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> Théo Varlet (Traducteur)
> André Topia (Éditeur scientifique)

ISBN : 2080705369
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 103 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) est un roman comique de Jerome K. Jerome, publié en 1889. Il narre les aventures de George, Harris, Jérôme et Montmorency (le chien), entreprenant un voyage sur la Tamise.
Las de la vie qu'ils mènent à Londres, ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bede08, le 11 novembre 2011

    bede08
    Présenté comme un joyau de l'humour anglais, ce livre écrit à la fin du XIXè siècle a rencontré un succès fulgurant lors de sa sortie, c'est ce qu'indique la quatrième de couverture et ce qui m'a décidée à le lire. D'une, je lis beaucoup plus de livres d'auteurs français, de deux, j'ignorais ce que pouvait recenser de particularités
    l'humour britannique.Je suis servie.
    Dès les premières lignes, on découvre Jérome, le narrateur, hypocondriaque, et qui éprouve "un dégoût pour le travail sous toutes ses formes". Sa perception du sujet nous est d'ailleurs développée plus tard de manière fort distrayante.
    Jérome et ses amis Harris et Georges, SANS OUBLIER LE CHIEN, un soir de plus grande mélancolie, décident de partir deux semaines en bateau, histoire de changer d'air.
    Comme cela est prévisible dans une initiative d'une telle envergure, les difficultés abondent quand il s'agit de s'entendre pour préparer, mener et emmener ce groupe d'apprentis canotiers dans une aventure durant laquelle ils ne cesseront de voir dressés les écueils du hasard et de la vie.Et ceux de la vie en communauté: de partager un lit, l'un au pied, l'autre à la tête, des oeufs brouillés, du thé à l'eau du fleuve ou l'irish stew revisité pour l'occasion, retrouver tous ces petits plaisirs du quotidien devient une véritable épreuve sinon une gageure quand on se retrouve hors du contexte du confort ordinaire.
    Les esprits s'échauffent, sur la Tamise plus qu'ailleurs, la limonade et autres boissons d'école du soir sont la cause de la moitié des crimes commis en Angleterre aussi, pour Harris, le Whisky est préférable et d'un tout autre effet.
    Les objets ont une âme de cabochon sous la plume d'un narrateur déboussolé par une toile de tente autant que par l'indétrônable théière dont même Montmorency, fera les frais.
    Que dire des difficultés du canotage? Je découvre le plaisir et le déplaisir des rames, des cordes, des voiles et de tous les accessoires dont peuvent s'entourer les voyageurs d'eau.
    Les manoeuvres tournent au gag, les esprits s'égarent quand nos voyageurs cherchent une écluse rayée de la carte ou sont cueillis par l'objectif d'un photographe.
    Les rencontres sont nombreuses, sur l'eau comme sur la rive et les paysages sont absolument magnifiques.Le narrateur y ajoute quelques rappels du passé et nous explorons avec lui les bords de la Tamise et leur histoire.
    Tout cela ne suffit pourtant pas à nos voyageurs, lesquels un soir de pluie et avant l'heure, quitteront le bateau pour retrouver avec bonheur le bien-être de la vie citadine.
    Voyage initiatique, fable sur la routine et l'ennui, conte absurde? L'ensemble constitue en tout cas un mélange assez plaisant et une histoire dans laquelle il est difficile de s'ennuyer.
    L'humour anglais, finalement, est agréable. Et l'esprit de JKJ me semble fort moderne pour l'époque considérée et fait de cet auteur un écrivain encore bien actuel.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 30 octobre 2011

    Aline1102
    Résumé de "Three Men in a Boat (To Say Nothing of the Dog)":

