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ISBN : 2501099311
Éditeur : Marabout (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.92/5 (sur 189 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Biographie d'Alexandre Jollien

Etranglé à la naissance par son cordon ombilical, Alexandre Jollien est un miraculé, mais il ne sortira pas indemne de ce périple. Handicapé, il brave les obstacles qui se dressent sur son chemin. Les écoles spécialisées s'i... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 25 septembre 2014

    canel
    Alexandre Jollien est 'infirme moteur cérébral', il a passé son enfance et son adolescence dans une institution pour handicapés. Il garde de bons souvenirs d'amitié et de solidarité entre les pensionnaires, mais déplore le manque de subtilité de certains éducateurs. Il estime que le centre était trop coupé de l'extérieur et regrette d'avoir été confronté aussi tardivement et brutalement au monde des 'valides'. Son arrivée dans la 'vraie vie' lui a semblé difficile lorsqu'il a quitté l'institut pour suivre des études. « Aujourd'hui, on prône l'intégration ; à mon époque [années 80], on préconisait l'immersion : un groupe plongé dans un autre groupe. »
    Jollien évoque aussi le regard et le comportement des autres, les 'normaux' (l'occasion pour lui de revenir sur la notion de normalité), trop gentils ou pas assez. Moqueurs, condescendants ou trop attentionnés - surtout mal à l'aise et malhabiles, pour la plupart.
    Cet ouvrage est présenté dans la collection 'Philosophie' des éditions Marabout. Je l'ai plutôt perçu comme un manuel 'de développement/épanouissement personnel', selon la formule consacrée. Plutôt une philosophie personnelle que de LA Philosophie, donc : conseils pour apprendre à s'accepter tel qu'on est, à avoir confiance en soi, à s'affirmer, à trouver sa place dans la société. Les problèmes liés au handicap de l'auteur sont d'ailleurs applicables à d'autres types de 'différences'.
    Le choix de narration (dialogues fictifs avec Socrate) me semble un brin prétentieux. Je mets ça sur le compte de la jeunesse de Jollien, qui n'avait que vingt-quatre ans lorsqu'il a rédigé ce texte, de même que tous les poncifs, les bons sentiments et la naïveté du propos - une naïveté que l'auteur reconnaît en préface.
    Témoignage certainement émouvant, mais gentillet, superficiel et décevant si on s'attend à lire de la "philosophie", même simplifiée.
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    • Livres 4.00/5
    Par Piatka, le 04 mai 2013

    Piatka
    En refermant ce livre, je me suis posée de nombreuses questions, entre autres :
    Qu'est-ce que la normalité ? Et combien sont ceux qui croupissent dans des institutions, jugés " anormaux " ?
    Le récit de son parcours, atypique et chaotique, témoigne avec humour mais sans complaisance, de l'extraordinaire force de vie de ce jeune philosophe qui tutoie Socrate sans complexe.
    Bref, j'ai beaucoup aimé ce témoignage, au point d'envoyer par SMS la photo de la couverture blanche et rouge à quelques amis, pour faire partager visuellement ma découverte, mettant ainsi en pratique immédiatement les bienfaits de l'amitié soulignés par Alexandre.
    Ce livre est précieux, et aide beaucoup à relativiser les petites misères du quotidien.
    Un très beau moment de philosophie vivante.
    Quelle force possède Alexandre malgré sa faiblesse apparente !
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    • Livres 4.00/5
    Par Mademoiselle_Lecture, le 06 mars 2015

    Mademoiselle_Lecture
    J'adore lire Alexandre Jollien. Ses livres sont de vraies bouffées d'espoir, d'optimisme et de courage.
    Savez-vous pourquoi ? Parce qu'il ose !
    Il ose étudier la philosophie alors qu'il a passé toute son enfance dans un centre spécialisé.
    Il ose croire en ses chances et tout faire pour qu'elles existent.
    Il ose créer un dialogue entre lui et Socrate, philosophe mort il y a plus de deux mille ans.
    Il ose dompter ses peurs et surtout avancer avec elles.
    Il ose braver les normes. Mais au fond, qu'est-ce que la norme ?
    A travers ce livre, nous découvrons les débuts de sa passion pour la philosophie, son amour pour Socrate et surtout une réflexion sur cette fameuse norme. Qui parfois nous enserre, nous retient.
    Il nous parle de l'institut où il était dans ses premières années, ses amis, sa manière de voir. Et puis, l'arrivée dans le monde « normal » où les codes qu'ils avaient appris n'étaient plus du tout les mêmes. Chaque monde a son code ? Chaque homme a son code ? Peut-être.
    Ce que j'aime chez Alexandre Jollien, c'est le sourire de ses mots. Dès que je le lis, je me sens prête à soulever des montagnes. Me dire que tout est possible. Certains livres donnent parfois cette impression le temps d'un instant. Pour d'autres, c'est plus qu'une passade. Plutôt le synonyme d'un changement, d'une envie de voir le monde autrement.
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    • Livres 5.00/5
    Par mlseditions, le 11 janvier 2015

    mlseditions
    Voilà un petit livre compact où l'auteur, handicapé de naissance et sous forme de conversation avec Socrate, nous invite à réfléchir sur la normalité, sur la philosophie et l'amitié. Malgré un début de parcours chaotique en institution, l'auteur nous livre des petites clés pour apprendre à se surpasser et à s'intégrer dans une société où la normalité règne en maître. Il démontre que finalement le handicap nous renvoie à un sentiment de souffrance et de culpabilité que nous fuyons inconsciemment. Nous sommes formatés à une certaine vision de la condition humaine et nous ressentons un véritable malaise face à l'anormalité.
    J'ai été très touchée par la force et la sincérité de l'auteur, par sa quête de liberté et de compréhension tout en refusant l'apitoiement ou la pitié d'autrui. A la fin de cette conversation, les termes de Socrate ouvrent une véritable réflexion sur la conception de la normalité physique ou mentale et sur la limite de celle-ci.
    Une très belle réflexion philosophique rythmée par une conversation qui offre une légèreté dans la lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par tatooa2001, le 27 février 2014

    tatooa2001
    Ce petit livre superbe me rappelle, de façon simple, à partir du vécu d'Alexandre, tout ce que j'ai moi-même découvert en thérapie, y compris l'espèce de vacuité qu'on atteint en fin de travail psy dont il parle. Il tombe à pic dans ma vie, comme souvent avec ce genre de livre.
    Une piqûre de rappel sur la sagesse et la lucidité du regard et de la pensée ne peut être que salutaire.
    Cela s'adresse à ceux qui cherchent, à ceux qui ont trouvé, qui doutent, qui veulent "connaître l'homme", davantage... Un lent parcours parfois très difficile, sur lequel Alexandre pose le voile pudique de l'humour avec pas mal de tendresse. C'est un gars que j'aime beaucoup, lui aussi.
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Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 29 septembre 2011
    Alexandre Jollien réussit là où de nombreux philosophes ont échoué : donner envie de s'instruire, de réfléchir profondément sur soi [...]. C'est un petit manuel pour progresser avec pour guide : la joie.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Cognet_Marie, le 21 mars 2015

