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ISBN : 2246790204
Éditeur : Grasset (2012)


Note moyenne : 3.1/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
- Croyez-moi, il est possible de mener sa vie en disant tout. Une existence sans déni ? Sans angle mort ! s'écria la jeune femme.
- Vous n'avez donc aucun secret ?
- Si, des montagnes ! rétorqua-t-elle.
- Alors ?
- Mes secrets me construisent... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 15 janvier 2013

    cicou45
    Bien que je n'étais pas très enthousiaste au cours des cinquante premières pages de ce livre, j'ai assez vite changer d'opinion. Ce dernier pourrait très bien s'appeler le roman de ma vérité, la fin des secrets de famille ou encore tout simplement le roman de Norma mais c'est exprès que l'auteur a choisi ce titre "Joyeux Noël' afin de berner son entourage mais plus spécialement ses lecteurs. Et l'on peut dire que c'est réussi car je ne m'attendais absolument pas à découvrir un roman de la sorte.
    L'histoire est celle de la famille Diskredapl, surnommée aussi le clan des "Impensable". Mais lorsque je parle d'histoire, je devrais plutôt dire Des Histoires car dans cette famille-là, celles-ci sont on ne peut plus nombreuses et qui plus est, pas toujours bonnes à raconter, même au sein de sa propre famille. C'est pour cela qu'un beau matin de janvier 2004, la vie de tout un chacun bascula dans cette famille car Norma, l'héroïne de ce roman mais aussi l'arrière petite-fille de Népomucène Diskredapl ("le fondateur du clan") révéla certaines vérités, pas toujours bonnes à dire - et encore moins à entendre -, décidant ainsi de rompre tout les tabous et les non-dits qui existent depuis trop longtemps sans cette famille, dans le seul but de se faire bien voir des gens du village et de sauver les apparences. Tout se déroule dans une petite île au large des côtes de la Bretagne où la famille se réunit chaque année pour passer les fêtes de Noël et c'est ainsi qu'en montrant l'exemple et en s'attirant les foudres de sa famille entière, Norma deviendra un exemple à suivre pour toute l'île.
    Un roman empli de vérité (c'est logique puisqu'il s'agit du thème principal de l'ouvrage) et qui nous amène aussi à méditer sur nous-mêmes et à être sincère, tout d'abord avec soi mais encore plus avec les êtres qu'on aime. de toute façon, peut-il réellement y avoir amour dans une vie bercée et baignée dans le mensonge ? Je ne le pense pas, tout comme Norma et l'auteur lui-même. A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 décembre 2012

    brigittelascombe
    "Sans doute faut-il mourir un peu pour renaitre à soi,"
    C'est une vraie renaissance qui attend Norma, "l'entêtée" au delà des non-dits car cette renaissance la délivrera lors d'un Joyeux Noël (d'où le titre un brin ironique) le 24/12/2010, "jour de naissance" de la vérité lors des retrouvailles de sa tribu enchainée par de lourds secrets.
    Alexandre Jardin, lors d'une dédicace de son récit autobiographique Des gens très bien (dévoilant des secrets de famille sulfureux) a rencontré la "solaire" et "magnifiquement vulnérable" Norma qui lui fait écrire sur la page de garde à Norma "qui a été violée" et lui balance tout à trac qu'elle a été également intenée.Elle l'invite sur son île de Bretagne, en tout bien tout honneur (dixit Alexandre Jardin lors d'une soirée littéraire, avec fous rires garantis à la librairie Charlemagne de Toulon) où il se rend puisque ce sujet des "angles morts" qui nous détruisent le touche de près!
    Dans Joyeux Noël il nous raconte l'histoire de cette tribu "extravagante"sur 7 ans.
    Joyeux Noël débute par la présentation des membres de la famille Diskredapl avec des formules très imagées (du genre pour Colombine "une tristesse aux omoplates saillantes" et une "peau mitée").
    Puis vient le récit aux personnages ubuesques. Un maire qui "trinquait pieds nus" lors de l'inhumation de la grand-mère de Norma. Un mort, mort de trop jouir dans le ventre de sa femme.Un Hyppolite surnommé "Trop" se gavant autant de kilomètres que de conquètes.Un Félicien qui n'est pas dans son cercueil, un peu beaucoup fasciste sur les bords.Un Zinzin "sexuellement omnivore" bourré de "tics nerveux". Une Gwenaëlle qui s'obstine "à paraitre vierge".
    Puis ce sera la grande tempête au propre et au figuré.Qui a le "judaïsme refoulé", qui se suicide,qui a frappé sa femme,qui est autiste,homosexuel,bâtard,alcoolique? Et toutes ces grossesses ou avortements cachés!
    Voilà la grande marée noire déclenchée sur fond de haines,vengeances et jalousies!
    Alexandre Jardin s'en donne à coeur joie et déploie ici beaucoup d'humour pour alléger la violence sous-jacente! Norma tousse parfois un brin asthmatique mais parait fière de son courage.Heureusement l'amour de son pêcheur sauve tout et ses émissions radio la remplissent d'énergie.
    Alors faut-il tout dire?
    Large débat! Joyeux Noël est un véritable témoignage d'une vérité bonne à dire!
    En fin de livre l'auteur nous offre quelques photos personnelles pour étayer ses convictions: par exemple à gauche il se montre nu (la main pudique toutefois!!!) et rit pour expliquer sa gêne de révéler son embonpoint.A droite: "angle mort" le voilà habillé pour dissimuler sa souffrance et donner une image de lui plus flatteuse.
    "Les pages de doute c'est fini" conclut-il en montrant sa main gauche baguée. Oui, puisqu'il l'affirme, mais faut-il révéler des secrets qui touchent autrui et peuvent les détruire?
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    • Livres 2.00/5
    Par litolff, le 05 mars 2013

