> Sophie Aslanides (Traducteur)

ISBN : 2351780345
Éditeur : Gallmeister (2010)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Lorsque Mari Baroja est empoisonnée à la maison de retraite de Durant, Wyoming, le shérif Walt Longmire se trouve embarqué dans une enquête qui le ramène cinquante ans en arrière. Il se plonge alors dans le passé mystérieux de cette femme et dans celui de son mentor, le... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 29 janvier 2011

    caro64
    Un mois s'est écoulé depuis que nous avons quitté Walt Longmire, tout juste rescapé de la neige grâce aux chants indiens. Une vieille femme, Mari Baroja, meurt à la maison de retraite de Durant. Rien que de très banal, elle n'a pas eu la vie facile. Pourtant le mentor de Longmire, Lucian Connaly, refuse de croire à une mort naturelle et presse notre shérif de mener l'enquête. Intrigué par l'insistance de son ami, Longmire n'est pas au bout de ses surprises... Et que dire des mystérieux accidents qui surviennent çà tout ceux qui étaient proches de Mari Baroja....?
    Craig Johnson nous balade dans les plaines enneigés du Wyoming, avec de lourds secrets de famille et ce n'est qu'à la dernière page, transi de froid, que le lecteur reposera ce livre palpitant…
    J'attendais beaucoup de l'auteur de l'excellent Little Bird, et ne savais pas trop comment il parviendrait à se renouveler efficacement, alors que sa série est ancrée dans une petite ville et fonctionne pratiquement comme un huit clos. C'était sans compter sur le remarquable talent narratif de Craig Johnson : enrichissant le passé de ses personnages attachants, faisant entrer dans l'équipe du shérif de nouvelles têtes que l'on sera probablement amené à revoir, il réussit parfaitement à mettre en place une idée de "série" dont chaque tome vient amplifier le précédent, et non le recopier.
    Humanité, sens de l'intrigue, dialogues impeccables, humour, puissance des descriptions de la nature … Tout se qui faisait l'intérêt du premier volume est ici présent. On se régale, et on attend le troisième avec impatience.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 22 novembre 2010

    kathel
    Voici donc le sympathique shérif Longmire, à peine remis de ses aventures du roman précédent. Pourtant, l'ancien shérif Lucian Connally fait appel à lui, depuis sa maison de retraite, pour la mort suspecte d'une très vieille dame, issue de la communauté basque du Wyoming. C'est une surprise que de trouver des Basques, avec leurs traditions, leur langue si particulière, au cœur de cet état des Rocheuses ! Mari Baroja a t-elle été assassinée, qui peut lui en vouloir, à part sa propre famille, dont certains pourraient être intéressés par les terrains au sous-sol très riche qu'elle possède ? Sa famille est loin d'être composée de personnes très avenantes, et les liens familiaux s'avèrent plutôt compliqués, avec des explications qui pourraient se trouver dans des faits remontants à plus de cinquante ans. A cela s'ajoute très vite d'autres agressions et Walter Logmire a bien besoin de l'aide de son adjointe, Vic, ainsi que d'une nouvelle recrue, un jeune homme tout juste débarqué à Durant, et qui devra passer une période d'essai particulièrement mouvementée. le climat occupe toujours une place d'importance dans cette région, et après l'automne déjà bien froid et enneigé du premier volume, vous imaginez l'hiver qui suit !
    Bref, ce fut un plaisir de me retrouver au pied des Big Horn Mountains, de fréquenter les bars avec Henry Standing Bear, de découvrir une boulangerie basque bien appétissante, de parcourir les routes gelées de commissariat en hôpitaux à la suite de Walter Longmire. L'intrigue ne flanche à aucun moment, les dialogues ont leur petite musique bien particulière, le plaisir de lire reste intact. Il me tarde de découvrir la suite, qui devrait paraître chez Gallmeister au printemps, et dont le titre original est Kindness goes unpunished. Dans ce troisième roman, Walt se rend à Philadelphie pour enquêter sur une agression subie par sa fille Cady, et soupçonne un ex-petit ami de celle-ci… On peut lancer des paris sur la traduction du titre, car jusqu'ici, ils n'étaient pas vraiment conformes aux titres originaux !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    InColdBlog
    Il y a peu, la vie tranquille de la petite ville de Durant, Wyoming, était bouleversée par les suites de la sale affaire Melissa Little Bird.
    Deux mois se sont écoulés. le shérif Walt Longmire s'est remis des émotions fortes par lesquelles il est passé.
    Tôle froissée, ivresse sur la voie publique, incendies, désordres domestiques… Durant reprend son rythme de croisière.
    Quand il est appelé à la maison de retraite pour constater le décès d'une pensionnaire, Mari Baroja, Longmire s'étonne que son vieil ami et mentor, l'ancien shérif Lucian Connally, lui aussi pensionnaire des lieux, lui demande de faire réaliser une autopsie du corps.
    Il s'avère que la septuagénaire supposément décédée de mort naturelle a bel et bien été empoisonnée. Et Walt sent bien que l'insupportable Lucian, qui ne lui facilite pas la vie, en sait bien plus sur Mari qu'il n'est enclin à le dire.
    Au cours de son enquête, qui va exhumer un passé vieux de cinquante ans, Longmire devra la jouer fine afin de respecter la procédure légale sans pour autant renier son amitié pour le vieux Lucian, impliqué d'une façon ou d'une autre dans cette histoire.
    Tandis que d'autres meurtres sont commis, Longmire n'aura pas de trop de l'aide de son équipe :
    Vic, sa jeune et brillante adjointe, qui cache sa sensibilité sous un langage de charretier (à la Deb Morgan, la sœur de Dexter, dans la série éponyme, pour vous donner une idée) ; Ruby, sa prévenante secrétaire/assistante, qui veille sur lui de façon quasi maternelle ; Henry Standing Bear, le Cheyenne impassible, son frère d'arme du Vietnam sur lequel il sait toujours pouvoir compter ; Lucian, l'ancien shérif unijambiste au caractère bien trempé qui lui a tout appris du métier.
    Sans oublier le petit nouveau, Santiago “Sancho” Saizarbitoria, jeune policier mexicain, plein de promesses, qui saura se faire avec grâce une place au sein de l'équipe.
    Un peu moins d'un an après la sortie en France de Little Bird qui m'avait proprement enthousiasmé, et qui a reçu il y a peu le Prix du roman noir Nouvel Observateur/BibliObs, voici Le camp des morts, deuxième opus des aventures du shérif Walt Longmire créé par Craig Johnson.
    Cette nouvelle enquête allait-elle être à la hauteur de mes espérances ? N'ayant pas le talent de Craig Johnson, je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps : la réponse est oui ! Le camp des morts est même meilleur encore que Little Bird.
    On y retrouve tous les ingrédients qui faisaient l'originalité et l'efficacité du précédent… à la puissance dix : un récit sans temps morts, une bonne dose d'humour, une totale maîtrise des dialogues, des répliques qui font mouche et une galerie de personnages touchants et humains, vraiment incarnés.
    Dans Le camp des morts, même si la communauté basque vole la vedette aux amérindiens (j'ignorais totalement que la diaspora basque était si importante en Amérique du Nord et du Sud), il m'a semblé que la charge sociétale du roman était moindre que dans Little Bird. De même, j'ai trouvé les grands espaces moins omniprésents que dans le premier opus des aventures de Longmire.
    Mon plaisir à retrouver la bande à Longmire n'en a pas été émoussé pour autant, bien au contraire.
    J'en profite pour préciser qu'il n'est pas besoin d'avoir précédemment lu Little Bird pour apprécier pleinement Le camp des morts, car si l'on en retrouve les principaux personnages, l'enquête bouclée dans le premier tome n'a pas d'incidence sur le deuxième.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2010/04/21/Le-sh%C3%A9rif-colle-aux-B..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sassenach, le 09 décembre 2010

    sassenach
    L'hiver fait rage dans le comté d'Absaroka, Wyoming et le shérif Walt Longmire se remet péniblement de sa précédente affaire qui l'a touché de près. Mais le décès d'une pensionnaire de la maison de retraite, Mari Baroja, va le plonger dans le passé de la communauté basque du coin. La mort de la vieille dame ne semble pas être autre chose qu'une mort naturelle mais l'ancien shérif demande à Walt de poser des scellés sur le lieu du décès et de faire effectuer une autopsie …
    Je ne sais jamais trop où m'arrêter quand je fais un résumé d'un roman policier, particulièrement quand il est aussi riche et passionnant que celui-ci. J'ai retrouvé avec plaisir Walt Longmire et l'histoire de ce deuxième opus commence peu de temps après la fin du premier tome. du coup, comme cela faisait un petit moment que je l'avais lu, j'ai parfois eu quelques moments de flottement quand des allusions à l'affaire de Little Bird sont faites, plus particulièrement tout ce qui concernait les noms des protagonistes. Heureusement, j'ai vite replongé dans l'histoire, tout autant si ce n'est plus, sous le charme de ce grand shérif bourru à l'humour ironique et son ami indien Henry. L'histoire est très intéressante et m'a permis de découvrir que des Basques s'étaient installés dans cette région des Etats-Unis, ce que j'ignorais totalement. du coup, j'ai trouvé cette découverte très originale. On retrouve la présence de la nature et de l'hiver, ce que j'ai apprécié une nouvelle fois (du coup, je lisais dehors mais j'avais presque chaud comparé à mes héros de papier !). L'intrigue reste classique mais pleine de rebondissements et m'a permis de frémir plus d'une fois pour mes amis du Wyoming. Des nouveaux personnages font leur apparition et m'ont paru déjà très attachants, ce qui laisse supposer un troisième tome encore plus fort côté « addiction » à cette série … vivement la suite !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 30 mars 2012

    encoredunoir
    La venue de Craig Johnson à Quais du Polar m'a convaincu de lire Le camp des morts, deuxième opus de la série consacrée au shérif Walt Longmire qui attendait depuis quelques temps d'être lu. S'il avait tant attendu, c'est que le premier titre de cette série, Little Bird, lu il y a quelques années, ne m'avait a priori pas laissé un souvenir impérissable si ce n'est celui d'une lecture relativement plaisante mais pas vraiment transcendante.
    La mémoire des émotions est toutefois quelque chose d'étonnant et le fait de retrouver ce Walt Longmire que j'étais persuadé d'avoir oublié fut finalement un moment très agréable. L'impression, à la lecture des premières pages, dont l'action se déroule quelques mois seulement après celle de Little Bird, de retrouver de vieux amis que l'on a la sensation de n'avoir quitté que depuis la veille augurait finalement d'un moment plus plaisant que prévu.
    L'intrigue de départ du Camp des morts est tout ce qu'il y a de plus classique : dans le comté isolé d'Absaroka, Wyoming, balayé par une tempête de neige, une pensionnaire de la maison de retraite vient de mourir. Mais Lucian Connally, l'ancien shérif et mentor de Walt Longmire, est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre et convainc son successeur de mener l'enquête, mettant à jour des secrets enterrés depuis bien longtemps et une sombre affaire d'héritage.
    Ce n'est bien entendu pas dans la résolution de cette énigme que tient l'intérêt du roman de Craig Johnson, mais plutôt dans la manière dont l'auteur aborde avec finesse la manière dont, sur cette terre accueillant des peuples attachés à leurs traditions ancestrales, cheyennes, crows, lakotas ou… basques, la mémoire ne cherche qu'à ressurgir, pour le meilleur ou pour le pire.
    Walt Longmire, shérif vieillissant aux airs débonnaires et qui cache mal son côté fleur bleue, fidèle en amitié mais aussi terriblement opiniâtre, est un narrateur de choix, observant sans fard et avec humour ses concitoyens, et suscitant rapidement l'adhésion du lecteur.
    Craig Johnson, dans ce deuxième roman, réussit donc incontestablement à accrocher ce lecteur, y compris, celui qui avait pu se montrer un peu dubitatif à la lecture du premier volume. Parce que sous une histoire simple et avec des personnages qui ne sont jamais des héros ni complètement des salauds, avec les paysages du Wyoming qu'il décrit avec sensibilité et avec cette manière d'extraire l'histoire d'un territoire dont pense souvent qu'il n'en a pas et en montrant la manière dont elle influe sur la vie de ceux qui y sont installés aujourd'hui, il nous en dit plus sur l'homme que bien des traités.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-le-camp-des-morts-de-craig..
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 21 mars 2012
    Personnages attachants, dialogues savoureux, humour, Craig Johnson confirme son talent de romancier.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Philes67, le 17 mai 2012

