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ISBN : 2505011648
Éditeur : Kana (2011)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes)
Résumé :
A travers les 807 pages de ce one shot originellement disponible en trois tomes, l’auteur nous raconte le voyage de Kuzuryû, vendeur ambulant de médicaments. Mais pas seulement, Kuzuryû est également un tueur à gage. Il souhaite retrouver son passé et le seul souvenir qui lui reste est la mort de sa mère, assassinée. Au fil de son voyage, Kuzuryû rencontre un joueur de luth aveugle. Ce dernier lui prédit son destin...
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
DamienR
02 mars 2012
  • 4/ 5
Un manga historique clairement destiné aux gros lecteurs de bande dessinée : il faut en effet être habitué à entrer dans un pavé de près de 700 pages, écrit de droite à gauche, avec tous les codes du manga. Pourtant, la composition de l'histoire est à l'origine tout à fait traditionnelle : les petits chapitres successifs sont autant de nouvelles qui ont dû être initialement publiées périodiquement dans les magazines de manga, mais ils sont trop courts pour faire l'objet d'albums séparés. Et puis la publication au format "one shot" permet justement de cibler le bon public qui aurait été certainement moins attiré par de petits opuscules.
L'histoire d'un voyageur solitaire, mi-apothicaire, mi-tueur à gages est un prétexte pour proposer aux lecteurs un manga historique à vocation didactique (un peu à la manière de Satsuma). C'est un procédé classique et on peut s'arrêter là tout en étant plutôt réussi. On suit ainsi les deux-trois premiers chapitres plutôt banals, mais rapidement la psychologie des personnages ainsi que le travail graphique s'enrichissent considérablement. Même la composition des scénarios des chapitres est plus libre : on peut avoir affaire à une histoire poétique, contemplative, comique, tendue, subtilement érotique ou plein d'action, qui suit le fil rouge de l'ensemble du cycle ou qui s'en écarte.
Les planches aussi sont extrêmement travaillées, de manière cinématographique : les décors sont irréprochables, variés, les personnages sont par contre moins nets, stéréotypés, parfois difficilement reconnaissables à part les principaux. Ce n'est pas très grave car les chapitres sont courts.
Bref, les amateurs de manga adulte ne devraient pas hésiter.
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Bulle_Tine
15 juillet 2011
  • 3/ 5
Peu habituée à lire des mangas aussi épais, je pensais m'ennuyer au terme de ces 600 et quelques pages. le rythme n'est d'ailleurs pas très enlevé et, malgré les nombreux meurtres commis par ce tueur à gages, l'action semble se dérouler tranquillement, ce qui finalement fait l'intérêt de ce livre. On suit les histoires des gens que croise l'apothicaire-tueur à gages, avec l'impression de suivre des mini télé-novelas à la japonaise : des adultères, des tromperies, de la corruption... le ton n'est pas spécialement drôle, mais on se surprend à sourire à certaines scènes. En toile de fond, l'intrigue principale, à savoir quel est le passé de Kuzuryu, et que cherche-t-il en traversant ainsi le pays, se met doucement en place, et les éléments de compréhension sont donnés au compte-goutte, laissant le suspens planer jusqu'aux dernières pages.
Le trait est très classique, et fait penser à Osamu Tezuka, grand maître du manga, que l'auteur a semble-t-il côtoyé. Quand on voit la production de manga actuelle, on sent que ce mangaka a fait partie d'une génération qui a largement inspiré les jeunes auteurs.
Ce manga est aussi l'occasion de découvrir une partie de l'histoire et des coutumes japonaises de l'époque. le contexte historique est d'ailleurs très bien expliqué dans la postface, très intéressante pour mieux comprendre l'attachement des Japonais à cette époque de leur histoire.
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IDDBD
05 octobre 2012
  • 4/ 5
(...)Ainsi, Kuzuryû repose sur des normes très établies : précision dans le détail historique, dans les descriptions des pratiques sociales, des combats de sabre… Mais la figure héroïque demeure l'élément le plus important. A la différence du Gekiga (littéralement dessin dramatique), il ne s'agit pas ici de montrer le rapport d'un individu commun face à une société contemporaine cruelle mais de plonger une figure héroïque dans un tourbillon de rebondissements (au sens théâtral du terme) entrainant avec lui le lecteur. En orfèvre du manga, Shôtarô Ishinomori maitrise parfaitement cette démarche.
