-
Par Julie87 le 25/02/2010
Aimons-nous des être réels ou bien l'opinion que nous nous faisons d'eux?
-
Par Meria le 20/03/2010
Il ne faut pas garder les mêmes livres toute sa vie. On a l'âge de sa bibliothèque.
-
Par csapin le 23/03/2011
Avant que le crépuscule ne vous surprenne, cher Alexandre, rompez le licol du raisonnable. N'émoussez pas votre capacité à commettre des folies ; un jour prochain, il sera trop tard pour calfater votre vaisseau et jouer les incendiaires. Aimez les précarités plutôt que les gages. Ne lisez que des bréviaires de subversion. Faites mentir les statistiques. Osez tous les retours de jeunesse (oui, nous en pouvons vivre plusieurs). Méprisez le bonheur, cette bévue, préférez la joie. Renoncez à la manie de vous perpétuer en vous cramponnant à toutes les rampes. Exposez-vous aux vents les plus inattendus. Flambez dix fois l'argent que vous auriez dû posséder. Prenez en chargece qui paraît sans remède. Infligez gaiement des rebuffades en tenant la tiédeur pour une impolitesse. Butinez vos mille contradictions. Egarez-vous méthodiquement pour mieux vous retrouver. Cueillez vos revanches. Offensez en claironnant votre vérité et, surtout, ne commettez pas le péché de ménager ceux que vous aimez. Trouvez votre compte dans le désordre. Refaites la vie avec le plus vif idéal romanesque. Recommencez-vous toujours, loin des confinements. Et ne vous croyez jamais au bout de vous-même ; il reste forcément une dernière bourrasque à vivre.
-
Par csapin le 23/03/2011
Je sais désormais comment on récupère l'amour de sa vie : en dégringolant loin de son ego. On ne retient bien que ce qu'on lâche à temps.
-
Par csapin le 23/03/2011
Des millions de gens, sans doute aussi blessés que moi, lisaient avec appétence ces textes comme on use de sédatifs légers. On m'a même rapporté qu'à Beyrouth, dans le tohu-bohu des bombes, il s'est trouvé des lectrices pour renouer par mes romans avec une vision optimiste de la vie. C'est ainsi que j'ai longtemps été une jeune pousse réputée romantique ; ce qui, à l'époque, passait dans certains milieux littéraires, avides d'air vicié et de prose poisseuse, pour une mauvaise réputation. Ou du moins pour une marque de balourdise. En écrivant ainsi, toujours accroché aux cimes, je tâchais désespérement de guérir ma ferveur déçue.
Et puis un jour, la mère de mes garçons m'a posé une question coupante (s'en souvient-elle seulement ?), alors que nous marchions à l'autre bout du monde dans un paysage idéal :
"Alexandre, sommes-nous ce que nous paraissons ?"
Poser la question, c'était y répondre.
-
Par mustango le 22/06/2008
Après tout, l'existence n'est pas un concours de lucidité. Depuis quand la clairvoyance forcenée mène t elle à un bonheur sensible?
-
Par csapin le 23/03/2011
Pour rester un être vivant, de temps à autre, il faut avoir le courage d'être petit et chacal. Sans se faire passer pour meilleur que l'on est.
-
Par csapin le 23/03/2011
Notre véritable caractère n'est pas celui que nous avons ou celui que nous affichons mais bien celui que nous devrions tenter !
-
Par csapin le 23/03/2011
L'insouciance objective ne peut-elle naître que de l'imminence du drame ?