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ISBN : 2020890933
Éditeur : Points (2006)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 96 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Anabel a vingt cinq ans. Elle travaille dans une boutique où l'on pratique le piercing, ainsi que d'autres techniques d'implants corporels beaucoup plus hard. Elle se lie d'amitié avec Monsieur Jacob, un étrange propriétaire de magasin de pompes funèbres. Au même moment... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 19 septembre 2013

    marina53
    Anabel, ex-taularde et anciennement infirmière jusqu'à son séjour en prison, travaille dans une boutique de piercings, tatouages, branding et autres délires extravagants. Elle n'est pas épanouie dans ce drôle de monde mais Brad, le gérant de la boutique, lui a ouvert gentiment les portes et lui a même prêté un appartement. Tous les midis, elle va manger dans un square, près de là, s'installe sur un banc et regarde autour d'elle. C'est là qu'elle rencontre Monsieur Jacob, un vieil homme, croque-mort de son état, extrêmement cultivé, un brin désuet et curieux. En effet, il décide de l'aborder et l'invite à déjeuner. Tous les midis, cela deviendra un rituel entre eux et Monsieur Jacob va finalement prendre Anabel sous son aile. Il l'aide à prendre son envol, quitter la boutique et finalement l'embaucher à ses côtés et l'héberge chez lui.
    Ruderi est en taule depuis quarante ans. Vieil homme, il n'a que faire de toutes ces années perdues en prison et ce sont plus les psys qui s'inquiètent de sa future réinsertion, dont un qui se demande pourquoi cet homme paraît si détaché.
    Oleg, lui, est un tueur à gages. Une étrange mission par une femme mystérieuse, à savoir suivre Ruderi dès sa sortie de prison lui est confiée. Même si ce n'est pas vraiment son boulot, il va s'acquitter de cette tâche, il faut dire que la récompense est plus qu'alléchante.
    Quatre personnages qui vont se croiser dans bien d'étranges circonstances...
    Jonquet ne fait pas, une nouvelle fois, dans la démesure! Avec une panoplie de personnages au passé douteux ou parfois terrifiant et aux mœurs étranges, avec des descriptions largement détaillées sur ce que l'on peut pratiquer sur les corps et avec une ambiance noire, Ad vitam aeternam est un roman qui va bien au-delà de l'étrange. Jonquet a une manière vraiment particulière d'envisager l'avenir et cela peut faire froid dans le dos! Avec une écriture accrocheuse et directe, il nous livre un polar cru, efficace, cruel, fantastique et haletant.
    Ad vitam aeternam... et plus si affinités!
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 18 mars 2013

    carre
    Si je vous dis : pompes funèbres, vie éternelle, tueur à gages, piercing et tatouages, Tchernobyl, enlèvements, je suis, je suis, je suis … comme dirait un présentateur de jeux télé : Ad vitam aeternam. C'est perdu, désolé mais la lecture du roman s'impose.
    Troisième incursion dans la bibliographie du regretté T. Jonquet.
    Ad vitam aeternam montre une fois encore son talent à nous embarquer dans des univers glauques, étranges, originaux. L'intrigue vous tiens en haleine parce que l'auteur nous entraine constamment sur de fausses pistes. Et l'effet, est fort réussi, maintenant le suspense et le bizarre jusqu'à un final irrationnel. Jonquet joue sur les contrastes avec une malice évidente, chaque personnage à ces zones d'ombres, ces secrets inavouables, ces blessures. S'il ne se fait guère d'illusion sur la nature humaine, il laisse néanmoins un espoir, ne serais-ce qu'infime à ces personnages. Et malgré le malaise qui s'insinue au fil des pages, difficile de lâcher ce puzzle intrigant et morbide.
    Même si le roman bascule dans le fantastique et troublera les amateurs de polars purs, il faut bien reconnaitre que Jonquet était à un sacré bon raconteur d'histoires. Ad vitam aeternam.
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    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 22 janvier 2012