    J., notre narrateur, a lu la notice d'un médicament pour le foie et se retrouve persuadé que cet organe lui joue des tours: Tous ses petits maux viennent de là, il en est certain. Et dire qu'il ne s'en était jamais rendu compte!
    Harris et George, ses deux amis, ne se trouvent pas en meilleures forme que J. Nos trois compères décident alors qu'un changement d'air leur ferait le plus grand bien. Ils préparent donc une petite excursion sur la Tamise et espèrent que ces quelques jours d'exercice sur la Tamise, entre Londres et Oxford, leur fera le plus grand bien.
    Mais leur optimisme n'a pas tenu compte des petits problèmes rencontrés en route! Et puis, Montmorency, le chien, les accompagne et se conduit souvent d'une façon peu civilisée, ce qui provoque quelques soucis supplémentaires.
    Heureusement, J., Harris et George ne manquent pas d'humour. Et c'est bien connu: l'humour permet de se sortir de n'importe quelle situation!

    Résume de "Three Men on the Bummel":

    J. et Harris sont maintenant mariés. Mais nos deux amis ont besoin de changement et ont envie d'échapper pour quelques jours au joug de la vie matrimoniale. Ils décident alors de se lancer dans un petit voyage avec leur ami de toujours, George, et de laisser femmes et enfants seuls à Londres.
    Après quelques discussions pour déterminer l'excuse à servir à ces dames, la destination du voyage et le mode de transport à utiliser, les trois amis finissent par se décider. C'est ainsi qu'ils se retrouvent à planifier une traversée de la Forêt Noire à vélo.
    Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Allemands se souviendront de ce voyage!


    Comme j'aime ce livre de Jerome K. Jerome! A chaque fois, je passe d'excellents moments quand je le lis et certains passages me font même rire aux larmes (comme l'épisode du cadre que l'oncle Podger tente d'accrocher au mur). Il faut dire que l'humour dont l'auteur fait preuve est vraiment irrésistible! Attention toutefois à la traduction française, qui ne donne pas le même effet: il y manque les jeux sur les prépositions et autres techniques des auteurs humoristiques britanniques, qui donnent toute sa saveur à l'humour british. A la décharge des traducteurs, il faut dire qu'il est parfois difficile à transposer.
    Au-delà du simple texte humoristique, ces deux récits de Jerome K. Jerome offrent un véritable portrait de la société britannique du XIXe siècle. A travers de petites anecdotes dont J. se souvient au gré de ses aventures, nous en apprenons beaucoup sur les comportements de divers personnes, mais aussi sur l'histoire des villes et hameaux traversés. Par exemple, J. cite, pour chaque endroit intéressant par où lui et ses amis passent, les personnages historiques ayant vécu ou ayant traversé l'endroit (il précise d'ailleurs, à ce sujet, que la reine Elizabeth Iere a logé dans la quasi totalité de ces villages et signale que cette femme est imossible à éviter: encore une preuve de l'humour du récit, qui se cache jusque dans les faits historiques!).
    Les moeurs de la société de l'époque sont donc aussi bien développées dans le récit de Jerome K. Jerome. Et je dois dire que ces gens avaient l'air de bien s'amuser, grâce, notamment, aux divers événements sociaux qui venaient rythmer leur vie de Tous les jours: piques-niques champêtres, excursions à la campagne, thés et soirées dans les salons (à l'occasion desquels Harris se lance dans de catastrophiques démonstration de l'absence d'oreille musicale dans son chef!), dîners tardifs en ville,...les élégants de l'époque savaient comment s'occuper. Car il n'est pas question ici des classes sociales les moins favorisées: Jerome K. Jerome n'est pas Zola ou Dickens et les protagonistes de ces deux histoires sont des nantis.
    Mais ce manque de côté "social" à l'histoire ne diminue en rien sa portée. Three Men in a Boat & Three Men in a Bummel sont ainsi des classiques de la littérature anglaise, au même titre que Oliver Twist, par exemple, grâce justement à cette description pointue de la société; mais aussi grâce à la qualité du vocabulaire utilisé par l'auteur. Même si George, Harris ou J. se lance parfois dans des jurons bien sentis, la langue anglaise se trouve illustrée, dans ces deux récits, de façon tout à fait élégante et plaisante.

