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ISBN : 2081249146
Éditeur : Flammarion (2012)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 151 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste », pense Franck en arrivant aux Bertranges, chez ses parents qu'il n'a pas vus depuis dix ans. Louise est là, pour passer quelques jours de vacances avec son fils dont elle a confié la garde au... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwordia, le 11 août 2012

    Gwordia
    Après avoir été conquise par Trois fois le loyer de Julien Capron, je suis une fois encore enchantée par l'écurie Flammarion. Je crois pouvoir affirmer qu'avec ces deux romans, l'ancestrale maison d'édition tient la palme de la rentrée littéraire 2012. Si vous deviez n'en lire que deux, choisissez ces deux-là ! Un doublé qui redonne ses lettres de noblesse à une littérature française souvent jugée trop morose.
    Si Capron met les nerfs à vif, Joncour met du baume au coeur en évoquant comme personne l'Homme et la Nature. Plutôt que de se complaire dans les désordres intérieurs, comme on le reproche trop souvent aux écrivains de nos latitudes, l'Ecrivant comme il se définit lui-même sur Twitter trouve l'émotion, la beauté et l'espoir en toutes choses, sans pour autant négliger ou minimiser les blessures et la tristesse. L'amour sans le faire est, comme La non-demande en mariage de Brassens, la plus belle des déclarations d'amour qui soit. L'amour de la Terre, l'amour du prochain, l'amour de soi.
    Entrelaçant des portraits écorchés, l'auteur excitent les sens en livrant des instantanés de toute beauté. Il fait de l'écriture un tableau chatoyant, une musique douce, un fumet délicieux et nous amène à toucher du doigt des vérités qui sont peut-être les réponses de nos lendemains. En abordant des sujets aussi profonds que le rapport à la famille, la parentalité ou la misère sociale, Joncour nous livre un récit délicat, bouleversant et profondément humain, empreint de nostalgie, porteur d'avenir mais plus que jamais ancré dans un présent qu'il nous rappelle de saisir et d'apprécier.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/08/11/rentree-litteraire-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 02 septembre 2012

    Kittiwake
    En tant que fan des Papous dans la tête, cette lecture était incontournable. Et je n'ai pas été déçue : si les premières lignes résonnaient de la voix et de l'élocution familière de Serge Joncour, l'histoire a rapidement pris le dessus pour me faire oublier l'auteur. Non que ce soit désagréable, mais il est plus difficile de s'approprier une intrigue lorsqu'elle est entendue avec une voix qui la conterait.

    Les deux personnages pivots, ont en commun des blessures inguérissables surtout quantdun entourage de taiseux les enferment sous des boisseaux de malentendus (normal pour des taiseux). Et tout l'art de l'auteur est de poser habilement des mots sur ces non-dits, ces silences qui acutisent l'incompréhension mutuelle et creusent le fossé entre ces êtres accablés, qu'un même traumatisme divise au lieu de les unir
    Il suffit parfois de la présence d'un enfant, avec sa naïveté et sa simplicité pour dénouer les langues et démêler ces écheveaux de rancoeurs auto-alimentées. Un petit coup de pouce du destin grâce aux divagations d'un «solitaire» et voilà que bien des problèmes se résolvent comme par magie.
    L'intérêt du lecteur est sollicité par la construction, alternance de deux récits qui convergent jusqu'à se rejoindre, et dont la rencontre est catalysée par des personnages évoqués en amont.
    Quant à l'écriture, fort agréable, plusieurs passages descriptifs m'ont immédiatement évoqué Giono :
    «Les feuilles, c'étaient les premières à annoncer la renverse, la pluie tombe sur elles en faisant le même bruit qu'une mer venue de loi, une mer qui se rapprocherait, une mer qui viendrait vers vous, ici c'est le chant des feuilles qui dit que c'en est fini des grosses chaleurs»
    Enfin, si à tout hasard vous lisiez ces lignes Monsieur Joncour, la Golf : elle est rouge ou elle est verte?

