> François Rosso (Traducteur)

ISBN : 2702132162
Éditeur : Calmann-Lévy (2001)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Christopher Banks, Anglais né à Shanghai à l'aube du XXe siècle, est devenu orphelin à 9 ans, à la suite de la disparition énigmatique de ses parents. Envoyé en Grande-Bretagne pour y poursuivre ses études, il devie... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 11 juillet 2011

    chocobogirl
    Christopher Banks est un jeune anglais qui a grandi à Shanghai. Il vivait sur la concession internationale avec ses parents jusqu'au jour où son père disparu subitement. Quelques mois plus tard, c'est au tour de sa mère de s'évaporer. Toutes les enquêtes de police furent vaines et Christopher fut finalement envoyé en Angleterre où il habitera un pensionnat. Orphelin, il grandit avec le secret espoir de devenir un grand détective et de retrouver ses parents.
    Au début de ce roman, nous retrouvons un Christopher adulte , 15 ans plus tard, commence tout juste sa carrière de détective. Devenu le tuteur d'une jeune orpheline dont il s'occupe avec beaucoup d'affection, il décide pourtant de la laisser un temps pour retourner à Shanghai. Fort de quelques succès d'enquête, il espère bien une nouvelle fois mener à bien ce mystère qu'est la disparition de ses parents, persuadé qu'on les détient prisonniers depuis toutes ces années.
    Ce retour à Shanghai est l'occasion pour le détective de se replonger dans ses souvenirs d'enfance. le lecteur découvre ainsi la vie shanghaïenne de ce début du 20ème siècle où le territoire était sous autorité britannique. le père de Christopher est diplomate et fort absorbé par ses affaires. Sa femme, elle, s'engage contre le trafic d'opium et cherche à convertir ses amies. Christopher grandit dans cette aristocratie anglaise de bon ton et évoque avec nostalgie ses jeux avec son meilleur ami Akira, un petit japonais.
    Il relate la période de disparition de ses parents, les sensations et les faits qui prennent sens avec la maturité. Il évoque également son éducation à Cambridge, ses relations mondaines et sa rencontre avec Sarah Hemmings.
    Ses retrouvailles avec la ville de son enfance sont pourtant quelque peu perturbé : la ville est touchée par la guerre entre la Chine et le Japon et les échos des combats s'élèvent au loin. La menace n'empêche pourtant pas toute cette coterie de continuer à vivre avec insouciance et à se retrouver dans les soirées et les bals qui rythment la vie des occidentaux. Jouissant de ses réjouissances, Christopher mène de front son enquête sur la disparition de ses parents mais les éléments sont minces. S'accrochant à de supposées pistes, les retrouver devient vite une obsession qui guidera notre détective jusque sur les lignes guerrières. Pour le meilleur ou pour le pire ?
    Quand nous étions orphelins plonge littéralement le lecteur à une autre époque. L'auteur décrit admirablement bien l'ambiance de toute une époque. Par l'intermédiaire des souvenirs de Christopher, il livre un portrait fort réaliste de Londres et de Shanghai plus particulièrement.
    La découverte d'un pan de l'histoire shanghaïenne, des conditions de la colonisation britannique est plutôt passionnante et révèle tout une critique de l'auteur sur l'attitude des anglais de l'époque.
    Mélangeant plusieurs genre, roman d'époque, récit d'initiation, roman policier, le récit alterne continuellement entre passé et présent, entre une enfance idéalisé et un shanghai en déliquescence, donnant du rythme à une histoire où il se passe finalement peu de choses.
    Ce titre est ma première rencontre avec Ishiguro et je dois dire que j'ai été au début fort déstabilisé par son style d'écriture et/ou du langage qu'il attribue à ses personnages. La langue est très stylisée, les phrases comportent de nombreuses formulations alambiquées qui du coup, accentue le côté nostalgique et désuet de l'histoire.
    De fait, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette enquête qui n'en est pas tout à fait une. Heureusement l'intrigue monte en puissance au fur et à mesure et a finit par me happer quand l'histoire tourne à l'avantage des obsessions de Christopher. Les faits importants sont distillés le long du récit, presque noyés dans des élements de moindre importance. Et c'est peut-être cela qui m'a gênée. le roman traîne un peu en longueur. On attend des réponses quant à l'enquête sur les parents pour finalement découvrir que l'important n'est peut-être pas là. le personnage de Christopher est troublant, d'apparence équilibré, il se révèle finalement très perturbé par la disparition de ses parents et semble s'être construit une vie basé sur des souvenirs plus ou moins vrais.
    Je reconnais avoir fini par apprécier cette histoire qui se termine de manière forte mais mon avis reste néanmoins en demi-teinte.C'est un roman dont je reconnais les qualités d'écriture. dont j'ai aimé le portrait psychologique qui se dresse peu à peu du héros, dont j'ai apprécié la portée historique. Mais au final, c'est un roman qui m'a quelque peu laissée de marbre... Un roman étrange donc ! J'ai l'impression d'être passée à côté... Lu à un mauvais moment peut-être ? Il va me falloir retenter avec Ishiguro pour avoir un avis définitif sur l'auteur.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-quand-nous-etions-orph..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Murielle2Paris, le 18 juillet 2010