    Une vie sans ami s'achève par une mort solitaire (proverbe basque)
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  • Par BMR, le 19 mai 2010

    [...] Ils utilisaient du feu dans le temps.
    Le vieux cow-boy voulait dire que les gars qui avaient la fantaisie de mourir pendant l’hiver au Wyoming trouvaient le repos éternel sous un mètre cinquante de terre gelée.
    - Ils construisaient un feu de joie et le laissaient brûler quelques heures pour que ça dégèle, et ensuite ils creusaient la tombe.
    Jules enleva le bouchon d’une flasque qu’il avait tirée de la poche poitrine de sa veste en jean, une véritable loque, et s’appuya sur sa pelle complètement pourrie. Il faisait - 2 °C, il ne portait rien d’autre que cette veste en jean et il ne frissonnait même pas ; la flasque y était probablement pour quelque chose.

    La suite de ce premier chapitre est disponible sur le site de l'éditeur.
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  • Par kathel, le 22 novembre 2010

    Je secouai la tête et baissai les yeux vers le poêle. Il réchauffait un peu notre coin d’univers et je sortis les épaules du duvet.

    — Est-ce que tu vas te décider à dire autre chose que “oui” ?

    Et j’ajoutai précipitamment :

    — Ne réponds pas à cette question.

    Le vent soufflait fort, battant contre les parois en bois de la vieille station essence Sinclair que Henry Standing Bear avait convertie en bar. Le Red Pony était en bordure de la Réserve, et le vent était plus ancien ici. J’écoutai les voix des Vieux Cheyennes qui descendaient du Nord-Ouest pour aller se perdre dans les Black Hills. J’avais vécu des épisodes hallucinatoires lors de la première tempête de neige de la saison, tout au moins, c’était ainsi que j’avais décidé de les appeler, mais d’une certaine façon les Vieux Cheyennes me manquaient. Ils n’étaient pas les seuls à me manquer. Je gardai pendant une seconde le goût amer du café dans ma bouche. Ce n’était la faute de personne ; j’étais en mode silence radio.
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  • Par caro64, le 29 janvier 2011

    Nous avons placé une partie considérable de notre personnel sur cette affaire et nous faisons tout notre possible pour clore rapidement cet incident.
 Qu'allais-je dire d'autre ? Que nous n'étions que trois personnes et demie, et que nous allions faire durer l'enquête aussi longtemps que possible, juste pour avoir quelque chose à faire ? Je redoutais le ronronnement monologique qui accompagnait ces déclarations publiques et je vivais dans la peur que ma bouche s'ouvre un jour et que la vérité en sorte. ››
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  • Par caro64, le 29 janvier 2011

    Ce sont les plumes de hibou qui sont signes de mort, les messagères de l'autre monde. La plume d'aigle est un signe de vie, elle renvoie à toutes les activités des vivants : faire la pluie, planter et récolter dans les champs, pêcher en abondance, protéger les maisons et guérir les maladies. Elle est considérée comme le souffle de la vie, incarnant le pouvoir et l'esprit de l'oiseau dont elle était autrefois un élément vivant.
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Vidéo de Craig Johnson

Les carnets de route de François Busnel, France 5, 23/02/2012
Rencontre avec Craig Johnson
Le périple de François Busnel commence dans le Dakota du Sud, au pied des collines sacrées, situées dans les territoires sioux et cheyenne, parmi les plus majestueux paysages d'Amérique. C'est également l'un des sites les plus chargés d'histoire : Deadwood, Little Big Horn, Wounded Knee, Bear Butte... La liste est longue de noms qui évoquent la conquête de l'Ouest, les règlements de comptes entre desperados, les batailles rangées opposant Tuniques bleues et Indiens, les massacres des populations indigènes... Avec les écrivains Dan O'Brien, Craig Johnson, Alexandra Fuller, Jim Harrison et James Lee Burke...








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