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/09/lamour-sans-le-faire.html
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 14 novembre 2012

    canel
    --- PEPITE, COUP DE COEUR DE LA RENTREE ! Ceci n'est pas (seulement) une histoire d'amour, c'est beaucoup plus !
    Trois destins. En quelques mots :
    - Franck, cameraman récemment frappé par la maladie revient voir ses parents agriculteurs, après dix ans de brouille. Sur la route, il se laisse gagner par ses souvenirs d'enfance auprès de son frère Alexandre, de six ans son cadet.
    - Louise est veuve depuis 10 ans, la plaie du deuil reste béante, elle travaille en ville dans une usine "fantôme", avec quelques femmes qui attendent désespérément une commande, un petit quelque chose pour ne pas être payées à ne rien faire, et qui se serrent les coudes pour supporter l'invivable... Louise a un petit garçon, élevé par ses beaux-parents, loin d'elle, à la campagne.
    - Cet enfant pétille, déborde d'énergie, d'humour, de joie de vivre.
    Bien sûr, ces personnages sont liés, par le passé, par le présent...
    Quel dommage que ce titre soit si réducteur, se rapporte si peu à l'atmosphère du livre, et n'en concerne qu'une petite partie, mineure à mes yeux ! Quoi qu'il en soit, si vous voulez une belle histoire sans sirop, laissez-vous tenter, en revanche si vous espérez de l'Harlequinade, ne vous arrêtez pas au titre, vous seriez déçu...
    On assiste ici à de jolies rencontres, notamment entre un enfant adorable, bavard, vif, et un adulte qui ne connaît rien aux "petits" et est vite conquis. L'ouvrage est également prétexte à de formidables descriptions réalistes et vivantes du monde rural, de la vie à la ferme (la "vraie", pas celle de la TV), des difficultés du monde ouvrier à l'heure de la crise et des délocalisations, de la spontanéité de l'enfance, des relations parents-fils adulte, etc.
    Un petit air de 'A l'angle du renard', et d'un 'vieux' film avec Nathalie Baye que vous reconnaîtrez sans doute si vous lisez le livre (mais chut, ça dévoilerait le suspense...).
    De cet auteur, j'avais aimé 'UV', très différent, et le recueil de nouvelles 'Combien de fois je t'aime', dont, là encore, le contenu riche et pertinent n'a strictement rien à voir avec le titre et la couverture neuneus à souhait...
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 18 septembre 2012

    brigittelascombe
    "Allô, c'est qui?"
    Franck, reporter parisien divorcé et malade,téléphonant à ses parents paysans(qu'il n'a pas revu depuis dix ans pour cause d'incompréhension mutuelle) se trouve confronté à la voix d'un bambin inconnu qui porte le prénom Alexandre de son frère Alexandre, mort "dans l'eau glacée" et des circonstances non élucidées. Il revient sur les traces de son passé.
    Louise, mère mal aimante d'Alexandre (enfant naturel), est tout entière habitée par l' amour de celui qu'elle appelait "mon arbre" (son mari Alexandre, frère de Franck). Travaillant à la ville, elle se retrouve au chômage et rend visite à ses beaux-parents qui élèvent son fils avec tendresse.
    C'est la rencontre de leurs deux solitudes, de leurs deux vies blessées que nous conte, ici, avec beaucoup de sensibilité, Serge Joncour (romancier (entre autres de UV récompensé par le prix France Télévision 2003).
    L'enfant, "pitre" "à la folle vivacité", fil ténu de la vie, les rapproche, mais plus encore, chacun trouve en l'autre une part de son passé.
    L'amour nait mais ne se fait pas car marqué de tabou.
    Serge Joncour met en parallèle "l'amour où les bras ne se rejoignent pas", celui des parents fiers de leur fils reporter mais qui restent à distance, comme ayant tout perdu en perdant "le bon fils" qui "avait "la terre dans le sang".
    L'auteur étudie finement les personnalités de chacun: les parents vieillissants "à l'apparente indifférence", le petit Alexandre dont la vraie mère est sa (fausse) mamie, Louise, dont la "prestance en impose un peu" qui a misé son destin sur un seul homme, Franck, l'homme déçu, "vulnérable" qui "manque d'assurance" et a rejeté en bloc tout ce qui venait de la ferme; et les liens dénoués,renoués, crées ou recrées.
    Qu'est ce que l'amour semble interroger l'auteur?
    Est-ce la recherche dans la personne qu'on aime de "cette part de soi-même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte"?
    Et l'incompréhension parents-enfant peut-elle être résolue?
    Emaillant son récit de citations profondes, l'auteur, avec L'amour sans le faire, permet au lecteur de s'interroger sur les sentiments qui lient deux êtres, les rapports fraternels, filiaux et parentaux au sein d'une même famille .....avec extension aux pièces rapportées parfois plus aimées que les vrais descendants
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    • Livres 4.00/5
    Par Shool, le 17 septembre 2012