    litolff
    Alexandre déballe et le déballage est violent ! Après Des gens très bien, voici Joyeux Noël, dans la continuité des vérités qui sont, parait-il, bonnes à dire.
    Je voulais lire « Des gens très bien », mais le hasard a fait que c'est « Joyeux Noël » qui m'est d'abord tombé sous la main.
    Dans le cadre pittoresque d'une île bretonne du coté de Sein et d'Ouessant, qu'il détaille avec force lignes inspirées de remous et de ressac, c'est Norma, la fille solaire de Félicien qui est à l'origine de l'histoire et du déballage familial. Considérant la face cachée de sa famille haute en couleur, elle décide de renoncer à la logique toxique des secrets car le gardien des secrets en devient vite prisonnier. Et donc, Joyeux Noël ! , c'est l'injonction que lance la grand-mère Gwen à sa famille au soir de Noël, après avoir déballé à chacun les horreurs qu'ils ont commises dans leur vie et soigneusement cachées à tout le monde : adultère, coucheries avec les allemands durant la guerre, violences, inceste… la liste n'est pas exhaustive . Ainsi l'ancêtre Nepomucène s'est-il éteint dans les bras d'un évèque, Félicien, crapule immonde et admirateur d'Hitler a financé le mur de l'Atlantique et spéculé sur les biens des juifs marseillais, Zinzin était un érotomane addictif, Hippolyte a battu sa femmes et violé ses deux filles, quant à Gwen elle-même…
    Si je comprends parfaitement l'intention d'Alexandre Jardin d'en finir avec le mensonge et les faux-semblants qui ont empoisonné son histoire familiale et sa conscience, je ne vois pas bien l'intérêt d'en faire un roman improbable sur une famille de désaxés, quitte à décrédibiliser son propos. Un propos grave et dramatique qu'il traite sur un ton complètement loufoque, baroque, extravagant et fantasque, gageons qu'il ne peut pas s'en empêcher…
    Et pour faire bonne mesure, Alexandre qui ne veut plus rien cacher publie en postface sa feuille d'impôts et autres vérités pas toujours faciles à assumer…
    J'ai lu Bille-en-tête, Le Zèbre, Fanfan et Le Petit Sauvage : on peut dire qu'Alexandre Jardin, s'il est à l'aube d'une nouvelle vie, est dans la continuité au point de vue de l'écriture. Utilisant la métaphore comme une mitraillette, baignant dans l'excès et le loufoque, je dois avouer que sa prose me lasse et m'agace.
    Cela ne m'empêchera pas de lire Des gens très bien que j'espère d'une autre facture.
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    • Livres 3.00/5
    Par Missbouquin, le 18 décembre 2013

