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ISBN : 2253156728
Éditeur : Le Livre de Poche (27/10/2010)

Note moyenne : 2.52/5 (sur 58 notes)
Résumé :
À vingt-cinq ans, Fanfan et Alexandre s'étaient passionnément désirés. Fou de romantisme, il avait fait à sa belle une cour sans fin, lui refusant même l'acompte d'un baiser. Leur songe rose et plein d'effroi avait tourné court...

Et voilà que quinze ans après, une machination orchestrée par un éditeur et un producteur avides remet en présence le couple qui inspira le roman Fanfan, incarné au cinéma par Sophie Marceau et Vincent Pérez.

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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
06 septembre 2010
Roman d'Alexandre Jardin. Lettre J de mon Challenge ABC 2010.
En fermant Fanfan, on quittait Alexandre Crusoé aux pieds de sa dulcinée, les derniers mots d'une demande en mariage sur les lèvres. L'éternel amoureux qui se vouait aux préludes interminables semblait enfin décidé à affronter l'usure de l'amour. Sa belle Fanfan était enfin à lui. On le retrouve quinze ans plus tard, indécrottable célibataire et toujours séparé de Fanfan. "Désormais, [il] ne [veut] plus être aîmé toujours par toutes, mais tous les jours par la même." (p. 13) Fanfan sort d'un deuxième mariage et ne croit plus aux grandes passions. À l'approche de la quarantaine, elle est une femme d'affaires accomplie, reconnue pour ses talents d'organisatrice de mariage. Alexandre, lui, est abonné aux romans niais et pris au "piège de l'autofiction" (p. 44). Son éditeur, Dizzy, sur le point de franchir les portes de l'Académie française, veut un nouveau texte, de la nouveauté, pour relancer la carrière de son poulain et, avantage collatéral, remplir ses caisses. Aidé de Darius Ponti, le metteur en scène du film Fanfan, il tente l'impossible pour remettre Alexandre sur les chemins de l'écriture et du succès. Mais les beaux projets des deux entremetteurs sont fortement menacés par les foudres de Faustine d'Ar Men, chroniqueuse télévisée, qui tire son plaisir dans la démolition d'artistes et d'existences. Allergique au bonheur et au mariage, Faustine, fausse meilleure amie de Fanfan, tente par tous les moyens de créer une crise systémique qui détruirait la vie et les projets de la belle amoureuse et de son éternel chevalier servant. Autrefois ennemi de la routine, Alexandre impose aujourd'hui la charentaise et la robe de chambre à fleurs en objets de désir suprêmes.
Un acte II bien peu palpitant. Fanfan m'avait semblé mièvre, j'aurais tout de même du m'en tenir à ce premier tome. Quinze ans après est une longue et poussive palidonie."Alexandre souhaitait s'actualiser sans délai. Il voulait se montrer éloquent contre son éloquence de jadis. [...] Il allait tenter d'écrire une oeuvre à rebours." (p. 75) S'il change de discours, il ne change pas de technique. Alexandre reste un gamin qui joue à être amoureux, qui s'amuse à inventer des stratagèmes pour séduire sa belle. Si ce genre de manoeuvres peut séduire une lectrice de 15 ans, ça ne prend plus sur moi. Je dirai même que ça m'agace. le revirement systématique du personnage me semble incohérent. L'argument de la maturité ne marche pas davatange. La parenthèse qui sépare les deux actes de la romance sent l'artificiel à plein nez, comme s'il était possible pour deux êtres de ne vivre qu'à peine pendant quinze ans.
Seul le personnage de Faustine, Merteuil des temps modernes et salope cathodique, m'a plu. "Faustine possédait les qualités d'un bacille de méchanceté." (p. 22) Enfin du caractère! Après deux tomes de guimauve sirupeuse et gluante, Faustine agit comme un coup de fouet revigorant. Je ne partage ses conceptions délétères de la vie et de l'amour, mais au moins, ce personnage semble vivre pour de vrai, agir enfin! Il est certain qu'avec une amie pareille, on n'a pas besoin d'ennemis. Cette gourde de Fanfan met bien du temps à ouvrir les yeux sur le caractère de la plus belle garce du PAF!
