> Théo Varlet (Traducteur)
> André Topia (Éditeur scientifique)

ISBN : 2080705369
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 51 notes) Ajouter à mes livres
Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) est un roman comique de Jerome K. Jerome, publié en 1889. Il narre les aventures de George, Harris, Jérôme et Montmorency (le chien), entreprenant un voyage sur la Tamise.
Las de la vie qu'ils mènent à Londres, ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par bede08, le 11 novembre 2011

    bede08
    Présenté comme un joyau de l'humour anglais, ce livre écrit à la fin du XIXè siècle a rencontré un succès fulgurant lors de sa sortie, c'est ce qu'indique la quatrième de couverture et ce qui m'a décidée à le lire. D'une, je lis beaucoup plus de livres d'auteurs français, de deux, j'ignorais ce que pouvait recenser de particularités
    l'humour britannique.Je suis servie.
    Dès les premières lignes, on découvre Jérome, le narrateur, hypocondriaque, et qui éprouve "un dégoût pour le travail sous toutes ses formes". Sa perception du sujet nous est d'ailleurs développée plus tard de manière fort distrayante.
    Jérome et ses amis Harris et Georges, SANS OUBLIER LE CHIEN, un soir de plus grande mélancolie, décident de partir deux semaines en bateau, histoire de changer d'air.
    Comme cela est prévisible dans une initiative d'une telle envergure, les difficultés abondent quand il s'agit de s'entendre pour préparer, mener et emmener ce groupe d'apprentis canotiers dans une aventure durant laquelle ils ne cesseront de voir dressés les écueils du hasard et de la vie.Et ceux de la vie en communauté: de partager un lit, l'un au pied, l'autre à la tête, des oeufs brouillés, du thé à l'eau du fleuve ou l'irish stew revisité pour l'occasion, retrouver tous ces petits plaisirs du quotidien devient une véritable épreuve sinon une gageure quand on se retrouve hors du contexte du confort ordinaire.
    Les esprits s'échauffent, sur la Tamise plus qu'ailleurs, la limonade et autres boissons d'école du soir sont la cause de la moitié des crimes commis en Angleterre aussi, pour Harris, le Whisky est préférable et d'un tout autre effet.
    Les objets ont une âme de cabochon sous la plume d'un narrateur déboussolé par une toile de tente autant que par l'indétrônable théière dont même Montmorency, fera les frais.
    Que dire des difficultés du canotage? Je découvre le plaisir et le déplaisir des rames, des cordes, des voiles et de tous les accessoires dont peuvent s'entourer les voyageurs d'eau.
    Les manoeuvres tournent au gag, les esprits s'égarent quand nos voyageurs cherchent une écluse rayée de la carte ou sont cueillis par l'objectif d'un photographe.
    Les rencontres sont nombreuses, sur l'eau comme sur la rive et les paysages sont absolument magnifiques.Le narrateur y ajoute quelques rappels du passé et nous explorons avec lui les bords de la Tamise et leur histoire.
    Tout cela ne suffit pourtant pas à nos voyageurs, lesquels un soir de pluie et avant l'heure, quitteront le bateau pour retrouver avec bonheur le bien-être de la vie citadine.
    Voyage initiatique, fable sur la routine et l'ennui, conte absurde? L'ensemble constitue en tout cas un mélange assez plaisant et une histoire dans laquelle il est difficile de s'ennuyer.
    L'humour anglais, finalement, est agréable. Et l'esprit de JKJ me semble fort moderne pour l'époque considérée et fait de cet auteur un écrivain encore bien actuel.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 10 février 2012

    kathy
    Jerome K. Jerom est né en 1859. Tout en travaillant aux chemins de fer, puis en tant qu'acteur, journaliste, maître d'école, secrétaire chez un entrepreneur de travaux publics analphabète, puis dans un cabinet d'avocats, il écrit sans relâche, dans la rue, la plupart du temps, sa chambre lui paraissant trop sinistre. Peu à peu, les policiers, qui font leur ronde le soir, s'habituent à le voir s'arrêter sous chaque réverbère pour écrire quelques phrases dans son cahier. Il leur lit même sa production du jour, notamment à un brigadier plutôt revêche qu'il parvient à faire rire de temps en temps : il sait alors qu'il a fait du bon travail…
    Considéré, par les critiques et la société victorienne, comme un « Auteur de dixième ordre » à « l'humour pauvre, limité et décidément vulgaire », il se verra refuser ses manuscrits à plusieurs reprises. C'est à l'âge de 30 ans, en 1889, que l'humoriste britannique connaîtra la gloire, non seulement en Europe mais dans le monde entier, avec Trois hommes dans un bateau.
    Trois hommes dans un bateau, classique de l'humour anglais, raconte les aventures de George, Harris et Jérôme, sans oublier le chien Montmorency, quittant Londres pour un voyage en bateau sur la Tamise.
    A travers ce livre, tout en nous faisant découvrir, de façon plaisante, l'histoire de la Tamise - histoire émaillée d'anecdotes comiques -, Jerome K. Jerome nous propose, aussi, de jeter un regard attentif à la surface des choses pour en saisir toute la substantifique moelle, à savoir l'essentiel. L'essentiel résidant pour lui dans une réflexion philosophique abordant, successivement, au détour d'un village, d'un cours d'eau ou d'une écluse, des thématiques telles que le travail, le destin, le matérialisme, l'ambition, l'arrogance, les illusions sur soi-même et sur les autres.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Walktapus, le 30 janvier 2012

