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ISBN : 2258063183
Éditeur : Les Presses De La Cite (2005)


Note moyenne : 4/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au coeur des monts d'Arrée, pendant la Seconde Guerre mondiale, les Kermanac'h, cinq frères célibataires et leur soeur Naïg, exploitent en commun la ferme léguée par leurs parents. Sous l'Occupation, la fratrie se divise entre pacifistes et partisans de la lutte armée d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 4.00/5
    Par sylire, le 03 novembre 2012

    sylire
    Nous sommes en 1969. Corentin Kermarrec sort de la prison où il est enfermé depuis 1944. Après avoir ressassé pendant des années les évènements qui ont fait son malheur, il n'a qu'une idée en tête, se venger.
    En 39, il vivait dans une ferme du Finistère avec ses frères et sa jeune sœur. Avec la guerre, les conflits qui couvaient entre les frères ont pris de l'ampleur. L'un d'entre eux a choisi le camp de la résistance, un autre celui de l'occupant, tandis que Corentin, pacifiste, s'est concentré sur la ferme familiale. La jeune sœur, quant à-elle, a eu le malheur de tomber amoureuse d'un allemand….
    Le contexte historique évoqué par ce livre est celui de l'occupation allemande en Bretagne pendant la guerre 39-45. Il est fait référence notamment à la collaboration de certains membres du Parti Nationaliste Breton avec les nazis. Certains d'entre eux, particulièrement zélés, servaient de rabatteurs à la milice allemande. Je connaissais mal ces faits et j'ai trouvé très intéressant de faire quelques recherches sur cette période peu glorieuse de l'histoire des nationalistes bretons, une fois le livre terminé.
    Si Hervé Jaouen se montre sans complaisance avec les collaborateurs, il pointe aussi du doigt une catégorie de résistants, opportuniste et sans scrupule. Il n'omet pas d'évoquer les graves débordements commis à la libération : justice expéditive, femmes tondues…
    La ferme familiale de Corentin se situe à Huelgoat, en centre Finistère. Mes grands-parents tenaient une ferme dans la région à la même époque. J'ai donc pensé à eux tout au long de ma lecture. le livre est truffé d'expressions en breton que j'avais un peu oubliées et que j'ai eu grand plaisir à retrouver.
    J'ai beaucoup apprécié le rythme de ce roman, qui tient en haleine et contribue à faire de cette histoire une saga familiale très réussie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Zebra, le 18 juillet 2012

    Zebra
    Que d'émotion contenue ! Laissez-vous surprendre par ces événements qui ont marqué les âmes et les corps.

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    • Livres 4.00/5
    Par tessgeffroy, le 15 décembre 2007

    tessgeffroy
    J'ai eu un plaisir fou avec ce livre, pleins d'émotions...

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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 06 mars 2008

    Naïg et son mari n’avaient pas jugé utile de se barricader derrière des murs et un portail.
    Kermanac’h entra directement dans le jardinet de devant, lut le nom sur une plaque en faïence décorée façon Quimper – Monsieur & Madame Robert Cornec – et appuya sur le bouton de la sonnette.
    Dans d’autres familles, la soeur aurait été dans le jardin ou dans la rue à attendre son frère, en se triturant les mains. Elle aurait couru, crié, se serait jetée dans ses bras. Pas chez les Kermanac’h où les vivants n’avaient pas l’habitude de se lécher le museau et où les morts comprenaient parfaitement qu’on ne leur chiale pas après comme des matous en chaleur miaulent des nuits entières après la lune.
    La porte s’ouvrit, Naïg essuya ses mains dans son tablier.
    — Alors, te voilà, dit-elle.
    — Oui, puisque tu ne m’as pas abandonné.
    — Toi non plus. Toi non plus, tu ne m’as pas laissée toute seule avec mon malheur.
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  • Par mgeffroy, le 06 mars 2008

    De sa fenêtre, Kermanac’h avait vu les jupes des filles raccourcir et les cheveux des lycéens s’allonger. Il avait vu les DS remplacer les tractions avant, les 4L succéder aux Juvaquatre et les R16 aux Frégate, et les tracteurs éliminer les chevaux. Le monde n’avait pas arrêté de changer et pourtant le monde était toujours aussi dingo.

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  • Par mireille.lefustec, le 14 avril 2012

    Les commères mouillèrent leur langue et passèrent un fil torsadé dans le chas de leur aiguille à ragots. De la belle broderie en perspective sur le canevas des cancans.

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