    Missbouquin
    Après ses aveux sur le passé collaborationniste de son grand-père dans Des gens très bien, Alexandre Jardin s'inspire ici du témoignage d'une jeune femme venue lui révéler l'histoire de sa famille, des Impensables qui n'ont connu aucune limite dans leur vie, et à laquelle elle a résisté il y a 7 ans, se faisant bannir … Elle invite Jardin à assister à l'enterrement de sa grand-mère, qui sera le point d'orgue à la folie de la famille. "Je sentis alors combien nous habitons nos secrets de famille avant de les voir avec un peu de netteté [...] Chaque lignage semble posséder sa part d'"angles morts". Sans doute sont-ils même le meilleur ciment de nos clans, tout en les détruisant."
    Jardin commence d'abord à nous parler de lui-même, puis il présente chaque personnage de la famille : tous sont incestueux, sexuellement dérangés, battent leur femme, etc. Norma, la jeune fille qui se détache du reste, veut parvenir au déballage des secrets familiaux, pour aboutir à une vie "sans angle mort." Elle continue d'ailleurs la tradition de son grand-père en rédigeant un carnet où les pages de droite sont les mensonges de sa vie quotidienne, et sur la page de gauche, la vérité. Son objectif est d'arriver à ne plus avoir que des pages de gauche, à être totalement clean dans son comportement, et d'inciter sa famille à faire de même. A vivre vrai, enfin.
    Le dernier Noël en famille va être l'occasion du grand déballage …
    Il n'y a pas à dire : c'est original. J'ai gardé les yeux écarquillés tout le long du livre tant l'existence de cette famille, perdue sur son îlot breton, semble impensable … "Vivre, pour ces gens-là, c'était exagérer. Et vaincre la normalité, en concassant les habitudes."
    Mais je n'ai pu m'empêcher d'être agacée par le comportement intrusif de l'auteur, qui nous raconte une partie de sa vie, qui déballe son propre carnet de vérités à la fin avec sa carte d'identité, sa feuille d'imposition, etc. C'est là que j'ai dit "Stop" ! C'est là que je me suis dit que décidément, l'autofiction ce n'est vraiment pas pour moi, n'y voyant qu'un narcissisme primaire exacerbé qui s'épanche sur des pages et des pages, tenant le lecteur en otage et donnant l'impression non pas de tenir un roman mais de lire Closer (parfois). Ici c'est un peu le cas même si cela reste raisonnable, mais c'est déjà trop pour moi. de la vérité au voyeurisme, il n'y a souvent qu'un pas …
    De même, le récit de Jardin est toujours dans l'excès : il ne mâche pas ses mots, n'hésitant pas à tomber dans le vulgaire, le scabreux, finissant par m'écœurer et échouant dans son but qui était que le lecteur sorte en voulant vivre également dans la vérité. Il aurait mieux fallu qu'il reste dans la fable. Mais le retour à sa feuille d'impôts est de trop …
    J'ai donc certes été intéressée par ce processus qui incite à accepter toutes les vérités : la fin est bonne quand tous les habitants de l'île se mettent à tout dévoiler sans pudeur … Mais c'est de la fiction : personne n'accepterait de laver son linge sale face à tout le monde car cela détruirait simplement toute possibilité de vie en société. le déni rend fou, mais la vérité brute aussi … Certaines choses doivent rester cachées ou être dites d'une certaine manière … Ensuite, en ce qui concerne les secrets familiaux, c'est autre chose : le courage doit être énorme, mais si cela permet aux membres de la famille de se sentir mieux, pourquoi pas, après tout ? Mais ne les déballez pas devant tout le monde ! Je déteste les confessions, les récits de vie qui expliquent qu'une telle a été violée, qu'un autre a été battu. Des confessions qui n'apportent rien à personne – si ce n'est un soulagement sur le moment de la part de celui qui écrit, peut-être – et qui me font ressentir le même malaise que face à la rubrique ‘Faits divers' d'un journal gratuit : impuissance, mal être, qui n'avancent aucunement le schmilblick …
    En bref, une lecture en demi-teinte, due à une provocation constante assumée, un excès de tout, de mots, de confessions, d'actes vulgaires, qui me conforte dans l'idée que la littérature contemporaine franco-française n'est pas pour moi …

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2013/12/15/un-noel-pas-si-joyeux..
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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 17 juillet 2013

