ISBN : 2081200937
Éditeur : Flammarion (2009)


Note moyenne : 3/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
"Parfois le soir, seul devant la glace, il avance ses lèvres pour dire le mot, il les rassemble comme pour une moue ou un demi-baiser, il tend la bouche vers l'avant et cale les incisives pour souffler la décisive consonne, mais là, le mot ne vient pas, il lui reste sur... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 28 mars 2012

    Corboland78
    Le titre avait retenu toute mon attention m'évoquant vaguement quelqu'un de ma connaissance et les quelques critiques lues encouragé à me plonger dans ce roman de Serge Joncour. Il s'agit du septième livre de l'auteur qui par ailleurs collabore aussi à une émission sur France Culture.
    Beaujour est un employé modèle qui travaille dans un institut de sondages. Célibataire il mène une vie plutôt falote ; parenthèse, à lire tous ces romans dont le héros est un célibataire ça fiche un peu la trouille à la longue, car lorsque on fait la liste de toutes les tares ou défauts qu'ils se trimballent on n'est pas loin d'associer le célibat à une pathologie lourde, fin de la parenthèse. Dans ce bouquin, la tare de notre esseulé c'est d'être incapable de prononcer le mot « non ». Dans aucune circonstance, même la plus anodine il ne sait répondre « non ». Au bureau dès qu'un collègue lui propose un petit café, il ne peut qu'accepter au risque d'en boire beaucoup plus qu'il ne peut le supporter à la fin de la journée. Il en est ainsi pour tout.
    Conscient de son handicap il va tenter par le biais d'un atelier d'écriture – qui lui servira de psychanalyse - de se sortir de ce symptôme paralysant. En parallèle, l'auteur plonge son héros dans deux situations terribles, d'une part il tombe amoureux et réciproquement d'une secrétaire de direction qui semble elle aussi frappée du même mal et d'autre part son patron le félicite chaudement des résultats de ses enquêtes d'opinion. Effectivement, rongé par son handicap il a développé un nouveau système d'enquête d'opinion qui oblige l'interviewé à répondre par « oui » ou « oui » ! Pour les sondages politiques on voit les conséquences qui peuvent en découler et à juste titre il en est félicité, une promotion en découlant.
    Le propos peut sembler léger mais quand on y réfléchit il n'est pas aussi anodin, car s'il doit être effectivement pénible de ne pas oser dire « non » quand on ne veut pas accepter quelque chose, il n'est pas non plus agréable de côtoyer en permanence quelqu'un qui ne sait pas refuser. Ce qui ressemble au début à de la gentillesse peut vite devenir un manque de personnalité.
    Le roman de Serge Joncour m'a séduit car il est très agréable à lire, l'humour qui affleure et le style n'étant pas étranger à ce plaisir. Par ailleurs, des inter-chapitres évoquent la vie dans les années soixante dix et je me suis directement senti visé par ces passages. Au final je dirai qu'on peut très bien vivre sans avoir lu ce roman, mais que j'ai passé un très bon moment à le lire.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 29 mars 2012

    Corboland78
    Le titre avait retenu toute mon attention m'évoquant vaguement quelqu'un de ma connaissance et les quelques critiques lues encouragé à me plonger dans ce roman de Serge Joncour. Il s'agit du septième livre de l'auteur qui par ailleurs collabore aussi à une émission sur France Culture.
    Beaujour est un employé modèle qui travaille dans un institut de sondages. Célibataire il mène une vie plutôt falote ; parenthèse, à lire tous ces romans dont le héros est un célibataire ça fiche un peu la trouille à la longue, car lorsque on fait la liste de toutes les tares ou défauts qu'ils se trimballent on n'est pas loin d'associer le célibat à une pathologie lourde, fin de la parenthèse. Dans ce bouquin, la tare de notre esseulé c'est d'être incapable de prononcer le mot « non ». Dans aucune circonstance, même la plus anodine il ne sait répondre « non ». Au bureau dès qu'un collègue lui propose un petit café, il ne peut qu'accepter au risque d'en boire beaucoup plus qu'il ne peut le supporter à la fin de la journée. Il en est ainsi pour tout.
    Conscient de son handicap il va tenter par le biais d'un atelier d'écriture – qui lui servira de psychanalyse - de se sortir de ce symptôme paralysant. En parallèle, l'auteur plonge son héros dans deux situations terribles, d'une part il tombe amoureux et réciproquement d'une secrétaire de direction qui semble elle aussi frappée du même mal et d'autre part son patron le félicite chaudement des résultats de ses enquêtes d'opinion. Effectivement, rongé par son handicap il a développé un nouveau système d'enquête d'opinion qui oblige l'interviewé à répondre par « oui » ou « oui » ! Pour les sondages politiques on voit les conséquences qui peuvent en découler et à juste titre il en est félicité, une promotion en découlant.
    Le propos peut sembler léger mais quand on y réfléchit il n'est pas aussi anodin, car s'il doit être effectivement pénible de ne pas oser dire « non » quand on ne veut pas accepter quelque chose, il n'est pas non plus agréable de côtoyer en permanence quelqu'un qui ne sait pas refuser. Ce qui ressemble au début à de la gentillesse peut vite devenir un manque de personnalité.
    Le roman de Serge Joncour m'a séduit car il est très agréable à lire, l'humour qui affleure et le style n'étant pas étranger à ce plaisir. Par ailleurs, des inter-chapitres évoquent la vie dans les années soixante dix et je me suis directement senti visé par ces passages. Au final je dirai qu'on peut très bien vivre sans avoir lu ce roman, mais que j'ai passé un très bon moment à le lire.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lalivrophile, le 01 mai 2011

