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> Hansheng Yan (Traducteur)
> Lisa Carducci (Traducteur)

ISBN : 2253125989
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Vendu, en Chine, à plus de vingt millions d’exemplaires, Le Totem du Loup est un fascinant roman d’aventures.

Mais c’est aussi le récit d’une initiation, celle de Chen Zhen, jeune étudiant chinois qui doit apprendre, au contact des tribus mongoles, comme... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Mackie, le 24 février 2015

    Mackie
    J'ai acheté ce livre un peu par hasard dès sa sortie en France chez un petit éditeur en 2008, car la Chine m'intéressait et que je suis une inconditionnelle des loups!
    Ce fut une révélation! J'avais connu (informations, propagande de "la taupe rouge" etc...) le mouvement de la Révolution Culturelle, des Gardes Rouges et des étudiants envoyés à la campagne. Ces bouleversements masquaient un fiasco économique et une réelle famine ; les étudiants devaient,entre autres, convertir les terres de Mongolie Intérieure à une agriculture classique, afin de fournir de la nourriture. Mais cela allait à l'encontre de la culture nomade des Mongols et surtout était incompatible avec la structure du sol, peu de terre arable conservée grâce à des herbages.
    Et c'est là qu'apparaît toute l'importance du Loup.
    Outre le fait qu'il est considéré par les Mongols, respectueux de la nature (enfin à l'époque, dans les années 60) comme une personnalité à part entière, un "fils" de Tengger, il contribue à un équilibre environnemental, régulant les cervidés et les marmottes (et leurs terriers, niches à larves de moustiques).
    L'ordre du Parti est d'éradiquer le loup qui menace aussi les troupeaux et les chevaux dans l'optique d'une exploitation agricole massive de la région.
    Le livre raconte cette destruction de l'animal emblématique, courageux, digne jusque dans la mort. Cela c'est bien passé ainsi, les Pékinois y ont gagné un vent de loess très polluant, les terres de Mongolie citées dans ce livre ont été épuisées, il n'y a plus rien pour les retenir quand le vent souffle...donc, désastre écologique.
    C'est aussi la fin d'une culture du nomadisme. La fin de la lutte des Hans, peuple d'agriculteurs contre les Mongols nomades, que la Grande Muraille n'avait jamais réussi à contraindre totalement.
    Et j'en arrive au Loup! L'un des étudiants, cédant à un vieil instinct humain, décide de conserver un louveteau et de l'apprivoiser...
    Dans le livre, la fin de ce loup est tragique, elle est plus fantasmatique dans le film de JJ Annaud. Après l'extermination des meutes, ce loup élevé par l'homme, retrouve sa liberté et nous fait croire que l'humain n'a pas accompli l'irréparable, anéantir un animal qui nous est relativement proche, pas seulement par le chien, mais surtout au plan comportemental par sa sociabilité et sa faculté d'empathie (cf Kamala la Louve). Et c'est un prédateur, comme l'homme...
    Puisque j'ai cité "Le Dernier Loup", je ne peux que conseiller d'aller le voir! Il respecte le livre de Jiang Rong et est d'une formidable beauté.
    Je l'ai vu en avant-première, sans la 3D (problème technique de la salle), mais sincèrement, les images sont encore présentes dans ma tête...je rêve de retourner dans les espaces infinis, dans les marais dangereux et au milieu des rochers où se dresse le Loup, chef d'une meute que l'imbecillité de son pire ennemi va détruire.
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    Le totem du loup nous narre l'histoire d'un étudiant chinois envoyé en rééducation chez les peuples nomades de Mongolie en 1967 alors que nous sommes sous l'ère Mao et la Révolution Culturelle.
    Le jeune lettré va vite tomber sous le charme de la vie mongole, faite de sagesse et de prévoyance où la Nature est déifiée et où le loup est un symbole tout puissant dont le peuple nomade descendant de Gengis Khan a fait son totem. Formé par le vieux Bilig, un chasseur émérite, Chen Zen va apprendre les règles de vie que nous enseigne la Nature, le respect des animaux tués pour manger, la sélection naturelle et le grand cycle de la vie dans la steppe où chacun est la proie et le chasseur ce qui participe à l'équilibre général. La vie est rude en Mongolie mais tous en connaissent la loi et l'acceptent. Fasciné par les loups Chen Zen va tout faire pour en élever un afin de mieux comprendre le caractère de cet animal qui place la liberté au-dessus de tout.
    Le bouquin fait un carton en Chine où on en a déjà vendu plus de 20 millions d'exemplaires car ses métaphores évoquent la vie politique et le joug qui empêche toute rébellion, alors que le loup devient un modèle à suivre pour le peuple Chinois s'il veut faire son trou dans un monde moderne où domine la logique de la compétition économique. Son auteur Jiang Rong (pseudonyme) est professeur d'histoire et d'économie né dans une famille de militaires et a passé une dizaine années en Mongolie comme volontaire. Sa connaissance de la nature et des mœurs des loups, marmottes et autres habitants de la steppe, font de son roman un magnifique livre d'éducation qui se lit à différents niveaux. Les droits cinématographiques ont déjà été achetés par Peter Jackson le réalisateur. Après le Seigneur des Anneaux, le Saigneur des Animaux ? Un bouquin vivement conseillé pour la bouffée d'espace et de liberté qui s'en dégage.
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    • Livres 2.00/5
    Par Malivriotheque, le 15 décembre 2012

