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ISBN : 2757848798
Éditeur : Points (2015)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 163 notes)
Résumé :
Alexandre Jollien poursuit sa quête d'une sagesse qui apporte la paix intérieure. Si la joie est le but, la voie royale pour la vivre est l'abandon ou, en termes bouddhistes, la "non-fixation". Ne pas "fixer", c'est se débarrasser des représentations, et par là laisser la vie être ce qu'elle est. Cela rend la perte vivable. Cela rend ouvert à l'autre, au monde. C'est aussi un chemin pour s'accepter tel que l'on est, même handicapé.
Chacune des 20 pensées réu... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
zenzibar
zenzibar05 décembre 2015
  • Livres 5.00/5
« Apprendre à ne plus refuser le réel, à accueillir ce qui est, sans résister, sans lutter sans cesse,cette fâcheuse tendance qui me mène à l'épuisement »
Alexandre Jollien, annonce d'emblée le message qu'il entend partager avec le lecteur dans ce « Petit traité de l'abandon ».
Il s'agit d'un partage et nullement de « leçons », si Alexandre Jollien expose des convictions, elles correspondent à son vécu, aux antipodes d'arguments d'autorité ou de compilations de formules pré-digérées de "stars" de la pensée.
Jollien cite et revient régulièrement à un aphorisme attribué à Bouddha du « Soutra du diamant » tel un mantra mais nous sommes aussi dans l'univers de Lao Tseu et d'Epitecte.
L'auteur n'a jamais dissimulé sa créance à Epitecte qui a transformé sa vie.
La vie peut être souffrance, elle accompagne Alexandre Jollien depuis sa naissance, mais il faut accepter cette souffrance en soi, ne pas l'accepter totalement est ce qui permet le développement d e cette souffrance..
Epitecte n'a t-il pas écrit
« Ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses mais les jugements relatifs aux choses. »
Nous ne sommes pas dans la mortification, le culte de la souffrance. Il faut vivre avec et s'ouvrir à la vie qui offre aussi ses flagrances de bonheur, se rendre disponible pour la beauté, l'amitié, l'amour.
Mais là aussi, il ne faut pas s'égarer, l'ami, l'être aimé(e) n'apportent pas des actes magiques qui effacent la laideur, créent un monde enchanté. L'amour comme l'écrit Jollien c'est « la bienveillance inconditionnelle », ceci n'efface pas le passé mais il transcende la sécheresse des actes et bien sur dans la condition humaine de l'auteur, sa différence, sans la masquer.
Au fil de ses différentes œuvres elle est omni présente et pesante mais l'auteur joue aussi avec elle et l'apprivoise en quelque sorte .
Le livre tel un moulin à prières tibétain invite à la réflexion à travers des courts chapitres dédiés à des mots choisis (« dépouillement »,« détermination », gratitude », « peur »...) ; il communique au lecteur une profonde sensation d'apaisement.
Les esprits chagrin considèrent qu'il s'agit d'une apologie de la résignation, tout le contraire.
C'est précisément grâce à son éveil spirituel et à sa bouleversante force de résistance à la condition mutilante qui semblait sa destinée à vie, qu'Alexandre Jollien a transfiguré son existence.
Un livre à lire pour s'éveiller, se réveiller ou plus simplement respirer
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Chouchane
Chouchane05 octobre 2015
  • Livres 3.00/5
Un petit coup de déprime, le moral dans les chaussettes, l'anxiété qui gagne… c'est le moment de lire Petit traité de l'abandon. Même si on ne partage pas tout, Alexandre Jollien sait dire des choses qui touchent au coeur. Faut dire que c'est un être d'exception : naître handicapé moteur, vivre 17 ans dans un institut, faire l'objet de moqueries et autres formes de mépris pour devenir un des philosophes les plus lus et les plus médiatiques du moment … chapeau ! Ce fut sans doute vital pour lui de renoncer notamment au corps beau et musclé dont il parle dans tous ses livres. Il semble qu'il ait réussi s'abandonner à la vie telle quelle vient et à accepter son corps et son réel tel qu'il est. C'est un homme comblé (et il sait le dire), marié et père de 3 enfants dont le quotidien semble être le terrain de jeu favori. Dans ce livre - qui est une retranscription de discussions publiques - il nous montre avec ces exemples de petites choses de tous les jours que l'on peut être heureux ou tout le moins «dans la joie » malgré tout.
De jolies citations émaillent le propos… Pénétré de philosophie zen, méditant tous les jours, Jollien a su soigner ses blessures par la force de sa pensée, de sa réflexion. A ceux qui s'attristent de leur vie, à ceux qui pleurent sur leur sort et risquent même de se laisser engloutir par leur façon de (mal) raisonner, il dit : détente, simplicité, détermination, bienveillance, ne pas se comparer, faire confiance à la vie car l'abandon pour lui est une sorte d'acceptation du présent, un retour au réel. Ne pas regretter le passé, ne pas craindre l'avenir et vivre le moment tel qu'il vient : évidemment, cela n'est simple pour nous mais cela ne semble plus facile pour lui-même s'il répète désormais comme un mantra « ce n'est pas compliqué ». Ce qui vaut le coup dans cette réflexion, c'est que Jollien propose de se concentrer sur les « ennemis intérieurs », sur soi. Car en effet, bien qu' il y ait des tas de problème qui nous arrivent de l'extérieur, injustice sociale, pollution et maladies… pour y faire face il n'y a qu'une solution être fort intérieurement. Face aux pires situations les meilleures décisions se prennent avec un calme intérieur, c'est ce chemin que Jollien nous propose.
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kanarmor