    Je m'attelai donc à manier les mots, à provoquer le rire chez mes chers camarades. Très vite, à l'étonnement général, je me fis une place parmi eux. Curieusement, mes amis authentiques ne se trouvaient pas parmi les premiers de classe, ni parmi les dociles, mais bien chez les derniers, les indisciplinés, ceux qui ricanent "tout derrière", ceux qui savent se montrer cruels. Ceux-là mêmes manifestaient à mon endroit une tendresse, une innocence, un amour que je n'ai jamais trouvés ailleurs. Leur façon de m'aider, d'entrer en contact avec moi revêtait une forme de nudité. Ce n'était pas la pitié des vieilles qui me donnaient cent sous (ce qui du reste ne me déplaisait pas toujours), ni l'altruisme ostentatoire du fils à papa qui démontrer sa bonne éducation, son savoir-vivre. L'amitié du cancre était maladroite, discrète, sincère. Il se confiait à moi et j'osais me livrer à lui.
    Je me rappelle toujours de cet esprit rebelle à qui j'adressai ma salutation habituelle : "Sois sage." Un jour, il me répondit à brûle-pour point : "Et toi, marche droit!" Cela me procura un plaisir extrême. Il m'estimait pour moi-même et n'avait pas pris les pincettes que prennent ceux qui me sourient béatement quand, à la caisse, je pain mon paquet de spaghettis aux herbes. Il y a des sourires qui blessent, des compliments qui tuent.

    SOCRATE
    Tout cela voudrait dire que la pitié blesse plus que le mépris?

    ALEXANDRE
    Oui, pas de pitié. Une fois de plus, je donne raison à Nietzsche. Je crois qu'il voit juste quand il condamne la pitié, l'hypocrisie ou le paraître. Chaque jour, je rencontre ce regard condescendant qui croît me faire plaisir, peut-être sincèrement, mais qui nie ma liberté et me nie ipso facto.
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  • Par Cognet_Marie, le 21 mars 2015

    ALEXANDRE

    [...] Je n'arrive pas encore à me convaincre que les gestes doivent être réprimés. S'il faut une retenue, je pense cependant que la convention sociale qui la dicte provient avant tout d'une peur, d'un malaise face au corps, face à l'autre. Il m'arrive encore aujourd'hui de retenir un geste par trop amical envers un professeur. Poussé par un instinct, un désir de prouver spontanément mon affection en lui serrant la main, en lui tapant l'épaule, ... je sens bien que de tels gestes peuvent être malvenus, voire prohibés dans certaines situations.

    SOCRATE
    Et ta nouvelle méthode ?

    ALEXANDRE
    Tous ces événements me firent prendre conscience que j'appartenais à un "autre monde". Dès lors, il fallait tout mettre en oeuvre pour s'intégrer, pour apprendre le langage de ce monde, ses codes et ses interdits. Je commençai par observer.
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  • Par Cognet_Marie, le 21 mars 2015

    SOCRATE
    Décris-moi un peu les éducateurs qui t'ont aidé, ceux que tu apprécies! J'aurai ainsi une opinion plus complète, plus neutre.

    ALEXANDRE
    Ils nous aimaient. Ils avaient confiance en nous, en nos possibilités. Sans prétendre tout maîtriser, conscients que beaucoup d'éléments leur échappaient, ils se montraient modestes. Plus pragmatiques que les autres, ils ne réduisaient pas la réalité à de vains schémas, de futiles théories. Ils agissaient en philosophes, se laissant conduire par la réalité, essayant de nous comprendre tout simplement, mais le mieux possible.
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  • Par Cognet_Marie, le 21 mars 2015

    Tu n'imagines pas les dégâts qu'occasionne l'absence des parents. De plus, le sentiment que les éducateurs nous soignent plutôt qu'ils nous aiment n'arrange rien ... Ce vide ressenti dès ma prime jeunesse me fait encore souffrir aujourd'hui.

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  • Par Luniver, le 30 mars 2012

    [...] en face, Jérôme, au regard profond, qui m'observait attentivement. Une fois, il me lança, de sa voix éteinte, dans un effort surhumain un «Çaa bva ?»

    La pensée que Jérôme, paralysé au fond de son lit, s'inquiétait de mes infimes soucis me bouleverse encore aujourd'hui. Il ne m'avait pas sermonné sur le courage, sur la nécessité de penser positif comme le prône la littérature édifiante, mais par de simples mots : «Çaa bva ?» il avait tout dit. Son soutien était total.
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