ISBN : 2290349534
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Halvard Sanz est un gentil garçon. Signe particulier : doué pour les catastrophes en série. Il y a des gens qui n'ont pas de chance, mais qui, genoux à terre, toujours se relèvent. Halvard est de ceux-là. Quête initiatique, roman picaresque, amour allégorique, loufoques... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Marcelline, le 27 décembre 2011

    Marcelline
    C'est une émission de radio dont il était l'invité puis quelques critiques et citations sur Babélio qui m'ont donné envie de lire un livre de Philippe Jaenada. Je n'ai pas été déçue!
    Si la première partie comporte quelques longueurs, elle est aussi ponctuée de passages tellement excellents (l'ascenseur, la façon de chuter, le vermouth,...) qu'ils m'ont fait rire aux éclats et m'ont donné envie de poursuivre malgré tout, malgré l'intrigue vraiment mince.
    La deuxième partie, la rencontre avec Pollux, est vraiment belle et passe trop vite pour arriver, après un passage évoquant sa vie de "luxure", à une fin qui m'a vraiment surprise!
    Je n'attendais pas du tout cet épilogue mais c'est sans doute ce qui fait que ce livre est vraiment un tout, très complet, très facile à lire, dans lequel l'auteur a le don de nous faire explorer, avec un humour dont je raffole, quantité de sentiments humains, du rire aux larmes.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par CeciledeQuoide9, le 08 mars 2009

    CeciledeQuoide9
    Extrait de ma critique :
    J'aime tellement ce livre que :
    01 - je l'ai offert un nombre incalculable de fois (enfin j'exagère, bien sûr, le nombre de fois où je l'ai offert est très calculable, disons qu'il est conséquent),
    02 - j'en ai fait un enjeu systématique de pari (au cas où c'est moi qui perd mais, hélas pour les ventes de Jaenada, je paris rarement et pire, je ne perds presque jamais mes paris),
    03 - je l'ai apporté à plusieurs dîners livres échanges (j'achète chaque exemplaire d'occasion (et potable) que je trouve),
    04 - je truffe mon blog de parenthèses en référence à lui (je suis trop modeste et j'admire trop Jaenada pour écrire en hommage). Bon, j'adorais et j'abusais déjà des parenthèses avant mais, pour être honnête, j'avoue que j'en colle désormais un peu partout, tout le temps grâce à (à cause de ?) Jaenada,
    05 - j'envisage de le faire lire à mes parents (bon, là c'est pas gagné),
    06 - j'envisage encore plus sérieusement de le relire (à part le Petit Prince, La Mécanique des femmes de Calaferte et quelques San Antonio, je n'ai aucun souvenir de relecture (intégrale) de livre),
    07 - j'y pense (très) souvent et ça me donne la banane d'y penser et j'en parle dès que je peux,
    08 - je crois que, si je n'ai pas d'auteur Chouchou au sens où [Caro]line l'entend, quelque part, ce livre est mon livre chouchou (à ne pas confondre avec "mon livre culte" qui est Septentrion de Louis Calaferte),
    09 - Je ne crois pas qu'il existe des livres qui changent une vie mais je sais qu'il existe des livres qui nous changent. Tout comme Septentrion et La place d'Annie Ernaux, ce livre a d'une certaine manière contribué à me construire ou, pour reprendre une bribe poétique de Calaferte, à me faire comprendre qu'il faut "oser se ressembler". Pour paraphraser Nietzsche citant Pindare (merci Google) (profitez en vous ne lirez pas du Nietzsche tous les jours ici, c'est moi qui vous le dit !), pour une raison ou une autre, ces 3 livres m'ont fait dire (penser) : "femme, deviens ce que tu es". J'ai encore des efforts à fournir mais mon cas n'est pas totalement désespéré (ni désespérant).
    Critique intégrale et lie vers d'autres avis que le mien :

    Lien : http://ceciledequoide9.blogspot.com/2008/08/la-preuve-par-quoide9-la..
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    • Livres 4.00/5
    Par liliba, le 24 novembre 2009

    liliba
    Un livre qui m'a fait rire aux éclats ! Dans un univers complètement décalé, l'humour de Jaenada est un vrai délice. Ce livre regorge de trouvailles (les noms, déjà !), de clins d'oeil, d'idées originales. Les disgressions nous embarquent un peu dans tous les sens, mais l'auteur sait habilement nous ramener vers le coeur du récit et reprendre le fil jamais vraiment interrompu. C'est drôle, complètement loufoque et bizarre, vraiment original. Parfois un peu énervant parce qu'on se dit que non, trop c'est trop pour un seul homme, et qu'il fait un peu exprès, tout de même, cet Halvard, pour se fourrer dans des situations totalement improbables et dans les pires embrouilles. On a envie de lui botter les fesses, de le remettre un peu dans le droit chemin, de lui faire la morale. Et puis en même temps, on est touché par son innocence, sa candeur, sa pureté. On voudrait être une Pollux et rencontrer un homme qui nous aime à ce point-là, obstinément, farouchement...
    Suite sur Les lectures de Lili