    Malivriotheque
    Chen Zhen est un étudiant chinois qui vit depuis quelques temps dans les plaines de Mongolie en compagnie d'une tribu locale. Durant son séjour, il découvre la vie mongole, et surtout le lien qu'ont les habitants avec les loups, maîtres de la steppe...
    J'ai lu la traduction en anglais (oui, je sais, pourquoi ? On me l'a offert, na !).
    Bien que vendu à des dizaines de millions d'exemplaires en Chine, je comprends pourquoi Wolf Totem (Le totem du loup en français) n'a pas connu le même destin sur nos lattitudes. Nous sommes à mille lieues des cultures chinoise et mongole, le lectorat lambda ne connaît mine de rien que très peu voire rien du tout de leur histoire, et il paraît difficile de comprendre toutes les métaphores critiquant le régime chinois en place pour qui n'en connaît pas toutes les subtilités. Ce livre répond clairement à la problématique : un livre qui marche quelque part marche-t-il forcément partout ? La réponse est clairement non, surtout quand le contenu dudit bouquin fait appel à des connaissances et références non partagées.
    Ceci étant dit, cette histoire est intéressante. Je n'ai toutefois pas aimé plusieurs points, comme les questions naïves de Chen Zhen à ses hôtes par rapport aux loups, qui ont clairement pour tache d'instruire le lecteur. Dans ces moments-là, on n'a plus le sentiment d'avoir affaire à un personnage de roman mais à une espèce d'encyclopédie qui fait d'ailleurs l'apologie des loups.
    Ensuite, l'histoire met un temps fou à se mettre en place. Je n'ai commencé à apprécier ma lecture qu'après 130 pages (et pas d'un format poche, s'il-vous-plaît !), ce qui n'est pas négligeable. Seulement une fois ce stade dépassé, j'ai été relativement choquée par un grand nombre de scènes violentes et sanglantes dans lesquelles tous les animaux de la steppe y passent. On touche-là je pense au nerf du livre : la chasse aux loups qui prend des airs de génocide, en écho au génocide chinois par les Mongols au 13ème siècle (critique ? vengeance ?), et peut-être, je l'espère, pour dénoncer le génocide religieux tibétain, largement débattu et condamné chez nous mais tabou chez eux. La phrase "We're killing the wolves to eliminate a destructive force and protect national property." p206 prend alors toute sa dimension.
    Ce roman encense la Nature, lui rend hommage, la défend contre les hommes égoïstes, imprudents et irréfléchis, mais profère des critiques et dénonciations que j'ai peur de ne pouvoir démêler avec la maigre culture en histoire chinoise et mongole dont je dispose.
    Outre cet aspect, la violence et les barbaries faites aux animaux m'ont vraiment gênée. C'est cru et cruel. J'imagine bien pourquoi certaines populations de certains endroits sont amenées à tuer pour leur survie, mais là (et ça rejoint l'idée de génocide), l'amie des bêtes que je suis (sauf de certains insectes, mais je m'égare...) n'a pu supporter les dizaines et dizaines de pages dégoulinantes de sang.
    Je n'ai pas non plus apprécié les incessants "vous les Chinois" ou "vous les Mongols" sur fond de critiques sociétales.
    En définitive, j'ai trouvé ce roman qui vient de loin trop long, à la limite du documentaire, parfois choquant, mais instructif sur certains points.

