ISBN : 2070496082
Éditeur : Editions Flammarion (1996)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Fabio Montale a démissionné de la police et son amie Lole l'a quitté. Seul, la quarantaine oisive, il se voit couler des jours paisibles dans son cabanon marseillais avec vue sur la mer. Mais Gélou, sa belle cousine, arrive en larmes : son fils ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par lonesloane, le 09 août 2011

    lonesloane
    « L'essentiel [du Chourmo], c'était que les gens se rencontrent. Se ‘mêlent', comme on dit à Marseille. Des affaires des autres, et vice versa. Il y avait un esprit Chourmo. On n'était plus d'un quartier, d'une cité. On était Chourmo. Dans la même galère, à ramer ! Pour s'en sortir. Ensemble. »
    Quelques années on passé, Fabio n'est plus dans la police maintenant, il a jeté l'éponge, n'en pouvant plus de la saloperie du monde, de l'odeur de la mort et de cette haine à laquelle il était si souvent confronté. Il partage paisiblement sa vie entre son petit deux pièces en front de mer et son bateau amarré juste en dessous. Prendre le temps de faire le point, sur sa vie, ses échecs amoureux. Essayer de donner un sens à tout cela, de rattraper le temps qu'on imagine avoir perdu, reconstruire, même si il semble impossible de recoller les morceaux parfois…
    Mais toutes les bonnes choses ont une fin, Gelou, la cousine, va resurgir dans la vie de Fabio, et pas forcément pour le meilleur. Son fils, Guitou, a disparu depuis deux jours, et c'est anormal, le retrouver est une priorité. Un prétexte comme un autre pour entrainer une nouvelle fois le lecteur au coeur de la cité phocéenne, dans tout ce qu'elle a de plus sordide, mais aussi de plus magique, riche et coloré.
    Des meurtres à tour de bras, sur fond d'islamisation des banlieues, de front national rampant, de police corrompue et de mafia marseillaise. Une galerie de personnages hauts en couleur et attachants. Un lecteur englué dans un Marseille foisonnant et décadent à la fois. C'est une intrigue qui fait bien son boulot, comme dans le précédant opus, il est particulièrement compliqué de se détacher du roman un fois la première page tournée. Certain parleront d'un roman noir classique, comme il en existe déjà des milliers, moi je trouve qu'il a ce petit quelque chose en plus qui me fait le classer tout en haut de la pile de mes polars favoris.
    « Chourmo » est le deuxième volet de « La trilogie Fabio Montale ».


    Lien : http://testivore.com/chourmo/
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    • Livres 2.00/5
    Par Alcapone, le 16 mars 2011

    Alcapone
    Deuxième volet de la trilogie de Jean-Claude Izzo, cet opus plus sombre encore que le premier, embarque Fabio Montale dans des histoires criminelles plus sordides les unes que les autres. Cette fois-ci, c'est le fils de sa chère cousine qui est victime des agissements des malfrats. Comme à son habitude, Izzo raconte la ville et sa vie avec passion et résignation. C'est en référence à un titre de Massilia Sound System, qu'Izzo a intitulé ce second volet Chourmo. Chourmo qui se réfère à l'esprit de la chiourme des anciens galériens, désigne dans l'idée de l'auteur, cet enfer dans lequel Montale, ex-flic des quartiers nord de Marseille, évolue constamment : qu'il le veuille ou non, notre héros se doit de résoudre ces affaires criminelles dans lequelles il se retrouve fatalement impliqué. Ce second volet s'inscrit parfaitement dans la lignée de Total Kheops et déroule un polar de qualité dont on sait d'avance que la fin sera terrible...

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/02/chourmo-jean..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par toto, le 17 décembre 2007

    toto
    Un régal.
    Voilà un polar tel qu'on les aime.
    Une histoire de son temps, des personnages avec du caractère, des sentiments.
    A découvrir absolument
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 19 mars 2008

    Place d’Aix, la Safrane passa le feu à l’orange. Bon, me dis-je, il est près de onze, j’ai une petite faim. Et soif. Je pris la rue Sainte-Barbe, sans mettre mon clignotant, mais sans accélérer non plus. Rue Colbert ensuite, puis rue Méry et rue Caisserie, vers les Vieux Quartiers, le territoire de mon enfance. Là où était née Gélou. Là où j’avais connu Manu et Ugo. Et Lole, qui semblait toujours habiter les rues de sa présence.
    Place de Lenche, je me garai à la mode de chez nous, où c’est interdit, devant l’entrée d’un petit immeuble, ma roue droite tout contre la marche d’entrée. Il y avait bien une place de l’autre côté, mais je voulais que mon suiveur ait le sentiment que si je ne faisais pas de créneau, c’est parce que je n’allais pas m’absenter longtemps. On est comme ça ici. Parfois, même pour un petit quart d’heure, la double file, avec les warnings, c’était ce qui se faisait de mieux.
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  • Par mgeffroy, le 25 février 2008

    Il y avait peu de monde à cette heure. Des vieux. Une mère qui donnait le biberon à son bébé. Je me surpris à fredonner Chella Ila. Une vieille chanson napolitaine de Renato Carosone. Je retrouvais mes marques. Avec les souvenirs qui vont avec. Mon père m'avait assis sur la fenêtre du ferry-boat et il me disait : « Regarde, Fabio. Regarde. C'est l'entrée du port. Tu vois. Le fort Saint-Nicolas. Le fort Saint-Jean. Et là, le Pharo. Tu vois, et après c'est la mer. Le large.
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    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par lonesloane, le 07 août 2011

    Les quartiers nord, avec leurs milliers de fenêtres éclairées, ressemblaient à des bateaux. Des navires perdus. Des vaisseaux fantômes. C'était l'heure la pire. Celle où l'on rentre. Celle où, dans les blocs de béton, on sait que l'on est vraiment loin de tout. Et oubliés.
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  • Par Rhl, le 17 août 2011

    Moi, je n'en attendais plus rien de la vie. Je l'avais juste envisagée pour elle-même un jour. Et j'avais fini par l'aimer. Sans culpabilité, sans remords, sans crainte. Simplement. La vie, c'est comme la vérité. On prend ce qu'on y trouve. On trouve souvent ce qu'on a donné.
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  • Par lonesloane, le 06 août 2011

    La saloperie du monde courait plus vite que nous. On pouvait l'oublier, la nier, elle nous rattrapait toujours au coin d'une rue.
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