Note moyenne : 3.8/5 (sur 41 notes)
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil5Ajouter à mes livres
La dame dans l'auto la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes.
Une jeune femme très ordinaire, assez naïve, qui travaille dans une agence publicitaire, décide, sur un coup de tête, d'emprunter, pour le week-end du 14 juillet, la belle décapotable « Thunderbird » de son patron pour aller voir la mer. le voyage se déroule sans incident jusqu'à Fontainebleau. C'est alors que, dans une station service, un inconnu lui écrase la main gauche. Pourquoi l'a-t-il agressé, qui plus est sans lui voler d'argent ? le cauchemar ne fait que commencer… Un excellent ouvrage, aux confins du genre romanesque (l'auteur a écrit, avec plusieurs voix narratives, un roman où la folie est interrogée) et du policier (il a bâti une intrigue avec un cadavre et un fusil, et pendant toute cette histoire, le lecteur recherche désespérément l'identité du coupable). le lecteur est aussi intriguée que la dame dans l'auto par les incidents qui s'accumulent durant son périple, jusqu'à douter de sa santé mentale ou de sa sincérité lorsqu'elle raconte son voyage à la première personne. le début de l'histoire place d'emblée le lecteur dans une perspective tragique et dans une posture de questionnement propice à susciter son intérêt. L'auteur décline dans ses chapitres successifs les différents mots du titre : « la dame », « l'auto », « les lunettes », « le fusil ». Ce dernier terme a piqué ma curiosité et m'a incitée à poursuivre ma lecture là où quelques longueurs l'entravaient. le dernier chapitre est magistral et permet de revisiter, à la lumière de la vérité, tout le roman.
Ce roman policier magnifiquement orchestré est tout à fait captivant. Mélant le mystère et l'angoisse à la perfection, il nous entraine avec l'héroïne à la frontière de la folie. Dany Longo, employée dans une agence de publicité, décide sur un coup de tête d'"emprunter" la décapotable de son patron pour une escapade jusqu'à la mer ... Mais à un arrêt dans une station-service, un inconnu surgit dans son dos et lui mutile la main gauche. Essayant de comprendre les raisons de cette agression violente et gratuite, elle va entamer une longue et irrémédiable descente en enfer jusqu'au dénouement final, époustouflant. L'auteur joue habilement sur l'ambiguité de l'héroïne, tantôt paumée tantôt lucide, intelligente mais naïve, fragile mais persévérante. Un petit bijou.
Dany Longo, secrétaire dans une agence de publicité parisienne est chargée par son patron de les déposer lui et sa femme à l'aéroport d'Orly puis de ramener la voiture dans leur pavillon. Sur le chemin du retour Dany décide de conserver le véhicule pour aller passer le week end au bord de la mer. Sur la route, les personnes qu'elle croise semblent déjà la connaître puis elle se fait agresser dans les toilettes d'une station service et commence à croire qu'elle court un danger ou qu'elle devient folle mais elle décide quand même de continuer sa route... Ce roman est très bien écrit, un petit chef-d'oeuvre dans le genre. On ne peut que le lire d'une traite tant le personnage de Dany est intéressant !
C'est un bon divertissement... j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'énigme au début, je trouvais cela léger, futile, compliqué, mais au final une fois le suspens en "route" (comme la voiture d'ailleurs !) je me suis prise au jeu. Une petite intrigue sympa bien que un peu capilotractée parfois, des sentiments complexes et contraires, des esprits torturés, quelques confusions inconfortables, une héroïne un peu paumée, du suspens... lecture divertissante, sans plus pour moi, pour passer un bon moment neanmoins et ne pas se prendre la tête...
Je n'ai jamais vu la mer.
Le sol carrelé de noir et de blanc ondule comme l'eau à quelques centimètres de mes yeux.
J'ai mal à en mourir.
Je ne suis pas morte.
Quand on s'est jeté sur moi - je ne suis pas folle, quelqu'un, quelque chose s'est jeté sur moi - j'ai pensé : je n'ai jamais vu la mer.