ISBN : 2070342964
Éditeur : Editions Gallimard (2007)


Note moyenne : 2.79/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
" Vous avez dû trouver cette famille étrange, mais plus encore que les histoires d'amour, toutes les familles sont des asiles de fous. " Dans Asiles de fous, Régis Jauffret décline à travers une banale histoire de rupture son thème majeur : l'exploration de la folie ord... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par LouScavia, le 23 juin 2011

    LouScavia
    L'histoire débute par un long monologue chaotique. Gisèle, la trentaine, apprend que son compagnon, Damien, décide de rompre après cinq années de vie commune. Il n'a pas eu le courage d'annoncer la nouvelle lui-même ; il a délégué la corvée à son père, François (dont on apprendra plus tard qu'il s'appelle aussi Joseph). Entrée en matière sur le mode délirant, un peu déroutante mais, si le lecteur veut bien se laisser faire, la perplexité se transforme assez vite en curiosité pour la suite.
    S'ensuit l'entrée en scène des trois autres personnages composant la famille brocardée par l'auteur. Volontairement caricaturaux, chacun d'entre eux va livrer tour à tour sa vision personnelle de l'affaire (la rupture), dévoilant ce qu'il est, ce qu'il n'est pas, ce qu'il voudrait être, ce qu'il n'a pas le courage d'être, etc. Un grand déballage de mensonges, d'hypocrisie, de fantasmes, d'égocentrisme, où perce néanmoins parfois, une franche lucidité.
    « La rupture » apparaît ainsi comme un prétexte permettant à l'auteur de barbouiller de vitriol un tableau satirique de la famille et finalement, de lui régler son compte. D'Institution sacrée porteuse de valeurs et fondée sur l'amour, elle devient sous la plume acide et vigoureuse de Régis Jauffret, un creuset étouffant où les comportements et les relations hautement pathogènes se développent comme des champignons. Vénéneux bien sûr. Solange, la mère, possessive et castratrice, insupportable d'arrogance, est omnipotente. le père, lâche et mesquin, est soumis à la tyrannie de son épouse et fait figure de pièce accessoire à peine tolérée ; le géniteur en tant que -mal nécessaire-. Damien, le fils, produit résiduel du décapage maternel, vampirise un milieu familial qu'il critique mais dont il profite ; veule, carriériste, insensible à tout, il est incapable d'une quelconque autonomie, incapable de grandir.
    Asile de fous… famille de dingues fictive ? Au bout du compte, avec un petit effort d'imagination et de franchise, on pourrait bien, sous les traits forcés, reconnaître des situations et des individus familiers. Sous la caricature, l'impression de déjà vu…
    On apprécie, ou pas. Mais dans tous les cas, on ne peut qu'admirer l'ingénieuse construction de ce roman dérangeant et le talent audacieux de l'auteur dont la jubilation caustique transparait à chaque ligne. On rit ; parfois-jaune- ; on grince des dents…mais à aucun moment on ne s'ennuie.
    J'ai bien aimé.


    Lien : http://lascavia.com
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    • Livres 1.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 16 août 2010

    BoulieBouffeTout
    Probablement la pire lecture de toute ma vie !!!
    Ce livre est scandaleux, prétentieux et mal écrit, il est vulgaire et donne l'impression que l'auteur frustré de la vie qu'il mène déverse tout son fiel sur les pages qu'il noircit d'horreurs !!!
    Comme le dit si bien P. Labro :
    "Le vulgaire a envahi le français à l'allure d'une épidémie et vous en êtes le représentant type. Et, le vulgaire, ça n'est jamais qu'une manière hypocrite de véhiculer vos pensées cachées."
    Je blackliste cet auteur
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Citations et extraits

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  • Par trilli1411, le 11 avril 2011

    "Sa bite qu'il prenait pour un étendard lorsqu'elle se dressait dans le lit avec la vulgarité de ces gens qui croient distingué de mettre leur petit doigt en l'air en saisissant leur tasse de thé quand ils sont en visite chez une fausse duchesse à la peau fanée, flétrie, pourrie comme le parquet de leur boudoir fait de planche de cercueils exhumé après trois siècles de caveau."
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Vidéo de Régis Jauffret

La grande librairie 19/01/2012 sur France 5 de François Busnel, Régis Jauffret parle de son nouveau livre "Claustria"








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