    Seraphita
    Prenez une famille bretonne au nom tordu - Diskredapl - à l'arbre généalogique tout aussi biscornu. Mélangez tous ses membres sur une île battue par les pires tempêtes, pile au moment de Noël. Ajoutez un zeste (culotté) d'authenticité en la personne de Norma, l'inespérée petite-fille, et vous obtiendrez un cocktail détonnant, dérangeant et salvateur, la promesse d'une vie familiale sans angle mort, moyennant quelques morts çà et là… Et par-dessus tout, Joyeux Noël !
    Avec « Joyeux Noël », Alexandre Jardin fait l'éloge d'une vie dans laquelle les non-dits n'ont plus leur place, une existence placée sous le signe de l'authenticité de tous les instants. Les pages de droite n'ont plus cours et cèdent la place aux pages de gauche, celles où l'on s'écrit sans fard, dans la vérité la plus nue. C'est ce que l'auteur a essayé de faire en écrivant en 2011 « Des gens très bien », pages de gauche à l'allure de bombe familiale. En peignant le portrait sans concession de la famille Diskredapl, il peut dire, sur le mode humoristico-sarcastique, toute la libération que procure le dévoilement des non-dits. Et le tout est assez jubilatoire, certaines formules sonnent comme des pépites et peuvent rejoindre chacun dans son vécu familial et ses Noël singuliers :
    « Marie-Anne et Marie-Ange portaient des cadeaux cachés sous des tissus, que les petits apercevaient bien, tout en feignant de ne pas les remarquer. La croyance au Père Noël ne tient-elle pas du rituel d'apprentissage de la cécité en famille ? » (p. 147.)
    Ou encore :
    « L'inexprimable de cette famille se condensait dans le regard absent de l'enfant. le petit Titouan était l'incarnation d'une masse d'isolements. On percevait chez cet autiste une décroissance de vie, comme si ce gamin était une issue sur la mort, le trou noir par où se déversait la souffrance du clan. » (p. 159.). Ce fameux Titouan est d'ailleurs présenté dans l'arbre généalogique des Diskredapl, non sans un brin de cynisme cultivé, comme « mal barré »…
    Mais derrière la jubilation que l'écrit peut provoquer, bien des questions demeurent, dont le commissaire Kermeur se fait porte-parole : si les non-dits détruisent, étouffent à petit feu, vers quoi peut conduire leur éradication totale ? Cette dernière est-elle d'ailleurs possible ? Et en premier lieu, peut-on être totalement lucide sur soi-même pour se peindre sans faux-semblant ? Comme le souligne magnifiquement Kermeur (sous la plume d'un Alexandre Jardin qui semble balayer tous ces atermoiements d'un large revers de plume) : « Quand on croit dire le vrai, ne change-t-on pas de mensonge ? » (p. 237-238.) Ou encore : « le fil à plomb des légendes n'est-il pas indispensable pour bâtir une société ? » (p. 231.)
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Critiques presse (2)


  • LaLibreBelgique , le 27 novembre 2012
    Sous son air festif, que renforce une écriture aux accents baroques, "Joyeux Noël" est un huis clos familial où d’effroyables vérités vont être dévoilées. Pas toujours crédible, mais agréable à lire.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LaPresse , le 26 novembre 2012
    Joyeux Noël est un roman de transition, où la volonté d'authenticité se colletaille avec un style «ultra-jardinesque», où la justesse du propos se bat avec l'excès de métaphores chères à Alexandre Jardin depuis ses débuts en 1986.
    Lire la critique sur le site : LaPresse

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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 22 décembre 2012

    Ce n'est pas la mort qui est triste mais ce que nous faisons de nos vies.

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  • Par Missbouquin, le 18 décembre 2013

    "Je sentis alors combien nous habitons nos secrets de famille avant de les voir avec un peu de netteté [...] Chaque lignage semble posséder sa part d’"angles morts". Sans doute sont-ils même le meilleur ciment de nos clans, tout en les détruisant."

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  • Par cicou45, le 14 janvier 2013

    "On ne peut aimer les siens et s'en faire aimer qu'en vérité ; le reste n'est qu'habillage et amour friable."

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  • Par litolff, le 05 mars 2013

    Lors de la prise d'antenne, une séquence montrait que l'information, comme l'Histoire,reste la manière collective qu'ont trouvée les hommes de récuser les faits.

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  • Par Seraphita, le 17 juillet 2013

    Kermeur demeurait effrayé par cette ruée à la vérité – que ne semblait tempérer aucune culpabilité. De toute évidence, l’île fondait une morale et en détruisait une autre. Où allait-on ? En tout cas on y allait gaiement, s’indigna le commissaire, fasciné par cette transgression à la fois excitante, haïssable et absurde. Quand on croit dire le vrai, ne change-t-on pas de mensonge ?

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