    Walktapus
    Récit des vacances en bateau sur la Tamise de trois jeunes hommes (sans oublier le chien) dans les années 1880. le livre oscille entre le récit du voyage proprement dit, une description historico-touristique des localités longées et de nombreuses digressions sous la forme d'historiettes et d'anecdotes. le tout est traité sur un mode comique, sans lourdeur, qui joue souvent sur les divergences entre les idées que les personnages se font d'eux-mêmes et la réalité.
    L'humour a assez bien vieilli et l'ensemble est léger et plaisant, grâce à l'esprit de l'auteur et sans doute au découpage. Lecture agréable.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    Kittiwake
    3 amis anglais décident de passer leurs vacances ensemble, sur un canot à rames qui les conduit de Kingston à Londres.
    C'est l'occasion pour l'auteur, de se livrer à de nombreux exercices de style, le tout sur un ton désopilant so british ( précurseur des Monty Python ?). En effet l'on passe d'envolées lyriques sublimes (les 3 hommes imaginent ce que doit être le voyage), aux situations ubuesques liées à l'incompétence non assumée de nos lascars, qu'il s'agisse de la navigation ou de l'organisation de l'intendance. Les lieux traversés fournissent un prétexte à de nombreuses anecdotes historiques, ou à une conception assez nombriliste des valeurs sociales (de la nuisance des petits bateaux quand on est sur un gros, et inversement), ou encore à la réminiscence de souvenirs personnels qui permettent de cerner les personnages
    J'allais oublier le quatrième compagnon, et pas des moindres : Montmorency, le chien névrosé, qui ne laisse pas sa part de responsabilité dans la mise en place des scénarios catastrophes.
    Ce roman n'est pas pour moi une totale découverte, car, il y a de cela quelques décennies, notre prof d'anglais l'avait choisi comme fil rouge de l'année de seconde, à la place d'un manuel classique. Je n'en avais pas alors perçu toutes les subtilités….
    Lu en partenariat avec Bibliofolie et les éditions Points
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lolo71, le 05 septembre 2009

    lolo71
    A la fin du XIXème siècle, trois petits employés de bureau londoniens (et un chien) décident de remonter la Tamise en canot, histoire de se délasser. Après de vives discussions sur l'organisation du voyage, les voilà partis pour un périple de deux semaines en bateau sur un fleuve chargé d'Histoire et d'histoires.
    Jerome K. Jerome mêle les genres. Chaque ville ou village rencontrés, chaque parc, château ou cimetière est l'occasion de rappeler des faits historiques ou d'évoquer de hauts personnages. L'auteur décrit les paysages traversés, célèbre les beautés des rives de la Tamise, et recommande au lecteur de visiter tel lieu ou de s'arrêter à telle auberge. On a l'impression de tenir entre les mains un guide touristique version XIXème siècle.
    Telle était bien son intention première. L'introduction – Garnier-Flammarion nous a habitués à de longues et souvent fastidieuses préfaces, mais celle-ci pour le coup apporte un éclairage intéressant sur la genèse et le contexte de l'œuvre – nous apprend qu'à l'origine le livre de devait mêler « description de paysages et évocation historique », entrecoupées d' « intermèdes humoristiques pour la détente du lecteur ». C'est cet humour qui retient finalement l'attention du lecteur, et continue de faire aujourd'hui la renommée du livre.
    Nous assistons donc aux péripéties rocambolesques de nos trois amis (et du turbulent fox-terrier Montmorency), avec son lot d'incidents, de disputes, de chutes, de collisions ou de farces parfois douteuses. le narrateur rapporte également quelques souvenirs ou anecdotes comiques du passé. « Trois hommes dans un bateau » est caractéristique du non-sens, de l'absurde, de l'excentricité et de la douce folie qui forment le fond de l'humour british. le ressort du comique à l'anglaise naît (merci encore l'introduction !) d' « un décalage entre, d'une part, un ordre social très contraignant, qu'il est exclu de remettre en question, et, d'autre part, les multiples catastrophes qui ne cessent de se produire à l'intérieur même de cette enveloppe de conventions ». Ainsi de Georges qui, se levant en pleine nuit alors qu'il croit être huit heures du matin et qui, constatant qu'il fait nuit et que sa logeuse n'est pas levée comme à son habitude, continue pourtant de faire les gestes quotidiens pour se préparer et partir à son travail : plutôt pousser une situation jusqu'à l'absurde que de chambouler les codes sociaux admis.
    Les promenades en bateau sur la Tamise étaient très prisées par les Londoniens de l'époque, aussi bien aristocrates que des gens du peuple, dont les petits-bourgeois, catégorie sociale en plein essor à laquelle appartenait Jerome K. Jerome. Fils d'un propriétaire de mines de charbon ruiné, il dut très tôt subvenir à ses besoins comme employé de bureau ou clerc de notaire. Les critiques lui reprochèrent son humour cockney de petit employé, représentatif de cette classe sociale à mi-chemin d'un peuple inculte et d'une élite cultivée. Mais qu'importe pour lecteur d'aujourd'hui, français de surcroît, pour qui « Trois hommes dans un bateau » est un exemple savoureux de ce que l'humour anglais a produit de meilleur.


