> Alain Geoffroy (Traducteur)

ISBN : 2842054644
Éditeur : 1001 Nuits (2000)


Note moyenne : 3/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
La Légende du cavalier sans tête, aussi connue comme La Légende de Sleepy Hollow ou La Légende du Val dormant, est une nouvelle de Washington Irving contenue dans The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., écrite à Birmingham en Angleterre, publiée pour la première fois... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Relecture de cette nouvelle d'Irving, sans doute plus célèbre pour le film que Burton en a tiré que pour elle-même, bien que cette adaptation cinématographique ne s'en soit que faiblement inspirée (les scénaristes ont repris la légende utilisée par Irving et ont construit une tout autre histoire autour de celle-ci).
    M'attendant à une nouvelle plus proche du film, j'avais été très déçue à la première lecture. Avec du recul, et sans doute plus de maturité, j'ai mieux su l'apprécier. Il s'agit d'un récit à l'ambiance fantastique, dans un petit village où les légendes et les superstitions vont bon train au coin du feu: chaque habitant y va de son anecdote et de son petit héroïsme, la légende locale préférée étant celle du cavalier sans tête que plusieurs disent avoir croisé au cours de promenades nocturnes. le personnage suivi par le narrateur, Ichabod Crane, n'a rien à voir avec l'enquêteur interprété par Johnny Depp: pédagogue itinérant installé pour un temps dans ce village, friand d'histoires effrayantes et de bonne chair, il est plutôt niais et agaçant. Heureusement, l'humour - très anglais - d'Irving rend cette nouvelle plus agréable à lire, malgré plusieurs répétitions et une intrigue plutôt pauvre à mon goût.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 19 décembre 2011

    brigetoun
    Charme de cette lecture
    Un tableau d'une communauté campagnarde, une légende, beaucoup de bonhomie dans la narration (un peu comme dans les contes d'Hoffmann), de l'esprit, une gourmandise dans les descriptions, et bien sûr la légende avec l'ébauche d'un frisson, pas trop fort, et à vrai dire déçu, mais avec une si jolie ironie qu'on en sort quiets et contents.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 23 octobre 2011

    Sharon
    Je n'irai pas jusqu'à dire que nous avons tous vu le film de Tim Burton, mais presque. La légende qui nous est conté par Washington Irving.
    L'action se passe dans une tranquille vallée, coupée du monde. Ce n'est pas que les habitants s'y ennuient, non, c'est plutôt qu'il faut bien passer le temps, et raconter des légendes est sans doute un des meilleurs moyens d'occuper les veillées. Celle qui rencontre le plus de succès est celle d'un cavalier hessois, décapité pendant la dernière guerre. Lui et son cheval hantent toujours la région.
    Dans cette fertile vallée vit l'instituteur, Ichabod Crane. Ce merveilleux pédagogue, qui aime et châtie bien ses élèves, a une ambition avouée : conquérir la belle Katerina von Tassel, fille unique d'un très riche propriétaire du Val Dormant. Ichabod Crane, en plus d'avoir un physique d'une originalité folle, un destrier fringant, est éperduement épris... des richesses de la belle. Il ne peut détacher son regard des somptueuses possessions de la famille van Tassel et son imagination débridée lui montre déjà son brillant avenir. Deux obstacles seulement empêchent Ichabod d'accéder au bonheur. Non, je ne parle pas de son physique hors norme, je fais allusion à la présence d'un rival, dont la délicatesse est comparée à celle d'un ours, et à la conquête de Katerina von Tassel, qui est loin d'être acquise.
    J'ai adoré ce court récit bourrée d'humour. le narrateur prend ses distances avec ses personnages et cette distance nous les fait percevoir dans toute leur médiocrité. Ichabod Crane a beau être un instituteur, il va trop loin en essayant de s'implanter dans cette région de pionniers grâce à son union avec une riche héritière. La légende s'inscrit néanmoins dans le courant de la littérature fantastique. le narrateur est à la première personne, et en joue : il ne peut pas tout raconter, il n'a pas assister à certaines scènes, notamment la dernière entrevue entre Ichabod et Katerina. Il exploite habilement la tradition du revenant et de la mystérieuse disparition, qui permettra à d'autres légendes de voir le jour.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-la-legende-du-cavalie..
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    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 16 octobre 2010

