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souvenir, souvenir...
le première livre d'Izzo que j'ai lu.. vraiment magnifique.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore : a découvrir sans faute et sans attendre !
Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
Lorsque Titi meurt dans le métro parisien, Rico perd son seul vrai copain de galère et de misère. Il décide de partir pour Marseille, retrouver son premier amour, et puis, parce que, tant qu'à mourir, autant mourir au soleil. (...)
Profondément humaniste, Izzo réussit à aborder le thème délicat de l'indigence dans nos sociétés modernes sans tomber dans des clichés faciles : le ton sonne juste et parvient à nous toucher. (...)
Pour plus d'infos, rendez vous sur enlivrez-vous !
Lien : http://enlivrezvous.typepad.fr/enlivrezvous/2009/01/le-soleil-des-mo..
Dès les premières pages de son roman, Jean-Claude Izzo nous plonge dans un monde où explosent la solitude, la souffrance et la détresse. C’est le monde des SDF, les laissés-pour-compte de notre société, qui vivent et meurent dans la rue comme des chiens abandonnés.
C’est par la mort de Titi, dans une station de métro, que commence le roman : « Il se faufila derrière la rangée de chaises en plastique, s’allongea sur le côté, la tête face au mur, puis il ramena le col de son manteau sur sa tête et ferma les yeux. L’hiver qui était en lui l’emporta ».
Rico, le copain de Titi, décide alors de quitter Paris : « A crever, autant crever au soleil » ; pour lui c’est l’évidence même, il finira comme Titi. La mort de son copain fait ressurgir des pans entiers de son passé qu’il résume d’un seul mot : échec ! son divorce, la perte de son boulot, le chômage, la rue où l’on traîne, les bars, l’alcool et puis pour finir l’expulsion de son appartement. Et puis c’est l’engrenage : la certitude qu’on ne pourra jamais s’en sortir, la résignation, la honte quand il faut tendre la main pour pouvoir manger, l’alcool qui permet d’oublier, le regard des autres qui dit la pitié ou l’indifférence, le vide, le rien…
Avant de prendre la route de Marseille où il a des souvenirs, Rico fait un détour par Rennes, pour voir une dernière fois son fils Julien ; mais cette dernière rencontre est celle qui fait le plus mal : son fils refuse de l’embrasser, son fils, le seul qu’il ne peut oublier, le seul dont il a gardé la photo.
« Le soleil des mourants » est le dernier livre de Jean-Claude Izzo qui est mort à Marseille peu de temps après la parution de son livre.
Pour la dernière fois Jean-Claude nous met, nous lecteurs, face à la barbarie de notre monde : un monde où les exclus sont abandonnés à leur sort, sont privés de toute dignité, connaissent l’humiliation quotidienne et n’ont qu’une porte de sortie : la mort dans le caniveau. Ce n’est pas notre pitié que Izzo a voulu faire naître, mais seulement une prise de conscience de cette triste et révoltante réalité.
la misère est moins dur au soleil comme aurait dit Aznavour.Pas vraiment convaincue après la lecture.Izzo nous raconte le road movie de sans abri qui partent de Paris àdirection Marseille espérant trouver on ne sait quoi.