    Lien : http://liliba.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par milgoul, le 04 août 2010

    milgoul
    Dans ce roman initiatique, nous suivons les tribulations d'un narrateur et personnage principal dénommé Halvard Sanz. Halvard est un anti-héros attachant qui a un don certain pour s'attirer des ennuis...et pour faire rire les lecteurs par son humour, son auto-dérision.
    Le récit ménage avec habileté de nombreux rebondissements. le style de ce roman est vivant, alerte. Il y a des passages vraiment hilarants (il faudrait citer des pages entières !) et certaines phrases sont "collector". Mais ce livre n'exclut pas l'émotion, la gravité avec notamment l'amour éprouvé par Halvard envers Pollux, le malaise existentiel d'Halvard.
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    • Livres 4.00/5
    Par Telenn, le 13 novembre 2011

    Telenn
    Halvard Sanz a sans doute de la chance dans son malheur: En rentrant chez lui, après une fâcheuse erreur judiciaire (une garde à vue assez pénible de 24h, pendant laquelle il ne cessera de clamer son innocence), il rencontre Pollux, au détour d'une rue (dans des circonstances toujours aussi improbables) et tombe immédiatement sous son charme. La belle s'enfuit et notre héros n'aura de cesse d'aller par monts et par vaux afin de la retrouver.
    Ce roman est comme une quête initiatique, pour atteindre au final, Le chameau sauvage (mais qu'est ce donc? Mystère, qui ne sera dévoilé qu'à la toute fin du roman!). Il sera long et difficile le chemin mais finalement, il a une sacrée volonté notre homme et il est tellement attachant!
    Quant au style de Philippe Jaenada, c'est définitivement un style qui me plait: plein d'humour et de parenthèses décalées, plein de sensibilité également. Certains passages valent vraiment leur pesant d'or.
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Citations et extraits

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  • Par Aphone, le 16 octobre 2010

    CONSEILS POUR PARAÎTRE À L'AISE DANS UN ASCENSEUR

    Passer un moment dans un placard avec un inconnu est embarrassant. Face à notre prochain, nous sommes timide et confus, nous ne savons pas où mettre les yeux, nous avons envie de nous faire tout petit (et, chose curieuse, l'autre paraît toujours serein et fort, comme s'il ne se rendait pas compte de l'incongruité de la situation). Alors quelle attitude adopter pendant le trajet pour surmonter notre malaise ?

    Faire l'impatient et tapoter du pied donne l'air ridicule d'un businessman surexcité. D'un autre côté, regarder l'autre dans les yeux, face à face à quelques centimètres, l'inquiète. Quant à vouloir engager la conversation avec lui c'est une erreur : même pour une discussion très banale, le temps de voyage est trop court.

    – Bonjour.

    – Bonjour Monsieur. La politique politicienne, j'en ai ras le bol.

    – Oui, ils nous prennent pour des abrutis.

    – Allez, bonsoir.

    Enfin, rester comme pétrifié après avoir appuyé sur le bouton, les yeux sur ses chaussures ou sur une paroi lisse, laisse supposer que la présence de l'autre nous effraie. Ce qu'il faut éviter absolument. Car en ascenseur, tout est basé sur le rapport des forces. Il est impératif, dès la mise en présence, de prendre l'ascendant sur notre prochain. Plus qu'une simple attitude à adopter, il s'agit donc d'effectuer un travail progressif, dont le but est d'amener l'adversaire en position d'infériorité. Car deux personnes ne peuvent se sentir simultanément à l'aise dans un ascenseur. On peut le regretter, mais c'est ainsi.

