ISBN : 2849530824
Éditeur : La Boîte à Bulles (2010)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Bande dessinée.

Le président américain est contacté par des martiens
qui veulent manger leur planète. Celui-ci accepte
contre remise d’or. Mais ceci finit par inquiéter les
grandes entreprises : n’est-ce pas leur privilège exclusif> voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 16 novembre 2010

    LiliGalipette
    Bande dessinée de Derrick Jensen et Stéphanie McMillan. Offert par Liliba dont voici l'avis.
    Bananabelle et Kranti sont deux amies. La première est optimiste et pense qu'il suffit de suivre des listes et des préconisations pour sauver la planète. La seconde est plus que pessimiste, elle est réaliste et voit toujours le revers de chaque médaille. "Nous irons tranquillement, docilement vers la fin du monde, si vous nous laissez croire qu'acheter des ampoules basse consommation suffira à nous sauver." (p. 15) Alors qu'elles tentent, à leur niveau de sauver le monde des désastres écologiques qui le guette, des robots aliens décident de manger la Terre. Contre force or, le Président de la première puissance mondiale leur accorde tous les permis pour se régaler des ressources naturelles terrestres. Ces aliens sont très étonnés de constater combien il est facile d'obtenir ce qu'on veut des humains.
    Un lapin en peluche borgne, Bunnista, devient activiste militant: il détruit des barrages qui causent la mort des poissons et libèrent des animaux de laboratoire. Immanquablement, il devient aux yeux des puissances un terroriste. Tous les lapins sont diabolisés, "ce sont des machines à tuer." (p. 141) Les puissances politiques et économiques ne tolèrent pas qu'on les empêche de mener leur business frauduleux. Mais la nature n'entend pas se laisser faire. Si les hommes politiques et les multinationales sont décidés à faire toujours plus de profit au détriment de la vie, la vie elle-même se rebelle. Les animaux dénoncent les dérives humaines qui ont détruit l'harmonie avec la nature. Bêtes, bestioles, plantes, rochers, chacun s'arme de son courage et de sa rage pour détruire les robots aliens qui mangent la terre. Mais ce n'est qu'un premier combat. La machine humaine, faite de production intensive et de business de "surconsommation durable" (p. 26), continue à scier la branche sur laquelle elle est assise. Et ce n'est qu'ensemble que les hommes et la nature sauront réagir. "Rendez au lieu de prendre encore." (p. 152), voilà le mot de la fin d'un loir avisé.
    La dédicace "À nos mères" est un aveu émouvant de culpabilité. Nos mères sont-elles fières de nous voir détruire la terre? Au sens de mères, j'entends bien plus que notre maman, j'entends toutes les femmes, toutes les faces de la nature et de la vie. La Terre n'est pas à vendre, ni aux multinationales, ni aux aliens, ni aux hommes.
    La bande dessinée met en garde contre les listes qui masquent le problème et semblent le rendre facile à résoudre. 50 gestes pour la terre ou 365 gestes pour sauver la planète sont des évidences, mais pas des panacées. le sous-titre de la bande dessinée est un pied de nez à ces fascicules. le texte met aussi en garde contre les pacifistes extrêmes et les doux rêveurs écologiques dont l'action - ou l'inaction - ne sert en rien les intérêts de la survie écologique. Si prendre une arme n'est pas la solution, l'heure n'est cependant plus à la méditation. Les utopistes écologistes et démocrates, incurables optimistes, ne servent pas la cause qu'ils défendent. L'action est désormais le nerf de la guerre. Reste à trouver quelle action mener.
    La bande-dessinée dénonce la manipulation des médias et de l'information et critique avec une bonne dose de vitriol les procédés télévisuels: "Et maintenant, il est temps de marquer une pause avec un message de notre sponsor, Monsanto. Restez avec nous après la pub pour une grande enquête sponsorisée par ExxonMobil, que vous ne voudriez rater à aucun prix, intitulée: le réchauffement climatique facilitera-t-il le bronzage?" (p. 131) En quelques mots, on trouve de la publicité, de la futilité et de la manipulation. Pour le lecteur averti, il ne manque plus qu'une piqûre de rappel et un (re-)visionnage du Monde selon Monsanto et de Une vérité qui dérange.
    Un point récurrent m'a un peu fait tiquer. le Président américain, aux airs de George Bush non dissimulés, est un incompétent légèrement alcoolique et infantile. Il se prend pour le maître du monde. C'est lui qui vend le monde à tour de bras, au plus offrant. le scénario accuse donc clairement les USA - la mention de Monsanto et ExxonMobil prévient tout doute à ce sujet. Mais voilà, rejeter entièrement la faute sur les USA, c'est un peu gros. Même si ce pays, puissance mondiale numéro 1, est un fabuleux pollueur, il n'est pas le seul coupable. D'autres pays comme la Chine ou le Mexique et même la France ont bien des progrès à faire pour redresser la barre et tenter de sauver ce qui peut l'être. Ce n'est pas du pro-américanisme, mais un simple partage de responsabilité. Il ne sert à rien de se passer la patate radioactive, tous les pays sont concernés.
    La lecture de cette bande-dessinée est rapide et plaisante. J'ai beaucoup aimé les personnages: les méchants sont moches, les gentils sont plus agréables à regarder. Il y a quelques planches un peu rudes: la visite du laboratoire d'expérimentation animale, les vivisections, etc. Enfin, du moment qu'on touche aux animaux, moi je craque... L'histoire se déroule vite et intelligemment. Les dialogues sont percutants et il me semble qu'ils balaient largement tout le sujet: les fausses bonnes solutions sont dénoncées, les abus également mais les réussites sont soulignées et c'est peut-être ce qui manque le plus aujourd'hui dans la communication écologique: certes, le tableau est noir, mais rester dans le défaitisme et l'échec n'est pas la solution. Sans devenir d'indécrottables optimistes, il s'agirait de communiquer avec davantage d'espoir.
    Bref, voilà une oeuvre percutante, que je vais relire souvent! Encore un grand merci à Liliba!

