Alors que l'Exposition universelle de 1889 commence, la Tour Eiffel récemment bâtie pur l'occasion attire un grand nombre de visiteurs. Beaucoup souhaitent signer son fameux livre d'or. Alors qu'elle y a accompagné à contrecoeur ses jeunes neveux, Eugénie Patinot meurt de manière étrange, piquée semble-t-il par un abeille selon les conclusions de la police. Elle n'est ni la première ni la dernière d'une série qui entraînera Victor Legris, un libraire de la rue des Saints-Pères qui fait ses débuts dans le journalisme sur la piste de ce qu'il croit être une série de crimes. C'est bien malgré lui qu'il devient enquêteur, poussé par des soupçons envers deux de ses proches.
La collection « Grands détectives » de la collection de poche fête son vingtième anniversaire en accueillant de nouveaux détectives parmi les-quels Victor Legris dont c'est la première enquête.
Claude Izner cache en réalité deux auteurs, deux sœurs qui ont déjà écrit d'autres romans tant pour la jeunesse que pour le public adulte.
Le roman est enlevé, les aventures ne manquent pas même, le suspense est bien mené même si la solution peut paraître à la réflexion un peu tirée par les cheveux – mais c'est souvent la loi du genre.
L'intérêt provient plutôt, comme c'est le cas de tous les romans de la collection, de la découverte d'une période de l'histoire parfois méconnue. Il s'agit ici de la fin du dix-neuvième siècle, l'époque des expos, celle où le monde s'ouvre et où les hommes croyaient encore que le progrès allait résoudre tous les problèmes. Discrètement sont abordés quelques aspects de cette civilisation : le colonialisme, les petits métiers, le journalisme… On y croise aussi des personnalités comme
Anatole France, par exemple et on y visite des quartiers de Paris : Montmartre des peintres tandis que se construit le Sacré-Cœur, que la plaine Monceau devient un lieu résidentiel chic.