    Tout d'abord, il faut s'empresser de demander "Quel étage ?" avec désinvolture, avant même d'être tout à fait à l'intérieur. Si nous traînons trop, il nous devancera sans scrupule – or cette question est primordiale, car elle nous place d'emblée comme le patron de l'endroit. "Un habitué", songera-t-il. Mais rien n'est encore gagné, bien sûr. Il est maintenant indispensable de se placer le premier près du panneau à boutons, et d'attendre qu'il quémande. "Quatrième, s'il vous plaît." Ensuite, un nouveau point sera marqué si nous appuyons précisément, d'un geste souple et sûr, sur le bouton qui correspond pile à son étage (ce n'est pas sorcier, comme manœuvre, mais cela impressionne toujours – "Il connaît l'emplacement exact des boutons, un habitué..."). Ensuite, tout est simple : il suffit de conserver l'avantage ainsi acquis, en profitant du léger éblouissement causé par notre "ouverture", pour entamer avant lui, avant qu'il ne se ressaisisse, notre "développé". Le développé est la matérialisation de l'attente placide, l'attitude que prend naturellement un homme sûr de lui entre le rez-de-chaussée et le quatrième, et peut revêtir plusieurs formes : un air que l'on chantonne à mi-voix, un doigt qui caresse avec nonchalance le panneau à boutons, un coup de peigne dans la glace. A nouveau pris de vitesse, il est coincé : on imagine mal deux étrangers chantonner ensemble dans un ascenseur (ou pire, se recoiffer côte à côte, ou caresser ensemble le panneau à boutons). Il ne peut pas non plus se mettre à chantonner pendant que nous nous donnons un coup de peigne : une personne décontractée dans un ascenseur, ça passe merveilleusement, mais deux, ça frise le burlesque. "Ils n'ont qu'à se mettre à danser, tant qu'ils y sont." Non, il ne pourra que rester figé et muet, dominé, embarrassé. C'est dur, mais l'heure n'est pas aux états d'âme. Il a perdu. Il voudra se cacher dans un trou de souris, tandis que nous serons parfaitement à l'aise. Il ne restera plus alors qu'à conclure (la "fermeture") : lorsqu'il sort, vaincu, et marmotte timidement "Au revoir", nous nous contenterons d'un léger signe de tête et d'un sourire distrait, qui achèveront de l'accabler. Ouverture, développé, fermeture, l'affaire est réglée. Resté seul pour un ou deux étages encore, nous nous sentons gai et léger : le trajet s'est parfaitement bien passé pour nous.
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  • Par CeciledeQuoide9, le 08 mars 2009

    01 - Un jour, ce n'est rien mais je le raconte tout de même, un jour d'hiver je me suis mis en tête de réparer le radiateur de ma salle de bains, un appareil à résistances fixé au-dessus de la porte. Il faisait froid et le radiateur ne fonctionnait plus (ces précisions peuvent paraître superflues : en effet, si le radiateur avait parfaitement fonctionné, un jour de grande chaleur, je ne me serais sans doute pas mis en tête de le réparer - je souligne simplement pour que l'on comprenne bien que ce premier dérapage vers le gouffre épouvantable n'était pas un effet de ma propre volonté, mais de celle, plus vague et pernicieuse, d'éléments extérieurs comme le climat parisien ou l'électroménager moderne : je ne suis pour rien dans le déclenchement de ce cauchemar). Dans le domaine de la réparation électrique, et d'ailleurs de la réparation en général, j'étais juste capable de remettre une prise débranchée dans les trous. Pas de prise à ce radiateur, évidemment. Mais je ne sais pas ce qui m'est passé sous le crâne ce jour-là, je me suis cru l'un de ces magiciens de la vie pour qui tout est facile (il faut dire que jamais encore je n'avais été confronté à de réels obstacles, ni dettes faramineuses, ni chagrins d'amour, ni maladies graves, ni problèmes d'honneur avec la pègre, ni pannes de radiateur, rien, peut-être un ongle cassé - alors naturellement, j'étais naïf).

    07 - En trois mots trois virgules, je venais de proposer à une fille que je connaissais pas de venir se déshabiller chez moi. Tu viens chez moi et tu te déshabilles. Qu'on me les montre, les tombeurs capables de ce genre de prouesse. Évidemment, je m'avançais un peu, car pour qu'il y ait prouesse il fallait d'abord qu'il y ait réponse de la partenaire (il doit y en avoir des tonnes, des séducteurs de pacotille qui proposent à des femmes de venir se déshabiller chez eux et qui essuient un échec). Tout à l'euphorie intime suscité par ma phrase, je ne doutais plus de rien, je me voyais en crack.
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  • Par tulisquoi, le 03 novembre 2010

    Les semaines suivantes n’ont pas compté pour moi. Je me sentais vide mais lourd, inutile, je n’avançais plus dans le temps. J’étais l’une de ces bouteilles de jus de fruits qui sont exposées dans les cafés, en hauteur, depuis le premier jour d’ouverture : décolorées, fadasses et translucides, avec toute la pulpe et la couleur déposées au fond en une mélasse dégoûtante. J’étais monté m’exposer là-haut tout seul, et plus personne n’aurait l’idée de me consommer.
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  • Par Ccilivre, le 05 janvier 2011

    De toute façon, et je le savais depuis longtemps (ce n'est pas cette fois une croyance personnelle, c'est l'un de ces impénétrables axiomes inscrits dans les tables de fonctionnement du monde, comme la loi des séries ou la vitesse constante de la lumière), on croise toujours deux fois les gens qui nous intéressent.
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  • Par Ccilivre, le 05 janvier 2011

    Jusqu'à ce soir-là, j'avais réussi à maintenir une ligne de conduite très stricte : ne jamais manger un animal à antennes. Ni langoustine, ni cafard, ni escargot, ni homard, ni crevette, ni sauterelle, rien.
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La première partie de l'entretien de Philippe Jaenada autour de son roman La femme et l’ours pour l'émission Interlignes. La suite sur www.interlignes.tv








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