    Murielle2Paris
    Ce livre mériterait que l'on en parle davantage - enfin, à mon avis !
    Personnellement, j'ai adoré. J'aime les livres qui parlent des racines, et là rayon "recherche de ses racines personnelles", j'ai été servie !
    Un livre où règnent à la fois beaucoup de suspense, beaucoup de réalisme et beaucoup de poésie !
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 15 avril 2010

    Nanne
    Londres, 1930. Christopher Banks revient sur ses débuts professionnels. Dès son adolescence, à son retour de Shanghai, le jeune garçon rêve d'un brillant avenir de détective privé. Enfant secret et introverti, Christopher rechigne à dévoiler son devenir, même à sa tante qui l'a recueilli après la disparition de ses parents. A l'issue de ses études à Cambridge, James Osbourne - un ancien condisciple - l'introduit parmi ses relations mondaines. De déjeuners en dîners, de cocktails en soirées élégantes, Christopher Banks en viendra à se faire une place de choix au sein des coteries en vogue dans la capitale anglaise. Son prestige de détective privé, il le devra à son dénouement de l'affaire Mannering.
    Dès lors, son aura professionnelle ne cessera de croître et Christopher Banks consacrera l'essentiel de son existence à traquer le mal sous toutes ses formes. Paradoxalement, à mesure que grandit son prestige dans les milieux les plus huppés et les plus en vue de la société londonienne, celui-ci ressent le besoin pressent de savoir ce qui est réellement arrivé à ses parents, tous deux mystérieusement disparus dans la Concession internationale de Shanghai.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2010/04/terrasser-le-drago..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Johanna39, le 14 novembre 2011

    Johanna39
    Un des meilleurs livres que j'ai lu! On est vraiment plongé dans les méandres de la mémoire. C'est tout simplement magnifique et émouvant.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par toto, le 12 janvier 2012

    toto
    Un livre sans aucune action durant presque 350 pages, il faut l'oser.
    En plus la fin de l'histoire est banale.
    Mais il reste une ambiance, un vocabulaire riche, l'espoir qu'il va se passer quelque chose!
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Nanne, le 15 avril 2010

    Il faut dire qu'à Shanghai le problème de l'opium était une réalité que les adultes ne cherchaient guère à cacher aux enfants ; mais naturellement, quand j'étais tout petit, je n'y comprenais pas grand chose. J'étais habitué à voir chaque jour, de la voiture qui m'emmenait à l'école, les Chinois vautrés sous les porches de Nanking Road au soleil du matin, et pendant quelques années, chaque fois que j'entendais parler des campagnes de ma mère, je m'imaginai qu'elles se bornaient à aider charitablement ce groupe de personnes en particulier.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Nanne, le 15 avril 2010

    Ici, au cœur du maelström qui menace d'engloutir la totalité du monde civilisé, je ne découvre qu'une pathétique conspiration du déni, un déni de responsabilité qui a tourné à l'aigre et se manifeste dans les attitudes pompeusement défensives que j'ai rencontrées si souvent. Et je la voyais devant moi, maintenant, la prétendue élite de Shanghai, traitant par le plus complet mépris les souffrances de ses voisins chinois de l'autre côté du canal.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par zorazur, le 04 novembre 2011

    Oh Christopher, nous ne valons pas mieux l'un que l'autre. Il faut que nous cessions de penser en ces termes. Sinon nous n'aurons plus rien à attendre ni l'un ni l'autre, rien que la continuation de ce qui a été notre lot toutes ces années. Encore la solitude, encore des jours où nos vies seraient vides de tout, sinon d'un je ne sais quoi qui nous dit que nous n'avons pas accompli ce que nous devons. ..Partons demain, ne gaspillons pas un jour de plus. Partons avant qu'il ne soit trop tard pour nous deux.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par chocobogirl, le 11 juillet 2011

    Notre destin, à nous et à nos semblables, est d'affronter le monde comme les orphelins que nous sommes, pourchassant au fil de longues années les ombres de parents évanouis. A cela, il n'est d'autre remède qu'essayer de mener nos missions à leur fin, du mieux que nous le pouvons, car aussi longtemps que nous n'y sommes pas parvenus, la quiétude nous est refusée.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Piling, le 20 juillet 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    C'était l'été de 1923, l'été où je venais de quitter Cambridge et où malgré le désir de ma tante que je revinsse habiter le Shropshire, je décidai que mon avenir se trouvait dans la capitale et pris un petit appartement au 14b, Bedford Gardens, dans le quartier de Kensington.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de Kazuo Ishiguro

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Kazuo Ishiguro

"Les vestiges du jour". Chronique une minute avant le film. Plongez vous dans l'ambiance de votre film et découvrez des anecdotes de tournage et ses acteurs.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Quand nous étions orphelins par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (78)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz