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ISBN : 2874230561
Éditeur : Mijade (2010)


Note moyenne : 2.42/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Un cocktail détonnant pour un roman atypique et drôle : un anti-héros au physique de poireau, un ami douteux, un collège de Jésuites, un point de départ : le renvoi du collège. Ajoutons : une famille délirante, un proc&... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 1.00/5
    Par latina, le 10 février 2013

    latina
    Mais quelle mouche a donc piqué Armel Job en écrivant « Les lunettes de John Lennon » ?
    Je ne reconnais pas du tout l'univers si intimiste, si secret, si pudique de cet auteur belge que j'adore, pourtant. Non, décidément, je me suis sentie comme une étrangère alors que je parcourais cette histoire sans queue ni tête, aux personnages caricaturaux, aux rebondissements rocambolesques, aux points de vue dispersés.
    Nous suivons d'abord Julius, adolescent « à la tête de poule pondeuse et aux yeux erratiques », relégué dans la catégorie des « poireaux » par Jean-François, la grande gueule du collège de Saint-Boniface où il ne fait pas long feu, à une station-service sur une bretelle d'autoroute, là où il officie en son début d'âge adulte. Julius est empoté et le restera, il a fort à faire avec un père qui a quitté son épouse sur un coup de tête puis voudrait à tout prix la reconquérir (...au prix de quelques assiettes achetées très cher à la brocante), une mère débrouillarde mais qu'il ne comprend pas du tout, une sœur handicapée (mais qui, finalement, m'a touchée énormément grâce à sa qualité d'écoute et de ressenti des choses de la vie), et un collègue musulman qui pique de temps en temps de l'argent dans la caisse de la station –service ...
    Nous suivons aussi Charlotte, la jeune journaliste naïve, dont Julius tombe éperdument (enfin, à sa façon tout en concentré de timidité) amoureux. Charlotte qui voudrait Aimer ! Charlotte remplie d'idéaux...
    Puis arrive Jean-François, l'arnaqueur de service, le vendeur de vin frelaté. Jean-François qui n'aime personne, excepté lui-même. Jean-François qui vient fourrer son nez dans les affaires de Julius...malheureusement.
    Et les lunettes de John Lennon, me direz-vous ? Ah ces lunettes ! Elles font le lien entre les différents personnages, finalement. Mais je ne vais pas continuer mes explications, on s'y perdrait, et je ne crois pas que ça en vaut la peine, malheureusement.
    Armel Job a voulu écrire un roman pour adolescents... Je ne connais pas du tout le point de vue de ceux-ci...Mais cela m'intéresserait beaucoup de voir leurs réactions face à ce que j'appelle une grosse mascarade cousue de fil blanc.
    Qu'à cela ne tienne, je ne me décourage pas ; je suis encore preneuse de ses autres romans ! Je suis fidèle, notamment aux auteurs que j'aime, et je peux excuser une faute de goût. de toute façon, je ne suis plus une adolescente...
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    • Livres 4.00/5
    Par Nahe, le 25 septembre 2012

    Nahe
    Doté d'un physique de" poireau", Julius Etembar est un élève médiocre et inconsistant. Il réussit pourtant à être renvoyé du collège Saint-Boniface pour avoir détruit la statue du Christ en Sacré-Cœur. Face à ce geste rebelle et iconoclaste, la saoulerie de Jean-François Loiseau dans la cave du préfet est passée pour quantité négligeable. Durement sanctionné, Julius est donc renvoyé à sa famille : une mère miraculée qui collectionne les assiettes de porcelaine et gagne sa vie grâce au téléphone rose, un père qui a oublié de grandir et ne se remet pas de l'échec de son mariage, une sœur mentalement déficiente mais dotée d'une mémoire prodigieuse, … de ce côté, Julius n'est pas plus gâté que sur le plan physique.

    Les années passent et le hasard provoque les retrouvailles de Julius et de Jean-François : le premier est devenu pompiste, le second représentant en vins. Pour ne pas perdre son statut de vedette à Saint-Boniface, Jean-François a fait de Julius son héros, celui qui l'a sauvé du renvoi. Aujourd'hui encore, il refuse de voir le pauvre type en bermuda jaune, habillé comme un épouvantail et lui suppose une vie faite d'aventure et de mystère.
    Entre Julius et Jean-François, le destin s'amuse à multiplier les occasions de rencontre : il va même jusqu'à leur faire désirer la même femme, la jolie Charlotte. le pauvre Julius est malmené ; entre une famille déjantée et un soi-disant ami à l'honnêteté plus que douteuse, notre héros a fort à faire pour mener une vie tranquille. Lui qui voudrait juste être laveur de vitres… Une passion qu'il s'est découverte grâce aux fameuses lunettes de John Lennon, un cadeau de son père désireux de soulager sa conscience. Des lunettes aux verres orange, aux vertus particulières, qui se retrouveront au centre de cette histoire rocambolesque.
    J'ai beaucoup aimé ce roman un peu fou : l'auteur y dresse une galerie de personnages navrants, embarqués dans des aventures impossibles. Tout au long des pages, j'ai hésité entre pitié et tendresse à leur égard. Entre arnaques, coups du sort et malentendus, l'histoire part dans toutes les directions et se conclut dans un désordre détonnant. C'est ce côté décalé qui a, pour moi, donné tout son sel à ma lecture mais je reconnais volontiers que ce second degré est nécessaire pour apprécier ce roman. Dans le même ordre d'idées, ce livre est destiné aux jeunes lecteurs mais je le conseillerais plutôt à un public adulte ou de grands adolescents, amateurs de anti-héros et d'humour atypique ...

    Lien : http://nahe-lit.blogspot.be/2012/06/les-lunettes-de-john-lennon-darm..
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    • Livres 5.00/5
    Par gargamel00, le 02 mai 2012

    gargamel00
    C'est le 3ème roman d'Armel Job que je lis et c'est une nouvelle agréable surprise. le sentiment que ses livres me laisse est difficile à décrire. Je ne peux pas dire que ses histoires sont exceptionnelles et c'est peut-être ça qui me plait. Armel Job a le don de raconter des histoires simples, qui paraissent banales au premier abord, les histoires de monsieur tout-le-monde, mais avec ce petit plus qui me surprend tout de même un peu à chaque fois. J'aime le ton qu'il adopte, son langage, son franc-parler. En lisant, on garde les pieds sur terre, il nous ramène à l'essentiel, au temps de "jadis" ou on ne s'embarrassait pas de fanfreluches, où les gens étaient brut de décoffrage comme on dit. Mais je ne suis certainement pas impartiale quand il est question d'Armel Job, après tout, il est de ma région, et je l'ai connu en pleine adolescence en temps que directeur d'école :-)
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    • Livres 2.00/5
    Par Morgouille, le 01 février 2011

    Morgouille
    J'ai mis trois siècles pour lire ce roman, coupée à tout bout de champ dans mon élan, et c'est bien dommage, ça ne lui a pas donné bonne mine. le roman s'ouvre sur Julius qui, en ajoutant de plus grosses bêtises à celles de Jean-François, se fait renvoyer à sa place Saint-Boniface. Dans ce collège de jésuites, Jean-François, l'insolent par excellence, est une grande gueule de morale douteuse qui classe ses camarades par catégories : les poireaux et les autres. le physique ingrat, la sensibilité exacerbée, la rêverie qui suscite les moqueries… Julius est bien sûr le poireau parfait.
    Quelques années plus tard, Armel Job nous trimballe de Liège à Saint-Sauveur, en campagne belge. Jean-François vend du vin, Julius est pompiste dans une station Elf où il partage les horaires avec Kémal. S'entremêlent les aventures de la famille de Julius, censées pimenter le tout.
    Les personnages, assez uniques pour certains, se croisent, font des mystères, des cachoteries, ce qui crée un enchevêtrement de malentendus. Pour les accentuer, certaines situations sont offertes sous plusieurs points de vue. Quant à la structure de l'histoire, elle devient parfois originale du fait de quelques transitions intéressantes. Les différents chapitres sont amenés comme les scènes d'une pièce de théâtre : on ne suit pas les personnages, on les retrouve grâce à d'autres.
    Mais [...]