    Shool
    Il y a maintenant quelque jours, Serge JONCOUR nous parlait de son nouveau livre "L'amour sans le faire" aux éditions Flammarion dans l'émission présentée par Francois BUSNEL, La Grande Librairie.
    Il nous confiait que le titre de son livre était en fait une phrase tirée du roman, choisie par lui-même et son éditeur. C'est effectivement certainement la phrase qu'il fallait choisir, la phrase qui résume tout plutôt simplement et qui donne envie de goûter à cet amour.
    Je me suis lancé dans ce roman non sans appréhension, parce que j'en attendais beaucoup suite à l'entretien visuel sur France 5 avec l'auteur, et je n'en ai pas été déçu. le début est un peu long, l'histoire se met doucement en place. Mais en même temps le début à son importance parce qu'il marque le rythme de l'intégralité du livre.
    Franck appelle ses parents après 10 ans de silence. Un enfant décroche : Alexandre. Il le prend pour son frère, mort, qui portait le même nom. Franck raccroche alors brusquement et décide de partir dés le lendemain dans la ferme où il a grandi. de se réconcilier avec le passé. S'il arrive jusqu'au bout de son tumultueux voyage en train, et surtout s'il ne change pas d'avis avant de mettre un pied dans la cours.
    Le voyage en train est proposé par l'auteur d'une façon assez humoristique (qu'on connait bien à Serge JONCOUR) mais aussi très grave. Nous avons une écriture lente et saccadée, ne laissant pas le lecteur le temps de respirer mais le mettant tout de même dans un état de relaxation.
    Alexandre, le jeune qui a répondu s'avère finalement être le fils de l'exe femme du défunt frère d'Alexandre. Celle-ci arrivera le lendemain.
    C'est alors que beaucoup de questions se posent et se bousculent, les thèmes de la rancune, de l'amour, du pardon, de la propriété, et beaucoup d'autres s'offrent à nous.
    Doit-on laisser le passer où il se trouve ? Et doit-on vraiment haïr son voisin si celui-ci ouvre les yeux à notre fils ?
    A vous de le découvrir, avec ce fabuleux roman rempli de surprises, dans lequel il semble manquer cependant d'un petit soupçon d'humour noir supplémentaire.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Hubert Prolongeau pour le Magazine Littéraire

    Comme le héros de Bol d'air, celui de L'Amour sans le faire, Franck, revient chez lui, dans une ferme qu'il a volontairement quittée après la mort accidentelle de son frère sans plus donner signe de vie depuis.... > lire la suite

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Critiques presse (3)