    N'hésitez donc pas à le découvrir, ce livre n'a que des avantages: c'est une perle d'humour anglais et un must-have dans la bibliothèque de tout anglophile qui se respecte!
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 10 février 2012

    kathy
    Jerome K. Jerom est né en 1859. Tout en travaillant aux chemins de fer, puis en tant qu'acteur, journaliste, maître d'école, secrétaire chez un entrepreneur de travaux publics analphabète, puis dans un cabinet d'avocats, il écrit sans relâche, dans la rue, la plupart du temps, sa chambre lui paraissant trop sinistre. Peu à peu, les policiers, qui font leur ronde le soir, s'habituent à le voir s'arrêter sous chaque réverbère pour écrire quelques phrases dans son cahier. Il leur lit même sa production du jour, notamment à un brigadier plutôt revêche qu'il parvient à faire rire de temps en temps : il sait alors qu'il a fait du bon travail…
    Considéré, par les critiques et la société victorienne, comme un « Auteur de dixième ordre » à « l'humour pauvre, limité et décidément vulgaire », il se verra refuser ses manuscrits à plusieurs reprises. C'est à l'âge de 30 ans, en 1889, que l'humoriste britannique connaîtra la gloire, non seulement en Europe mais dans le monde entier, avec Trois hommes dans un bateau.
    Trois hommes dans un bateau, classique de l'humour anglais, raconte les aventures de George, Harris et Jérôme, sans oublier le chien Montmorency, quittant Londres pour un voyage en bateau sur la Tamise.
    A travers ce livre, tout en nous faisant découvrir, de façon plaisante, l'histoire de la Tamise - histoire émaillée d'anecdotes comiques -, Jerome K. Jerome nous propose, aussi, de jeter un regard attentif à la surface des choses pour en saisir toute la substantifique moelle, à savoir l'essentiel. L'essentiel résidant pour lui dans une réflexion philosophique abordant, successivement, au détour d'un village, d'un cours d'eau ou d'une écluse, des thématiques telles que le travail, le destin, le matérialisme, l'ambition, l'arrogance, les illusions sur soi-même et sur les autres.
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    • Livres 5.00/5
    Par stefferon, le 27 juillet 2012

    stefferon
    Que c'est drôle ! de bons éclats de rire, aux larmes parfois ! Truculent, bien écrit. de mémorables moments de montage de tente, de partie de pêche, de halage, d'accrochage de tableau....
    Et historiquement intéressant. Même pour faire du tourisme sur les bords de la Tamise, on peut s'inspirer de ce livre. Bon les Info datent un peu : 1889.
    Cette lecture a été un vrai bonheur.
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    Kittiwake
    3 amis anglais décident de passer leurs vacances ensemble, sur un canot à rames qui les conduit de Kingston à Londres.
    C'est l'occasion pour l'auteur, de se livrer à de nombreux exercices de style, le tout sur un ton désopilant so british ( précurseur des Monty Python ?). En effet l'on passe d'envolées lyriques sublimes (les 3 hommes imaginent ce que doit être le voyage), aux situations ubuesques liées à l'incompétence non assumée de nos lascars, qu'il s'agisse de la navigation ou de l'organisation de l'intendance. Les lieux traversés fournissent un prétexte à de nombreuses anecdotes historiques, ou à une conception assez nombriliste des valeurs sociales (de la nuisance des petits bateaux quand on est sur un gros, et inversement), ou encore à la réminiscence de souvenirs personnels qui permettent de cerner les personnages
    J'allais oublier le quatrième compagnon, et pas des moindres : Montmorency, le chien névrosé, qui ne laisse pas sa part de responsabilité dans la mise en place des scénarios catastrophes.
    Ce roman n'est pas pour moi une totale découverte, car, il y a de cela quelques décennies, notre prof d'anglais l'avait choisi comme fil rouge de l'année de seconde, à la place d'un manuel classique. Je n'en avais pas alors perçu toutes les subtilités….
    Lu en partenariat avec Bibliofolie et les éditions Points
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Citations et extraits