Graphiquement, le temps a fait un peu son oeuvre. On sent l'influence d'Osamu Tezuka avec un certain nombre de codification graphique et une composition parfois un peu désuète. Mais la série a 40 ans, ne l'oublions pas. J'ai particulièrement apprécié les adaptations du trait en fonction des besoins. Réaliste et précis en accord avec les principes du Jidaïgeku – un genre qui se veut narratif et descriptif – et plus figuratif quand il se dépouille pour se recentrer sur les pensées, les rêves ou les actions des personnages. Bref, un dessin en harmonie avec son sujet. le signe d'une grande maîtrise de l'artiste.
Kuzuryû est une oeuvre intéressante et passionnante. Intéressante pour son caractère patrimonial évidemment, passionnante par la grande qualité de sa réalisation. Un univers riche créé par un auteur historique du manga moderne. Bref, à lire absolument par sa culture de bédéphile ou pour son plaisir personnel… ou les deux !
(...)
Lien : http://www.iddbd.com/2012/08..
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nathalie_MarketMarcel
01 juillet 2011
  • 4/ 5
Sur cette trame assez familière, les dessins sont spectaculaires. de grandes perspectives, des paysages immémoriaux et immobiles. La violence des hommes, regards et armes. Des ellipses visuelles qui force le lecteur à être très attentif. Les combats sont trop rapides pour voir les coups, une mince ligne noire à la base du cou signale simplement la tête tranchée. Des effets de grossissement sur les pieds, les mains ou les yeux ou des plans très vastes, où l'homme est perdu dans la planche.
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Nadael
04 juillet 2011
  • 2/ 5
Kuzuryu est apothicaire ambulant et tueur à gages - «il traite le mal» - , selon sa propre expression. En quête de ses origines, il sillonne le japon ( à l'époque féodale) afin de retrouver les neufs pièces d'un ornement en métal représentant un dragon à neuf têtes qui porte le nom, comme lui, de Kuzuryu. Cette découverte lui permettrait ainsi de comprendre l'assassinat tragique des habitants de son village natal – sa mère se trouvait parmi eux - . Les hommes et femmes qu'il rencontre sur sa route sont assez pittoresques et leurs existences parfois intéressantes mais j'avoue que les pérégrinations de ce vendeur ambulant à la recherche de son passé m'ont vite lassée. Ce qui fait que je ne sais pas quoi dire de plus sur ce livre...
N'ayant pas l'habitude de lire des mangas, la lecture « à l'envers » m'a quelque peu déstabilisée. L'utilisation du noir et blanc m'a également déplu. Certes le trait est joli mais la couleur m'a vraiment manqué surtout pour un pavé de 700 pages...
J'ai aimé les illustrations de paysages – vues du ciel - en double page ainsi que certains gros plans sur les regards notamment. Un soin particulier est apporté à l'expression du visage des personnages.

Lien : http://lesmotsdelafin.wordpr..
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Les critiques presse (1)
BDGest01 septembre 2011
Loin d'être indigeste, Kuzuryû constitue une formidable fresque tenant en haleine de bout en bout. À lire !
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
NadaelNadael28 juin 2011
La connaissance pure et sans souillure fait briller la lumière dans les coeurs sombres, fait obstacle à toutes les calamités et éclaire universellement le monde.
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NadaelNadael28 juin 2011
Si le coeur de l'être humain se déforme...c'est de lui-même, comme la nature se déforme d'elle-même !!
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel01 juillet 2011
Dors, dors, Fais dodo
Si tu ne dors pas, je ne te porterai pas
Dors, dors, Fais dodo,
Si tu ne dors pas, je te jetterai dans la rivière,
Dors, dors, Fais dodo, Fais dodo
Si tu ne dors pas, je construirai ton tombeau
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NadaelNadael28 juin 2011
 Bah...A chacun sa vie...Dans ce monde éphémère comme l'écume, il faut le plus possible faire ce qui nous plaît vraiment !
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NadaelNadael28 juin 2011
 D'un côté une bonté confinant à la bêtise, d'autre part, une malice abusant de cette bonté...La fragilité de ces deux caractères lui donna un haut-le-coeur.
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