  • Telerama , le 27 novembre 2012
    On retrouve, dans ce huitième livre de Serge Joncour, sa belle écriture en demi-teinte pour évoquer la précarité des sentiments.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 02 octobre 2012
    Serge Joncour est habile à créer une atmosphère feutrée, entre regret du passé, chagrin et introversion, invitant le lecteur au bal des taiseux. […] Qui n'a pas ressenti ces vibrations passe son chemin, les autres rendront grâce à l'auteur de ce doux lamento joliment interprété, finalement tourné vers l'espérance.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 30 août 2012
    L'ironie mordante de cet écrivain capable du meilleur comme du pire a cédé la place à une justesse de ton nouvelle. Voilà qui donne un formidable roman des origines. Ecrit à la bonne distance, entre espoir et fatalisme.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Metaphore, le 15 novembre 2012

    Ne pas pouvoir s'aimer, c'est peut-être encore plus fort que de s'aimer vraiment, peut-être vaut-il mieux s'en tenir à ça, à cette haute idée qu'on se fait de l'autre sans tout en connaître, en rester à cette passion non encore franchie, à cet amour non réalisé mais ressenti jusqu'aux plus intime, s'aimer en ne faisant que se le dire, s'en plaindre ou s'en désoler, s'aimer à cette distance ou les bras ne se rejoignent pas, sinon à peine du bout des doigts comme une caresse, une tête posée sur les genoux, une distance qui permet tout de même de chuchoter, mais pas de cris, pas de souffle, pas d'éternité, on s'aime et on s'en tient là, l'amour sans y toucher, l'amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur, une douleur ça ne se partage pas, une douleur ça ne se transmet pas par le corps, on n'enveloppe pas l'autre de sa douleur comme on le submerge de son ardeur. C'est profondément à soi une douleur. L'amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal.
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  • Par Gwordia, le 11 août 2012

    (...), à force de rester ensemble on ne tient plus à l'autre, mais on tient par l'autre, et là, c'est beaucoup plus délicat, ça demande une énergie folle de se déprendre, ou de la haine pure, à moins de miser sur l'événement d'une nouvelle rencontre, celle qui redonne la folie de recommencer à zéro.

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  • Par Bibalice, le 03 juillet 2012

    Il réessaya une heure plus tard, toujours rien, puis une nouvelle fois en toute fin d’après-midi, là encore pas de réponse, c’était inquiétant ces sonneries qui se perdaient dans le vague, il se représentait ce décor oublié là-bas, le téléphone au fond du couloir, la maison isolée, vide peut-être, par distraction il revisitait mentalement l’endroit mais finalement ce coup-ci on décrocha, une petite voix de môme à l’autre bout du fil qui lui lança :
    – Allô, c’est qui ?
    Cette intonation solaire, cette voix de gosse improbable, elle lui fit tout de suite penser à celle de son frère, mais ça ne se pouvait pas, bien sûr que ça ne se pouvait pas, il y avait bien longtemps qu’Alexandre n’était plus un enfant, et surtout il était mort depuis dix ans. Par pur réflexe il hasarda
    -Alexandre ?
    -Oui, et toi c'est qui ?

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  • Par Kittiwake, le 02 septembre 2012

    Dans l'enfance on existe que par son prénom, on ne se fait jamais appeler que comme ça, par son prénom, à moins d'avoir la fantaisie d'un diminutif. La toute première fois qu'on entend son nom en entier, qu'on se voit y répondre, en général, c'est que les choses sérieuses commencent, ça peut faire peur au début

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  • Par Gwordia, le 11 août 2012

    Le malheur c'est comme un visage sur le visage, quand la vie vous a marquée d'une épreuve, le risque c'est de ne plus exister qu'à travers ça, (...). Déjà que soi-même on n'arrive pas à se sortir de sa douleur, déjà qu'on a tant de mal à s'en déprendre, il faut en plus que les autres vous résument à ça, c'est comme d'être malade, les autres ne voient plus que ça de vous, un malade.

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Vidéo de Serge Joncour

La grande librairie 20/12/2012 sur France 5 de François Busnel, émission spéciale lecture à l'opéra comique
Gérard Darmon lit Et pour le vin de Serge Joncour. Extrait de son livre Situations délicates, série de courts récits désopilants sur des moments de gêne.








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