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/11/16/19619127.html
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    • Livres 1.00/5
    Par liliba, le 05 novembre 2010

    liliba
    Je ne me sens en général pas très concernée par le discours écologique et dois avouer ne pas respecter bon nombre de conseils ou prescriptions distillées pour le bien-être de notre environnement, au grand dam de ma fille qui elle est très sensible au sujet. C'est une des raisons qui m'a poussé à choisir ce livre lors du dernier Masse Critique de Babelio, afin de parfaire ma culture et si possible m'ouvrir un peu l'esprit. Làs ! l'essai est raté pour cette fois-ci, car j'ai absolument détesté cet ouvrage que j'ai terminé en diagonale...
    Nous avons donc ici une BD moderne (oui, il était temps que je me mette à la BD et que j'élargisse un peu mes connaissances sur cet art, qui se réduisent pour l'instant aux Tintin et Astérix de mon enfance, à peu de choses près...) ; les textes sont souvent décalés, parfois même absurdes même s'ils se veulent drôles, et les des­sins sont simples, voire mi­ni­ma­listes, mais dans des cou­leurs criardes qui d'emblée agressent l'oeil. Les deux héroïnes sont totalement caricaturales : la jeune femme verte avec des che­veux roses partage son avis positif sur ce qu'il faut faire et ce qui est déjà en place pour améliorer le sort de la planète, tandis que la brune aux che­veux noirs lui op­pose à chaque fois un avis totalement négatif, et même souvent ultra pessimiste.

    Ce n'est pas une histoire, c'est un pamphlet écolo et altermondialiste dans lequel sont assenées les vérités et leur contraire, de même que chiffres et statistiques qui finissent par vraiment vous achever... Chacun en prend pour son grade, et surtout le vilain président des Etats-Unis qui participe activement à l'exploitation des ressources (n'oubliez pas que le livre est écrit par des américains) ainsi que les très méchants hommes d'affaires, bien sûr véreux, qui vendraient père et mère pour s'en mettre plein les poches et salir tout à loisir notre jolie planète chérie...
    Dommage ! Un peu moins de propagande et de satire aurait pu faire de l'ensemble un ouvrage intéressant, d'autant plus que le sujet est vraiment d'actualité et mérite qu'on y prête attention, mais on ressent ici trop d'agressivité, trop de hargne, de comptes à rendre pour que cela soit vraiment passionnant. Et les illustrations ne servent pas vraiment non plus le texte...


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2010/11/02/index.html
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    • Livres 4.00/5
    Par zazimuth, le 04 septembre 2011

    zazimuth
    Sous-titrée « 50 gestes simples pour continuer à nier l'évidence », cette bande dessinée empruntée à la médiathèque met en scène deux petites filles (jeunes femmes?) qui dialoguent sur les moyens de sauver la planète (de la pollution et de la surconsommation entre autres). L'une d'elles pense que recycler, économiser l'énergie, mettre en commun au niveau des particuliers est la marche à suivre et est heureuse de pouvoir faire quelque chose de concret. L'autre, très proche de la nature, lui rétorque que le problème est ailleurs et que c'est le système qui est coupable et qu'il faut attaquer.
    En parallèle sont représentés les maîtres du monde sous les traits (caricaturés) d'un industriel et du président des Etats-Unis (les auteurs sont américains) ainsi que d'un communicant je pense.
    Je trouve que le dessin aussi bien que le propos fait mouche et je vous laisse la surprise des robots extra-terrestres qui ont leur rôle à jouer dans cette histoire.

    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-pendant-que-la-planete-fla..
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    "Et maintenant, il est temps de marquer une pause avec un message de notre sponsor, Monsanto. Restez avec nous après la pub pour une grande enquête sponsorisée par ExxonMobil, que vous ne voudriez rater à aucun prix, intitulée: le réchauffement climatique facilitera-t-il le bronzage?" (p. 131)
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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    "Nous irons tranquillement, docilement vers la fin du monde, si vous nous laissez croire qu'acheter des ampoules basse consommation suffira à nous sauver." (p. 15)
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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    "Rendez au lieu de prendre encore." (p. 152)
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