ISBN : 2350007499
Éditeur : Oskar Editions (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Valentin est seul.
Seul dans un collège où aucun professeur, aucun éducateur ne s'est aperçu de sa souffrance.
Seul dans une classe où tous les élèves savent, mais ne disent rien.
Seul face à la violence sournoise de celui qui aurait pu être un ami.... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par delitterys, le 28 novembre 2011

    delitterys
    C'est un livre tout simplement bouleversant ! Je l'ai lu la gorge serrée par l'angoisse et la tristesse.
    La construction, en entrelaçant le passé, le présent et surtout le regard des différents acteurs (victime, bourreaux, témoins silencieux, adultes aveuglés par les préjugés, parents déboussolés), permet de mettre au jour une histoire profondément humaine : nul être manichéen dans ce récit, juste de simples personnes avec leurs qualités, leurs failles, leurs parts d'ombre, qui participent toutes de la descente aux enfers que subit ce pauvre élève hors-norme.
    Le retournement final apporte un nouveau regard, intéressant, sur l'ensemble de la structure narrative.
    Je regrette simplement que les adultes n'aient pas repris, véritablement, le dessus sur les bourreaux à la fin de l'histoire... On a l'impression qu'ils évacuent au plus vite ce drame où ils sont loin d'avoir eu le beau rôle - et voilà une remise en question terrible pour l'enseignante que je suis : suis-je sûre de bien percevoir mes élèves ?

    Lien : http://www.delitteris.com/
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • HistoiresSansFin , le 12 mars 2012
    Avec des mots simples et de jolies trouvailles narratives – la parole est donnée à de multiples narrateurs, témoins plus ou moins complices – l’auteur brosse le portrait d’un jeune ado à la dérive dont la solitude n’a d’égale que la souffrance morale.
    Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin

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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 30 octobre 2011

    Et pour être stimulé, Valentin l'a été. Par Stimulator en personne. Persecutor. Et il m'arrivait d'être fascinée par le talent de dissimulateur (Dissimulator !) de Bastien. Il y aurait de quoi chauffer la ville pendant dix ans avec les crayons à papier qu'il sortait négligemment de la trousse de Valentin et qu'il ne lui rendait qu'après les avoir brisés en deux. On pourrait caler toutes les vieilles armoires bancales de la région avec les gommes "empruntées" à Valentin et restituées à leur propriétaire débitées à coups de ciseaux, en deux ou quatre morceaux.
    Si l'encre pouvait faire avancer les voitures, on roulerait jusqu'à la fin des jours avec le contenu des cartouches que Bastien vidait dans les affaires de Valentin, dans sa trousse, dans son cartable, dans ses poches, dans son cou...
    Il avait l'art de s'arrêter au bon moment pour n'être pas pris en faute. Jamais rien de trop. Et surtout, sa victime ne protestait pas, ne protestait plus.
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  • Par Myrtle, le 30 octobre 2011

    Il avait l'air de mentir et le doute s'est insinué en moi. Et s'il avait renversé Fatima volontairement? Aujourd'hui encore, je vous assure que je ne suis plus sûr de rien... Il y a toujours eu chez Boubard pas mal d'hypocrisie, derrière ses airs assurés et ses faux sourires de sournois. Il ne faut pas toujours le voir comme une victime... Mais je me suis contenté de dire :
    - C'est bon pour cette fois. Serrez vous la main tous les deux.
    Là, il s'est passé une chose amusante : Boubard a tendu la sienne et Karim et Lionel ont tendu la leur en même temps!
    J'ai rigolé :
    - D'accord : tous les trois, si vous voulez. C'est encore mieux!
    En classe, un petit malin a fait circuler un papier : "Sleepy = assassin" et d'autres petits malins l'ont suivi : "Vengeance pour Fatima". Xavier a dessiné tout une planche de bédé, "Le vélo de la mort", avec des "Boum" des "Aaarrgh", des cris, du sang... On a bien rigolé, ce lundi-là. Je me rappelle avoir écrit "Assassin" avec des doubles "s" anguleux, à la façon des nazis. Des bêtises. Vous voyez, je ne me donne pas non plus le beau rôle, et je reconnais que j'en ai fait baver à Boubard, tout au long de l'année. Mais rien de vraiment méchant.
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    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Myrtle, le 30 octobre 2011

    Je l'ai toujours pensé, en fait : Boubard était une anguille - une grosse anguille au nez rose, d'accord... Je vois que vous souriez et que je ne vous choque pas en disant ça, tant mieux... Son truc de parler tout le temps, d'être omniprésent, de prendre la tête aux uns et aux autres, je n'en ai jamais été dupe : c'était sa stratégie, une façon de se planquer, de ne jamais dire ce qu'il pensait, de ne pas laisser voir qui il était vraiment : un mec bidon, sans personnalité... Mon père le dit toujours : on ne peut pas compter sur ce genre de types. A la première occasion, ils vous filent entre les doigts...
    Les profs aussi se sont vite lassés de lui. En particulier Biolle, qui est sans doute celle qui avait manifesté la plus grande patience à l'égard de Boubard, celle qui s'est le plus longtemps laissé prendre à son petit jeu de la séduction. Elle a fini par craquer lors du premier conseil de classe. Alors qu'on abordait la fiche de Boubard, Biolle a brusquement pris la parole. Bien que nous soyons présents, Alice et moi, en tant que délégués, elle a déclaré avec une sorte de profonde lassitude :
    - Ce garçon est soûlant!
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