ISBN : 2234062373
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Au début de l'été, Céleste retrouve Paul qu'elle n'a pas vu depuis quinze ans.
Il était son professeur de philosophie, elle a été sa jeune maîtresse pendant trois ans. Paul est très malade. Se sachant condamné, il demande à Céleste de venir passer quelques jours ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 13 mai 2011

    saphoo
    Ce livre m'a d'emblée portée vers celui de Laurence Tardieu : Puisque rien ne dure; par son sujet et cette même prière à l'amante de concéder à une dernière volonté. J'ai beaucoup aimé le tissage des deux histoires celle de leurs amours et celle que Céleste conte à Paul. Tout se mire dans les sentiments des uns et des autres, les blessures refont surface, l'amertume mais aussi ces grands moments de bonheur partagés.
    La plume est douce, mais manque cette poésie à laquelle je m'attendais avec cette auteure, une petite déception sur ce point.
    J'ai beaucoup aimé l'histoire de Hoàng et de Céleste, cet amour puissant qui se passe de paroles, et comment Paul superpose cette passion à celle qu'il a perdue quand Céleste a décidé de le quitter. C'est un jeu de miroir, où parfois les images et les souvenirs se mêlent bizarrement aux désirs inassouvis, aux regrets d'un acte manqué, d'un choix irrévocable… cette impuissance à retenir le cours de la vie, et à la fois ce besoin cruel de lui échapper…
    La partie “maladie” et ce chemin de vie qui s'achève, sont emplis de réflexions intéressantes par le biais des confidences que Paul livre à son kiné : la peur de mourir par exemple, la souffrance au quotidien, cette fragilité du corps alors que l'esprit reste sain, devenir un être à la merci de cette maladie et devoir accepter cette forme d'humiliation…Savoir combattre la maladie, et l'accepter avec philosophie. Beaucoup de sujets abordés mine de rien, avec délicatesse ou en murmure.
    Un beau roman qui nous laisse dans une certaine interrogation sur la vie elle-même, nos choix d'un jour sont-ils à regretter, ou doit-on laisser le destin faire son œuvre sans jamais regretter quoi que ce soit ? Finesse et délicatesse pour cette romance d'Isabelle Jarry que j'ai appréciée pour sa douceur et les sujets traités chargés d'émotion.


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/04/26/20981028.h..
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    • Livres 2.00/5
    Par claracambry, le 06 juillet 2011

    claracambry
    Paul était le professeur de philo de Céleste. Elle s'était jetée avec exaltation dans cet amour. Malgré la différence d'âge, leur amour était intense et passionnel. Paul est maintenant condamné, la maladie le fait souffrir énormément. Dans cette maison de campagne, les sentiments renaissent des cendres. Peut-on oublier à tout jamais la grand amour de sa vie? Paul demande à Céleste de lui raconter une histoire d'amour. Elle en invente une de toutes pièces. Cette histoire ponctue ce récit et chacun n'est dupe sur les sentiments réveillés. Les journées s'écoulent au rythme de la maladie de Paul. le souvenirs remontent à la surface.
    Dès le début de ma lecture, j'ai été chiffonnée... Quand Paul téléphone à Céleste, elle accepte et accourt à son chevet laissant ses enfants et son mari plusieurs jours sans sans aucune nouvelle. Or ce sont les vacances d'été. Bien entendu, elle va les appeler mais au bout au bout de plusieurs jours. Très vite, elle se pose des questions sur sa vie et son couple. Elle se sent prête à tout quitter pour Paul. Je n'ai pas été convaincue par le personnage de Céleste.
    Le thème m' a rappelé le livre de Laurence Tardieu Puisque rien ne dure. Mais ici, je n'ai pas trouvé la même intensité ni les mêmes émotions.
    Ce roman aurait gagné en profondeur sans des descriptions inutiles et en étant plus axé sur l'histoire d'amour de Paul et de Céleste. Par contre, la peur de la mort y est décrite toute en pudeur et avec force.
    J'aurai voulu vraiment aimer ce livre mais l'étincelle ne s'est pas produite. Je ne reproche rien à l'écriture d'Isabelle Jarry mais je suis restée en dehors de ce récit...


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/07/isabelle-jarry-la-voix-des-et..
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    • Livres 3.00/5
    Par Mia, le 27 juillet 2011

    Mia
    Un roman qui parle d'amour, de passion, de regrets... de finitude puisque tout finit tôt ou tard. Un livre sur la maladie, la dégradation du corps, des sentiments...
    Des thèmes denses mais qui m'ont paru traités avec distance, du moins ne me suis-je jamais sentie proche des personnages qui m'ont semblé rester dans une sorte de distanciation de ce qu'ils vivent, quand bien même ce vécu est dense et grave.
    J'ai trouvé le style d'Isabelle Jarry trop laborieux, on sent l'effort d'écriture, trop d'accumulations, des effets de répétitions que j'ai trouvé lourds et qu'elle utilise à l'envi.
    La grande force que je reconnais néanmoins à son récit est l'évocation de la solitude. En toile de fond, c'est le "personnage" sans doute le plus épais de son roman... qui parvient à nous toucher dans cette conscience universelle d'être seul(e) au final à traverser l'existence...
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    • Livres 4.00/5
    Par msprot, le 04 novembre 2011

    msprot
    quand la dépendance amoureuse prend le dessus…
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Citations et extraits

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  • Par saphoo, le 13 mai 2011

    mais Paul traînait son corps vers le bord de l’étang, il n’écoutait pas ce qui le martyrisait , il ne ressentait plus avec ses sens, il n’était plus qu’une ligne tendue vers la berge, un fil d’araignée, le plus solide qui soit, un trait tiré entre sa mort et la vie qui l’attendait, courte sans doute, douloureuse et décourageante, mais aussi intense que le regard de Céleste posé sur lui, aussi douce que sa peau, aussi enivrante que son sourire d’amoureuse.
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  • Par saphoo, le 13 mai 2011

    il n’avait plus besoin de se ménager, il n’était plus dans ce temps où l’on peut préférer le non ou oui, le rien à quelque chose. Il voulait entendre ce récit, quelle que fût la morsure qu’il pourrait lui infliger. D’ailleurs qu’avait-il à craindre ? Céleste lui parlerait d’elle et donc de lui, par ricochet.
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