ISBN : 2020890933
Éditeur : Seuil (2006)


Note moyenne : 3.59/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Anabel a vingt cinq ans. Elle travaille dans une boutique où l'on pratique le piercing, ainsi que d'autres techniques d'implants corporels beaucoup plus hard. Elle se lie d'amitié avec Monsieur Jacob, un étrange propriétaire de magasin de pompes funèbres. Au même moment... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 22 janvier 2012

    Seraphita
    Anabel, ex-taularde paumée, déploie ses compétences de soignante chez « Scar System » une boutique interlope proposant tatouages et scarifications à une clientèle bien particulière. Monsieur Jacob, pour sa part, est un homme d'un « aspect fort commun, assurément », sans âge bien défini (ou définissable). Il exerce la profession de croque-mort depuis des lustres. Ruderi, quant à lui, s'apprête à sortir de prison, à l'issue d'une peine de 40 longues années : presque une éternité… Dans son jeune temps, il avait participé à un crime effroyable, aux côtés d'un homme et d'une jeune sauvageonne qui n'ont jamais été retrouvés. Les routes de ces personnages a priori hétéroclites, mais dont chacun semble déjà receler une bonne dose de sordide, vont pourtant se rejoindre : étincelles garanties !
    Thierry Jonquet est un de mes auteurs favoris. Parmi ses œuvres, ma préférée, pour le moment, est le sublime « Mygale », habilement mis en scène par Pedro Almodovar dans le film « La piel que habito ». « Ad vitam aeternam » m'a un peu déçue, notamment vers la fin.
    Dès le départ, j'ai retrouvé ce que j'aime chez Thierry Jonquet : une plume incisive, un humour caustique réjouissant. Puis vient une pointe de suspens, habilement distillée page après page. La première bizarrerie qui alerte le lecteur tient en une description qui se répète. Ainsi, Monsieur Jacob est décrit dans les premières pages :
    « Que dire donc de Monsieur Jacob ? Qu'il était d'un aspect fort commun ? Assurément. Petit, très petit même, un mètre soixante à peine, râblé, trapu […] , il n'attirait guère l'attention, et c'était à dessein. […] Son visage ne comportait aucun signe particulier, distinctif – verrue, angiome, cicatrice, barbe ou moustache. Ses traits étaient désespérément réguliers, fins, son nez droit, ses sourcils broussailleux, ses yeux d'un brun sans éclat. Seule sa mâchoire inférieure, massive, anguleuse, prognathe, aurait attiré le regard d'un observateur averti. La rudesse de caractère, la brutalité qu'elle aurait pu suggérer, était aussitôt corrigée par un sourire d'une grande douceur. » (p. 14)
    Jusque là rien de trop anormal. Mais quand vient la description de Ruderi, le prisonnier peu amène, on retrouve – mot pour mot – la même description…
    De ce suspens savamment distillé au fil des pages, j'attendais une explication, puis un final, particulièrement grandioses et sordides… mais j'ai été particulièrement déçue. Thierry Jonquet verse, en effet, dans le paranormal, brodant sur le sempiternel thème du temps. Ce roman m'a semblé comporter certaines longueurs, au milieu du roman notamment : c'est le côté didactique de certains passages qui m'a déplu (quand Monsieur Jacob, par exemple, fait part à Anabel de ses connaissances savantes sur la mort).
    Malgré ces déceptions, j'ai aimé retrouver la plume grinçante de Thierry Jonquet.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 20 juin 2011

    canel
    Un récit pas du tout linéaire : trois histoires, quatre personnages principaux. Anabel, ancienne infirmière qui travaille dans un cabinet de tatouages-piercings. Elle rencontre monsieur Jacob, quinquagénaire entrepreneur de pompes funèbres, polyglotte, très cultivé, distingué, qui se comporte comme un père à son égard... Ruderi, qui vient de purger une peine de quarante ans et va sortir de prison... Et enfin Oleg, tueur à gages originaire d'Ukraine... Bien sûr, les destins de ces quatre individus vont converger, les pièces du puzzle s'assembler, et le roman ne va cesser de rebondir jusqu'à flirter avec le fantastique.
    Un roman noir, parfois très noir. Ames très sensibles s'abstenir : j'ai eu un peu de mal à lire les descriptions de piercing, de torture, de thanatopraxie, mais c'est court et dilué dans la richesse de ce livre. Jonquet a le don, comme toujours, de nous happer dans une histoire captivante, de rendre ses personnages attachants (Anabel, monsieur Jacob...), de ménager le suspense sans pour autant nous infliger un dénouement interminable. J'ai aimé le côté didactique sur l'histoire de la mort, le tardigrade, sur la catastrophe de Tchernobyl (passage bouleversant)... L'aspect "fantastique", très bien amené, m'a également séduite, bien que cela ait tendance à me rebuter habituellement...
    Mon roman préféré de cet auteur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par toto, le 05 avril 2011

