> Michel Ganstel (Traducteur)

ISBN : 271441379X
Éditeur : Belfond (2006)


Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Dans l'Angleterre victorienne, une femme peut-elle choisir son destin ? C'est ce que veut de toutes ses forces fragiles Virginia Barforth, la petite-fille d'un riche filateur - le patriarche de Maison Haute.
Adolescente, Virginia doit d'abord plier, subir.
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 15 juillet 2010

    iarsenea
    Comme la quatrième de couverture de ce livre est tout sauf un résumé, je prendrai la peine pour cette fois de faire un résumé de l'histoire de Brenda Jagger, même si cela paraît difficile dû à la longue période sur laquelle se déroule l'histoire et aussi au nombre de personnages.
    Les chemins de maison haute a comme personnage principal Viginie Barforth, qui, au début de l'histoire, est la petite-fille cadette du grand Barforth, propriétaire richissime d'une usine de filature. Barforth est un personnage haïssable, ne pensant qu'à sa fortune et aux profits de son usine et négligeant toute sa famille, excepté son petit-fils Edwin, le grand frère de Virginie, à qui il a l'intention de léguer l'usine à sa mort.
    Lorsque les employés de l'usine se révoltent pour leurs pitoyables conditions de travail, Edwin est tué et détruit par le fait même tous les espoirs de son grand-père de voir le succès de son usine se perpétrer dans les générations suivantes. Pourtant, il ne s'avoue pas battu et se souvient tout à coup de l'existence de sa petite fille de seize ans, qu'il dote à l'excès et qu'il marie à un cousin Barforth éloigné qu'il a toujours détesté, mais dont il ne doute pas des qualités pour réussir.
    C'est ainsi que Virginie passe de la petite fille ignorée de tous à celle qui doit sauver la famille a un prix qu'elle n'est pas tout à fait prête à payer.
    Le mariage de Virginie n'est pas tout à fait malheureux, mais il n'est pas heureux non plus. Quelques années après son mariage, elle rencontre Charles Aycliffe, fils renié d'un bourgeois très riche, et tombe en amour avec lui. Pourtant, celui-ci n'a rien a lui offrir, et Virginie se retrouvera forcée à faire des choix.

    Mon commentaire :

    J'ai trouvé cette histoire charmante, mais d'un charme légèrement désuet et dépassé. Je ne vous cacherai pas qu'il y a des longueurs, et que quelquefois, j'ai été excédée par certains personnages et par l'écriture qui m'a semblée trop impersonnelle, s'attardant sur des détails insignifiants et passant par-dessus ceux qui nous intéressent.
    Malgré cette frustration, j'ai été incapable de laisser le livre, parce que j'attendais toujours impatiemment de savoir si l'auteure finirait par en dire plus (ou moins, dépendamment du segment de l'histoire dans lequel j'étais).
    Au final, je me rends compte que je ne sais trop quoi penser de ce livre. L'ai-je aimé ou non ? Je crois que je l'aurais adoré si je l'avais lu il y a quelques années. Mais il y a des livres qui vieillissent bien, et d'autres qui vieillissent mal. Je crois malhereusement que Les chemins de maison haute font partie de cette dernière catégorie. Ce n'est pas le sujet qui vieillit mal, mais la façon de le raconter qui n'est pas sans rappeler un peu les Harlequin, Autant en emporte le vent, ou encore, comme le souligne la quatrième de couverture, Les oiseaux se cachent pour mourir.

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/07/les-chemins-de-maison-..
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 10 juillet 2010

    Il doit pourtant y en avoir un, me disait-elle. Quelqu'un finira bien par me remarquer et comprendre qu'il lui est désormais impossible de vivre sans moi... Oui, je sais, je me suis remise à lire des romans, ce qui déplaît infiniment à Hannah, mais les choses doivent pourtant bien se passer ainsi, de temps en temps du moins. Sinon, comment ferait-on pour savoir ce qu'il faut mettre dans ce genre d'histoires ?
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  • Par iarsenea, le 11 juillet 2010

    On racontait, cette année-là, l'histoire d'une petite fille de l'usine Hobhouse qui, en essayant de dégager sa soeur prise dans les rouages d'une machine, avait elle aussi eu le bras arraché; les deux fillettes avaient saigné jusqu'à la mort avant d'avoir pu être emportées à l'infirmerie.
    [...] Ces deux fillettes étaient les seuls soutiens d'une mère malade et de six frères et soeurs en bas âge ; depuis l'âge de huit ans, elles se levaient tous les matins à trois heures et demie pour se rendre à pied à l'usine de Nethercoats, distante de plusieurs kilomètres, où elles travaillaient quatorze heures d'affilée avant de rentrer chez elles dans la nuit, comme elles en étaient parties, le plus souvent les pieds en sang et, non moins fréquemment, les épaules couvertes de bleus sous les coups de ceinture du contremaître.
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  • Par iarsenea, le 10 juillet 2010

    La soudaine apparition de l'industrie et des machines avait donné naissance à une race d'hommes jusqu'alors inconnue, d'hommes sans passé ni prestige qui avaient découvert, pour acquérir la fortune, d'autres voies que la possession héréditaire de vastes domaines ou le maniement des armes, et qui devenaient trop riches, trop remuants et trop exigeants pour que la noblesse continuât d'ignorer leur existence.
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  • Par iarsenea, le 10 juillet 2010

    Avant que les usines n'apparaissent, Virginie, pas un seul de ces tisserands ne gagnait moins de trente shillings par semaine, alors que maintenant certains doivent se contenter de quatre shillings, à peine de quoi survivre, mais assez pour s'obstiner, s'accrocher et exécuter les quelques travaux que nous voulons bien encore leur sous-traiter, et le faire chez eux, comprends-tu ? Quand j'étais jeune, vois-tu, ils mangeaient de la viande et du pain blanc, ils avaient de quoi s'offrir de temps à temps une bouteille de rhum, mais maintenant ils n'ont plus que du porridge et des pommes de terre, et quand même cela vient à manquer ils doivent se rabattre sur la soupe d'orties, oui, d'orties, dont ils te diront que c'est bon si tu avais l'audace d'aller leur demander ce qu'ils en pensent. Pauvres diables...
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  • Par iarsenea, le 11 juillet 2010

    Je dormais encore quand, à cinq heures et demie très précises, elle se refermait bruyamment pour séparer les courageux qui, tôt levés, méritaient leur plein salaire des paresseux qui en étaient indignes. Mais j'étais dehors à huit heures et demie, l'heure du petit déjeuner, quand les grilles se rouvraient un quart d'heure pour laisser entrer les retardataires, réprimandés et mis à l'amende, pendant que les autres, au travail depuis déjà trois heures, sortaient dans la cour respirer l'air pollué de fumée noire, avaler en hâte un quignon de pain frotté de saindoux et se soulager avant que les machines repartent, car il leur faudrait alors demander la permission de s'absenter de leur poste.
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