ISBN : 271033142X
Éditeur : Editions de La Table Ronde (2009)


Note moyenne : 2.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Clara Tallane, scénariste de télévision reconnue et appréciée, est bannie du milieu audiovisuel après avoir retourné un bureau sur les genoux d’une conseillère de programmes. Ce crime de lèse-majesté lui vaut une longue traversée du désert. Pour continuer à assumer conf... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    C'est parfois vivifiant un roman dont la seule ambition est de divertir. N'y voyez pas là une faiblesse, une tare ou un reproche déguisé. Au contraire, cette saine qualité est trop rare. Et plus le temps passe à lire, plus le divertissement fait la chattemite.Vous me rétorquerez avec raison : quid de la littérature ? Las, on ne peut produire, ni lire que des chefs d'oeuvre.

    Je n'avais pas du tout prévu de commencer cette chronique ainsi. Je voulais vous rappeler Julie Jézequel, la délicieuse petite peste qui servait de fille à Jean-Paul Belmondo dans Flic ou Voyou de Lautner et Audiard. J'ignorais qu'elle était devenue scénariste.
    Et là tout à trac, La Table Ronde publie son premier roman : Retour à la ligne.

    Scénariste de télévision, Clara Tallane a la quarantaine, un fils adolescent Léonard, un compte bancaire à découvert, une amie Agathe, vieille maîtresse d'un vieux politique. Elle n'a pas eu de relations sexuelles ou amoureuses depuis des lustres, n'a plus de travail depuis le jour où elle a dévasté le bureau d'une productrice de télévision, et ses parents sont morts dans un accident.

    Son frère, Charles, spécialiste informatique lui a bidouillé un site où Clara propose ses services de rédactrice et de nègre. Voilà qu'un premier client, Bertrand Rosier, directeur d'une fabrique d'outillage industriel, lui demande d'écrire sa propre vie. Très vite, Clara se retrouve à inventer la vie de ce Rosier...

    La crise de la quarantaine, les affres de la création, l'univers télévisuel, les défauts féminins, la copine qui n'aide pas beaucoup, l'adolescent qui se cherche et qui cherche son père, la femme en panne d'amour ou de vie, tout y passe et joyeusement. C'est sincère et on prend plaisir à lire ce roman féminin. Certains passages sont franchement drôles et font rire.

    C'est un bon premier roman et souhaitons à Julie Jézequel de continuer à nous divertir ainsi.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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    • Livres 2.00/5
    Par Marielino, le 26 août 2009

    Marielino
    Clara Tallane s'est bannie elle-même de l'audiovisuel : scénariste sérieuse, appliquée et ponctuelle, elle ne supportait plus les censures ou autres impositions de ses supérieurs. Mais voilà, Clara se retrouve confrontée à sa réalité : la quarantaine entamée, célibataire, un ado à charge et pas de boulot. Que faire quand on ne sait qu'écrire ? Ecrire, tout simplement. Alors, Clara offre ses services de nègre : écrire à la place des autres, une biographie d'homme politique par exemple. C'est ainsi qu'elle rencontre Bertrand Rosier, industriel prospère et confortablement installé. Ce dernier demande à Clara d'écrire non pas sa vie mais ce qu'elle aurait dû être… S'en suivent des rendez-vous houleux, méfiants ou confiants, des disputes familiales, des retrouvailles… La vie, en somme.
    Pour lire mon avis, rendez-vous sur mon blog...

    Lien : http://www.carabistouilles.com/article-35288891.html
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Citations et extraits

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  • Par Marielino, le 26 août 2009

    De mon côté, je ne pouvais expliquer à personne ce qui m’avait poussée à me conduire ainsi. Pour le coup, on m’aurait vraiment prise pour une cinglée. Mieux valait, avais-je pensé, qu’on crût – et on le crût – que je m’étais révoltée par rigidité intellectuelle. Mais comme je me trouvais, à ce moment-là, plutôt au creux de la vague, le fait que j’aie été capable d’en venir aux mains pour imposer mon point de vue a été interprété comme le chant du cygne d’une has been. Redoutant par-dessus tout l’égo démesuré que l’on prête aux créateurs, les producteurs et les diffuseurs recherchaient plutôt souplesse et soumission qu’imagination et force de caractère. Où irait-on si les scénaristes se mettaient à faire valdinguer les meubles à la moindre critique ? Pour exercer le métier de scénariste, je me devais d’avoir la créativité d’un Picasso, la docilité d’un employé de banque, la rapidité d’exécution d’un TGV et l’égo d’une palourde. J’étais malheureusement bien loin de Picasso et ne me reconnaissais pas du tout dans une palourde.
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