    toto
    Ouvrage étrange, à la fois thriller et fantastique.
    Le thème hélas a déjà été traité et traité au cinéma. le roman y perd un peu de son originalité.
    Il y reste cependant cette obsession de la mort et des corps qui s'infligent des souffrances, thème que l'on retrouve souvent chez Jonquet.
    Les dernières pages rattrapent heureusement t les quelques longueurs du roman
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vieuchamp, le 09 mars 2011

    vieuchamp
    Passionnant dès le début, avec plusieurs histoires qui finissent pas se réunir, pour un final très inattendu. Un roman qui tient en haleine de bout en bout.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par morea, le 21 décembre 2010

    morea
    Excellent roman qui tient plus de la science fiction que du polar classique.la psychologie des personnages et le milieu sont bien décrit.L'histoire est passionnante.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Seraphita, le 22 janvier 2012

    Que dire de Ruderi ? Qu’il était d’un aspect fort commun ? Assurément. Petit, très petit même, un mètre soixante à peine, râblé, trapu, il n’attirait guère l’attention. […] Son visage couturé de rides ne comportait aucun signe particulier, distinctif : verrue, angiome, cicatrice, barbe ou moustache. […] Ses traits étaient désespérément réguliers, fins, son nez droit, ses sourcils broussailleux, ses yeux d’un brun sans éclat. Seule sa mâchoire inférieure, massive, anguleuse, prognathe, intrigua Goldstayn : la rudesse de caractère, la brutalité qu’elle aurait pu suggérer, était aussitôt corrigée par un sourire d’une grande douceur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par toto, le 04 avril 2011

    Oleg travaillait de préférence à l'arme blanche. L’orgueil de l'artisan, l'amour du travail bien fait, la satisfaction de voir la victime prendre pleinement conscience de ce qui lui arrive, de la force implacable qui s'abat sur elle à l'instant fatidique. Pour peu qu'on sache s'y prendre, l'arme blanche vide le corps de sa sève avec toute la lenteur requise, et offre, en quelque sorte, un tapis rouge à la mort qui n'a plus qu'à y cheminer en toute quiétude.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Seraphita, le 22 janvier 2012

    Que dire donc de Monsieur Jacob ? Qu’il était d’un aspect fort commun ? Assurément. Petit, très petit même, un mètre soixante à peine, râblé, trapu […] , il n’attirait guère l’attention, et c’était à dessein. […] Son visage ne comportait aucun signe particulier, distinctif – verrue, angiome, cicatrice, barbe ou moustache. Ses traits étaient désespérément réguliers, fins, son nez droit, ses sourcils broussailleux, ses yeux d’un brun sans éclat. Seule sa mâchoire inférieure, massive, anguleuse, prognathe, aurait attiré le regard d’un observateur averti. La rudesse de caractère, la brutalité qu’elle aurait pu suggérer, était aussitôt corrigée par un sourire d’une grande douceur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par toto, le 02 avril 2011

    Le prisonnier fixa la fenêtre. Un papillon venait de se risquer à l'intérieur de la bibliothèque (de la prison). Il se posa sur un volume à la couverture reliée de cuir, un vieux Code pénal, sans doute obsolète. Ruderi se leva, lui tendit délicatement son index d'une main qui ne tremblait pas. L'insecte hésita avant de se poser sur l'ongle. Ruderi tourna doucement la main vers le dehors, le ciel bleu. Le papillon battit des ailes et reprit son envol vers les jardins.
    -Voilà, dit-il, pour lui, ça a duré trente secondes, pour moi quarante ans! c'est simple, non?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par toto, le 02 avril 2011

    C'est con, c'que j'vous dis, le temps qui passe, qui passe, qu'en finit pas de passer. Il a que ça à foutre, le temps, faut croire, et nous, on doit faire avec!
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (6)

Video de Thierry Jonquet

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Thierry Jonquet

Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Ad vitam aeternam par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (68)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz