ISBN : 2290334839
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 118 notes) Ajouter à mes livres
Existe-t-il plus grand plaisir que d'écouter des récits macabres, la veille de Noël, dans une vieille maison isolée ? Qu'il est diabolique le frisson qui glace alors les sangs...
Qu'il est divin le cri des femmes épouvantées... Ce ne sont pourtant que des histoir... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par melusine1701, le 01 mai 2011

    melusine1701
    Pour être très honnête, je n'ai pas tout suivi. D'entrée de jeu, on nous présente des personnages dont un narrateur, au beau milieu d'une conversation à laquelle on ne comprend pas grand chose si ce n'est qu'on en vient à parler d'une gouvernante dont on attend le témoignage par courrier. Lorsque commence l'histoire d'Anne, les choses sont plus claire: empreinte d'une bonne conscience et d'un dévouement sans borne pour ces enfants si parfaits, Anne est un modèle de vertu, le type même de l'héroîne gracieuse et courageuse. L'apparition des deux fantômes (puisqu'on veut nous faire dire que ce sont des fantômes) est également un chef-d'oeuvre du genre: muets, sombres, immobiles, entourés d'une aura plus glaçante et pétrifiante que réellement terrifiante, ils créent une ambiance gothique étrange et inquiétante à souhait. Non, ce qui m'a réellement perdue, ce sont les enfants. Je n'ai rien, mais alors rien compris à ces personnages. On nous dit qu'ils sont adorables, parfaits, sages, mais ils sont surtout sans aucune épaisseur puisqu'ils ne font rien ni ne prononcent le moindre mot pendant au moins la moitié du roman. Difficile alors de ressentir l'inquiétude qui s'empare de la gouvernante lorsqu'ils se mettent à agir de manière étrange et qu'on les suppose sous l'influence d'une ambiance maléfique: il n'y a aucune empathie avec eux. Cela aura, je pense, de quoi en déranger plus d'un: on a probablement voulu confronter l'innocence enfantine à un comportement inquiétant. Personnellement, je n'ai pas accroché, et j'avais plutôt envie de secouer cette gouvernante pour qu'elle leur mettre une bonne fessée et qu'ils arrêtent leur bêtises. J'ai aussi été très déçue par la fin, qui n'a pour moi pas plus de sens que le reste.
    Je ressors très perplexe de cette lecture. Peut-être que j'essaie trop d'intellectualiser un livre qui fonctionne essentiellemement sur le ressenti et l'ambiance. Mais je n'ai pas vraiment accroché.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 19 mars 2010

    Ellcrys
    Tout commence lorsqu'un soir, au coin du feu, un homme décide de raconter une histoire de fantômes à une assemblée de femmes, pas si jeune que ça. Il raconte alors l'histoire d'une femme d'une vingtaine d'année, qu'il a aimé bien des années auparavant et qui s'était fait engager comme gouvernante pour veilleer sur deux enfants orphelins confiés à leur oncle : Flora et Miles. Elle a pour ordre, de ne déranger sous aucun prétexte cet oncle, qui refuse de s'occuper des enfants. Elle arrive alors, dans une belle et grande demeure où elle rencontre Mrs Grose avec qui elle se lie d'amitié. Très vite, tout bascule. le jeune Miles se fait renvoyer de l'école. Les fantômes de Mr Quint, l'ancien valet et de l'ancienne gouvernante lui apparaissent... Et le pire, c'est que les deux enfants semblent sous l'emprise, l'influence de ces revenants. Leur gouvernante est prête à tout pour les sauver.
    J'ai été émerveillée par ce conte fantastique et macabre, où l'auteur fait preuve d'un talent éblouissant. La peur s'est insinuée dans chaque pore de mon être, jusqu'à me faire frissoner et douter. Douter, car tout au long de ce cour roman, on ne sais pas si ce sont vraiment des apparitions fantômatiques ou si c'est juste l'imagination morbide et délirante de la gouvernante, qui lui joue des tours. Même Miles et Flora me sont apparut tantôt angélique, tantôt machiavélique.
    Combien de fois, j'ai frissoné lors d'une apparition, au coin de la fenêtre ? On ne sait plus le vrai du faux. Mais une chose est sûr, c'est que la solitude de l'héroïne, face à toutes ses apparitions étranges, nous saute au yeux à chaque instant.
    Henry James a fait preuve de génie, dans l'écriture de ce petit roman ou conte, considéré, comme un chef d'oeuvre de la nouvelle fantastique. Et ce que j'ai adoré, c'est lire ce conte, la nuit, entourée par un silence de plomb... un excellent moment littéraire.
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    • Livres 4.00/5
    Par ianf, le 22 décembre 2010

    ianf
    A priori, une histoire simple : un conte fantastique sur des apparitions, des revenants, des fantômes. Mais c'est Henry James qui écrit, et ce n'est dès lors plus une simple histoire, mais une plongée dans une forme d'écriture si particulière qu'elle en devient envoûtante.
    Outre les divers messages délivrés par ce (petit) roman, outre les symboles et les interprétations que l'on peut en tirer (qui s'étendent de la remise en question de l'innocence à la délicate frontière qui sépare le réel et le fantastique, et l'on serait tenté de voir dans cette dernière du Edgar Allan Poe dans toute l'ambiguïté de son oeuvre), c'est surtout l'écriture d'Henry James qui séduit. C'est une prose superbe, riche en qualificatifs, en descriptions imagées qui nous plongent au coeur de la scène, et c'est aussi cette capacité à resserrer le récit, à focaliser l'attention du lecteur sur des détails, à rythmer l'action comme pour des pulsations cardiaques (pour reprendre cette intéressante métaphore déjà énoncée dans l'une des critiques), qui permet à Henry James de prendre son lecteur à la gorge, de ne plus le lâcher, et de le subjuguer, de l'hypnotiser en même temps, tout en utilisant toujours ses phrases complexes, résolument longues mais, paradoxalement, terriblement efficaces.
    Le Tour d'écrou se lit vite, très vite. On regrettera peut-être la pâleur de certains évènements, l'absence d'une scène réellement effrayante, mais l'addition de toutes participe à la création d'une atmosphère envoûtante, douce et inquiétante. Le Tour d'écrou, ou le talent de Henry James, à savoir comment concilier prose raffinée (j'oserais presque dire alambiquée) et histoire de fantômes...
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    • Livres 3.00/5
    Par marlene76, le 12 août 2008

    marlene76
    Résumé
    XIX ème siècle. Une jeune gouvernante est recrutée pour faire l'éducation de deux orphelins, dans une vaste propriété de la campagne anglaise. Elle tombe immédiatement sous le charme de ses petits élèves. Mais d'étranges visions troublent cette situation idyllique : elle aperçoit à plusieurs reprises deux personnes de l'entourage des enfants, toutes deux décédées quelques mois auparavant... Rapidement, la panique la gagne : les enfants semblent voir les spectres et essayer d'entrer en contact avec eux.

    Mon avis
    Une écriture un peu lourde, des phrases très longues et sinueuses, des dialogues assez plats et superficiels... une vision hiérarchisée et presque misogyne de la société... J'ai eu du mal à me plonger dans ce petit roman. Néanmoins le charme finit par opérer. Les enfants, à l'intelligence et à la beauté presque surnaturelles, sont absolument terrifiants. le malaise s'installe peu à peu, et avec lui les questions : ces « fantômes » apparaissent-ils réellement, ou sont-ils le fruit de l'imagination dérangée de la gouvernante ? Une plongée dans nos terreurs enfantines, dans un décor de contes de fées.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sharon, le 07 septembre 2011

    Sharon
    Je termine mon challenge ABC avec Henry James, un auteur que je n'ai jamais réussi à lire jusqu'à présent. J'ai donc volontairement choisi une oeuvre courte, mais bien connue.
    Le Tour d'écrou respecte les codes du genre fantastique; le narrateur principal promet à ses interlocuteurs un récit différent des autres. Toutes les preuves de sa véracité sont là : il a eu lieu il y a plusieurs années, l'identité du narrateur secondaire, décédée depuis, ne sera pas dévoilée, et le lecteur/auditeur n'aura que son seul et unique témoignage, à peine modalisé par le regard de Mrs Grose. Il reprend également des thèmes chers au fantastique : l'apparition de fantômes et la maison hantée.
    Le récit, déjà nécessairement subjectif; m'est d'autant plus que la narratrice est tombée éperdument amoureuse de son employeur. Il ne pose q'une condition : ne pas être dérangé en cas de problème. C'est dire le peu de cas qu'il fait de son neveu et de sa nièce. Pour la narratrice, au contraire, il lui donne la plus grande preuve de Confiance qu'un homme puisse donner à une femme. Je me répète : elle est totalement subjuguée par lui et par les enfants.
    L'aveuglement et la soumission de la gouvernante est sidérant. Contrairement à Agnès Grey, l'héroïne d'Anne Bronte, elle est entièrement soumise aux deux enfants. Elle a le sentiment de son infériorité en tant que simple gouvernante mais aussi en tant que femme. Il est normal, pour elle, que Miles mente ou se montre caractériel, ce comportement montre qu'il devient un homme. (Note : ce n'est pas avec des femmes comme elle que la société évoluera). Je suis davantage intéressée par les personnages transgressifs, comme la gouvernante et le serviteur défunts, dont le seul tort n'est peut-être que d'avoir voulu sortir de leur condition.
    Elle pense que les enfants sont en danger, mais quel est-il réellement ? Les apparitions ? Elle seule les voit. Tout repose sur des impressions, des suggestions bien plus que sur des faits. Au final, je ne saurai que très peu de faits tangibles, tant je me suis perdue dans les méandres du discours de la narratrice - après la maison hantée, le labyrinthe. Je n'ai pas non plus été effrayé, juste énervée par la soumission et le complexe d'infériorité de la gouvernante vis à vis du tout jeune maître.
    Le Tour d'écrou ne me laissera pas un souvenir impérissable, si ce n'est qu'il m'a permis de terminer mon challenge ABC.


    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-le-tour-d-ecrou-d-hen..
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Citations et extraits

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  • Par artemis, le 16 décembre 2009

    Pour ce qui est du fantôme - ou Dieu sait quoi - de Griffin, je reconnais que le fait d'apparaître à un petit garçon d'un âge si tendre ajoute à l'histoire un accent particulier. Mais à ma connaissance, ce n'est pas la première fois qu'un enfant tombe sous le charme d'un événement de ce genre. Et si un enfant donne un tour d'écrou supplémentaire à l'effet produit, que dire alors de deux enfants ?
    (Prologue)
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  • Par wictoria, le 27 septembre 2008

    p 141
    Je ne pouvais continuer qu'en faisant confiance à la "nature", en considérant que ma monstrueuse épreuve était certes une incursion dans une direction inhabituelle et déplaisante, mais exigeait seulement, après tout, pour y faire front, de donner un tour d'écrou supplémentaire aux vertus humaines.
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  • Par neLLie, le 14 mars 2011

    Il se peut que ce soit surtout ce qui y est survenu par la suite qui donne à la période précédente le charme de la tranquillité - ce silence dans lequel quelque chose se tapit pour se mettre à l'affût. Car ce qui s'est produit a vraiment été comme une bête qui a bondi.
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  • Par keatty, le 03 décembre 2011

    si je vous le dis, est-ce que vous comprendrez?
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Notre chroniqueur-libraire, Gérard Collard, vous a déniché aujourd'hui un livre passionnant mêlant intrigue, amour impossible, meurtre... Bref, tous les ingrédients indispensable pour passer un excellent moment avec le livre de Félix J Palma "La carte du temps" aux édittions Robert Laffont... Regardez... La présentation du livre "La carte du temps" par l'éditeur : A Londres, en 1896, l'agence de voyages dans le temps Murray propose au public « las de voyager dans l'espace » de voyager « dans la quatrième dimension », précisément en l'an 2000. L'écrivain HG Wells, auteur de La Machine à remonter le temps, doute pourtant de la réalité d'un tel voyage, car il pense qu'on ne peut pas changer le passé. Andrew Harrington, jeune homme de bonne famille éperdument amoureux de Marie Kelly, la dernière prostituée assassinée par le sinistre Jack l'Eventreur, voit là une façon d'éviter ce crime odieux et se lance dans l'aventure, tandis que la jeune Claire se rêve un avenir passionné et échange de son côté une correspondance avec Derek, un homme du XXe siècle...Roman historique et de science-fiction, histoire romantique sur le modèle des Romans-feuilletons du XIXe siècle, le livre de Félix J Palma est avant tout un roman d'aventures dans le Londres de HG Wells sur les chausse-trappes du temps et les pouvoirs de l'écriture. Au hasard des pages, on croisera les figures de Bram Stocker, Henry James et Jules Verne, mais aussi Elephant man ou Darwin. L'auteur ne recule devant aucun tour de ...








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