kanarmor04 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
Entre philosophie et bouddhisme, Alexandre Jolien propose un livre très riche, d'une grande profondeur spirituelle et humaine, qui ne peut qu'intéresser tout ceux et celles qui sont en recherche d'épanouissement personnel.
Le fil conducteur de cet essai : l'abandon qui mène à la joie. Ne pas lutter contre l'existence mais se laisser porter. Changer ce que l'on peut changer, et accepter ce que l'on ne peut pas changer. Se dépouiller de ce qui nous étouffe, ne pas étiqueter les êtres et les choses qui sont toujours mouvants, être pleins de gratitude envers la vie.
Tout cela est bien beau me direz-vous, mais quand on souffre moralement et physiquement, c'est une autre histoire ! Alexandre Jollien est handicapé moteur cérébral. Il a vécu 17 ans en institution spécialisé. Il souffre au quotidien. Alors en terme de souffrance et d'abandon...
Son livre est pour moi un essai fondamental, d'une grande lisibilité, une source immense de réflexion personnelle et spirituelle.
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Annabelle31
Annabelle3118 juin 2015
  • Livres 4.00/5
Avec son "Petit traité de l'abandon", Alexandre Jollien nous invite à visiter certains thèmes tel que l'ami, l'humilité, la simplicité, ou encore l'abandon, le lâcher prise.
C'est une lecture qui apaise, qui fait réfléchir, qui peut nous amener à être meilleur autant avec les autres qu'avec soi même, un livre qui fait du bien !
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cedratier
cedratier31 mars 2015
  • Livres 0/5
« Petit traité de l'abandon » (Pensées pour accueillir la vie telle qu'elle se propose) Alexandre Jollien (Points, 100 pages)
Au risque de choquer…
Ce petit traité se propose d'être une échappée, une échappée belle aux contraintes de la vie que nous nous fabriquons. Une vingtaine d'entrées construites en petits chapitres en ordre alphabétique, d'Abandon à Zen, en passant par Bienveillance, Dépouillement, Foi, Humilité, Rire… Autant de préceptes, voire de prescriptions. Car si A.J. prétend se garder des recettes, il n'y a pas une page sans un « il faut », « on doit », « il s'agit de » ou « il ne s'agit pas de ». Depuis son premier livre « Eloge de la faiblesse », Jollien, philosophe et handicapé moteur (cette précision s'impose puisque lui-même la place comme fondatrice de sa réflexion) s'échappe de plus en plus de sa souffrance par des chemins empreints de mysticisme qui me laissent plus que dubitatif, malgré l'intérêt que peut présenter son témoignage. Certes, on y lit un certain nombre de considérations de bons sens, étayées sur des sources variées (ainsi, ce qu'il dit de la relation qu'il a avec ses enfants, qu'on peut tous avoir avec nos enfants, et de l'amour qu'on leur porte, est particulièrement intéressant). Mais sur le fond, AJ nous invite à un abandon qu'il veut distinguer de la résignation, et pourtant, à mettre ainsi son corps brisé au centre de son cheminement intellectuel, il se focalise exclusivement sur les relations interindividuelles, qui ne sont pourtant pas seules à être déterminantes « pour accueillir la vie ». Et il ne dit rien par exemple des injustices sociales insupportables, et son petit précis peut aussi se lire comme une ode à la soumission. Et chaque livre qu'il écrit se veut une mise à distance de la (sa) souffrance d'être… tout en nous y ramenant sans cesse.
Un livre qui s'adresse sans doute à l'affect du lecteur plus qu'il ne propose de réelles pistes nouvelles ou originales de réflexion sur la condition humaine.
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Les critiques presse (1)
Culturebox04 octobre 2012
Ne cherchez pas dans ce « Petit traité de l’abandon » un mode d'emploi, vous y trouverez beaucoup plus, une ascèse, une aspiration au spirituel, pour vivre là et maintenant.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations & extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
missindigomissindigo02 février 2016
Apprendre à ne plus refuser le réel, à accueillir ce qui est, sans résister, sans lutter sans cesse, cette fâcheuse tendance qui me mène à l'épuisement.
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missindigomissindigo02 février 2016
Quand tu es assis, sois assis.

Quand tu es debout, sois debout.

Quand tu marches, marche.

Et surtout n'hésite pas (Maître zen Yunmen)

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missindigomissindigo02 février 2016
Regarder nos pensées comme s'il s'agissait de nos enfants que nous contemplons, que nous surveillons paisiblement.
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missindigomissindigo02 février 2016
La joie passe en moi, la tristesse aussi.

Elles vont et viennent.

Elles ne s'installent pas (Houeineng)
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missindigomissindigo02 février 2016
Mon corps était comme un enfant à protéger, à chérir.
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Vidéo de Alexandre Jollien
Conversation avec Matthieu Ricard | Lecteurs.com .Moine bouddhiste, Matthieu Ricard prône la quête du bonheur et un mode de vie où la sagesse, l?importance et la qualité des relations humaines, la bienveillance et le regard porté sur l?autre sont des valeurs primordiales. A l'occasion de la sortie de son livre "Trois Amis en quête de sagesse" co-écrit avec Alexandre Jollien et Christophe Andre, publié chez Allary éditions, Céline, blogueuse et fidèle lectrice l'a rencontré. A votre tour de profiter de cette rencontre. à découvrir aussi sur lecteurs.com
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