ISBN : 2070328228
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Ce nouveau recueil d'élégies contient trois parties : Leçons et Chants d'en bas qui avaient été publiés en Suisse il y a quelques années, mais que l'auteur a remaniés. La troisième partie, À la lumière d'hiver, vient couronner, comme une clé de voûte, les deux premières... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par meyeleb, le 20 janvier 2012

    meyeleb
    Les saisons passent et repassent. Je lis et relis A la lumière d'hiver. Même étonnement devant le mystère poétique, la profondeur à laquelle nous invite la pensée de Philippe Jaccottet. Sa Poésie nous renvoie à nos propres questionnements : comment dire ce qui se dérobe, s'efface, ou fait peur ? Comment apprivoiser l'obscurité en soi ? L'émotion qui monte n'est pas celle qui vous remplit lorsque vous lisez un roman. Elle est à la fois plus intérieure et plus puissante, plus durable aussi. J'emporterai avec moi quelques-uns de ses vers aujourd'hui, demain. Ils poursuivront les sentiers de ma nuit, m'apporteront peut-être des réponses, affineront mes questions. Cet hiver-là s'éclaire d'un jour nouveau...
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 01 juillet 2010

    vincentf
    Même questionnement qu'avec Bonnefoy, même seuil à franchir. Comment lire la Poésie? Impression de n'avoir fait que passer sous mes yeux des mots, de ne pas les avoir lus. La Poésie, peut-être est-ce sa définition, c'est le langage qui échappe. le monde familier (les mêmes mots que dans Bonnefoy souvent) devient étrange, étranger. La neige qui tombe n'est plus vraiment la neige qui tombe. La lumière est autre chose que la lumière. Quoi? Je n'en sais rien. Il faudrait relire, relire encore, chercher, analyser, décortiquer, déconstruire et reconstruire, rêver. Je ne fais qu'effleurer. Parfois je souligne, parce qu'un vers est parfait : "On sent un remugle de vieux dieux" (encadré), "Un homme - ce hasard aérien [...] arrachez-lui le souffle : pourriture" (juste souligné, mais le sentiment que le mot juste est trouvé). Sans doute faut-il lire comme peut-être on écrit, au hasard, à la merci du mot et du moment, pour rebâtir un monde éclaté, perdu, fragmentaire, "comme recoudre, astre à astre, la nuit...". Et juste se dire parfois que c'est beau...
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Citations et extraits

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  • Par l-opulence-de-la-nuit, le 05 août 2011

    Cela, c'est quand on ne peut plus se dérober à la douleur,
    qu'elle ressemble à quelqu'un qui approche
    en déchirant les brumes dont on s'enveloppe
    abattant un à un les obstacles, traversant
    la distance de plus en plus faible - si près soudain
    qu'on ne voit plus que son mufle plus large
    que le ciel.

    Parler alors semble mensonge ou pire : lâche
    insulte à la douleur, et gaspillage
    du peu de temps et de forces qui nous reste.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par rosy, le 19 décembre 2011

    Fidèles yeux de plus en plus faibles jusqu'à
    ce que les miens se ferment, et après eux, l'espace
    comme un éventail peint dont il ne resterait plus
    qu'un frêle manche d'os, une trace glacée
    pour les seuls yeux sans paupières d'autres astres.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par rosy, le 20 décembre 2011

    Les nuages se bâtissent en lignes de pierres
    l'une sur l'autre,
    légère voûte ou arche grise.

    Nous pouvons porter peu de choses,
    à peine une couronne de papier doré ;
    à la première épine
    nous crions à l'aide et tremblons.
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    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par rosy, le 18 janvier 2012

    Déchire ces ombres enfin comme chiffons,
    vêtu de loques, faux mendiant, coureur de linceuls :
    singer la mort à distance est vergogne,
    avoir peur quand il y aura lieu suffit. A présent,
    habille-toi d'une fourrure de soleil et sors
    comme un chasseur contre le vent, franchis
    comme une eau fraîche et rapide ta vie.

    Si tu avais moins peur,
    tu ne ferais plus d'ombre sur tes pas.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Elisanne, le 14 mai 2010

    Les larmes quelquefois montent aux yeux
    comme une source,
    elles sont de la brume sur des lacs,
    un trouble du jour intérieur,
    une eau que la peine a salée.
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)






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