Note moyenne : 4.03/5 (sur 38 notes)
Le Moine et le vénérable3Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture
Au début de l'année 19 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent mo... > voir plus
Les Dominicains et les Franc-maçons ne sont pas vraiment sur la même longueur d'ondes, mais devant une ennemi commun (le nazisme) Le Moine et le vénérable vont commencer à s'écouter et se comprendre puis s'apprécier et se respecter et en fin de compte devenir des amis et des frères de combat.
Un bon roman mais aussi une réflexion sur le respect des autres et de soi même et sur la tolérance mutuelle.
Outre l'enseignement que l'on peut tirer sur La franc-maçonnerie, sur l'univers des camps de prisonniers lors de la deuxième guerre mondiale, sur le nazisme et ses représentants, le livre nous dévoile l'amitié qui se noue entre deux hommes que tout oppose, le moine bénédictin et le vénérable d'une loge maçonnique. Dans l'adversité, des liens se forment petit à petit. Christian Jacq nous démontre, au fil des pages, comment cette opposition ne repose que sur l'artifice : le nom donné au créateur, les rites pratiqués, etc. le fond est le même : le choix, pour chacun des personnages, d'un chemin de rectitude au service des autres. Un livre captivant !
Un superbe livre qui nous raconte une belle aventure entre deux hommes que leurs convictions séparent.
Ils parviennent à oublier leurs différences pour aider leur prochain, tout en restant intègres et fidèles à leur foi, malgré les pressions des SS.
Leurs échanges verbaux sont savoureux.
- En arrivant ici, dit enfin le Moine, je savais que le rencontrerais le diable. Mais j'ignorais la forme qu' il prendrait.
Le Moine s' assit sur le rebord de la paillasse. Le Vénérable l' imita. Les deux hommes se trouvèrent presque côte à côte , regardant dans la même direction.
- Le diable... Vous y allez un peu fort, non ?
- Dieu n' aime pas les nuances. Il vomit les tièdes.
- Rien à craindre pour les Frères de ma loge.
- Parce que ce sont des fanatiques ?
- Non. Des hommes qui iront jusqu' au bout de leur idéal et de leur vérité.
- Il n' y a de vérité qu' en Dieu.
- Tout dépend de l' idée qu'on se fait de Dieu, dit le Vénérable. Il y a plus urgent... nous luttons ensemble ou séparément ?
La veille de son initiation, le parrain de François Branier lui avait dit : " Un jour, tu n' auras plus aucune certitude, aucun espoir, aucun désir. Tu seras perdu dans une nuit noire, sans pouvoir faire appel à quiconque, car tu seras le Maître de la loge. Les Frères attendront tout de toi. Tu seras l' homme le plus seul que la terre ait jamais porté. A cet instant-là, ou bien tu craqueras, ou bien tu commenceras à percevoir ce qu'est l'initiation."
Himmler était persuadé que la manipulation des âmes était non seulement le moyen le plus efficace de gagner la guerre, mais aussi d’implanter ensuite un pouvoir durable.