    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2009/09/05/trois-hommes-dans-un-b..
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Citations et extraits

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  • Par Henriette, le 08 juillet 2008

    "Tel est, sur la Tamise, le seul moyen d'obtenir qu'une bouilloire consente à bouillir. Si elle voit que vous attendez sa bonne volonté avec impatience, elle s'abstiendra de chanter.
    Il vous faut vous éloigner et entamer votre repas, comme si vous n'alliez pas prendre le thé. Alors vous l'entendrez bientôt bouillir à gros bouillons, folle d'envie de se transformer en thé.
    C'est également une bonne méthode, si vous êtes très pressés, de vous dire les uns aux autres en parlant très haut, que vous n'avez pas besoin de thé et que vous n'allez pas en faire. Vous vous rapprochez de la bouilloire de façon qu'elle puisse vous entendre et vous lancez très haut : "Moi, je ne veux pas de thé. Et toi, Georges ?" A quoi Georges répond, de même : "Oh non, moi, je n'aime pas le thé. Prenons plutôt de la limonade. Le thé est trop indigeste."
    A l'instant, la bouilloire déborde et éteint le réchaud."
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  • Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    Elle est fort étrange, cette domination exercée par notre intellect sur nos organes digestifs. Nous ne travaillons, nous ne pensons, que si notre estomac nous y autorise. il nous dicte nos sentiments, nos passions. Après des œufs aux lards, il ordonne :”Travaille!” Après un bifteck arrosé de bière, il décrète : “Dors!” Après une tasse de thé (deux petites cuillères par tasse et ne pas infuser plus de deux ou trois minutes), il dit au cerveau : “Allons, debout, et montre ta force. Sois éloquent, profond, ému; ; plonge un regard lucide dans la nature et la vie. Déploie les blanches ailes de la pensée palpitante et dominant de haut le tourbillon du monde ; prends ton essor, esprit divin, par les longues avenues d'astres flamboyants qui mènent aux portes de l'éternité!
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  • Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    On ne saurait me donner trop de travail ; accumuler le travail est devenu chez moi presque une passion ; mon bureau en est rempli, à tel point qu'il n'y a plus de place pour en mettre davantage. Il me faudra bientôt faire bâtir une annexe.
    Et je prends soin de mon travail, aussi. Une partie de celui que j'ai à présent chez moi est en ma possession depuis des années, et il n'y a pas dessus la moindre trace de doigt. Je suis très fier de mon travail ; je descend de temps à autre pour l'épousseter. Personne ne tient son travail en meilleur état de conservation que moi.”
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  • Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    En sera-t-il de même dans l'avenir? Les trésors précieux d'aujourd'hui seront-ils toujours les bagatelles à bon marché de la veille? Verra-t-on des rangées de nos assiettes à fleurs s'aligner au-dessus des marbres de cheminée chez les gens cossus de l'an 2000 et quelques? Et les tasses blanches à filet d'or avec au fond la jolie fleur (d'espèce inconnue), que notre petite bonne casse maintenant à plaisir, figureront-elles, après de soigneux raccommodages, sur un piédestal où ne les époussettera que la maîtresse de maison?
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  • Par Kittiwake, le 24 juin 2011

    S'il y avait eu quelque raison particulière pour nous obliger à ne pas nous rendormir, mais bien à nous lever et à nous habiller au plus vite, nous serions retombés, tout en consultant nos montres, dans un sommeil qui se fût prolongé jusqu'à dix heures. Mais comme il n'y avait aucune nécessité de nous lever avant encore au moins deux heures, et que nous lever à ce moment-là était complètement absurde, nous ne pouvions manquer de part l'esprit de contradiction inhérent aux choses en général, de nous sentir persuadés que nous ne pouvions, sous peine de mort, rester couchés cinq minutes de plus
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