> Ruedi Imbach (Préfacier, etc.)

ISBN : 2204063843
Éditeur : Le Cerf (1999)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Biographie d'Alexandre Jollien

Etranglé à la naissance par son cordon ombilical, Alexandre Jollien est un miraculé, mais il ne sortira pas indemne de ce périple. Handicapé, il brave les obstacles qui se dressent sur son chemin. Les écoles spécialisées s'i... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 14 novembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Alexandre Jollien est un auteur que j'ai envie de découvrir depuis un long moment. Mais l'occasion ne s'est jamais présentée ou plutôt je ne l'ai jamais laissée se présenter. En effet, lire de la philosophie n'est pas toujours chose aisée. J'avais adoré mes huit heures hebdomadaires au lycée mais depuis, c'était plutôt le calme plat. Et puis, je suis tombée sur son premier livre Eloge de la faiblesse. J'ai tout de suite été attirée par ce titre coloré et son mini format. Moins de cent pages et tout en dialogue, j'ai alors pensé que quoiqu'il arrive, je survivrais.
    Ce livre ne renferme pas de la philosophie pure et dure. C'est plutôt une leçon de vie, un chemin vers la réflexion. Alexandre Jollien se sert de Socrate pour engager une conversation et ainsi nous raconter ses anecdotes et notamment sa vie au « centre ».
    Mais ce n'est pas une simple autobiographie. Face à Socrate, il tente de comprendre et d'expliquer les faits et gestes d'autrui.
    Ce n'est pas un livre qui vous dit que malgré tout, tout est beau et tout finit bien. C'est un livre qui a un sens, qui vous amène à la réflexion, à tenter de comprendre pourquoi des personnes réagissent de telle manière et pourquoi nous, nous agissons comme ça.
    C'est une belle leçon de vie ! Durant toutes ces années, il a enduré beaucoup de choses et c'est sûrement encore le cas parfois, pourtant dès qu'il le peut, il prend la vie de son bon côté. Chercher les petits plus, les petits riens, trouver de la force dans ses faiblesses.
    Voilà un livre que l'on referme avec le sourire et une certaine serénité.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 01 avril 2012

    Luniver
    Handicapé moteur de naissance, Alexandre Jollien nous livre ses réflexions sur son parcours, sur un ton qui reste positif et enjoué, de dix-sept ans passés en institution pour personne handicapée à des études de commerce et de philosophie.
    Au travers d'un dialogue avec Socrate, il nous raconte notamment sa vie au centre, l'amitié forte qui se créait entre les pensionnaires, le manque d'affection tout au long de ces années puisque plongé dans un monde médical où les éducateurs gardent leurs distances avec leurs patients, la bureaucratisation de l'institution, un avenir réduit à la fabrication de boîtes de cigare, ... En dépit de tous les pronostics, il parvient à intégrer la "vie normale", malgré les regards de pitié qui détruisent la confiance en soi, malgré la certitude d'être différent, malgré la gêne ou l'hostilité des autres.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 15 octobre 2011

