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> Nadia Dhoukar (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070337502
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 104 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Des quartiers nord aux ruelles du Panier, des quais du Vieux Port aux calanques les plus reculées des bords de mer, Fabio Montale en sait tellement sur Marseille qu'il sent battre en lui les pulsations de la ville. Flic déclassé. fils d'immigrés appréciant les poètes, l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par velda, le 06 janvier 2011

    velda
    Le Marseille d'Izzo
    Les amateurs de polar connaissent Paris comme leur poche. De Léo Malet à Didier Daeninckx, les auteurs ont arpenté les rues et les quartiers de la capitale, approché ses mystères et ses côtés les plus glauques. Rien de tout cela chez Jean-Claude Izzo. Dans ses livres, des polars vigoureux, politiques, nostalgiques, c'est Marseille et la Méditerranée qui se taillent la part du lion. Attention, pas le Marseille de Pagnol : on n'y entendra pas beaucoup de cigales... Jean-Claude Izzo s'en est allé en janvier 2000, quelques mois après la publication de son dernier roman, Le soleil des mourants.
    Le Marseille d'Izzo, c'est celui d'aujourd'hui, ouvert sur la mer et qui parle avec tous les accents du sud de l'Europe et du nord de l'Afrique. C'est celui des rappers, de IAM et du Massilia Sound System, où le Front National fait des dégâts. Mais c'est aussi celui des calanques, lieu où le héros de la trilogie la plus connue de Jean-Claude Izzo, l'ancien flic Fabio Montale, s'est installé dans son cabanon, auprès de Fonfon et Honorine, deux vieux Marseillais formidables, sortes de parents adoptifs toujours prêts à aimer, à accueillir et à réconforter. Au bord de la mer bien sûr, près de la barque de pêcheur.

    Total Kheops
    Dans ce livre, Fabio Montale est encore flic dans les quartiers nord de Marseille... pas pour longtemps. le retour (bref !) d'un ancien de la "bande" du temps où il était adolescent, et de l'autre côté de la barrière, va réveiller les loups qui dorment et le plonger dans un tumulte infernal de vengeance et de souvenirs qui font mal, un enfer où même les innocents trinquent, comme Leïla, cette jeune fille d'immigrés étudiante à Aix qui va trouver une mort abominable et improbable, dont notre héros se sentira douloureusement coupable. le dernier chapitre s'intitule "Où il est préférable d'être en vie en enfer que mort au paradis". En regardant Montale s'éloigner sur sa barque avec sa compagne, le lecteur n'en est pas si sûr. Jusqu'aux dernières lignes : "Marseille se découvrait ainsi. Par la mer. Comme dut l'apercevoir le Phocéen, un matin, il y a bien des siècles. Avec le même émerveillement. Port of Massilia. Je lui connais des amants heureux, aurait pu écrire un Homère marseillais, évoquant Gyptis et Protis (...) La ville pouvait s'embraser. Blanche d'abord, puis ocre et rose. Une ville selon nos coeurs."
    Solea
    "La vie puait la mort". On ne saurait dire mieux. Montale n'est plus flic. On le retrouve dans le bar d'Hassan, un bar où se brassent tous les milieux, où le pastis se boit entre amis : "Celui qui venait boire son pastis, on pouvait en être sûr, il ne votait pas Front National". On y écoute Léo Ferré, chez Hassan. C'est le calme avant la tempête. Car dans Solea, Jean-Claude Izzo n'y va pas de main morte : c'est carrément la Mafia qui mène le jeu. Avec une journaliste qui en sait beaucoup trop et qui ne se cachera jamais assez loin, une disquette qui porte malheur... et l'irruption d'Internet au pays du polar, puisque notre héros ne se gêne pas pour publier sur le web les informations explosives détenues par Babette la journaliste. Dans Solea, il y a des coups, du whisky, du sang, de la peur. Mais à la fin : "Le bateau filait vers le large. Ça allait, maintenant. le whisky me dégoulinait sur le menton, dans mon cou. Je ne sentais plus rien de moi. Ni dans mon corps, ni dans ma tête. J'en avais fini avec la douleur. Toutes les douleurs. Et mes peurs. La peur."
    Chourmo
    Chourmo démarre sur un meurtre par erreur, celui d'un jeune homme de bonne famille qui se trouve là où il ne fallait pas, en compagnie de son amie "beur" Naïma. Mais ce jeune homme, c'est le fils d'une cousine de Fabio Montale. Respectable cousine, qui ressemble à Claudia Cardinale, sent le Chanel n°5, roule en Saab et possède un magasin de vêtements à Gap. Alors bien sûr, Montale va enquêter. Et tomber sur un beau panier de crabes en pleine pourriture... L'ennemi, dans Chourmo, c'est le Front National et ses militants à l'air très "normal", tellement normal que pour un peu, on les épouserait... Montale cherche, et trouve. Désillusion, dégoût... à la fin : "J'enfilai ma vieille casquette de pêcheur et je descendis vers mon bateau. Mon ami fidèle.
    Je vis mon ombre dans l'eau. L'ombre d'un être usé. Je sortis à la rame, pour ne pas faire de bruit (...) Je me mis alors à chialer. Putain, c'était vachement bon."
    AMBIANCE
    Chez Jean-Claude Izzo, on lit (Joseph Conrad, Saint-John Perse, toujours la mer), on boit (du vin, du pastis, du café ou du whisky Lagavulin), on mange (des farcis, de l'aïoli, des rougets grillés, de la cuisine italienne). Et surtout on écoute de la musique.
    A préparer près de votre platine CD avant d'ouvrir les livres de Jean-Claude Izzo
    Total Khéops
    Paco de Lucia, Entre dos aguas - Santa Lucia, chanson italienne - Ray Charles, What'd say, I got a woman - Miles Davis, Rouge - Thelonious Monk - Calvin Russel Rockin' the republicans, Baby I love you - De la musique arabe (un solo d'oud) - BB King - IAM - Massilia Sound System - Lightnin' Hopkins, Last night blues - Bob Marley, Stir it up - Ruben Blades - Paolo Conte - Khaled - Michel Petrucciani, Estate - Astor Piazzola et Jerry Mulligan, Buenos Aires, twenty years after - Léo Ferré - Buddy Guy avec Jeff Beck, Eric Clapton et Mark Knopfler, He's got the blues - The Doors. The End - Dizzy Gillespie, Manteca.
    Solea
    Léo Ferré - Mongo Santamaria, Mambo terrifico - John Coltrane, Out of this world - Ray Barretto, Benedicion -Tito Puente - Arturo Sandoval - Juan Luis Guerra - Irakere - Pinetop Perkins, Blues after hours - Lightnin'Hopkins, Darling, do you remember me ? - John Coltrane et Duke Ellington, In a Sentimental mood, Angelica - Abdullah Ibrahim, Echoes from Africa - Maruzzella, chanson italienne - Nat King Cole, The Lonesome Road - Gian Maria Testa, Extra-Muros
    Chourmo
    Bob Dylan, Girl from the North Country - MC Solaar, Prose combat - John Coltrane - Miles Davis - Bob Marley, So much trouble in the world - Bob Marley, Slave Driver - Los Chunguitos, Apasionadamente - Art Pepper, More for Less - Léo Ferré, Ô Marseille - Sonny Rollins, Without a Song - BB King, Rock My Baby - Lightnin' Hopkins, Your own fault, baby - Renato Carosone, Chella lla - Edmundo Riveiro, Garuffa - Carlos Gardel, Volver - ZZ Top, Long distance boogie, Thunderbird
    BIBLIOGRAPHIE
    Total Kheops, Solea et Chourmo sont disponibles en Série Noire (Gallimard). Ils ont également été réédités en un seul volume chez Folio policier
    Les Marins perdus (Flammarion), roman inspiré d'un fait divers, raconte l'histoire de trois marins qui survivent à bord de l'Aldébaran, en espérant la reprise de leur cargo par un nouvel armateur.
    Le soleil des mourants (Flammarion - J'ai Lu), où Izzo raconte avec émotion et sobriété la vie et l'errance d'un SDF au passé douloureux, d'un marginal malgré lui, d'un de ceux que la vie laisse au bord de la route, comme on dit. La vie oui, mais quelle vie ?
    Guide "Autrement" Marseille, dirigé par Jean-Claude Izzo. Une somme d'informations pour mieux aborder la ville, en pénétrer les secrets... et en tomber amoureux.
    vivre fatigue, six nouvelles dans la collection Librio (les livres à 10 F)
    Loin de tous regards, poèmes de Jean-Claude Izzo illustrés par Jacques Fernandez, éditions du Ricochet, 1998.
    Jean-Claude Izzo a aussi écrit des textes, notamment pour le chanteur Gian Maria Testa, son ami du Piémont.
    A visiter, le site que son fils Sébastien lui a consacré : http://www.jeanclaude-izzo.com


    Lien : http://rompol.canalblog.com/archives/2010/12/08/19821723.html
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    • Livres 5.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    J'ai des aprioris plus gros que l'Everest.
    Pour moi, le genre policier à la française, c'est comme la bouillabaisse moscovite : ça craint.
    Le roman policier, c'est nord-américain par essence. Vouloir y coller un décor franchouillard, c'est comme vouloir tourner un épisode de Rambo dans le Poitou.
    La trilogie Fabio Montale avait un deuxième défaut de taille : pour moi, elle était indissociable d'Alain Delon. Pas le Alain Delon façon Borsalino ou Rocco et ses frères, mais l'acteur finissant qui parodie sa marionette des Guignols de l'info.
    D'où des attentes très faibles concernant les trois romans de Jean-Claude Izzo.
    Une fois n'est pas coutume, j'avais tort.
    Fabio Montale est un personnage très intéressant, Marseille fait un décor très sordide pour du bon polar et Izzo démontre à chaque page que sa ville est digne d'Isola ou de Los Angeles niveau crasse et saloperies.
    Le Front national, la mafia, les milieux interlopes algériens... tout ce merdier marseillais explose à la gueule du lecteur à mesure que Jean-Claude Izzo lève le voile sur Marseille. Il est sans concession dans sa mise en scène : le réalisme social de ses bouquins est à l'image de son engagement politique (c'est un ancien militant communiste). Adieu Fanny, Marius et Panisse, place aux fils d'imigrés qui manquent d'espoir, aux politiciens qui fricottent avec le Milieu et à cette Marseille façon Babel.
    C'est d'autant plus noir que le soleil de Marseille tente de nous éblouir pour faire oublier la misère. Ça parait cliché par moment, mais la réalité est encore pire que ce qu'Izzo décrit.
    Et Fabien Montale, simple commissaire de police qui n'est pas taillé pour ce travail, a les mains dans ce cambouis.
    Et puis merde, un auteur de polar qui cite IAM, Massilia Sound System ou les Fabulous Trobadors dans ses bouquins, il me touche forcément.
    J'ai retrouvé le même plaisir qu'en regardant le film Comme un aimant d'Akhenaton et Kamel Saleh.
    J'ai réellement été scotché par ces livres, les dévorants tous les trois en moins d'une semaine. le polar français est viable, je l'ai lu. Et quelque part, je comprends désormais mieux le quotidien de mon beau-frère qui est lui-même commissaire à Marseille.
    Richard Boringher a également repris le rôle de Fabio Montale en 2002. En voilà une bonne idée, lui au moins à la gueule et la personnalité pour ce personnage.
    Jean-Claude Izzo est mort en 2000. C'est très con de sa part.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2008/06/la-trilogie-fabio-montale.html
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    • Livres 4.00/5
    Par MicheleP, le 16 janvier 2013

    MicheleP
    Et voilà pourquoi, marseillaise de coeur et d'adoption, je bois du Lagavulin les soirs de spleen...
    Trois livres magifiques, avec leur flic désabusé (j'adore) et Marseille en vedette, ses quartiers nord, ses calanques, ses belles cagoles, son quartier du Panier, sa multiculturalité et son désespoir.
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    • Livres 5.00/5
    Par SoHo, le 12 août 2010

    SoHo
    Excellente trilogie. Les trois histoires sont indépendantes, mais le personnage principal et narrateur est le même.
    C'est à la fois du polar, du roman engagé, du journalisme presque parfois.
    Fabio Montale est sans doute, dans le polar français, l'un des personnages les plus vrais et les plus attachants.
    Une somme à dévorer. Impossible de fermer chaque roman avant de l'avoir terminé !
    (Ne vous fiez pas à la série télé si vous l'avez vue et supportée : non seulement le vieux Delon est un très mauvais acteur, mais en plus il n'a rien compris au personnage qu'il incarne et qui est l'opposé de celui qu'il incarne si laborieusement et si caricaturalement... En revanche, Richard Bohringer joue le personnage à la perfection dans le film d'Alain Bévérini adaptant le premier volet de la trilogie, Total Khéops.)
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    • Livres 4.00/5
    Par nanet, le 27 juin 2012

    nanet
    Un flic, ayant dans sa jeunesse flirté avec la loi, va se retrouver pris dans la tourmente, lorsque l'un de ses anciens amis est tué !
    L'expression Total Khéops - tirée d'une chanson de l'album Sad Hill du groupe Marseillais IAM - signifie qu'on est plongé au sein d'une situation particulièrement complexe. Et complexe est sûrement ce que voulait créer l'auteur. Sauf que je n'ai pas été déroutée, trouvant l'intrigue d'une facilité déconcertante. Mais, je pense que ce livre n'est pas voué à une intrigue insondable, introuvable. Nous sommes dans autre chose, et finalement, le fait que ce soit un policier n'est qu'un prétexte.
    Ce qui m'a le plus gêné, dans les premières pages, c'est le style ! quelle claque. J'aime les phrases rondes, les mots qui coulent, qui emportent le lecteur vers le rêve, et là, J-C Izzo bouscule tous mes préceptes. Il utilise des phrases courtes. Dynamiques. sans aller jusqu'au mot isolé, il se sert de petites touches, de trois ou quatre mots précisant ses sens, appuyant les actions. C'est très fort, c'est brillant, et au final j'ai beaucoup aimé. Comme quoi, quand le talent est là...
    La suite sur le blog

    Lien : http://lesmotsdenanet.blogspot.fr/2012/06/total-kheops-de-jean-claud..
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Citations et extraits

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  • Par lireanimes, le 22 mai 2008

    Soléa

    [Babette] n’était qu’un détonateur. Et moi, je me découvrais tel que j’étais en réalité. Inattentif aux autres, m^me à ceux que j’aimais. Incapable d’entendre leurs angoisses, leurs peurs. Leur envie de vivre, encore un peu, et heureux. Je vivais dans un monde où je ne leur faisais pas de place. Je els côtoyais, plus que je ne partageais. J’acceptais tout d’eux, avec indifférence parfois, laissant glisser, souvent par flemme, ce qu’ils pouvaient dire ou faire qui me déplaisait.

    Lole, dans le fond, c’était pour ça qu’elle m’avait quitté. Pour cette manière que j’avais de passer à travers les êtres, avec indolence, insouciance. Inintéressé. Je ne savais pas montrer, même dans les pires moments, combien, en réalité, j’étais attaché à eux. Je ne savais pas le dire non plus. Je croyais que tout allait de soi. L’amitié. L’amour. Hélène Pessayre avait raison. Je n’avais pas tout donné à Lole. Je n’avais jamais tout donné à personne.
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  • Par bluelynxs, le 25 juin 2014

    Mon estomac se noua. Je sentis une boule se former au creux de mon ventre.
    Lourde. Et qui se mit à monter et à descendre dans mon corps. À remonter jusqu’à la gorge. La nouant. M’étouffant. J’étouffais. Me laissant muet. Sans rien à dire. Comme si tous les mots s’en étaient retournés à leur préhistoire. Au fond des cavernes. Là d’où l’humanité n’aurait jamais dû sortir. Au commencement était le pire. Et le cri primal du premier homme. Désespéré, sous l’immense voûte étoilée. Désespéré de comprendre, là, écrasé par tant de beauté, qu’un jour, oui un jour, il tuerait son frère. Au commencement étaient toutes les raisons de tuer. Avant même qu’on ne puisse les nommer. L’envie, la jalousie. Le désir, la peur. L’argent. Le pouvoir. La haine. La haine de l’autre. La haine du monde.
    Soléa
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  • Par mgeffroy, le 08 décembre 2007

    «Parfois, ce qu’on a sur le coeur s’entend mieux que ce qu’on dit avec la langue.»

    «Un jour, on ne peut plus dire à l’autre qu’il est beau, parce que l’amour a foutu le camp et que l’on n’est plus désirable.» Extraits de Solea



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  • Par nanet, le 27 juin 2012

    e qu'il avait à dire, il aurait fallu des siècles. Il pouvait le résumer en un mot et une phrase. Je regrette. Je t'aime. Mais ils n'avaient plus le temps. Ou plutôt, le temps les avait dépassés. L'avenir était derrière eux. Devant, il n'y avait plus que des souvenirs. Les regrets. "
    (P65)

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  • Par messagerLu, le 19 mai 2011

    Tous leurs traits étaient mous. Dans leurs yeux, fuyants, aucune lueur de révolte. Des aigris de naissance. Ils n'auront de haine que pour plus pauvres qu'eux. Et tous ceux qui boufferont leur pain; Arabes, Noirs, Jaunes. Jamais contre les riches.

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Extrait de "Il dit", spectacle poétique et musical autour de l'oeuvre de Jean-Claude IZZO.








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