    Seraphita
    Anabel, ex-taularde paumée, déploie ses compétences de soignante chez « Scar System » une boutique interlope proposant tatouages et scarifications à une clientèle bien particulière. Monsieur Jacob, pour sa part, est un homme d'un « aspect fort commun, assurément », sans âge bien défini (ou définissable). Il exerce la profession de croque-mort depuis des lustres. Ruderi, quant à lui, s'apprête à sortir de prison, à l'issue d'une peine de 40 longues années : presque une éternité… Dans son jeune temps, il avait participé à un crime effroyable, aux côtés d'un homme et d'une jeune sauvageonne qui n'ont jamais été retrouvés. Les routes de ces personnages a priori hétéroclites, mais dont chacun semble déjà receler une bonne dose de sordide, vont pourtant se rejoindre : étincelles garanties !
    Thierry Jonquet est un de mes auteurs favoris. Parmi ses œuvres, ma préférée, pour le moment, est le sublime « Mygale », habilement mis en scène par Pedro Almodovar dans le film « La piel que habito ». « Ad vitam aeternam » m'a un peu déçue, notamment vers la fin.
    Dès le départ, j'ai retrouvé ce que j'aime chez Thierry Jonquet : une plume incisive, un humour caustique réjouissant. Puis vient une pointe de suspens, habilement distillée page après page. La première bizarrerie qui alerte le lecteur tient en une description qui se répète. Ainsi, Monsieur Jacob est décrit dans les premières pages :
    « Que dire donc de Monsieur Jacob ? Qu'il était d'un aspect fort commun ? Assurément. Petit, très petit même, un mètre soixante à peine, râblé, trapu […] , il n'attirait guère l'attention, et c'était à dessein. […] Son visage ne comportait aucun signe particulier, distinctif – verrue, angiome, cicatrice, barbe ou moustache. Ses traits étaient désespérément réguliers, fins, son nez droit, ses sourcils broussailleux, ses yeux d'un brun sans éclat. Seule sa mâchoire inférieure, massive, anguleuse, prognathe, aurait attiré le regard d'un observateur averti. La rudesse de caractère, la brutalité qu'elle aurait pu suggérer, était aussitôt corrigée par un sourire d'une grande douceur. » (p. 14)
    Jusque là rien de trop anormal. Mais quand vient la description de Ruderi, le prisonnier peu amène, on retrouve – mot pour mot – la même description…
    De ce suspens savamment distillé au fil des pages, j'attendais une explication, puis un final, particulièrement grandioses et sordides… mais j'ai été particulièrement déçue. Thierry Jonquet verse, en effet, dans le paranormal, brodant sur le sempiternel thème du temps. Ce roman m'a semblé comporter certaines longueurs, au milieu du roman notamment : c'est le côté didactique de certains passages qui m'a déplu (quand Monsieur Jacob, par exemple, fait part à Anabel de ses connaissances savantes sur la mort).
    Malgré ces déceptions, j'ai aimé retrouver la plume grinçante de Thierry Jonquet.
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 20 juin 2011

    canel
    Un récit pas du tout linéaire : trois histoires, quatre personnages principaux. Anabel, ancienne infirmière qui travaille dans un cabinet de tatouages-piercings. Elle rencontre monsieur Jacob, quinquagénaire entrepreneur de pompes funèbres, polyglotte, très cultivé, distingué, qui se comporte comme un père à son égard... Ruderi, qui vient de purger une peine de quarante ans et va sortir de prison... Et enfin Oleg, tueur à gages originaire d'Ukraine... Bien sûr, les destins de ces quatre individus vont converger, les pièces du puzzle s'assembler, et le roman ne va cesser de rebondir jusqu'à flirter avec le fantastique.
    Un roman noir, parfois très noir. Ames très sensibles s'abstenir : j'ai eu un peu de mal à lire les descriptions de piercing, de torture, de thanatopraxie, mais c'est court et dilué dans la richesse de ce livre. Jonquet a le don, comme toujours, de nous happer dans une histoire captivante, de rendre ses personnages attachants (Anabel, monsieur Jacob...), de ménager le suspense sans pour autant nous infliger un dénouement interminable. J'ai aimé le côté didactique sur l'histoire de la mort, le tardigrade, sur la catastrophe de Tchernobyl (passage bouleversant)... L'aspect "fantastique", très bien amené, m'a également séduite, bien que cela ait tendance à me rebuter habituellement...
    Mon roman préféré de cet auteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Vepug, le 30 mars 2012