L'autofiction est au centre de ce texte. Difficile de savoir si Alexandre Crusoé est un avatar de l'auteur, si Fanfan existe, si l'histoire elle-même est vraie. Des indices poussent à répondre par l'affirmative. Fanfan a pour grande amie Sophie Marceau qui l'a incarnée dans le film Fanfan, Dizzy est élu à l'Académie à la place de feu Jean d'Ormesson (faudra penser à le tenir au courant...) Des éléments du réel interviennent dans l'histoire plus profondément que les simples éléments nécessaire au réalisme. Mais si l'histoire est vraie, qui est Faustine? L'autofiction est elle-même sujet de ce livre, en plus de la romance. le sarcasme tient lieu de langage puisque le narrateur dit du texte qu'il est "hautement commercial, archi-personnel et farci de dévoilements dissimulés" (p. 67) et qu'il ajoute que "Quinze ans après, ça pue la naphtaline cinématographique et le bégaiement commercial." (p. 160) Sur le dernier point, ce n'est pas moi qui le contredirai!
Avec sa psychologie de magazines féminins et ses tentatives grostesques de réécriture du langage amoureux voire de réécriture de tout le langage pour le rendre amoureux, ce texte ne m'a pas convaincue. Sans être une pasionaria du travail des Immortels, il me semble qu'il ne faut pas faire n'importe quoi de la langue. Et il faut aussi arrêter de vouloir trouver la formule magique de l'amour réussi. Il n'y a pas de norme, il n'y a que des expériences particulières en la matière. Avec sa façon de dire qu'il connaît mieux l'amour que tout le monde, l'auteur m'ennuie et m'agace.
Lien : http://lililectrice.canalblo..
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jimetdalva
01 septembre 2012
Quelle jeune femme n'a pas rêvé d'un amour à la Alexandre Jardin, un amour fou journellement renouvelé, un amour éternel, fantasque, loin des soucis du quotidien ? Quelle jeune femme ne s'est pas rêvée dans la peau de Fanfan, immortalisée au cinéma sous les traits de Sophie Marceau ? Cet amour n'est malheureusement pas possible, ni même imaginable dans notre monde rempli de conventions, de règles, d'obligations, tout ce qu'Alexandre ( jardin) rejette. Et pourtant, Alexandre Jardin reprend son sujet de prédilection et décide de le transformer avec ce « quinze ans après. Fanfan, acte II ». Dans ce dernier roman, le héros Alexandre décide de reconquérir Fanfan et de former avec elle un couple stable, voire conventionnel. Mais comme Alexandre, Fanfan a changé aussi de cap ; alors qu'elle ne rêvait que de mariage, elle refuse aujourd'hui, après déceptions et bleus à l'âme et au coeur, de s'engager dans une vie de couple!
D'après les dires de l'auteur lors des émissions littéraires de la rentrée, je pensais trouver un roman qui ferait l'apologie du quotidien, d'une forme d'amour constitué d'habitudes et de compromis, puisque Alexandre Jardin parlait d'amour en charentaises ( il en décorera même un mur de l'appartement !) .En fait, rien de cela, Alexandre continue à vouloir éblouir Fanfan, à imaginer l'impossible, à jouer comme un grand gosse…il a donc une fois de plus écrit le même roman en donnant à Fanfan le rôle d'Alexandre et à Alexandre celui de Fanfan. Quinze ans après, ils sont toujours beaux, ils n'ont pas de rides ou alors elles les rendent encore plus irrésistibles, le corps de Fanfan n'a pas été déformé par les maternités, ils n'ont ni douleurs dorsales, ni douleurs musculaires …
Je suis toujours sensible aux trouvailles drôles, au rire d'Alexandre Jardin et à son engagement pour le plaisir de la lecture pour tous, mais je trouve qu'il n'a pas réussi à traiter le sujet de l'amour et du temps qui passe ! Pas grave, je l'aime toujours …et achèterai Fanfan, acte III

