ISBN : 2234057051
Éditeur : Stock (2004)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
" J'habitais dans la rue, certes, mais je restais la même femme. Je n'étais pas folle, ni mal élevée, j'avais un peu de culture et je savais réfléchir, j'étais capable d'échanger des idées, à plus forte raison des banalités. Mais non, personne ne désirait bavarder avec ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 26 février 2012

    wakinasimba
    La narratrice, jeune femme poète, se retrouve littéralement à la rue après le décès de son mari, photographe. Factures en retard, impayés, succession qui n'arrive pas, font que la garde de sa fille lui est même retirée.
    Après quelques mois d'érrance dans le Paris estival, elle se souvient d'une maison de famille de son mari et décide de s'y rendre. La demeure est délabrée, mais la jeune femme la rend peu à peu habitable.
    Elle va ainsi, par petites touches, retrouver le contact des autres et espérer récupérer sa fille, placée.
    S'intercalle dans sa narration des souvenirs de son mariage, de la naissance de sa fille, de son métier de poète, de sa vie d'avant.
    Mais ce qui lui fait le plus peur, c'est d'avoir perdu certains mots du quotidien. C'est cet aspect de l'histoire qui m'a touché. Son aphasie dont elle ne prend conscience que tardivement, lorsqu'elle reprend pied dans le quotidien. Une aphasie en forme de vortex aspirante vers le néant des mots.
    Troublant et terrifiant. Ce qui m'a mis très mal à l'aise sur la fin.
    Un roman bien écrit et au sujet intéressant traité tout en finesse.
    L'image que je retiendrai :
    Celle des bancs de la ville, pas si dur, finalement, quand on est obligé de dormir dessus.

    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2012/02/14/23315368.html
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Ce roman ne peut pas nous laisser insensible. Il est le reflet de ce qui se vit chaque jour dans notre société.
    Face au chagrin, l'auteur se retrouve dans une spirale angoissante. Elle nous offre dans ce roman, une superbe leçon de courage et d'amour, décrivant ses doutes, ses angoisses, son combat avec beaucoup de sobriété, d'intelligence et de volonté. Pas de haine ni de mesquinerie, seulement beaucoup de lucidité, d'observation, d'humanité...
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 07 octobre 2010

    pyrouette
    C'est un petit bouquin qui se lit très vite, un peu comme si l'auteur l'avait écrit pour nous alerter. Il est écrit comme nous vivons, rapide. Rapide a été la descente aux enfers de Marie qui avait tout pour être heureuse et a tout perdu : son mari, sa maison, sa fille... Elle se retrouve sdf et erre dans son ancien quartier. Puis Marie se souvient de cette petite maison de famille à la campagne, elle part et se reconstruit petit à petit avec l'espoir de récupérer son enfant. le chagrin est toujours là et la vie de sdf l'a isolée des autres alors elle perd les mots.
    Perdre les mots est quelque chose que je connais bien, c'est énervant et frustrant!


    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2009/07/26/14518289.html#com..
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  • Par Jumbo, le 21 avril 2010

    Jumbo
    Retrouver la vie dans les yeux de l'autre....
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 07 octobre 2010

    "J'habitais dans la rue, certes, mais je restais la même femme. Je n'étais pas folle, ni mal élevée,j'avais un peu de culture et je savais réfléchir,j'étais capable d'échanger des idées, à plus forte raison de banalités. Mais non, personne ne désirait bavarder avec moi. Etait-ce parce quej'étais sale ? Mal habillée ? De quoi avaient peur ceux qui se détournaient, vaguement offusqués ? Ils vivaient dans un monde etj'en étais exclue, [... ]"


    "Il me restait du vocabulaire, tout de même, les mots n'avaient pas tous disparu. J'ai continué, mais en réalité je tournais en rond. J'écrivais toujours les mêmes choses, je répétais ce que je savais encore dire, m'accrochant à cet exercice sans m'apercevoir que je n'avançais pas dans le reconquête de mon vocabulaire, bien au contraire."

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