ISBN : 2070495027
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 96 notes) Ajouter à mes livres
Les morts s'accumulent à Marseille : d'abord Manu, ensuite Ugo, deux amis d'enfance de Fabio Montale, ex-petit malfrat devenu flic par grandeur d'âme. Lorsqu'une étudiante maghrébine qu'il connaissait est retrouvée morte et violée, Fab... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Trolly44, le 24 octobre 2011

    Trolly44
    Ex-malfrat devenu flic « social », grand buveur et fin gourmet, Fabio Montale est rattrapé par sa jeunesse suite à la mort de ses deux copains d'enfance : Ugo et Manu. Tous trois, fils d'immigrants, ont grandi ensemble et ont commencé à truander plus soudés que jamais. Au milieu : Lole, une Gitane, celle dont tout le monde est épris. Manu est mort le premier, Ugo a suivi en voulant le venger, laissant Lole seule. Fabio veut alors comprendre et venger à son tour ses amis. Lole est loin, mais reste dans le cœur de Fabio. Au même moment, Fabio Montale apprend le viol et la mort d'une jeune femme qu'il aimait en secret : Leila, une étudiante maghrébine. Quel rapport avec les assassinats de Manu et Ugo ? Quel rapport avec Marie-Lou, la prostituée que Fabio a pris sous son aile. Autant de questions qui donnent du fil à retordre à ce policier hors pair, homme sensible qui ne sait aimer. Détour au sein de la pègre et la mafia marseillaise... Total Khéops ou autrement dit « Bordel immense » !
    Voyagez au cœur de Marseille sans vous déplacer. Vous découvrirez ses traditions, le charme de ses quartiers, de ses bars, sa cuisine et son histoire. L'auteur, marseillais (qui pourrait en douter ?), décrit avec précision sa terre natale. Il l'a dépeint ainsi comme un lieu regroupant toutes les cultures, mais où la mort n'est qu'un détail et l'argent, une obsession. À travers les ruelles de Marseille, Jean-Claude Izzo entraîne ses lecteurs dans une histoire sombre et bien ficelée. le suspens est conservé jusqu'à la fin du roman. Même lorsque nous pensons avoir compris, un détail surgit et remet en question notre interprétation. Pourtant l'intrigue semble passer au second plan, après les émotions des personnages. de Fabio Montale, on ne sait pas grand chose, hormis quelques épisodes de son enfance, ses goûts pour la cuisine, la poésie et le whisky. En revanche, l'auteur s'attache à ce qu'il ressent, à ses amours perdus et ses amours enfouis, à son désir de vengeance et celui d'aider ceux qui l'entourent. Jean-Claude Izzo écrit avec ses mots, avec les mots des quartiers marseillais. Son langage peut paraître grossier ou choquant, mais l'auteur le maîtrise et va même jusqu'à se permettre de reprendre des passages de la poésie ou du rap français.
    Le complot et la corruption mènent Jean-Claude Izzo à nous livrer un remarquable récit noir dont nous ne pouvons décrocher avant la fin. Des répliques cinglantes et des personnages mystérieux, voilà l'ambiance marseillaise chez vous !
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lonesloane, le 04 août 2011

    lonesloane
    « Où l'on côtoie l'infiniment petit de la saloperie du monde » Total Kheops chapitre 12.
    Marseille… Les riches, les pauvres, les cigales, les bons, les truands, les gangsters, la misère, le vieux port, les braquages, la cuisine à l'huile d'olive, la chaleur, la mer, les quartiers nord, l'amour, la drogue, le marché aux poissons… la mort…
    Total Kheops, c'est une plongée à cœur ouvert dans la ville de Marseille, en tournant les pages on a l'impression de discerner les odeurs, d'entrevoir un paysage, une rue, un quartier, d'entendre le brouhaha de la foule sur le vieux port, de souffrir de la chaleur… En tournant les pages on se noie dans cette gigantesque cité, elle nous attrape de toutes ses forces.
    Fabio Montale a dans les 45 ans, c'est un « putain » de flic depuis trop longtemps, les quartiers nord, il connait comme sa poche, les rouages de la délinquance, de la filouterie. Comme personne il sait quand et comment intervenir, et surtout pourquoi. Fabio Montale, il a grandit à Marseille, avant, on imaginait tout sauf le voir un jour chez les poulets. Quelque part c'est ce virage qui lui aura fait perdre ses seuls amis, ses meilleurs amis à l'époque. Ugo et Manu ont continué à donner dans les braquages, à grimper dans l'échelle sociale de la pègre marseillaise. Lole ne savait plus ou pas qui aimer dans ce trio, elle a préféré ne choisir personne.
    Mais le passé a souvent tendance à ressurgir, pas forcément pour le meilleur. Manu est retrouvé mort un matin, assassiné, Ugo en cherchant à le venger tombera sous les balles de la police, Lole préfèrera l'exile, la fuite vers un ailleurs qu'elle n'est même pas certaine de connaître. Fabio, même vingt ans après n'arrive pas à s'y résoudre. En rester là ? Impossible, ce n'est pas de la vengeance, non, c'est comme ça. La justice, une justice, quelque chose. Pour le meilleur, comme pour le pire.
    On referme « Total Kheops » dans un drôle d'état, Fabio Montale et son univers, eh bien on s'y attache vraiment. du coup, c'est avec fébrilité qu'on file chez son libraire pour se procurer « Chourmo » les deuxième volet de « La trilogie Fabio Montale ».