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  • Par Henriette, le 08 juillet 2008

    "Tel est, sur la Tamise, le seul moyen d'obtenir qu'une bouilloire consente à bouillir. Si elle voit que vous attendez sa bonne volonté avec impatience, elle s'abstiendra de chanter.
    Il vous faut vous éloigner et entamer votre repas, comme si vous n'alliez pas prendre le thé. Alors vous l'entendrez bientôt bouillir à gros bouillons, folle d'envie de se transformer en thé.
    C'est également une bonne méthode, si vous êtes très pressés, de vous dire les uns aux autres en parlant très haut, que vous n'avez pas besoin de thé et que vous n'allez pas en faire. Vous vous rapprochez de la bouilloire de façon qu'elle puisse vous entendre et vous lancez très haut : "Moi, je ne veux pas de thé. Et toi, Georges ?" A quoi Georges répond, de même : "Oh non, moi, je n'aime pas le thé. Prenons plutôt de la limonade. Le thé est trop indigeste."
    A l'instant, la bouilloire déborde et éteint le réchaud."
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  • Par stefferon, le 23 juillet 2012

    Le lendemain, je me réveillai à six heures. Georges aussi était réveillé. Nous nous retournions dans tous les sens pour essayer de nous rendormir, mais sans succès. Si, pour une raison ou pour une autre, nous avions été obligés de nous lever à l'instant même, nul doute que nous aurions aussitôt replongé dans le sommeil jusqu'à dix heures. Mais, comme rien de nous contraignait à être debout avant au moins deux heures, qu'il était même tout à fait absurde de nous lever à cette heure-ci, il nous apparut avec évidence, conformément à l'esprit de contradiction qui règne généralement en ce bas monde, que rester cinq minutes de plus en position allongée signifierait notre mort à tous deux.
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  • Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    Elle est fort étrange, cette domination exercée par notre intellect sur nos organes digestifs. Nous ne travaillons, nous ne pensons, que si notre estomac nous y autorise. il nous dicte nos sentiments, nos passions. Après des œufs aux lards, il ordonne :”Travaille!” Après un bifteck arrosé de bière, il décrète : “Dors!” Après une tasse de thé (deux petites cuillères par tasse et ne pas infuser plus de deux ou trois minutes), il dit au cerveau : “Allons, debout, et montre ta force. Sois éloquent, profond, ému; ; plonge un regard lucide dans la nature et la vie. Déploie les blanches ailes de la pensée palpitante et dominant de haut le tourbillon du monde ; prends ton essor, esprit divin, par les longues avenues d'astres flamboyants qui mènent aux portes de l'éternité!
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  • Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    On ne saurait me donner trop de travail ; accumuler le travail est devenu chez moi presque une passion ; mon bureau en est rempli, à tel point qu'il n'y a plus de place pour en mettre davantage. Il me faudra bientôt faire bâtir une annexe.
    Et je prends soin de mon travail, aussi. Une partie de celui que j'ai à présent chez moi est en ma possession depuis des années, et il n'y a pas dessus la moindre trace de doigt. Je suis très fier de mon travail ; je descend de temps à autre pour l'épousseter. Personne ne tient son travail en meilleur état de conservation que moi.”
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  • Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    En sera-t-il de même dans l'avenir? Les trésors précieux d'aujourd'hui seront-ils toujours les bagatelles à bon marché de la veille? Verra-t-on des rangées de nos assiettes à fleurs s'aligner au-dessus des marbres de cheminée chez les gens cossus de l'an 2000 et quelques? Et les tasses blanches à filet d'or avec au fond la jolie fleur (d'espèce inconnue), que notre petite bonne casse maintenant à plaisir, figureront-elles, après de soigneux raccommodages, sur un piédestal où ne les époussettera que la maîtresse de maison?
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