    vilvirt
    Que dire de cette courte - trop courte - nouvelle de Washington Irving ? Et bien que j'ai été ravie en premier lieu, même si l'on est très loin du film magnifique de Tim Burton, et de ses nombreux détails qui n'apparaissent pas dans ce récit.
    L'écriture de Washington Irving est très agréable. Il émaille son récit de descriptions bucoliques sur la nature généreuse du Val dormant, où se situe l'histoire, mais en entamant cette histoire, j'ai eu beaucoup de mal à m'imaginer lire une nouvelle d'inspiration fantastique.
    On fait d'abord la connaissance d'Ichabold Crane, un instituteur du Connecticut venu en ces contrées se mêler aux nombreux Hollandais qui y vivent depuis plusieurs générations. C'est un personnage extrêmement maladroit, rêveur et amoureux de la bonne chère. Il aime se faire inviter à toutes les bonnes tables de la région et n"hésite pas à arrondir sa modeste pension en aidant les fermiers des environs lorsqu'il le peut, en plus d'enseigner à leurs enfants. Mais il se met un jour en tête d'épouser Katrina van Tassel, la fille d'un riche fermier, dont la maison, le confort et les richesses lui font tourner la tête. C'est sans compter sur son rival, le colosse Abraham van Brunt dit Brom Bones, qui n'a pas l'intention de lui céder le terrain...
    La suite ici :

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2010/10/la-legende-du-cavalier-..
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 03 avril 2009

    annie
    3 avril 1783 naissance de Washington Irving, romancier américain
    souvenir de lecture... et de film..
    ***
    1799.
    Officier de police new-yorkais, Ichabod Crane dérange ses supérieurs avec ses nouvelles méthodes scientifiques d'investigation. L'outrecuidant entend ainsi rendre la justice en adoptant une démarche rationnelle quand des aveux sous la torture sont si faciles à obtenir.
    Moyennant quoi, il se voit prier d'aller exercer ses talents au fin fond de la Nouvelle Angleterre, dans la ville de Sleepy Hollow, où trois habitants ont été récemment assassinés par décapitation, leurs têtes restant introuvables.
    Des meurtres que tout la terre au village attribue au mystérieux Cavalier sans tête, le fantôme d'un mercenaire allemand. Une explication qui ne convainc guère le très cartésien Ichabod...


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 19 décembre 2011

    Une autre source pour lui de fiévreux plaisir était de passer, l’hiver, de longues soirées avec les vieilles ménagères hollandaises, pendant qu’elles étaient assises à filer auprès du feu, avec une rangée de pommes rôtissant et bavant le long du foyer, et de prêter l’oreille à leurs merveilleux récits de fantômes et de lutins, et de champs où il revenait, et de ruisseaux où il revenait, et de ponts où il revenait, et de maisons où il revenait,
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  • Par brigetoun, le 19 décembre 2011

    Le surnom de Crane (la grue) n’était pas sans avoir quelque rapport avec sa personne. Il était grand, mais excessivement maigre, avait les épaules étroites, des bras et des jambes démesurés, des mains qui se balançaient à un mille de ses manches, des pieds qui auraient pu lui servir de pelles, et toute sa charpente flottait lâche et indécise. Sa tête, une tête très petite, plate au sommet, était ornée d’immenses oreilles, avec de gros yeux vert-bouteille et un long nez de bécasse, de sorte qu’on eût dit une girouette perchée sur son col en fuseau, pour dire de quel côté soufflait le vent.
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  • Par brigetoun, le 19 décembre 2011

    la route qui y menait et le pont lui-même étaient couverts d'ombres épaisses par des arbres qui surplombaient et qui lui donnaient un aspect lugubre, même en plein jour, mais produisaient la nuit une effrayante obscurité : c'était une des retraites favorites du cavalier sans tête, l'endroit où on le rencontrait le plus fréquemment.
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  • Par brigetoun, le 19 décembre 2011

    Mais ce qu’il y avait de plus contrariant, c’est que Brom saisissait toutes les occasions de le tourner en ridicule en présence de sa maîtresse, et avait un misérable chien auquel il apprenait à se plaindre de la façon la plus grotesque, et qu’il lui présenta, comme un rival d’Ichabod, pour l’instruire dans la psalmodie.
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  • Par brigetoun, le 19 décembre 2011

    Les veilles ménagères, cependant, qui sont les meilleurs juges en ces matières, soutiennent encore aujourd'hui qu'Ichabod fut enlevé par des moyens surnaturels ; et c'est à une histoire favorite, souvent racontée le soir dans le voisinage autour d'un feu d'hiver.
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première partie d'un dessin animé sur Washington Irving par Disney (malheureusement en ganglais, tant pis)








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