    Lien : http://testivore.com/total-kheops/
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par myrtille67, le 08 septembre 2011

    myrtille67
    Ah, le Marseille de J.C. IZZO ! Là, tout de suite, je n'ai qu'une envie : aller y faire un tour , y découvrir le Vieux Port, et la faune de ses rues, déguster des farcis à la terrasse d'un café, avec peut-être un lagavulin !
    Bon trève de rèveries, ce roman, sous couvert de roman policier, est une critique sans pitié de la société marseillaise multi-culturelle, multi-ethnique et multi- raciale, ainsi que de l'errance de sa jeunesse prise en étau entre la mafia locale, et le poids de ses origines.
    C'est aussi une ode d'une très grande force à Marseille.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Anadeis, le 23 novembre 2010

    Anadeis
    A la croisée du polar noir et du roman social, Total Kheops n'est pas un roman policier traditionnel : inutile d'y chercher un suspense insoutenable ou un dénouement extraordinaire. L'intérêt de cet ouvrage réside plutôt dans la volonté de l'auteur à nous décrire la réalité.
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    • Livres 5.00/5
    Par Calinia, le 20 janvier 2012

    Calinia
    Izzo nous emmène découvrir Massilia à travers un inspecteur des plus tourmentés. Ce livre donne véritablement envie d'aller à Marseille... en sus d'enquêtes plutôt bien menées, il y décrit une constellation d'endroits apaisants...
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 19 mars 2008

    Il n’y avait que son adresse. Rue des Pistoles, dans le Vieux Quartier. Cela faisait des années qu’il n’était pas venu à Marseille. Maintenant il n’avait plus le choix.
    On était le 2 juin, il pleuvait. Malgré la pluie, le taxi refusa de s’engager dans les ruelles. Il le déposa devant la Montée-des Accoules. Plus d’une centaine de marches à gravir et un dédale de rues jusqu’à la rue de Pistoles. Le sol était jonché de sacs d’ordures éventrées et il s’élevait des rues une odeur âcre, mélange de pisse, d’humidité et de moisi. Seul grand changement, la rénovation avait gagné le quartier. Des maisons avaient été démolies. Les façades des autres étaient repeintes, en ocre et rose, avec des persiennes vertes ou bleues, à l’italienne.
    De la rue des Pistoles, peut-être l’une des plus étroites, il n’en restait plus que la moitié, le côté pair. L’autre avait été rasée, ainsi que les maisons de la rue Rodillat. A leur place, un parking. C’est ce qu’il vit en premier, en débouchant à l’angle de la rue du Refuge. Ici, les promoteurs semblaient avoir fait une pause. Les maisons étaient noirâtres, lépreuses, rongées par une végétation d’égout.
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  • Par mgeffroy, le 19 mars 2008

    Chez Hassan, Bar des Maraîchers à la Plaine, ni raï , ni reggae, ni rock. Que de la chanson française, et presque toujours Brel, Brassens et Ferré. L’Arabe, il se faisait un plaisir en prenant les clients à contre-pied.
    - Salut, Etranger, dit il en nous voyant entrer.
    Ici, on étais tous l’ami étranger. Quelle que soit la couleur de la peau, des cheveux ou des yeux. Hassan s ‘était fait une belle clientèle de jeunes, lycéens et étudiants. De ceux qui taillent les cours, de préférence les plus importants. Il tchatchaient de l’avenir du monde devant un demi pression, puis, passées sept heures du soir, ils entreprenaient de le reconstruire. Ça ne changeait rien à rien, mais c’était bon par ou ça passait. Ferré chantait :
    On n’est pas des saints.
    Pour la béatitude, on n’a qu’Cinzano.
    Pauvres orphelins.
    On prie par habitude notr’Per’nod

    Je ne savais que boire. J’avais sauté l’heure du pastis. Après un coup d’œil au bouteilles, j’optais pour un Glenmorangie. Pérol, pour un demi.
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  • Par mgeffroy, le 25 février 2008

    Il passa l'après-midi à repérer les lieux. Monsieur Charles, comme on l'appelait dans le Milieu, habitait une des villas cossues qui surplombent la Corniche, des villas étonnantes, avec clochetons ou colonnes, et des jardins avec palmiers, lauriers-roses et figuiers. Quitté le Roucas-Blanc, la rue qui serpente à travers cette petite colline, c'est un entrelacs de chemins, parfois à peine goudronnés. Il avait pris le bus, le 55, jusqu'à la place des Pilotes, en haut de la dernière côte. Puis il avait continué à pied. Il dominait la rade. De l'Estaque à la Pointe Rouge. Les îles du Frioul, du Château d'If. Marseille cinémascope. Une beauté. Il aborda la descente, face à la mer. Il n'était plus qu'à deux villas de celle de Zucca. Il regarda l'heure. 16 heures 58.
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  • Par line70, le 22 mars 2011

    Plus tard sur la plage, elle m'avait posé des questions sur ma vie, sur les femmes de ma vie. Je n'ai jamais su parler des femmes que j'ai aimées. Je voulais préserver ces amours qui étaient en moi. Les raconter, c'était ramener les engueulades, les larmes, les portes qui claquent. Et les nuits qui suivent dans les draps froissés comme le coeur. Et je ne voulais pas. Je voulais que mes amours continuent de vivre. Avec la beauté du premier regard. La passion de la première nuit. La tendresse du premier réveil. J'avais répondu n'importe quoi, et le plus vaguement possible.
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  • Par Trolly44, le 24 octobre 2011

    La répression du grand banditisme est à Marseille une priorité. La seconde, c’est le maintien de l’ordre dans le quartier nord 
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Vidéo de Jean-Claude Izzo

Extrait de "Il dit", spectacle poétique et musical autour de l'oeuvre de Jean-Claude IZZO.








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