> Inès Jorgensen (Traducteur)

ISBN : 2910030970
Éditeur : Gaïa (2002)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Martin, un instituteur danois plus tout jeune, demande à être muté dans la province la plus septentrionale du Danemark, le Groenland.

Nous sommes dans les années 70. Martin débarque à Nunarqarfik, avec son baluchon d'idées et de bonnes intentions. Que trè... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Nipo, le 18 mai 2009

    Nipo
    imaqa. Peut-être, en Groenlandais.
    Au Groenland, rien n'est sûr. Alors, on répond toujours : Peut-être. imaqa. C'est un instituteur, envoyé dans les années 70 au Groenland, qui va faire cette découverte, à une époque où le Danemark tente par tous les moyens de "daniser" cette île lointaine où la vie ne ressemble en rien à celle d'un Danois. Alors qu'on lui demande de faire entrer par tous les moyens la culture danoise dans la tête des petits Groenlandais, Martin Willumsen, 38 ans, s'éprend de la culture groenlandaise, allant jusqu'à tenter d'impossibles courses de traîneaux sur de dangereux torrents gelés.
    La première partie du livre, qui présente la découverte du Groenland par l'instituteur, est jouissive. Tout est sujet à s'amuser, y compris la présentation de limites administratives :
    "Nunaqarfik n'est pas un endroit connu de tout le monde.
    Et pour expliquer clairement où cela se trouve, il faut commencer par le sud.
    Tout près de Sondre Stromfjord, là où atterrit l'avion en provenance du Danemark, passe le cercle polaire, qui divide le Groenland occidental en deux parties : nord et sud. le cercle polaire marque aussi la frontière canine.
    Au sud, on n'a pas le droit d'élever des chiens de traîneaux. D'un point de vue purement professionnel, ils n'y servent pas à grand-chose et en plus, tout au sud, on fait l'élevage de moutons. Et comme les chiens de traîneaux groenlandais ont en partie la même conception que les humains sur les possibilités d'utilisation de ces animaux, une cohabitation des deux espèces serait problématique."
    Peu à peu cependant, notre instituteur prend conscience de ce qu'on attend réellement de lui au Groenland. Il assiste, impuissant, aux débuts de la disparition d'une culture, toute tournée vers la nature et où l'on utilise les ressources naturelles que dans la mesure où on en a besoin pour survivre. L'influence danoise est néfaste, pousse de fiers chasseurs à abandonner leur métier pour aller laver les sols de grandes sociétés minières... Les habitudes alimentaires des danois se diffusent, gâtant les dents saines des groenlandais et dégoûtant les jeunes gens de la nourriture traditionnelle.
    Le tableau dressé par Flemming est sombre. La colonisation du Groenland par les Danois n'a, comme souvent, apporté qu'à une des deux parties en présence. Même actuellement, si le Danemark se bat pour obtenir plus de territoires dans l'Océan Arctique, il est à peu près certain que les Groelandais en paieront encore le prix et verront fondre un peu plus chaque année leur calotte glaciaire, à cause du pétrole qu'on finira sans doute par extraire au Pôle Nord... Un comble.

    Lien : http://nipoleon.wordpress.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 10 mai 2011

    Kittiwake
    Le grand nord dans une version tragi-comique, où l'on peut constater les dégâts dus à la mondialisation, qui fait disparaître les originalités de peuples dont la vie quotidienne s'est adaptée aux conditions géographiques et climatiques. Une soudaine irruption de la modernité ne peut qu'être délétère du fait de son inadéquation aux besoins locaux .

    C'est très bien écrit, drôle, réfléchi. Un bon moment dans la nuit polaire, réchauffée par la chaleur humaine
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Citations et extraits

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  • Par Nipo, le 18 mai 2009

    Il était difficile pour les pêcheurs de sortir -difficile de pêcher à bord de petits bateaux entre de grands icebergs. Et le menu se composait principalement de mouettes qui se vautraient follement dans le vent et s'approchaient un peu trop des côtes de l'île, où les hommes se tenaient aux aguets derrières les rochers. De leur cachette, ils tendaient un bras en l'air et agitaient une aile de mouette tout en imitant le cri de l'oiseau. Un son très puissant, qui exigeait qu'on pousse l'air à travers les cordes vocales d'un coup violent. A déconseiller fortement aux personnes susceptibles de souffrir de diarrhée. L'imitation réussissait souvent et un des grand oiseaux libres plongeait pour venir voir ce que son camarade avait sur le cœur.
    Et il y avait de nouveau de la viande dans la marmite.
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