    Lalivrophile
    Le blocage de notre héros engendre, bien sûr, quelques situations cocasses. Étant donné qu'il travaille dans les sondages, son impossibilité à frayer avec le «non» est assez amusante, et engendre des Situations délicates. Sans parler de la fois où son patron le convoque, justement à cause de ses sondages faussés...
    D'autres situations drôles sont créées lorsqu'il commence à sortir avec une jeune femme à qui il tient.
    Le lecteur s'amusera également lors de la scène de signature du contrat.
    L'idée de départ est intéressante. L'auteur parvient à faire sourire son lecteur tout en lui faisant ressentir le désarroi de son personnage. En outre, on ne peut s'empêcher de se demander s'il est possible de faire un tel blocage. On suivra avec intérêt les efforts du héros pour découvrir pourquoi et comment il a perdu le «non».
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/l-homme-qui-ne-savait-pas-dire-non-de-se..
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    • Livres 3.00/5
    Par asn83, le 08 novembre 2010

    asn83
    Au premier abord, le titre du livre à lui seul laisse croire à de bons présages. Une très bonne idée de départ, mais qui se révèle mal exploitée dans les premiers chapitres. L'écriture est quelconque, l'histoire également. Il ne se passe pour ainsi dire pas grand-chose, tandis que nous suivons les péripéties d'un personnage très mou.
    Et puis ce même protagoniste commence à prendre du poil de la bête, à se remuer, et la lecture devient plus intéressante, même agréable.
    Lire la suite...

    Lien : http://www.bizzetmiel.com/2010/11/serge-joncour-lhomme-qui-ne-savait..
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  • Par lagrandestef, le 05 mai 2010

    lagrandestef
    drôle, original et bon sang que c'est fichtrement bien écrit

    Lien : http://lagrandestef.over-blog.com/article-l-homme-qui-ne-savait-pas-..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    Un seul mot vous manque et votre univers vacille. Renouant avec la veine loufoque qui animait son premier roman, Vu, Serge Joncour bâtit une odyssée visant à reconquérir un terme essentiel : le « non ». Son Ulyss... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par asn83, le 22 octobre 2010

    Quelle chance c'est, de travailler, quelle chance de pouvoir quotidiennement se confronter à des complications plus ou moins subalternes, de s'inquiéter pour des choses qui ne nous concernent pas directement mais dans lesquelles on peut s'investir sincèrement [...] de telle heure à telle heure seulement.
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  • Par Corboland78, le 28 mars 2012

    En même temps une forme de mauvaise conscience le taraudait, car après tout, à bien y regarder, pourquoi contrer l’humeur d’un patron, par nature fondé à savoir ce qu’est le bien de son entreprise et de ses employés, autant prétendre en remontrer à Dieu. L’ordre des choses voudrait, quoi que le président décide, qu’il ait raison. Il n’y a rien d’autre à faire qu’à consentir, à obéir, c’est la règle même du respect. Il n’avait pas l’âme d’un révolté, même si dans le fond la rébellion ça n’est jamais que souscrire à l’idée de tout remettre en cause, se révolter c’est dire oui à tout un tas de prétentions parfaitement contrariantes, se révolter c’est accepter bien plus de choses encore que simplement dire oui à tout …
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  • Par Corboland78, le 29 mars 2012

    En même temps une forme de mauvaise conscience le taraudait, car après tout, à bien y regarder, pourquoi contrer l’humeur d’un patron, par nature fondé à savoir ce qu’est le bien de son entreprise et de ses employés, autant prétendre en remontrer à Dieu. L’ordre des choses voudrait, quoi que le président décide, qu’il ait raison. Il n’y a rien d’autre à faire qu’à consentir, à obéir, c’est la règle même du respect. Il n’avait pas l’âme d’un révolté, même si dans le fond la rébellion ça n’est jamais que souscrire à l’idée de tout remettre en cause, se révolter c’est dire oui à tout un tas de prétentions parfaitement contrariantes, se révolter c’est accepter bien plus de choses encore que simplement dire oui à tout …
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