ISBN : 2264041838
Éditeur : 10-18 (2007)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres

"Roman de l'écrivain américain Henry James (1843-1916), publié en 1880, Portrait de femme est son œuvre la plus célèbre parce qu'elle possède de quoi intéresser le lecteur le plus superficiel en même temps que le lecteur le plus exigeant.
James y conte ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Malice, le 08 août 2010

    Malice
    Isabel Archer est l'héroïne de ce roman d'Henry James. Elle est originaire d'Albany, New York, elle est orpheline sans le sou et elle est aussi très naïve et c'est une ingénue, mais cela n'empêche pas qu'elle est très intelligente et orgueilleuse. En 1872, Mrs Touchett l'a invité dans sa propriété près de Londres, à Gardencourt. Là, elle fait la connaissance de son cousin Ralph Touchett, et de leur voisin Lord Warburton. Ce dernier est sous le charme d' Isabel, il demande sa main en mariage. Isabel refuse car elle désir prendre son destin en main et envie aussi de connaître l'Europe avant de se marier. Son cousin Ralph Touchett qui est sérieusement malade, apprécie la compagnie de la jeune fille et l'observe avec intérêt ainsi que son amie Henrietta. Caspar Godwood, un jeune bostonien, un américain, la suivit jusqu'en Angleterre, il est épris, fou amoureux aussi d'Isabel. Mais, elle ne désire pas faire sa vie avec lui. Isabel fait la connaissance de Mme Merle, la jeune fille est pleine d'admiration pour elle. En compagnie de sa tante elle se rend à Florence où Mme Merle présente Isabel à un autre Américain Mr Osmond. C'est un original et excentrique et un grand amateur d'art. Lui et Mme Merle forme un couple manipulateur envers Isabel. Madame Merle fait penser à une sorcière. Une fois qu'Isabel a beaucoup voyagé, elle a observé le monde et accepte d'épouser Osmond. En acceptant de faire sa vie avec Osmond, elle plonge dans un univers trouble mélange du bien et du mal. Son mariage semble être un échec total.
    Je trouve très touchant, et même troublant cette jeune fille Pansy qui a reçu une éducation dans un couvent à Rome , qui est orpheline de mère. Non, bien sûr elle est présenté comme cela au début du roman. En faite, elle est l'union d'Osmond et de Madame Merle. Sa mère la maîtresse d'Osmond se mêle du mariage de sa fille pour assurer le destin de son enfant illégitime. Pansy a quinze ans, elle a quitté le couvent à Rome, elle vit seule à Florence avec son père. Elle est d'une grande douceur, innocente et puérile. Elle est en pleine admiration pour Isabel qui sera sa futur belle-mère. En grandissant, elle se transforme en une élégante fée, elle est amoureuse d'un jeune homme M. Rosier, mais son père ne l'accepte pas refuse. Il veut la voir marier avec un aristocrate, Edward Rosier malheureusement n'a pas assez d'argent et il n'en ait pas un ! Madame Merle aura son mot à dire, son père la voit très bien avec Lord Warburton, il est aussi manipulateur avec sa femme qu'avec sa fille, en un mot c'est un odieux personnage qui fait froid dans le dos. J'aime aussi une certaine tendresse pour Raph, le pauvre homme, il est très malade est fou d'amour en secret pour sa cousine Isabel, elle ne le voit pas, il en est même très malheureux. Osmond n'aime guère Raph. C'est pourtant, Raph qui a tout fait au chevet de son père mourant pour qu' Isabel puisse avoir un bel héritage et réaliser son destin. Elle se trouve à la tête de 70 000 livres. le grand thème de ce roman est la question du mariage, la tante d'Isabel, voit d'un très mauvais œil l'union entre Isabel et Mr Osmond, surtout que cette union est manipulé par Madame Merle. Elle fut la maîtresse d'Osmond. Il ne possède rien c'est au crochet d'Isabel qu'il va vivre et en profiter. Ce qui est très mal vu ! Henry James applique dans ce roman sa technique du point de vue. Tout le roman est écrit via le regard d'Isabel, une femme libre qui n'en fait qu'à sa tête, malheureusement elle se trompe par orgueil tout simplement. J'ai pris un grand plaisir à lire ce roman très romanesque bien construit, accompagné de son humour léger. J'ai trouvé ce roman très dense, une écriture sublime, je ne sais si j'ai tout compris, c'est un roman remplit de retenu riche et dense. J'ai trouvé ce roman par un certain côté très moderne en ce qui concerne la place de la femme et le rapport au mariage, nuancé bien sûr.

    Lien : http://livresdemalice.blogspot.com/2010/07/henry-james-portrait-de-f..
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  • Par Aela, le 12 février 2011

    Aela
    Un récit qui se passe au 19ème siècle entre deux continents l'Amérique et l'Europe comme se passa la vie de Henry James qui a vécu successivement en Amérique et en Europe.
    L'héroïne, Isabel Archer, est une jeune orpheline qui va séjourner chez son oncle fortuné, Daniel Touchett. Elle lie une profonde amitié avec son cousin Ralph et, éprise de liberté, refuse la demande en mariage de Lord Warburton. Plus tard, elle hérite de son oncle mais devient vite la proie de deux cyniques aventuriers dont l'un, esthète dilettante, impécunieux et ténébreux, va devenir son mari. Osmond, son mari, va exercer sur elle une tyrannie conjugale à laquelle elle va résister avec beaucoup de cran.
    Un beau roman psychologique qui pose la question de l'émancipation féminine.
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    • Livres 4.00/5
    Par Anlectrice, le 13 avril 2012

    Anlectrice
    Des femmes qui pourraient être des Jane Eyre, une belle plume et un côté tragique, des éléments sûrs pour une bouquin qui se laisse lire sans soucis.
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    • Livres 4.00/5
    Par cathgalloy, le 04 octobre 2011

    cathgalloy
    les rêves et l'attente; la passivité plutôt que le courage ,l'aveuglement et...l'échec d'une vie au XIXème et toujorts aujourd'hui
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    • Livres 3.00/5
    Par csapin, le 01 mai 2012

    csapin
    Alors là, mouais. Si je salue la capacité de l'auteur américain, naturalisé britannique, à compter véritablement parmi les écrivains de la littérature victorienne, je regrette et la forme et le fond.
    Je m'attendais à un subtil mélange de Jane Austen et de Thomas Hardy. Je n'ai trouvé au final qu'une héroïne insupportable aux malheurs bien superficiels. le tout dans un verbe trop soutenu et donc trop fatiguant à lire, même si certains passages sont un réel nectar linguistique. Je ne sais comment le livre ne m'est pas tombé des mains avant la fin.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2010/05/10/charlotte-sapin-por..
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 12 février 2011

    "Sais-tu où tu vas? poursuivit Henrietta" "Non , je n'en ai pas la moindre idée, et cette ignorance m'agrée. Une voiture véloce, par une nuit noire, qui roule avec fracas sur des routes invisibles - voilà mon idée du bonheur."
    "Do you know where you're going?" Henrietta pursued. "No I haven't the least idea, and I find it very pleasant to know. A swift carriage, of a dark night, rattling with four horses over roads that one can't see - that's my idea of happiness."
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  • Par csapin, le 19 mars 2011

    Notre héroïne avait toujours passé pour une femme de ressource et en avait tiré un certain orgueil, mais elle errait autour du jardin clos des talents, des aptitudes et des réalisations de Madame Merle, du mauvais côté de l'enceinte. Elle se découvrit désireuse de rivaliser avec ces talents et d'imiter les vingt façons dont cette dame s'offrait en exemple. "Mon Dieu, que je voudrais être comme ça !" soupirait secrètement Isabel tandis que se déployaient successivement au grand jour les aspects raffinés de son amie ; elle comprit rapidement que la leçon lui venait d'une autorité magistrale et il ne lui fallut pas plus de temps pour se sentir, selon la formule consacrée, sous influence. "Où est le danger, aussi longtemps que l'influence est salutaire ? se demandait-elle. Plus on est sous bonne influence, mieux cela vaut. L'essentiel est de savoir où nous mènent nos pas, de comprendre où nous allons. Je n'y manquerai jamais, j'en suis sûre. Je n'ai pas à craindre de devenir trop docile ; n'est-ce pas justement mon défaut de ne pas l'être assez ?" On dit que l'imitation est la flatterie la plus sincère ; de fait, lorsque, partagée entre l'ambition et le désespoir, Isabel se sentait poussée à contempler bouche bée son amie, l'envie de briller comptait moins que de le désir de tenir la lampe pour Madame Merle. Elle l'aimait énormément mais était encore plus éblouie qu'attirée.
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  • Par csapin, le 19 mars 2011

    - D'abord, dit Henrietta, tu t'imagines que tu peux mener une existence romantique, que tu peux vivre pour ton plaisir et pour celui des autres. Tu découvriras que c'est une erreur. Quelle que soit la vie que l'on mène, il fut y mettre son âme pour qu'elle soit une réussite ; et, à partir du moment où tu t'y efforces, la vie cesse d'être un roman, crois-moi, pour devenir une réalité brutale ! Et tu ne peux toujours te plaire à toi-même ; tu dois parfois contenter les autres. Cela, je l'admets, tu es prête à le faire mais une nécessité plus importante encore s'impose : tu dois souvent mécontenter les autres. Tu dois toujours à y être prête ; tu ne peux t'y dérober. Cela ne te va pas du tout ; tu aimes trop être admirée et que l'on pense du bien de toi. Tu crois que l'on peut échapper aux devoirs déplaisant en adoptant des opinions romantiques ; voilà ta grande illusion, ma chérie. Car c'est impossible. Il faut se préparer à déplaire dans la vie, souvent, à beaucoup de gens, et parfois aussi à soi-même.
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  • Par Malice, le 08 août 2010

    Pourquoi vous mariez-vous ? Dieu seul le sait ! Généralement, les gens se marient pour la même raison qu'ils associent : pour fonder une maison. Mais, dans votre association, c'est vous qui apporterez tout.
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  • Par csapin, le 19 mars 2011

    Malgré son besoin de savoir, Isabel répugnait d'instinct à tirer les rideaux et à explorer les coins obscurs. Dans son esprit, l'amour de la connaissance coexistait avec la plus belle capacité d'ignorance.
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