    Lien : http://livriotheque.free.fr/#!xhr_find_book.php?nom=57&titre=82
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    • Livres 4.00/5
    Par Sylde, le 05 octobre 2009

    Sylde
    En 1967, Chen Zhen jeune étudiant chinois est envoyé travailler en Mongolie. Là, il découvre un peuple et son mode de vie. Au contact d'un ancien, Bilig, et de sa famille il apprend à connaître ce peuple. Chen Zhen ne tarde pas à être conquis par ces Mongols qui mènent une vie difficile mais toujours en harmonie avec la nature qui les entoure, notamment avec le loup, à la fois ennemi et protecteur de la steppe.
    Mais nous sommes en 1967, la révolution culturelle souhaite balayer toutes les coutumes, et les représentants de l'état veulent supprimer les loups sans écouter la voix de Bilig qui parle d'équilibre.
    De son côté Chen Zhen a un rêve : approcher un loup pour mieux le connaître. À partir de là il n'a de cesse de mettre tout en œuvre pour trouver un louveteau, sans s'occuper des mises en garde des anciens.
    Le totem du loup nous offre une vision "positive" de l'envoi des jeunes instruits à la campagne, n'oublions pas que le livre a été publié en Chine, cependant il pointe aussi les excès de l'administration chinoise responsable de la mort de la steppe et d'un mode de vie.
    Pourtant Chen Zhen parle de ce que Khrouchtchev a fait au Kazakhstan. En cassant le mode de vie nomade au profit q'un développement agraire et industriel, il a fait de la steppe un désert. Mais les erreurs du voisin Russe sont reproduites par les Chinois en Mongolie.
    En cela, c'est un livre emprunt de nostalgie, qui nous parle de la folie destructrice des hommes.
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    • Livres 4.00/5
    Par benjetpascal, le 19 mai 2012

    benjetpascal
    [Ma critique en tant que juré du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2009] le loup, élevé au statut de totem par les Mongols, est craint et méconnu des Hans, l'ethnie majoritaire en Chine. C'est au travers de la découverte de cet animal et de la culture des steppes par un jeune étudiant citadin que Jiang Rong nous narre un pan de ce qu'était la révolution culturelle aux marches de l'Empire dans le milieu des années 60. de son intéressant récit transparaît également la nécessité de préserver des équilibres naturels souvent bien mis à mal dans cette partie du monde. A lire sous une yourte en dégustant du lait de jument fermenté, pendant que c'est encore possible.
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Citations et extraits

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  • Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Le louveteau mangeait ce qu’on lui donnait et dormait comme une souche. Mais il guettait la moindre occasion de s’enfuir. Pour lui, la vie était aussi précieuse que la liberté : il voulait l’une et l’autre ! On retrouve parfois cette force d’âme chez les humains, comme les révolutionnaires tombés dans les mains du Guomindang ou des Américains, mais ces militants ne formaient qu’une petite élite de la nation chinoise. Chez les loups c’était une qualité permanente, générale et transmise de génération en génération. Elle s’était également transmise au peuple mongol qui avait fait du loup son totem, respectant cet animal en tant que dieu de la Guerre et maître ancestral.
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  • Par Gwendo, le 09 juin 2013

    Chez nous, ceux qui ne savent pas disputer la nourriture aux loups ne sont pas de vrais Mongols. Mais, inversement, si la nourriture devait faire défaut aux loups, il n'y aurait plus de Mongols. Tout au long de notre histoire, c'est ce subtil équilibre qui nous a permis de subsister.

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  • Par StephaneA, le 23 janvier 2012

    Les loups ont leur coté surnaturel, dit Bilig, un sourire aux lèvres. Si la louve n'est pas avec son louveteau, Tengger le Ciel éternel est là pour lui enseigner ce qu'il ignore. Tu as vu le louveteau hurler la tête levée vers le ciel, n'est-ce-pas ? De tous les animaux de la steppe, le loup est le seul à agir ainsi. Et pourquoi ? Parce qu'il est le favori de Tengger !

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  • Par Malivriotheque, le 10 décembre 2012

    Even more than saving trees, it's important to turn meat-eaters into eaten meat.

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  • Par StephaneA, le 26 décembre 2011

    Les Han sont 'nogo idne' (herbivores) et les Mongol sont 'mah idne' (carnivore) ! Nous sommes des loups !

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Wolf Totem: Jiang Rong (en anglais)








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