    Lien : http://morgouille.wordpress.com/2011/02/01/les-lunettes-de-john-lenn..
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    • Livres 1.00/5
    Par argali, le 11 décembre 2010

    argali
    Je n'ai pas aimé. Les mêmes thèmes appréciés de Job reviennent, l'humour ne m'a pas fait rire. Bof.
    voir sur http://argali.eklablog.fr

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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 01 février 2011

    — Mais je n’ai pas voulu… Je t’assure.
    — Bien sûr, tu n’as pas voulu. Personne n’a jamais voulu. Mais, en attendant, le résultat est le même. Vous me pompez ! Voilà ce qu’il y a : vous me pompez !
    — Enfin, papa…
    — Arrête de m’appeler « papa ». Qu’est-ce que je t’ai fait, hein ? Tu me poursuis. Tu ne cherches qu’à m’humilier. D’abord, tu viens assister à ce procès ridicule. Pourquoi ? Pour te payer ma gueule ? Et ce n’était pas assez, bien sûr : tu as vu comment tu étais habillé ? En clown, Julius. Regarde-toi donc : un épouvantail. Le juge aurait pu t’expulser. Après ça, tu m’attends, tu laisses sortir tout le monde goutte à goutte, pour que personne n’ignore que le type fagoté comme l’as de pique planté au fond de la salle, c’est évidemment le fils de l’autre, l’ahuri qui demande un droit de visite pour son chien. Son chien ! Venons-en à son chien ! Il ne manquait que lui, naturellement ! Tu m’amènes ce chien qui ne m’aime pas, qui ne m’a jamais aimé, qui s’en tape de moi, comme ta mère, comme ta sœur, comme vous tous. Tu me le fourres dans les jambes. Tu m’obliges à le promener. Y a que me pisser dessus qu’il n’a pas fait. Et pour finir, le pompon : tu puises dans la caisse de ton patron, histoire de sucrer un avocat marron qui pouvait attendre, et tu viens me relancer alors que tu sais parfaitement que je suis incapable de te rembourser. Non, Julius, tu dépasses les bornes ! Est-ce que vous allez me lâcher un peu à la fin ?
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  • Par Morgouille, le 01 février 2011


    — René, enfin, les enfants !
    — Quoi, les enfants ?
    Ici, Julius tentait sans conviction un armistice (« Papa, maman, arrêtez ! Ca va mal se finir une nouvelle fois ! ») Il comptait plutôt sur sa petite sœur Renata. Théoriquement, elle se mettait à pleurer dès que son père passait à la vitesse supérieure. Son menton tremblait, les commissures de ses grosses lèvres se réfugiaient près de ses oreilles et une cataracte s’échappait de ses yeux et de ses narines. Sa tête oscillait de sa mère à son père, comme si elle voulait les faire profiter à tour de rôle de la laideur de son chagrin. C’était alors à qui la prendrait le premier dans les bras. Le vainqueur pouvait triompher : « Tu vois, tu as fait pleurer la petite ! C’est vraiment tout ce que tu sais faire ! T’attaquer à une enfant qui n’est déjà pas normale. »
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  • Par Morgouille, le 01 février 2011

    Toutes les femmes sans doute possèdent la faculté de mettre leur propre corps à distance – ne fût-ce qu’à celle d’un miroir –, d’en faire un objet détaché d’elles-mêmes pour le parer et l’envoyer comme leur ambassadeur auprès du monde. C’est une chose fragile et précieuse qui représente leur âme.

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  • Par Morgouille, le 01 février 2011

    La cruauté de son mal passé le faisait sourire, comme on sourit de la méchanceté d’une vieille parente disparue, sans plus lui en vouloir vraiment, content d’avoir fait ce qu’on a pu quand on la fréquentait, autant que soulagé d’en être à jamais débarrassé.

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  • Par Morgouille, le 01 février 2011

    Quelques instants après, soulevée par les jambes et par les bras, la victime apparut. Inerte, le cou en extension, la tête disloquée, bouche béante, pupilles révulsées. Mort. Le 306 sortit à l’horizontale devant les yeux horrifiés de l’assemblée à genoux.

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Colette Nys-Mazure présente Maylis de Kerangal & Armel Job
Maylis de Kerangal, "Réparer les vivants", Verticales - « le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagna...








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