This beautiful and moving novel of the modern Lebanon tells of the lives of three women in the shadow of war and exile, their experiences of displacement and loss, of exile and return.
Un joli petit livre qui se lit comme on laisse fondre un bonbon doux-amer sur la langue. Plus qu'un roman, ce sont trois nouvelles, trois histoires de femmes qui ne se connaissent pas mais qu'une maison, habitée ou vue un jour, relit sans qu'elles le sachent. Trois femmes que l'on suit dans leur quête de racines, d'identité. L'une cherche sa place et la juste distance par rapport à son histoire familiale, la seconde est une immigrée qui se cherche entre Liban et Occident, et la troisième se souvient de sa vie itinérante et de sa famille éparpillée dans le monde.
Un joli livre, d'une écriture poétique, qui suggère plus qu'elle ne dit, qui caresse ses personnages et leur donne une portée symbolique. Qu'il soit question de migration économique ou politique, ou tout simplement d'histoire familiale se dissolvant dans les changements de mode de vie, chacun tente au mieux de se réconcilier avec son héritage culturel, au prix d'illusions et d'espérances parfois déçues.
‘Aida, how many stories are there in one book?’ Dina asked one day as the two girls sat reading in the bookshop.
Aida fingered the large picture book that lay open on her knees, its weight her comfort, and shrugged her shoulders. ‘As many as we like, Dina,’ she said after a pause. ‘Just as many as we like.’ (p. 90, Partie II).
Tentative de traduction : « Aida, combien y a-t-il d’histoires dans un seul livre ? demanda Dina un jour que les deux filles étaient assises à lire dans la librairie.
Aida passa sa main sur le grand live d’images ouvert sur ses genoux, dont le poids la réconfortait et elle frissonna. “Autant que l’on veut, Dina, répondit-elle au bout d’un moment. Exactement autant que l’on veut.” »
The cities of the West became her refuge. She walked their streets with confidence, slipping myriad cultures into her pockets and learning how to smile in several languages. She was faceless one moment and shining the next, and in her manner no secrets were revealed. (p. 77, Partie II).
Tentative de traduction : « Les villes occidentales devinrent son refuge. Elle arpentait leurs rues avec confiance, une multitude de cultures s’entrechoquant dans ses poches and apprenant à sourire dans plusieurs langues. Elle était sans visage par moment et brillante le suivant, et son attitude ne dévoilait aucun secret. »
‘You laughed at me’, she told the ghost lingering beside her.
‘You invited laughter.’
‘Was it because I was a joke to you?’
‘No. It was because you were a joy.’(p. 82-83, Partie II).
Tentative de traduction :
« - Tu as ri de moi, dit-elle au fantôme qui se penchait sur elle.
- Tu invitais le rire.
- N’étais-je donc qu’une plaisanterie pour toi ?
- Non. Tu étais une joie. »