Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Eloge de la différence : La génétique et les hommes0Ajouter à mes livres
Les progrès de la génétique ont généré autant de fantasmes démiurgiques que d'espoirs bien fondés. L'eugénisme est au nombre de ces utopies mortifères qu'entretient à son insu la science. Pourtant, l'imprévisib... > voir plus
Tolérer, c'est accepter du bout des lèvres, c'est bien vouloir, c'est, de façon négative, ne pas interdire. Celui qui tolère, se sent bon de tolérer, celui qui est toléré se sent doublement méprisé pour le contenu de ce qu'il représente ou de ce qu'il professe et pour son incapacité à l'imposer. L'intolérance, auto défense du faible ou de l'imbécile, est certes une marque d'infantilisme, mais la tolérance, concession accordée par le puissant sur de lui, n'est que le premier pas vers la reconnaissance de l'autre ; d'autres pas sont nécessaires qui aboutissent à "l'amour des différences".
Le concept de race est non opérationnel pour les populations humaines. Les différences sont évidentes entre les lapons et les pygmées, par exemple, mais le passage des uns aux autres est réalisé sans sauts brusques, par les populations intermédiaires.
Celui qui tolère, se sent bon de tolérer, celui qui est toléré se sent doublement méprisé pour le contenu de ce qu'il représente ou de ce qu'il professe et pour son incapacité à l'imposer.
Nous acceptons l'idée que les éleveurs ont amélioré l'aptitude à la course de certaines lignées de chevaux, mais au prix d'une dégradation dramatique de son potentiel biologique. Ces "pur-sang" ne sont que des débiles dont la seule performance, de peu d'intérêt, est de savoir courir vite sur de courtes.
Ce qu'exprime le racisme est essentiellement un mépris; mépris envers telle personne justifié, non par ses caractéristiques, mais par son appartenance à un groupe: l'origine de ce mépris est une absence de confiance en soi; son aboutissement est une destruction de soi-même.