ISBN : 2070571602
Éditeur : Gallimard Jeunesse
(2005)
Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes)
Lapoigne et l'ogre du métro1Ajouter à mes livres
Un ogre rôde dans Paris : il s'attaque aux bouchers, aux poissonniers, auxquels il dérobe d'énormes quantités de viande et de poisson. Une nuit, un boucher se rebiffe. Mal lui en prend, il est tué dans la bagarre. Lapoigne a tout vu. Mais, ... > voir plus
Une petite promenade en plein Paris, en passant par les couloirs du metro et autres souterrains, à la poursuite d'un mystérieux Ogre qui s'en prend aux bouchers et aux poissonniers de la capitale. Notre guide n'est autre que Lapoigne, ancien prof de latin et actuel clochard plein d'humour, que la police prend pour le meurtrier...
L'écriture de Jonquet est géniale, les anecdotes et détails sur les personnages sont hilarants, bref, ce petit livre se lit d'une traite. Je ne sais pas si les enfants (à partir de 10 ans ) en apprécieront les subtilités, mais en tant qu'adulte, j'ai adoré!
Un jour, il s'est produit un événement étrange : j'ai entendu la radio des Allemands - je veux dire des Allemands pendant la guerre! - sur la TSF de la mère Muzard... Oui, je sais, ça paraît bizarre, mais je vous jure que c'est vrai! La radio devait radoter et se souvenir du temps de sa jeunesse, en 1943, et elle grésillait en allemand, comme sous l'Occupation! Je lui ai lancé une savate en plein dessus, elle s'est mise à grésiller encore plus - la radio, pas la mère Muzard! - et elle est devenue raisonnable : on a entendu le top 50 et NRJ! La mère Muzard était heureuse d'écouter Stéphanie de Monaco et elle s'est dandinée dans sa loge en braillant "Comme un ouragan"! Je l'ai calmée très vite : je redoutais un cyclone du côté de ses varices...
L'Ogre se leva et vint vers moi. Il se pencha pour approcher son visage tout près du mien. La peau de ses joues était couverte de minuscules champignons et les puces caracolaient dans sa tignasse! Son haleine empestait l’égout et je détournai la tête...
- Demain... chuchota-t-il, demain, je préparerai un ragoût de Lapoigne, avec une sauce à la confiture de rats! Ha! Ha! Ha!
Il y aurait beaucoup à dire sur la personnalité de monsieur Tartepaigne, que j'ai bien connu, et qui, durant de longues années, m'a réveillé tous les matins à cinq heures : il chantait "La Belle de Cadix" en récurant son comptoir de bois, celui-là même sur lequel il allait découper de la bavette et de l'aloyau et du rumsteck et de la blanquette jusqu'au soir vingt heures.