Par James A. Levine

Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes)
Buchet-Chastel 2010
ISBN : 228302417X  
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C’est lors d’une visite de la répugnante Rue des Cages dans le quartier de Komatipura à Bombay, où exerce dans des conditions dramatiques une partie du demi million d’enfants prostitués en Inde, que James A. Levine vit une adolescente de quinze ans en sari rose écrivant dans un cahier bleu. Il en tira Le Cahier bleu, un premier roman puissant et dérangeant sur la prostitution des enfants, les nouveaux esclaves du XXIe siècle.

Batuk, petite Indienne du Madya Pradesh, n’a qu’à peine neuf ans lorsqu’ elle est vendue par son père à un proxénète de Bombay.

A quinze ans, armée d’un crayon tombé de l’oreille de sa tenancière, Batuk confie secrètement à un cahier bleu le quotidien épouvantable des conditions sordides de l’esclavage sexuel dans lequel elle est maintenue sur Common Street, et y raconte aussi les souvenirs réconfortants de sa petite enfance paisible

Dans ce journal intime et désespéré, où la cruauté le dispute à l’horreur, où la crudité côtoie la poésie et où tente de percer une mince raison d’espérer, Batuk consigne également les contes fantastiques nés de son imagination dont le héros est souvent Puneet, un petit garçon encagé, livré comme elle aux brutaux désirs de policiers adipeux et à la violence des clients pédophiles…

Leur amitié et leur solidarité sauront-elles forcer leur lamentable destin et venir à bout du cauchemar de leurs fragiles petites existences ?...

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Critiques et avis sur Le cahier bleu


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    • Livres 4.00/5
    Par livr-esse, 2010-02-22 21:25:52

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    L'histoire:

    A l'âge de 9 ans, Batuk, une jeune indienne est vendue par son père. Elle quitte sa campagne pour attérir dans un bordel de Bombay.

    Au milieu des autres enfants, elle devient aussi prostituée. Elle sera le jouet des notables de la ville mais aussi des policiers.

    Un jour, elle réussira à avoir un cahier et un stylo. Avec ses mots de petite fille sacrifiée, elle écrira son quotidien et son passé avant d'arriver à Bombay. Elle parlera des passes quotidiennes qu'elle nomme "pains au lait' mais aussi de son amour pour Puneet, le seul garçon du bordel.



    Mon avis:

    Une lecture difficile(...)

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-le-cahier-bleu-45433969.html
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    • Livres 0.00/5
    Par la-ronde-des-post-it, 2010-02-26 09:22:37

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    Voilà une lecture que ne peut laisser indifférent et qui laisse sa trace!!...

    Lien : http://la-ronde-des-post-it.vefblog.net/249.html#Le_cahier_bleu__Jam..
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    • Livres 4.00/5
    Par gambadou, 2010-02-24 09:20:44

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    J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "masse critique" de Babelio.



    J'avoue avoir été assez frappée par la lettre de l'éditeur qui accompagnait l'envoi : " Dans ce journal intime désespéré, où la cruauté le dispute à l'horreur, où la crudité côtoie la poésie et où tente de percer un mince rayon d'espérer ..."



    Euh, du coup, j'ai hésité à me plonger dedans, mais ayant promis à Babelio de le lire, je me suis lancée, avec une certaine crainte.



    Est-ce cet avis au lecteur si dur qui m'a désorienté ? du coup, je n'ai pas été "horrifié" par ce livre, comme je le pensais au début, j'ai même été très agréablement surprise.



    Batuk est âgée de 9 ans ... (suite http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=161675&pid=16899154

    Lien : http://lesfanasdelivres.canalblog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par wilhelmina, 2010-02-14 16:27:41

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    Tout d'abord, je commencerais par dire que "Le cahier bleu" est une lecture qui ne laisse pas indemne, c'est un livre qui touche, qui remue, qui dérange et surtout qui fait réagir et réfléchir sur l'horreur de la condition de certains enfants en Inde. [...]

    Lien : http://les-lectures-de-mina.over-blog.com/article-la-cahier-bleu-jam..
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    • Livres 3.00/5
    Par Mamzelle, 2010-02-12 10:23:19

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    Dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio, j’ai reçu il y a peu un singulier petit livre.

    James A. Levine, professeur et médecin, a été mandaté par les Nations Unies pour enquêter sur le travail des enfants dans les pays émergents. Alors qu’il est à Bombay, dans le quartier où se prostituent des centaines d’enfants, il remarque une petite fille qui écrit dans un cahier bleu. L’héroïne de son roman est née.



    Batuk a 9 ans quand son père la vend à un bordel d’enfants de Common Street, à Bombay.

    6 ans plus tard, après avoir réussi à voler un crayon à sa geôlière, elle va mettre par écrit, avec ses mots à elle, ces 6 années ainsi que son enfance, le « avant ».



    Le livre est clairement divisée en 2 parties.

    Dans la première Batuk raconte sa vie au bordel, les visites des notables, policiers et pères de famille pédophiles, son amitié avec Puneet, seul garçon du bordel et donc encore plus recherché par les pervers qui les visitent tous les jours, elle nous raconte également sa famille, son père, son enfance au bord de la rivière, puis le jour de « la vente aux enchères », son passage par un « Orphelinat » sensé la « modeler » puis son arrivée dans Common Street.

    Batuk nous raconte tout ça avec les mots d’une enfant mais avec l’esprit affûté de quelqu’un qui a vécu beaucoup trop vécu pour son âge et surtout beaucoup trop de choses innommables.

    Vraie partie « littéraire » s’il en est puisque James A. Levine prête à Batuk une imagination sans borne, des mots puissants et donc un récit poignant, même si glauque à souhait.



    La deuxième partie n’a rien à voir.

    Vendue et devenue l’esclave sexuelle d’un fils d’un grand notable, cloitrée dans un hôtel de luxe et soumise à toutes les horreurs possibles et imaginables, la voix de Batuk se change ici en témoignage froid, factuel, chirurgical.

    On est plus ici dans le récit mais dans une spirale horriblement réaliste dont on connait finalement déjà l’épilogue. Plus sale, poisseuse et glauque encore que la première partie (et pourtant le niveau était haut), cette deuxième partie marque un tournant dans le livre, du récit au témoignage, du littéraire au « documentaire » si vous me pardonnez l’utilisation abusive de ce mot ici.



    J’ai un peu de mal à exprimer mon ressenti sur ce livre.

    Glauque, dérangeant, poignant certes.

    Littérairement intéressant, pas vraiment mais je ne crois pas que cela soit le côté joué par James A. Levine.

    Poisseux, oui, dans le sens où je vous en parle aujourd’hui sans pouvoir réfréner une grimace de dégoût face au contenu de ce livre, contenu qui, je vous le rappelle, est le quotidien de milliers d’enfants à travers le monde.

    Mais est-ce que je le conseillerai? Je n’en suis pas sûre.



    ————————————————-

    « Le cahier bleu », James A. Levine

    Paru le 7 Janvier 2010 chez Buchet-Chastel

    Lien : http://lesplumesdaudrey.fr/2010/02/12/le-cahier-bleu-james-a-levine/
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Citations et extraits de Le cahier bleu


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  • Par gambadou, 2010-02-24 09:20:44

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    Puneet est un "garçon perdu" depuis la disparition de sa mère. C'est un miracle qu'il ait survécu. Il m'a raconté les atrocités qu'il avait vu dans la rue, avant même que maître Gahil ne l'acquiert : meurtres, tortures et vols avec violence pour ne citer que celles là. Il m'a dit que son père s'était échappé de prison pour partir à sa recherche, mais qu'il avait été repris après une bagarre de rue mémorable. il m'explique souvent que sa mère a épousé un riche homme d'affaire qui va venir le chercher : "bientôt, tu verras". Ces histoires sont de la pure fiction. Cela fait longtemps que Puneet a été effacé de la mémoire de ses parents. Sinon, comment pourraient-ils réconcilier leurs places sur terre avec la pensée vit à deux nids du mien et que chaque jour il donne du plaisir à des hommes qui sont sales au dedans et au dehors ? Puneet ne connaît d'autre réalité que sa cage et cette rue. Voilà pourquoi il ne cherche jamais à s'échapper; son monde se limite à cela.
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  • Par gambadou, 2010-02-24 09:21:08

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    Puneet est un "garçon perdu" depuis la disparition de sa mère. C'est un miracle qu'il ait survécu. Il m'a raconté les atrocités qu'il avait vu dans la rue, avant même que maître Gahil ne l'acquiert : meurtres, tortures et vols avec violence pour ne citer que celles là. Il m'a dit que son père s'était échappé de prison pour partir à sa recherche, mais qu'il avait été repris après une bagarre de rue mémorable. il m'explique souvent que sa mère a épousé un riche homme d'affaire qui va venir le chercher : "bientôt, tu verras". Ces histoires sont de la pure fiction. Cela fait longtemps que Puneet a été effacé de la mémoire de ses parents. Sinon, comment pourraient-ils réconcilier leurs places sur terre avec la pensée vit à deux nids du mien et que chaque jour il donne du plaisir à des hommes qui sont sales au dedans et au dehors ? Puneet ne connaît d'autre réalité que sa cage et cette rue. Voilà pourquoi il ne cherche jamais à s'échapper; son monde se limite à cela.
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  • Par saphoo, 2010-02-06 14:31:50

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    Page 27 : Batuk, si tu restais ici avec moi ? Je t'enseignerais tous les mystères du monde. Mes feuilles ont entendu le rire, les paroles et les pleurs de touts les choses vivantes. Mes racines ont goûté l'eau venue de l'autre côté de la terre. Mon écorce contient la carte menant aux secrets de toute connaissance. La graine qui m' fait pousser ici provient d'un arbre du grand jardin du Taj, ce qui fait que je connais aussi l'amour parfait. Viens, Batuk, laisse ton père et fonds-toi en moi.

    - Mais l'arbre, lui ai-je dit depuis les bras de mon père, tu sais tout ce qu'il y a à savoir, et pourtant tu restes là à attendre un bus dans lequel tu ne montes jamais. Alors à quoi sers-tu ?

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  • Par 2dtens, 2010-01-31 11:35:24

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    On ne me nourrit que pour mes que mes seins restent pleins et mon derrière rond et appétissant. C'est donc l'homme qui me nourrit. Je n'ai pas l'esprit dérangé, car je sais que l'homme débourse cent roupies pour avoir son bhunnas sur mon visage ou entre mes jambes, et deux cents dans mon trou marron.
    Je n'ai pas l'esprit dérangé. En réalité, je ne vois pas d'or sur mon plafond et je ne sens pas de parfums. Je ne sens pas non plus la puanteur rance de ma cellule ou de mon lit parce que j'y suis habituée. En revanche, je sens les odeurs de l'homme. Aucun de mes visiteurs n'est propre; sur certains, je sens la cuisine de leur femme, et sur d'autres, leur parfum. Parfois je sens le gout du rouge à lèvre de baisers posés sur leur bouche quelques heures ou quelques minutes avant les miens.
    Je me pose souvent des questions. Je voudrais comprendre pourquoi le jour succède toujours à la nuit alors que tout le reste est si variable. Je suppose qu'il doit y avoir des forces supérieures à ma capacités à les comprendre. Mais ce n'est ni délire ni de la folie.
    Je n'ai pas l'esprit dérangé, mais nombreux sont les moments où je le regrette.
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