ISBN : 2070427137
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 2.78/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Pauvre numéro 52 ! Il se promène, insouciant, satisfait. Il ignore que dans le Royaume des Morts, Hadès le guette, l'épie. Et que bientôt, il traversera les eaux noires du Styx pour venir le tuer. Comme il a tué Numéro 42. Et là-bas, dans le manoir, Lola, dédaigneuse de... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par Bibliolibra, le 09 décembre 2011

    Bibliolibra
    Et dire que c'est Michel Houellebecq dans son ouvrage «La carte et le territoire» qui m'a amené à lire Thierry Jonquet qu'il cite comme étant l'un des meilleurs auteurs de romans policiers qu'il connaisse!
    Ainsi, je me suis jetée sur la première œuvre de Thierry Jonquet que je trouvais en bibliothèque: «le manoir des immortels».
    Pas spécialement, en tout cas, plus spécialement «folichonne» des romans et films policiers en tout genre (d'autant que la télévision nous sert sans cesse des séries policières qui, à force, finissent par toutes se ressembler et donc n'ont plus trop d'intérêts...), j'ai été légèrement inquiète lorsque j'ai commencé ce livre. Cependant, je me suis rappelée pourquoi je lisais ce livre ainsi que des quelques mots de Michel Houellebecq sur cet auteur.... C'est alors, que je laissai mon inquiétude de côté pour laisser une place au «manoir des immortels» et à son intrigue policière.
    Bon, l'histoire est pas mal. L'intrigue est bien ficelée. Il y a toute une réflexion à développer entre les deux personnages principaux de l'histoire, à savoir le commissaire Salarnier et le criminel «Hadès», qui malgré les apparences ont bien plus en commun que ce qu'il semblerait (une vie triste, une femme morte jeune...). L'acolyte du commissaire, Rital, est un personnage également intéressant de part ses origines et son comportement. Certaines de ses réflexions «humoristiques» arrivent à faire sourire le lecteur lequel se trouve tout au long du roman confronté à une réalité morose, triste et dramatique.
    Il convient de rajouter que le thème de la mort est omniprésent dans cet ouvrage. Parallèlement à ce thème, l'auteur exploite d'autres réalités toutes aussi morbides les unes que les autres, telles que: la vie quotidienne de la brigade criminelle (Salarnier, Rital), le sexe (Lola/Nadège), les névroses psychotiques (Hadès), la maladie (Lola/Martine)...
    Par ailleurs, on trouve également un certain nombre de références en matière d'art (un peu comme dans l'écriture de Michel Houellebecq) de part les noms des différents tableaux ainsi que des références mythologiques (nom du criminel Hadès...).
    Enfin, outre l'intrigue et les personnages, j'ai bien aimé la fin de ce récit. Une fin intelligente et qui sort des sentiers battus et rebattus à outrance.
    Évidemment, j'ai quelques petits points négatifs à souligner. Tout d'abord, on sent un peu trop ce côté film policier français, à mon goût. Ce point est assez subjectif, je l'avoue. Ensuite, j'ai relevé quelques petites incohérences temporelles et textuelles, rien de bien grave mais bon... Enfin, j'ai trouvé que l'histoire se finissait plutôt rapidement. Certes, l'auteur s'en tient à l'essentiel tout au long du récit (il nous épargne de longues descriptions barbantes et parfois inutiles ouf!) mais j'ai trouvé que celui-ci était un peu trop court (là encore il ne s'agit que de mon point de vue).

    Enfin, d'une façon générale, ce petit livre vaut le coup d'être lu!
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 28 janvier 2008

    Numéro 52 était un petit bonhomme rondouillard, au crâne chauve protégé de la froidure par une toque d'astrakan noire. Numéro 52 ignorait qu'il était ainsi affublé d'un numéro.
    Il rajusta sa mise en examinant sa silhouette boudinée dans la vitrine d'un pressing. Un vent glacial soufflait dans la rue. Un manteau en poil de chameau, ainsi que des sous-vêtements de tissu thermolactyl tenaient bien chaud à Numéro 52. Il était donc là, Numéro 52, à contempler son image dans le miroir qu'offrait la devanture d'une boutique de nettoyage automatique, un jeudi de novembre (...).
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  • Par Bibliolibra, le 09 décembre 2011

    "La Mort se penchait sur lui; une Mort peu académique, incarnée par une jeune femme ailée, dont la douceur des traits était soulignée par une chevelure d'un noir de jais. Elle était vêtue d'une robe vert sombre. La Mort était belle."
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Vidéo de Thierry Jonquet

Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








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