    Vepug
    Voici le troisième livre de Thierry Jonquet que je lis. J'ai commencé par « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » roman terrible sur les banlieues dans l'état d'esprit des émeutes de 2005. J'ai poursuivi par « Mygale », thriller où la terreur vous prend aux tripes et qui vous laisse un goût bizarre… Une copine m'a conseillé « Ad vitam aeternam » qui est, certes, moins dur que les deux autres mais qui est tout aussi prenant.
    L'intrigue principale tourne autour d'un vieillard de 75 ans qui rajeuni. On suit également l'itinéraire d'Anabel qui a fait quatre ans de prison et travaille chez un tatoueur. Son avenir semble plutôt noir jusqu'à la rencontre avec M. Jacob.
    Les personnages sont très attachants. On a vraiment envie qu'Anabel se sorte de tous ses problèmes.
    Il y a un certain mystère autour de M. Jacob… Grâce au prologue, on se doute un peu de la teneur de ce mystère, cependant je ne me doutais pas de la cause…
    Il y a aussi le terrible personnage de Margaret, femme de presque 50 ans sauvagement agressée alors qu'elle était enfant et qui a eu une vie très difficile et qui, au final, n'a peut-être pas réussi à se reconstruire... Mais elle joue un rôle primordial dans le dénouement de l'histoire, même si elle n'apparait pas souvent.
    Oleg, aussi est un personnage important sans lequel le récit de finirai pas ainsi.
    Chacun de ces personnages traine un lourd fardeau. Chacun tente de tirer la couverture à lui...
    "Ad vitam aeternam" est un excellent thriller, et il possède un petit côté fantastique qui est loin de me déplaire.

    En conclusion : J'ai beaucoup apprécié l'écriture de ce roman, le suspense. Les personnages sont vraiment très intéressants. A lire absolument.


    Lien : http://coffresalivres.canalblog.com/archives/2012/03/28/23848567.html
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Citations et extraits

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  • Par carre, le 13 mars 2013

    De petits maux en petits maux, la vie s'amenuise, jusqu'a ce qu'il faille en effacer les traces, sans tarder, en urgence.

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  • Par carre, le 17 mars 2013

    Le jour ou, pour la première fois, l'on se met à parler de sa jeunesse en utilisant l'imparfait, on ressent un curieux malaise.

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  • Par Seraphita, le 22 janvier 2012

    Que dire de Ruderi ? Qu’il était d’un aspect fort commun ? Assurément. Petit, très petit même, un mètre soixante à peine, râblé, trapu, il n’attirait guère l’attention. […] Son visage couturé de rides ne comportait aucun signe particulier, distinctif : verrue, angiome, cicatrice, barbe ou moustache. […] Ses traits étaient désespérément réguliers, fins, son nez droit, ses sourcils broussailleux, ses yeux d’un brun sans éclat. Seule sa mâchoire inférieure, massive, anguleuse, prognathe, intrigua Goldstayn : la rudesse de caractère, la brutalité qu’elle aurait pu suggérer, était aussitôt corrigée par un sourire d’une grande douceur.
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  • Par Horlogemoisie, le 15 juillet 2012

    Dans les mois qui suivirent, près de six cent cinquante mille hommes affluèrent vers Tchernobyl. Pour abattre les arbres, les brûler sur de gigantesques bûchers. Des appelés du contingent qui croyaient participer à de vulgaires manoeuvres. Des régiments entiers se déployèrent autour de la zone, mais les barrages n'étaient pas rigoureux et il suffisait de graisser la patte d'un gradé sans scrupule pour entrer ou sortir du périmètre interdit. Dans les bois circulaient de petites bandes d'hommes armés. Ils étaient chargés d'abattre le bétail, et aussi les chiens, les chats, de faire en sorte qu'aucun animal ne s'évade de la zone la plus contaminée. On leur distribuait de la vodka à foison. Dans cette curieuse partie de campagne printanière, ils cueillaient des champignons, des fraises, des framboises, s'en régalaient, se ruaient sur les poulaillers, gobaient les oeufs avant de tirer en rafales sur la volaille affolée. Les chemins étaient bordés de place en place de cadavres d'animaux, vaches ou cochons mitraillés à la kalachnikov et dont la viande se décomposait en attirant de copieux nuages de mouches.
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  • Par toto, le 04 avril 2011

    Oleg travaillait de préférence à l'arme blanche. L’orgueil de l'artisan, l'amour du travail bien fait, la satisfaction de voir la victime prendre pleinement conscience de ce qui lui arrive, de la force implacable qui s'abat sur elle à l'instant fatidique. Pour peu qu'on sache s'y prendre, l'arme blanche vide le corps de sa sève avec toute la lenteur requise, et offre, en quelque sorte, un tapis rouge à la mort qui n'a plus qu'à y cheminer en toute quiétude.
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Vidéo de Thierry Jonquet

Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








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