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sandraboop
29 septembre 2013
Quinze ans après... la sauce ne prend pas.
J'ai adoré retrouvé le style d'Alexandre Jardin.
J'étais si pressée de retrouver Alexandre et Fanfan qui m'ont laissé un souvenir de l'amour merveilleux.
Je suis restée sur ma faim. le roman serait un roman acceptable s'il ne jouait pas sur le premier opus.
Ici Fanfan est abordée de façon superficielle. Alexandre à peine plus. le personnage central semble être Faustine.
Faustine ... une garce ! oui mais là, nous sommes face à un stéréotype et c'est décevant.
Plusieurs solutions pour la chute de cette garce et c'est pourtant la facilité qui l'a emportée.
L'éditeur et le producteur, deux personnages qui auraient pu être mieux utilisés car leurs caractères étaient prometteurs.
Ce roman n'est pas "mauvais" mais il laisse un goût de déception pour ceux qui ont aimé Fanfan, premier opus.
J'ai aimé le clin d'oeil à Sophie Marceau et Vincent Perrez ... c'est mon coté midinette.
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trolette
13 mai 2016
Je n'avais pas eu l'occasion de lire le premier livre, donc j'ai découvert les personnages dans Fanfan 2.
J'avais néanmoins appris qu'à la fin du premier livre, Fanfan et Alexandre étaient prêts à se marier, fous d'amour l'un pour l'autre.
Mais dans ce deuxième volet, nous les retrouvons séparés, ayant fait leur vie chacun de leur côté et ayant même tous deux des enfants. Est-ce qu'ils vont être de nouveau réunis ??? on ne peut s'empêcher de penser au dicton " se séparer pour mieux se retrouver " ... mais pour savoir s'il va s'avérer juste, il faut plonger dans ce roman.
J'ai découvert d'autres personnages bien atypiques ... certains plus sympathiques que d'autres ...
Faustine, l'amie de Fanfan mais une amie exécrable, à tel point que chaque passage parlant d'elle nous donne presque l'envie de refermer le livre ...
Dizzy, l'éditeur d'Alexandre, pour qui L Académie Française reste le surnom affectueux du paradis et Darius, le producteur des films d'Alexandre, une légende de Paris, un farfelu génial.
Difficile d'imaginer deux êtres plus dissemblables que Dizzy le magnifique et Darius le minuscule.
D'ailleurs, lors d'une rencontre avec Dizzy, Darius lui rétorque " qu'on m'offre un bonzaï afin que je puisse me pendre à une branche accessible " ...
Alexandre Jardin nous raconte ici une histoire d'amour avec une écriture fluide et agréable.
Et pour finir, une citation assez belle et juste que nous découvrons dans ce livre :
" Je t'aimerai toujours ...
Commence par m'aimer tous les jours " .
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Audreyy
08 août 2011
Guérit-on jamais d'un premier amour ? Une étincelle qui a un jour brûlé peut-elle vraiment s'éteindre ?
A la fin du premier livre, nous quittions Alexandre et Fanfan prêt à se marier, fou d'amour l'un pour l'autre. Ici, nous les retrouvons séparés. On apprend que leur couple n'a pas duré, ils ont refait leur vie chacun de leur côté et ont eu tous deux des enfants. Mais, ils finissent par se retrouver. Ces deux personnages ont évolué, Fanfan, avec l'échec de ses deux mariages, ne veut plus entendre parler de romantisme. Alexandre, quant à lui, place le pouvoir de l'amour dans la routine. « Il faut se surprendre tous les jours, se redécouvrir. »
Est-ce qu'ils vont être à nouveaux réunis ? Est-ce que le diction « Se séparer pour mieux se retrouver » aura raison sur eux ?
Alexandre Jardin entremêle ici plusieurs facettes de l'amour, avec son écriture fluide, jolie, agréable malgré quelques mots compliqués.
J'ai eu peur au début, sa manière de raconter me faisait penser à une autobiographie et un roman mélangés. Mais heureusement, une fois les premiers chapitres passés, l'histoire d'amour vaut le coup. L'auteur a fait aussi bien que la première fois, peut-être même mieux en montrant qu'il ne faut pas s'aimer toujours mais tous les jours !
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
catilidoucatilidou04 août 2010
Et si l'usure du couple, c'était avant tout l'usure de soi? Que l'on fait payer à l'autre... Un sous-produit de nos lâchetés. Lacan s'est planté : l'amour, ce n'est pas donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas, c'est donner ce qu'on devrait avoir à quelqu'un qui pourrait bien en vouloir! Voilà ce que je pense. L'amour fidèle n'est pas un sentiment ou une paresse, c'est un talent, une manière de défier la vie.
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catilidoucatilidou04 août 2010
La beauté d'une femme n'est pas d'apparence mais bien dans l'intensité d'optimisme qu'elle met à exister. Qu'est-ce qu'un sein parfait au regard d'un fou rire? Un beau cul n'est rien comparé à l'attrait d'une nature vorace. Il avait toujours préféré Liza Minelli à Sophia Loren.
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sandraboopsandraboop29 septembre 2013
Mais ce qui plut surtout à Alexandre, c'était l'humour léger que cette chère Cabarus avait semé sur ses objets et meubles, en écrivant directement dessus au stylo blanc. Sur une chaise de satin, elle avait inscrit en lettres épaisses : pour poser les fesses les plus délicates de l'hémisphère nord. Sur une lampe crème : à allumer pour mieux voir la beauté des autres. Sur des polaroids de livres absents : prêtés à ma voisine pour dissoudre son sens critique. Sur une poignée de porte en forme de sein : caresse-moi. Sur une horloge splendide : je mens ! Sur un miroir : à n'utiliser que lorsque je suis amoureuse. Sur sa baignoire profonde : y passer ma vie. Sur ses oreillers moelleux : pour rêver seule. Tout était de cette encre espiègle.
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AudreyyAudreyy08 août 2011
Mes véritables amis, ce sont les livres ! Ceux qui naissent surtout ! Si j'avais le choix entre une longue et douce camaraderie avec un écrivain et ses dix prochains romans tout de suite au prix de sa mort immédiate, croyez-vous que j'hésiterais ?
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AudreyyAudreyy08 août 2011
- Je t'aimerai toujours.
- Commence d'abord par m'aimer tous les jours...
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Né à Neuilly-sur-Seine en ...

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