce pas le propos de ce recueil que d'aller déterrer sept textes, écrits entre 1968 et 1993, et publiés uniquement, à leurs époques respectives, dans des revues ?). Mais quand même : il y a le ton Irving, l'imagination Irving, les thèmes Irving. Et il y a aussi les personnages Irving, bien sûr, dont les portraits sont précis, mais sans lourdeur. John Irving sait nous les présenter dans le fil du texte, sans s'arrêter, sans casser le rythme pour dépeindre la physionomie de l'un ou l'autre. Et il n'organise jamais ses portrait selon un schéma stéréotypé ni n'use de qualificatifs convenus et usés, comme on peut le voir chez d'autres romanciers. Dit comme ça, ça parait évident, mais le fait que d'autres ne parviennent pas à écrire de la sorte prouve que ce n'est pas toujours aussi évident. Une leçon d'écriture chez le professeur Irving est alors indispensable.
    Passons donc à la leçon numéro deux : dans le style Irving, il y a aussi l'humour Irving ; et l'humour Irving, c'est de la finesse. C'est parfois une remarque, glissée l'air de rien, à propos de l'un ou l'autre de ses personnages ; c'est encore un trait caricatural (mais sans excès) qui apparaît pour faire sourire le lecteur et dénoncer (ou simplement railler) l'un ou l'autre travers de ses semblables (une habitude, une obsession, une conviction politique, un tic, un vice ou que sais-je encore) et nous donner ainsi à appréhender divers modèles d'habitants de la planète Terre (car, si certains personnages sont typiquement américains, d'autres sont beaucoup plus universels). Chacun des sept textes de ce livre est empreint de cette touche amusée que l'auteur aime distiller entre ses lignes.
    Leçon numéro trois : le rythme. Pas plus que les descriptions des personnages, celles des décors ne viennent briser le déroulement de l'intrigue. Et, de fait, plutôt que "déroulement", le mot qui me venait à l'esprit était "écoulement". le texte d'Irving coule tout seul. Et le lecteur n'a plus qu'à embarquer et se laisser mener au gré des remous, des vagues, des creux que l'auteur lui propose de vivre pour le surprendre, l'éloigner de sa propre vie le temps de sa lecture. Mais ce qui rend les livres d'Irving si fluides (que ce soit un court recueil de nouvelles ou un pavé de 600 pages), c'est aussi sa façon d'agencer les tableaux qui composent ses histoires. Et c'est encore une leçon à retenir de ce maître de la plume, car, même si cela paraît évident qu'il faut soigner les transitions d'une scène à l'autre (et les soigner si bien que le lecteur ne les voit pas), tous les écrivains n'y parviennent pas de la même façon. Soigner les transitions, ça veut dire passer d'une scène à l'autre aussi facilement que l'on passe d'une pièce à l'autre, mais ça veut aussi dire savoir revenir à la scène précédente en douceur, dans le cas (fréquent chez Irving) où la visite de la seconde pièce n'était qu'un intermède.
    Evidemment, cette dernière qualité caractéristique du style Irving, peut mieux se ressentir dans les nouvelles les plus longues, intitulées "Un Royaume de lassitude" et "Espace intérieur", qui sont les deux textes que j'ai préférés. Mais les autres, même s'ils m'ont moins emballé (peut-être étaient-ils trop courts et m'ont laissé sur ma faim), portent quand même, indéniablement, la patte Irving et valent le coup d'être lus.

    Lien : http://sebastienfritsch.canalblog.com/archives/2008/11/13/11040323.h..
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    • Livres 3.00/5
    Par IsaLise, le 06 août 2011

    IsaLise
    Si tous les textes ne m'ont pas séduite, il me semble difficile de rester indifférente face à chacun d'eux. Certains m'ont parfois amusée, d'autres agacée ou bien encore troublée, amenée à m'interroger. Quelquefois, trop souvent, je me suis sentie frustrée par la fin de l'une ou l'autre des nouvelles, comme si l'auteur ne m'avait pas emmenée assez loin. Pourrais-je écrire avoir eu un coup de coeur pour ce recueil ? La réponse est "non ". Cependant, John Irving est un véritable peintre de l'écriture et c'est ce qui fait la force de son oeuvre. Son univers s'imprime et pendant ma lecture, il m'a semblé voir un film défiler, parfois avec une furieuse envie de détourner les yeux et pourtant quelques phrases distillées ici et là ont su m'interpeller. J'ai savouré certaines nouvelles, zappé certaines autres (comprendre: "lu rapidement"), mais j'en suis sortie avec une folle envie de peindre en utilisant pinceaux ou clavier. ; )
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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 25 mars 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Les nouvelles :
    - Les rêves des autres
    - Un énergumène passe à table
    - L'espace intérieur
    - Dans un Etat proche de l'Iowa, ou l'intinéraire qui mène à l'état de grâce
    - Un royaume de lassitude
    - Faut-il sauver Peggy Sneed ?
    - Mon dîner à la Maison-Blanche

    Ces nouvelles sont plaisantes à lire, excepté une qui pour moi mérite bien son nom : Un royaume de lassitude. Elles sont parfois drôles, parfois plus graves mais toujours agréables à lire. Pour ma part, il est toujours difficile de donner mon avis sur un recueil de nouvelles, surtout pour celui-ci car les histoires sont tout de même assez différentes. Cependant le style est tout de même léger, l'écriture est agréable. Avec tout de même une pointe de folie, une ambiance parfois un peu décalée.
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    • Livres 5.00/5
    Par vertdegrisaille, le 10 septembre 2011

    vertdegrisaille
    John Irving n'est pas un auteur comme je les aime, mais ses textes sont d'une efficacité terrible. Ses personnages sont crédibles; on les sent vivre, on sait qu'ils peuvent exister. Ils ont des pensées incongrues, des comportements imprévisibles ou trop prévisibles. Ils ont des travers, ils sont humains. Pour ce que j'ai lu, je mets la note maximum, "Les rêves des autres" la valent.
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Dernière nuit à Twisted River de John Irving Marque Page 03-02-2011








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