    brigittelascombe
    "La faiblesse peut devenir féconde génératrice d'amitié".
    S'il y a faiblesse due au handicap de naissance d'Alexandre Jollien "infirme cérébral moteur", il y a forcément force, vue son obstination à "rester debout".
    Sous une forme originale de dialogue entre Socrate(-Alexandre) et Alexandre(-Alexandre), l'auteur(qui dit avoir accepté que jamais il ne sera "normal") s'interroge sur sa propre normalité et par la même occasion sur la normalité de Socrate.
    Le "Connais toi toi même" de Socrate se juxtapose au "Deviens ce que tu es d'Alexandre Jollien".L'esprit et le corps en souffrance se rejoindraient ils enfin à travers mots?
    Nous ne pouvons qu'admirer la volonté déployée par l'auteur "pour sauver sa peau" ...d'écorché vif,"progresser,améliorer" son état de santé,que comprendre sa "joie de vivre deux jours par semaine" en famille, et de tisser des liens d'amitié avec la communauté de l'institution le reste du temps.
    "Nul n'est méchant" affirmait également Socrate, mais le "climat d'oppression" maintenu par les éducateurs(manquant pour la plupart de psychologie) l'obligeait à utiliser ruse et mensonge, "tirer profit de l'injustice" était un défi quotidien.
    Rien n'est encore gagné, lorsqu'entreprenant des études de commerce donc rejoignant ainsi le "monde des normaux", il lui faut faire fi de sa trop grande émotivité(surtout vis à vis des filles jamais côtoyée),passer outre "les sourires qui blessent", "les compliments qui tuent", "la pitié qui anesthésie",s'efforcer de ne pas toujours suivre les modèles imposés, émerger de la dépendance affective.
    Un témoignage fort et émouvant qui questionne sur le rejet de celui qui est différent et sur sa propre normalité.Une leçon de vie qui démontre que l'enfer est souvent pavé de bonnes intentions... si ce n'est de mauvaises.
    A noter qu'Eloge de la faiblesse dont la première publication est parue en 1999 a obtenu le prix Mottard de l'Académie Française française, le soutien à la création littéraire et le prix Montyon 2000 de littérature et philosophie.Il a été mis en scène en 2007.
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 14 septembre 2011

    Kittiwake
    Merci aux Editions Marabout et au regretté site Bibliofolie de m'avoir donné l'occasion de découvrir ce récit.
    Alexandre Jollien souffre d'un handicap (et d'emblée les mots que j'utilise ne me semblent pas adéquats, tant la souffrance n'est pas ce qui saute aux yeux dans ce livre). Les circonstances de sa naissance ont fait que son cerveau, en parfait état de marche en ce qui concerne l'intellect, est lésé pour les commandes motrices, dont celles qui régulent l'élocution. Quel combat pour cheminer le long du parcours qui est le sien! Pour faire ses preuves, dix fois plus qu'une personne ordinaire. Et pour citer Bernard Werber, Alexandre a l'amour pour épée, l'humour pour bouclier. C'st par l'humour, et l'auto-dérision qu'il réussit à s'intégrer dans la société, si prompte, à juger par peur ou par ignorance.
    Ce livre est un témoignage personnel mais Alexandre parle aussi avec beaucoup d'empathie de ceux qui furent ses pairs pendant les années de séjour en institution. C'est aussi l'occasion de pointer du doigt le fonctionnement de ces structures, certes indispensables et bien souvent efficaces, mais qui risquent si elles prennent le moule administratif et réglementaire qui fait tache d'huile de nos jours, de perdre toute trace d'humanité.
    Nous sommes loin d'un pamphlet : Alexandre remercie grandement nombre de ses amis, qui l'ont soutenu au cours des différentes étapes de ce parcours et l'ont fait accédé à un épanouissement personnel bien mérité
    Le livre est construit sous la forme d'un dialogue, avec Socrate lui-même, excusez du peu. Comme à l'accoutumée Socrate pose les questions pour faire cheminer la pensée de son interlocuteur. Sauf qu'ici, on se demande (d'ailleurs non, on en est sûr) que la réponse précède la question! Peu importe, cela donne une belle vivacité au texte qui fait que je l'ai lu d'une traite (il faudra peut-être que j'y revienne pour être sûre de ne pas être passée à côté de notions importantes).
    Alexandre, vous êtes une belle âme.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/09/leloge-de-la-faiblesse.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par keisha, le 20 novembre 2009

    keisha
    Alexandre Jollien est handicapé moteur de naissance et a passé sa jeunesse dans une institution spécialisée. Son destin était de fabriquer des boîtes à cigare, mais il a lutté pour faire des études, de commerce puis de philosophie.
    Il a choisi de présenter le récit de sa vie sous forme d'un dialogue avec Socrate. Il parle de ses camarades à l'instuitution, des éducateurs, du handicap, du regard des autres et de la place de la philosophie dans sa vie et son évolution.
    Socrate
    La pitié blesse plus que le mépris?
    Alexandre
    Oui, pas de pitié. (...) Chaque jour je rencontre ce regard condescendant qui croit me faire plaisir, peut être sincèrement, mais qui nie ma liberté et me nie ipso facto.
    Socrate
    En quoi la liberté te semble-t-elle niée par la pitié?
    Alexandre
    Je pense que le mépris est tonique, comme disait Balzac... En revanche, la pitié, par sa fadeur, anesthésie.
    ou encore
    Alexandre
    Mon incapacité à atteindre une parfaite autonomie me montre quotidiennement la grandeur de l'homme. Au coeur de ma faiblesse, je peux donc apprécier le cadeau de la présence de l'autre, et à mon tour, j'essaie avec mes moyens de leur offrir mon humble et fragile présence.
    L'individu faible ne représente pas nécessairement un poids pour l'autre. (...)
    Socrate
    La faiblesse peut devenir féconde, génératrice d'amitié. Est-ce bien ta pensée?
    Alexandre
    En théorie, mais la mettre en pratique reste difficile. c'est tout un travail, encore une fois. Assumer jusqu'au bout sa faiblesse demeure une lutte de tous les instants. Rien n'est acquis à jamais. Souvent nous sommes seuls dans cette entreprise et le regard des autres devient un frein à cette acceptation.
    Avec sincérité, courage et dignité (et parfois humour) Alexandre se dévoile et nous questionne aussi. Un petit livre qui pousse à la réflexion et à la remise en cause de nos pensées et regards. Ainsi qu'à examiner sans peur nos propres faiblesses?

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-eloge-de-la-faib..
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Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 29 septembre 2011
    Alexandre Jollien réussit là où de nombreux philosophes ont échoué : donner envie de s'instruire, de réfléchir profondément sur soi [...]. C'est un petit manuel pour progresser avec pour guide : la joie.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par claracambry, le 18 mai 2010

    Très vite, j’eus l’intuition qu’en fuyant le handicap, on s’isole. Il est là, il faut l’accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale
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  • Par mandarine43, le 06 février 2012

    S'affirmer me paraît vital. Un copain souffrait d'un léger handicap au pouce. Il gardait toujours la main dans la poche. Je lui dis : "Il ne faut pas fuir le handicap. Regarde-moi, pour cacher le mien, il faudrait que je sorte dans la rue emballé dans un sac poubelle !"
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  • Par Luniver, le 30 mars 2012

    [...] en face, Jérôme, au regard profond, qui m'observait attentivement. Une fois, il me lança, de sa voix éteinte, dans un effort surhumain un «Çaa bva ?»

    La pensée que Jérôme, paralysé au fond de son lit, s'inquiétait de mes infimes soucis me bouleverse encore aujourd'hui. Il ne m'avait pas sermonné sur le courage, sur la nécessité de penser positif comme le prône la littérature édifiante, mais par de simples mots : «Çaa bva ?» il avait tout dit. Son soutien était total.
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 10 novembre 2011

    Rien ne nous unissait, pourtant tout nous réunissait. Ensemble, nous pouvions mieux tolérer l'intolérable de notre situation, c'est pourquoi nous nous gardions bien de dilapider notre temps si précieux dans d'inutiles querelles, de vaines mesquineries. Nous nous soutenions pour mieux affronter l'épreuve, pour assumer ensemble l'isolement de chacun.
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  • Par lucioler, le 02 juin 2011

    " La douceur de la vie dans sa simplicité la plus pure rappelle qu'il faut profiter d'elle envers et contre tout. La vie n'était plus une rivale, mais une alliée. Alliée exigeant, sévère, mais alliée tout de même."

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Videos de Alexandre Jollien

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Vidéo de Alexandre Jollien

Le laboratoire philosophique des HUG. Extrait de la conférence d'Alexandre Jollien du 11 juin 2009 Freud, ou la justice intérieure. extrait "les pulsions"











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